Double Face
Double Face : Frédéric Borloz, un destin politique inattendu
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Frédéric Borloz était l'invité de Double Face. Un portrait tracé entre carrière, expériences et défis pour le chef du département vaudois de l'enseignement et de la formation professionnelle.
Enfant, Frédéric Borloz se rêvait grutier, comme une suite logique aux activités familiales dans la construction. Puis avec les années comme nombre de ses camarades d'école : pilote de ligne. Un passage scolaire obligé dont il ne retiendra que les bons moments. Notre invité reprendra finalement, quelques années plus tard, la société fiduciaire fondée par son père, Guy Borloz. Rien, a priori, ne le prédestinait à une carrière politique mais le destin en a décidé autrement.
Bien qu’il n’ait pas grandi dans un environnement profondément politisé, son père et un oncle s’y étaient brièvement frottés, mais pas son grand-père, il s'intéresse à la chose politique. Et c’est presque par accident qu’il entre au conseil communal d’Aigle, en cours de législature, à la faveur d’un appel de son entourage. Inscrit initialement sur une liste en tant que "cardinal", rôle souvent destiné à compléter la liste sans visée électorale, il se retrouve embarqué dans le jeu politique.
Un an plus tard, le PLR le sollicite à nouveau : il leur faut un jeune candidat à présenter à la municipalité. Le parti est clair avec lui : sa candidature est symbolique, sans objectif d’élection. Mais le sort en décide autrement. Élu contre toute attente, ce plébiscite bouleverse sa vie.
Dès lors, la politique ne le quitte plus. Il devient député au Grand Conseil vaudois en 2002, puis syndic d’Aigle en 2006. Il prend ensuite la tête du PLR vaudois et accède au Conseil national en 2015. Enfin en 2022, il est élu au Conseil d’État vaudois, où il prend les rênes du département de l’enseignement et de la formation professionnelle.
Un parcours hors du commun pour Frédéric Borloz qui n'était pas un élève studieux, de son propre aveu. Il garde néanmoins de bons souvenir de sa scolarité durant laquelle il a obtenu un CFC d'employé de commerce et un diplôme de commerce.
En parallèle de ses études, il nous rappelle avoir rejoint les Jeunesses radicales, à l'âge de 16 ans, marquant ainsi le début d'un engagement politique qui ne le quittera plus. Au fond de lui, il ressentait déjà un certain intérêt pour la chose publique, bien qu'il n'ait pas eu de modèle politique clair à suivre. Cependant, il nous confiera avoir été profondément marqué par la présidence de Ronald Reagan. En parallèle de son engagement, en tant que "comptable" pour les Jeunes radicaux, il s'est plongé dans la lecture d'ouvrages politiques, dont un en particulier sur John F. Kennedy, abordant la notion de vérité en politique. Au fil du temps, bien que s'interrogeant sur son engagement, il restera fidèle à la Jeunesse radicale, en affinité avec les idées de ce qui est aujourd'hui le Parti Libéral Radical (PLR).
La politique, depuis sa jeunesse jusqu'à aujourd'hui, accapare une bonne partie de son temps. Malgré un agenda bien fourni, Frédéric Borloz nous confie trouver toujours le moyen de se consacrer à ses passions. Amateur de vélo et amoureux de la montagne, il accorde également une place primordiale à sa famille.
Originaire d'Ormont-Dessous, Frédéric Borloz est un homme profondément attaché à sa région, le Chablais, et à sa ville d'Aigle. Entre lac et montagne, il a trouvé un équilibre qui lui est cher. Ancien syndic d'Aigle de 2006 à 2021, il a quitté ce poste, il y a quatre ans, sans aucun regret, savourant un temps libre retrouvé consacré notamment à sa famille. Le temps de quelques mois tout du moins avant de reprendre le chemin de l'engagement public, élu conseiller d'État vaudois en 2022, à la tête du département de l'enseignement et de la formation professionnelle. Une démarche entreprise avec le soutien de son épouse.
En politique, l'ouverture d'esprit est une qualité essentielle selon Frédéric Borloz. Accepter que chacun soit différent est fondamental. L'ingratitude, en revanche, est une attitude qu'il n'apprécie guère. Dans un monde où les efforts et les sacrifices sont souvent invisibles, reconnaître le travail des autres est important selon notre invité.
