Vaud
Le canton de Vaud vit une sécheresse exceptionnelle
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Vaud vit une sécheresse tout à fait exceptionnelle depuis mi-juin. Sur quatre mois, le canton constate un déficit de pluie de 50% et des débits de rivières très bas sur tout son territoire. Le niveau du lac de Joux a perdu deux mètres.
"La sécheresse touche tous les cours d'eau, quel que soit leur régime, autant dans le Jura que dans les Préalpes et sur le Plateau. Les débits sont très bas partout, alors que ça ne devrait pas être le cas en octobre", a déclaré lundi à Keystone-ATS Philippe Hohl, chef de division ressources en eau et économie hydraulique (DGE-Eau) à la Direction générale de l'environnement du canton de Vaud.
"Les valeurs de sécheresse observées, on ne les observe qu'une fois tous les trente ans en moyenne", souligne M. Hohl. "Les conséquences: des soucis pour les hydroélectriciens au vu de la pauvreté de la production en eau, des problèmes pour les agriculteurs, du stress pour la faune et la flore, comme par exemple pour les truites de l'Orbe", relève le responsable.
Connecter des réseaux
"Le plus important, c'est l'alimentation en eau potable, qui est du ressort des communes. Ces dernières ont pris beaucoup de mesures, mais nous n'avons pas encore été informés d'un problème majeur", relève le responsable.
Si une commune a une capacité de recharge limitée, elle peut se connecter à un autre réseau. C'est exactement ce qu'a fait le village de Marchissy qui manque d'eau avec sa voisine Gimel, comme le rapportait 24 heures lundi. L'alimentation en eau potable se maintient malgré la situation", estime-t-il.
Lac de Joux: moins deux mètres
Malgré cette sécheresse exceptionnelle, les grandes nappes phréatiques tiennent bien le coup, car elles ont eu d'importantes recharges pendant l'hiver. Elles baissent, mais à un rythme normal, selon M. Hohl. Localement en revanche, plein de petites sources sont taries, notamment dans le Jura.
Le lac de Joux, dont les rivages sont asséchés, a lui perdu deux mètres depuis mi-juin, passant de 1005 mètres à 1003 mètres. Il se rapproche de son plus bas niveau, soit 1002,53 mètres en 1989, souligne le chef de la DGE-Eau. "Sa baisse continuant inexorablement, la sortie des débits du lac de Joux va être limitée, pour ne pas abaisser son niveau. En conséquence, il y aura un peu moins d'eau dans l'Orbe", explique-t-il.
Dans l'expectative
Le lac de Bret, qui alimente notamment la ville de Lausanne, est actuellement à 5,7 mètres en dessous de son niveau maximal. Il a baissé de 17 cm en une semaine, un niveau bas, mais pas encore alarmant, selon le Service des eaux de la ville de Lausanne. De son côté, le lac Léman échappe complètement à la problématique et se maintient grâce à la fonte et aux régulations.
Difficile de se prononcer pour la suite, mais, malheureusement pour l'alimentation en eau, on ne voit pas grand-chose venir, relève M. Hohl. Annoncées pour le week-end, les premières pluies de 10, 20 millimètres feront un bien immédiat à la faune et à la flore et seront positives pour quelques petites sources. Pour les eaux souterraines, ça ne changera rien.
Ces constatations sont valables pour l'ensemble de la Suisse occidentale, a encore noté M. Hohl.
(ATS)
Culture
Le mudac se mue en ménagerie avec plus de 300 animaux en verre
A côté de la rétrospective "Isao Takahata", le Musée cantonal de design et d'arts appliqués (mudac) à Lausanne consacre une exposition à l'art verrier. Intitulée "Et nous alors? Les animaux en verre de la collection Pierre Rosenberg", elle est à découvrir jusqu'au 27 septembre prochain.
Dans une seule grande salle, ce sont plus de 300 animaux en verre de Murano, rassemblés par espèces sous des dômes transparents, qui s'offrent aux yeux du public. Chiens, chats, chevaux, félins, éléphants, girafes, baleines, poissons, crabes, oiseaux, araignées, fourmi rouge: c'est sous une forme de ménagerie très colorée que le mudac se mue, le temps de l'expo.
