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Double Face

Thomas Wiesel n’as plus peur de demain

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De retour avec son spectacle « Société Écrans », il débranche du quotidien numérique pour reconnecter avec le public . Parce que parfois prendre le temps ne veut pas dire en perdre.

À une époque où il devient rare de vivre des émotions en direct plutôt qu'à travers un filtre numérique, rien ne remplace une salle où des inconnus rient ensemble. Pour Thomas Wiesel, il était crucial que ce spectacle s’apprécie sans écran. Se concentrer sur une seule chose pendant une heure fait autant de bien à l'artiste qu'à son public.

Thomas Wiesel n'est pas une jeune star des réseaux sociaux. L'humoriste vaudois s’est frayé un chemin dans le monde de l’humour. À son rythme, il a trouvé son public, affiné son style cynique et a su gravir les échelons: d'abord à la radio grâce à ses chroniques, puis dans les comédies clubs, avant de s'imposer sur les plus grandes scènes de l’humour francophone.

Il a su évoluer avec son temps et a vite compris l’importance d’être actif sur les réseaux sociaux. Cela lui a aussi permis de cerner rapidement les dérives qui s'y cachent. Son nouveau spectacle, « Société Écrans », interroge justement notre manière de consommer le temps et la façon dont la technologie a bousculé nos vies.

Fort de ses expériences, selon lui, faire carrière en Suisse romande est tout à fait possible, mais il est dommage de ne pas s’adapter à d’autres publics et de ne pas sortir de sa zone de confort. Bien qu'il n'apprécie pas la vie parisienne, il ne regrette pas d’y avoir tenté sa chance.

“Paris ouvre énormément de portes mais c’est une façon de travailler qu’il ne  m’épanouit pas, j’ai donc choisi de privilégier mon bonheur à mon succès.”

Si l’humoriste a su trouver une stabilité, il ne se repose pas sur ces acquis. Ces spectacles ne sont pas modifiés au jour le jour mais ils évoluent toujours au cours de sa tournée afin de ne pas se perdre dans de l'interprétation. 

Aujourd'hui, sa carrière ne cesse d’évoluer est sur de bons rails. S'il aborde l'avenir sereinement, il reste conscient que tout peut s'arrêter du jour au lendemain. Une réalité qui, loin de l'effrayer, lui permet de faire de l’avenir un défi d'avancer sans peur.

Retrouvez l'intégralité de l'interview :

Thomas WieselHumoriste
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Kacey Mottet-Klein: du cinéma à l’uniforme

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© Le Temps

Talentueux acteur vaudois actuellement à l'affiche de La Bataille de Gaulle. Kacey Mottet-Klein était au micro de Valérie Ogier.

Propulsé très jeune dans le septième art, Kacey Mottet-Klein grandit sous les projecteurs. C’est à l'âge de 7 ans qu’il fait une entrée dans le monde du cinéma en incarnant un jeune enfant français dans le film Home d'Ursula Meier. 

Depuis ce premier coup d'éclat, le jeune prodige suisse n'a cessé d'allonger son CV, affichant aujourd'hui plus d'une vingtaine de longs-métrages à son actif.

Son dernier défi en date l’a poussé à se replonger dans les heures sombres et glorieuses de l'histoire française. Kacey Mottet-Klein est actuellement à l’affiche du nouveau film La Bataille de Gaulle. Il y prête ses traits à Geoffroy Chodron de Courcel, le fidèle aide de camp et secrétaire particulier du Général de Gaulle, un rôle de intense qui marque une nouvelle étape dans sa maturité son parcours d'acteur. 

« Le cinéma m'a choisi mais je n'ai jamais choisi le cinéma, j’aime ce que je fais parce que je le fais pour les bonnes raisons. »

Si la comédie ne faisait pas initialement partie de ses rêves d’enfant, enfiler l'uniforme de police en était un. Passionné depuis toujours par le monde des forces de l'ordre, il a pu lier ses deux mondes lors du tournage de la série policière Uniformes, tournée à Lausanne. En y incarnant un jeune policier de terrain, l’acteur a nourri cet intérêt profond pour la profession, touchant du doigt ce qui aurait pu être sa "première" vie.

Aujourd'hui, Kacey Mottet-Klein navigue entre les époques et les costumes avec la même authenticité. Après tout, ne pas savoir exactement de quoi son avenir sera fait , reste pour lui, sa plus immense liberté.

Retrouvez l’interview complète ci-dessous:

Kacey Mottet-KleinActeur
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L’art de programmer l’humour 

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Rien ne prédestinait ce jeune Valaisan à occuper une place de choix dans le paysage de l'humour en Suisse romande. Pourtant, Mathieu Exhenry a su surmonter les doutes pour imposer sa vision: un humour diversifié, local et profondément humain. 