Frédéric Borloz nous a confié également, au micro de Valérie Ogier et d'Isabelle Bertolini, se considérer comme un bon vivant aimant les petits plaisirs simples de la vie. Une qualité qui le sert dans son quotidien et dans les échanges qu'il entretient avec les autres notamment. Une certaine bonhommie qu'il aurait peut-être eu du mal à mettre en pratique si il avait été au Conseil des États ou au Conseil fédéral. Des emplois qui manquent à son palmarès mais cela ne l'affecte pas. Ce qui compte avant tout, pour lui, c'est de garder la maîtrise de son temps. Il apprécie cette liberté de pouvoir profiter de chaque instant sans être écrasé par le poids de la fonction et des obligations qui les accompagnent. Une liberté à laquelle il n'aurait pour rien au monde voulu renoncer.
Double Face se conclut toujours par notre séquence du "Tac-au-tac", auquel n'a pas échappé notre invité. Des questions en rafale qui nous ont appris, entre autres, que Frédéric Borloz apprécie particulièrement David Bowie.
La version intégrale du Double Face consacré à Frédéric Borloz est également disponible ici :
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Fabrice Midal: réapprendre à être juste humain
Ancien élève peu intéressé par l’école devenu docteur en philosophie, Fabrice Midal est aujourd'hui la figure de proue d'une méditation laïque et décomplexée.
Né à Paris en 1967, ce passionné de pâtisserie s'est tourné vers la pensée après un coup de foudre lycéen pour la philosophie. Formé par les plus grands maîtres du bouddhisme tibétain, il a eu à cœur de marier la métaphysique de Heidegger aux sagesses orientales pour forger sa propre voie.
“On devient nous même en s'ouvrant pleinement aux autres en étant prêt à apprendre des choses qu’on ne connaît pas d’avance.”
En 2006, il crée l’École occidentale de méditation, un espace où il souhaite que la pratique se libère du religieux pour devenir une vraie expérience de vie. Il y défend une approche de la méditation sans contraintes, visant à retrouver un rapport authentique au monde et à l'art. Fabrice Midal y prône la «pleine présence».
Devenu un auteur à succès avec son célèbre ouvrage Foutez-vous la paix!, il dénonce la "psychologisation" constante de nos existences. Pour lui, la clé pour apprendre à se connaître ne se trouve pas dans l'explication de nos actes, mais plutôt dans l'acceptation de l'imprévisible.
Éditeur, chroniqueur et éternel curieux, il continue d'explorer les mythes et la spiritualité avec une grande liberté. Entre deux séminaires, ce philosophe toujours curieux rappelle que selon lui, la plus grande aventure consiste simplement à s'ajuster à la vie, telle qu'elle se présente, avec ses ombres et sa lumière.
Retrouvez-le mardi 28 avril 2025 à la salle Métropole de Lausanne pour une conférence: comment devenir qui nous sommes ?
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Fabrice Midal en podcast:
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Des centaines de personnages portés par un quatuor
4 voix, 4 cultures, 4 styles, c’est ainsi que s’est forgé le groupe des «4 Sans Voix» autour d’une langue commune: l’humour.
Composé du suisse Yann Lambiel, du belge Fabian Le Castel, du canadien Steeve Diamond et du français Laurent Chandemerle, ce groupe semblait prédestiné au succès. En effet, leur histoire commence il y a plus de 10 ans, en 2012: à peine 24 heures après leur rencontre, les imitateurs déjà confirmés montent sur scène pour un premier spectacle de deux heures.
Le groupe s’est tout de suite bien entendu. S'ils affirment aimer leurs carrières solo, ils avouent apprécier d’autant plus ces parenthèses à quatre qui permettent de dissiper le sentiment de solitude que l’on peut ressentir lorsque l'on se produit seul. Jouer ensemble devient alors un moteur pour affiner leur jeu individuel.
« Être à 4, c’est vraiment agréable, on perd le côté de l'artiste finalement assez seul et on est comme dans une colonie de vacances. »
Ce groupe international transforme la scène en un laboratoire vivant. Grâce au regard permanent des autres, le spectacle n’est jamais figé, il respire, se réinvente chaque jour et s’adapte aux différents pays. Ensemble, ils rient de leurs différences et brisent les clichés de leurs pays, mais surtout ils jouent autour de ce qui les rapproche: la francophonie.
L’objectif est clair: fusionner leurs quatre voix et leurs forces respectives sans jamais se faire de l'ombre. Pour chacun, cette union est aussi un tremplin pour mener une carrière internationale en équipe.
Réservez vos places dès maintenant via le site internet de Yann Lambiel
Si vous avez manquez le rendez-vous des 4 sans voix retrouvez l'intégralité de l’interview en podcast:
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Petra Volpe: quand l'engagement rencontre le cinéma
En première ligne, film déjà récompensé à l'international et qui dénonce le rythme de travail effréné de systèmes hospitaliers en sous-effectif, continue sa moisson de récompenses en Suisse.
Scénariste et réalisatrice suisse, Petra Volpe a su toucher toutes les générations. En effet, si elle fait la fierté de son pays, elle est aussi reconnue dans le monde entier. Son parcours s'est dessiné notamment en Allemagne, où elle a étudié pendant de nombreuses années, mais aussi aux États-Unis, où la cinéaste a collaboré avec 20th Century Studios (Disney).
En 2021, encore marquée par le manque de personnel et de compassion dans le milieu hospitalier lors du Covid-19, la réalisatrice décide d’en faire un film. C’est ainsi qu’en 2025, En première ligne sort en salle : un projet dénonçant les sous-effectifs dans les hopitaux. On y suit Fiona, une infirmière dépassée, qui manque de commettre de lourdes erreurs causées par une surcharge de travail.
« La colère est toujours une bonne motivation pour faire un film. »
Le long-métrage est un véritable succès international, marqué par de prestigieuses distinctions, dont une nomination aux Oscars. Au-delà de cette reconnaissance américaine, il a été sacré lors de plusieurs cérémonies européennes, remportant notamment un German Film Award et s’est illustré dans de nombreux festivals, comme celui de Séville.
Retour gagnant aux racines, en Suisse, pour En première ligne. Le film a littéralement dominé les Quartz en raflant quatre distinctions majeures. Si les prix du Meilleur long métrage, du Meilleur scénario et du Meilleur son confirment l'excellence technique de l'œuvre, c’est l'obtention du tout premier Box Office Quartz qui marque les esprits. Ce nouveau prix de l'Académie du cinéma suisse, distinguant le plus grand nombre d'entrées de l'année, vient couronner un succès populaire exceptionnel.
Petra Volpe poursuit son épopée internationale avec un premier long-métrage en anglais, attendu dans les salles suisses en octobre 2026. Son prochain projet explorera la réalité des personnes âgées en milieu carcéral: une nouvelle manière pour la cinéaste de dénoncer les injustices frappant les minorités invisibles.
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Laetitia Dosch, actrice authentique
Portée par une passion pour le cinéma transmise par son père dès l'enfance, l'actrice franco-suisse est de retour sur la côte lémanique pour présenter « La Maison des femmes » (2026), un film de Mélisa Godet qui mêle engagement et sororité.
Dans son nouveau rôle, Laetitia Dosch incarne Manon, une soignante dévouée naviguant entre conviction et fantaisie. Ce mélange rare au cinéma, boosté par sa touche personnelle si particulière, apporte une humanité décalée et une énergie imprévisible qui cassent les codes du milieu hospitalier.
Pour donner corps à Manon de la plus juste des manières, Laetitia Dosch n'a pas fait les choses à moitié. Elle s'est immergée durant deux après-midi au sein de la véritable Maison des femmes de Saint-Denis, observant ce lieu qu’elle décrit comme apaisant et nécessaire.
Sur le plateau, l’ambiance était portée par un collectif de plus de cinquante rôles féminins, une majorité qui permet aux actrices de jouer ensemble autour d’un projet commun. Malgré des récits chargés en émotion et parfois difficiles à raconter, la réalisatrice a su faire cohabiter le tragique et l’humour.
« C’est le genre de rôle qui vous transforme profondément. Il vous bouscule là où ça fait mal, là où c’est essentiel, et je sentais que c’était le moment juste pour vivre cette expérience. »
Si l’actrice passe le plus clair de son temps en France, c’est en Suisse qu’elle fait ses débuts. En effet, Laetitia Dosch intègre la Manufacture de Lausanne et y débute sa carrière. Elle commence par jouer des petits rôles, puis décide d'écrire, réalisant notamment « Le Procès du chien » pour lequel elle reçoit le Prix du cinéma suisse 2025.
Toujours entre la Suisse et la France, Laetitia Dosch nous confie son attachement à la Suisse, sa « maison artistique » qui a toujours su lui faire confiance. C’est en ce sens que l'actrice pense que le cinéma doit encore gagner en audace et en diversité: une transformation qu'elle porte elle-même, fidèle à ses rêves d'enfant et à sa trajectoire de moteur du changemen!
Retrouvez l’interview de Laetitia Dosch en podcast
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