Depuis son plus jeune âge, Mathieu est attiré par le monde de l’humour. Constatant que son Valais natal manque cruellement d'événements de ce genre, c'est presque naturellement qu’il décide, avec un ami, de créer son propre festival “Maxi-rire”. Alors qu'on aurait pu prédire des débuts compliqués, c'est avec autant d'admiration que de culot qu'il contacte l’humoriste français Olivier Lejeune pour obtenir de l'aide dans leur recherche d'artistes. L'audace paie: l'humoriste accepte de recevoir les deux jeunes Valaisans et leur offre son précieux soutien.

En parallèle de cette aventure, Mathieu enchaîne les expériences dans plusieurs petits boulots au sein de l’entreprise familiale. Si les parents se montrent parfois frileux à l'idée de voir leurs enfants s'orienter vers le milieu artistique, ceux de Mathieu font exception, c'est avec une grande fierté qu'ils le soutiennent dans la réalisation de son rêve.

«Aucun matin, je ne me lève en me disant que je vais travailler, puisque je vis de ma passion.»

Pourtant, le chemin n'est pas toujours rose. Le doute et les difficultés financières font partie intégrante de la vie d'un festival, des réalités qui ont frappé de plein fouet l'organisation, notamment durant la crise du COVID.

Une concurrence aurait largement pu naître entre les festivals Morges-sous-Rire et Maxi-Rires. Cependant, Mathieu Exhenry et Roxane Aybek ont vite compris l’avantage de s’allier. Cette synergie a d'abord permis aux deux passionnés d’améliorer leurs événements respectifs, avant que Mathieu Exhenry ne rejoigne officiellement l’équipe de Morges-sous-Rire en tant que co-programmateur.

Son poste actuel exige une curiosité de tous les instants. Mathieu a conscience qu'il ne peut plus se contenter de programmer uniquement ses coups de cœur personnels: il faut savoir s’adapter à l’actualité et aux attentes du public. Depuis l'explosion des réseaux sociaux, son métier a profondément changé. Il s'agit désormais de repérer et de surveiller de près les futures stars du web.

Aujourd'hui, parmi ses défis demeure l’évidence de mettre en avant les humoristes suisses et proposer une diversité de salles capables d’accueillir et de sublimer toutes les catégories de spectacles.

Retrouvez l'échange complet ci-dessous:

Mathieu ExhenryAdministrateur et programmateur de Morges-sous-Rire
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La quête de liberté d’un pianiste

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©CUBE

À l'approche de son concert au Millenium, découvrez l'univers de Nicolas Fraissinet. Derrière son piano, l'artiste suisse cultive depuis ses débuts une liberté farouche.

Depuis toujours, Nicolas Fraissinet apprend à communiquer au rythme de son piano. Chaque note lui permet de s'exprimer un peu plus. Suggestion: L’apprentissage de la scène lui a permis de faire de son instrument fétiche , une force.

Son parcours suit depuis toujours un fil conducteur immuable: la joie. En effet, l’un de ses tout premiers morceaux, sorti en 2007, s'intitulait «Reviens». Ce titre illustre cette thématique en abordant la joie sous l'angle du soulagement et du bonheur de voir revenir l'être aimé. Près de vingt ans plus tard, Nicolas Fraissinet reste fidèle à cette ligne directrice avec son dernier album en date, baptisé «Joie sauvage».

Mais que signifie la joie pour Nicolas Fraissinet? Selon  lui, elle est au-delà d’une simple émotion: c’est un choix, une attitude qu’on décide d’avoir en dépit des malheurs du monde.

Si on pouvait penser qu'évoluer musicalement signifie ajouter des instruments à ses œuvres, pour le musicien c’est l’inverse: il épure de plus en plus ses musiques afin d'obtenir un rendu plus agréable et d’éviter ce qu'il aime appeler la «masse sonore».

«Je n’ai pas l’impression que c’est compliqué de rester libre mais c’est important de ne pas oublier de le rester.»

L'objectif du chanteur suisse est de proposer à ses spectateurs un show émouvant et évolutif. Le plus important pour lui est d’être libre de modifier son spectacle afin de proposer quelque chose d'authentique, lui correspondant à chaque fois.

Depuis l’année passée, Nicolas Fraissinet parcourt les scènes francophones avec son nouvel album «Joie sauvage». Il sera en représentation le 29 mai prochain au Millenium pour la deuxième fois, exceptionnellement accompagné d'un quatuor à cordes.

Toujours fidèle à sa première voix: son piano, Nicolas Fraissinet prépare ses futurs projets avec discrétion et enthousiasme.

Retrouvez l'intégralité de l’échange en podcast ci dessous:

Nicolas FraissinetAuteur, compositeur, chanteur
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Voir les visages d’une autre manière

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© 24heures

Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé. 

Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.

S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985. 

“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“

La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer. 

Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.

Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:

ValottCaricaturiste
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