Ces 300 pièces font partie d'un ensemble de quelque 1000 pièces rassemblées par Pierre Rosenberg - éminent historien de l'art, membre de l'Académie française et directeur honoraire du Musée du Louvre - depuis les années 1960, selon une démarche volontairement intuitive et subjective. Elles témoignent d'une fascination pour les animaux en verre et de l'héritage de trois générations d'artistes vénitiens, expliquent les responsables du musée lausannois.
Rapport ambivalent au vivant
Vénitien de coeur, Pierre Rosenberg partage sa vie entre Venise et Paris. Les figurines qu'il collectionne forment un ensemble emblématique de la virtuosité des verriers de la Sérénissime du 20e siècle jusqu'à nos jours. Issue aussi bien des ateliers d'illustres familles du monde verrier muranais que de designers contemporains, cette ménagerie singulière offre un large répertoire d'artistes, de techniques verrières et de stylisations de la figure animale.
"Au-delà de la virtuosité technique des artistes verriers, l'exposition interroge notre rapport ambivalent au vivant. La diversité des formes et des expressions attribuées aux animaux révèle aussi bien notre curiosité et notre désir de compréhension de la faune que notre volonté d'en maîtriser la représentation et leur domestication", résument les responsables du mudac.
En 2022, Pierre Rosenberg a fait donation de près de 700 animaux en verre au nouveau musée du Grand Siècle à Saint-Cloud, près de Paris. Pour la réalisation de son exposition, le mudac a choisi de dévoiler une sélection d'oeuvres à la fois de la collection privée de l'historien d'art et de sa donation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
La Romandie se prépare à J-100
La Romandie est dans les starting-blocks à cent jours du Grand Départ du Tour de France Femmes. Les trois villes romandes de départ, Lausanne, Aigle et Genève, se sont retrouvées sur le Léman.
Elles ont ainsi lancé symboliquement le compte à rebours. A.S.O., organisateur du Tour de France Femmes, a remis à la Ville de Lausanne le label "Ville à Vélo du Tour de France" au niveau maximal (4 vélos). "Nous voulons faire de ce Grand Départ Suisse (réd: le 1er août) un moment fort sur le plan sportif et une fête populaire qui donne envie à la population de monter sur un vélo", se réjouit Émilie Moeschler, conseillère municipale de la Ville de Lausanne, chargée des sports et de la cohésion sociale.
"Lausanne s’est imposée comme une évidence, atteste Marion Rousse, directrice de l’épreuve. C’est une ville profondément liée au sport, au mouvement olympique, et au cyclisme. Tout comme les villes d’Aigle et de Genève."
La Suisse romande aura droit aux trois premières étapes. La première, le samedi 1er août, jour de Fête nationale, sera une boucle de 138 km autour de Lausanne avec départ de la Place de la Navigation et une arrivée jugée sur l'esplanade de Montbenon. Le lendemain, le peloton fera 149 km entre Aigle, siège de l'UCI, et Genève. La troisième étape verra les athlètes quitter Genève et la plaine de Plainpalais pour se rendre à Poligny en France voisine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Le Journal de la Région Cossonay change de rédacteur en chef
Le Journal de la Région Cossonay change de rédacteur en chef. Après avoir passé onze ans à la tête du média, Pascal Pellegrino, qui a souhaité explorer de nouveaux horizons professionnels, cède son poste à Manuel Gremion dès le 2 juillet prochain.
Agé de 42 ans, Manuel Gremion maîtrise parfaitement le journalisme de proximité grâce à sa longue expérience acquise à la rédaction de La Région Nord vaudois. Citoyen de Vuarrens, il a notamment dirigé la rubrique sportive du titre et sa grande équipe de correspondants, indique jeudi le groupe ESH Médias dans un communiqué.
Le nouveau rédacteur en chef entrera en fonction début juin pour assurer une transition en douceur, est-il précisé. Michel Jotterand reprendra le rôle d'éditeur du titre, tout en restant à la tête du journal La Côte, afin de resserrer les liens avec les autres publications vaudoises du Groupe, précise le communiqué.
Edité par le groupe ESH Médias, le Journal de la Région de Cossonay, fondé en 1899, est un journal hebdomadaire de format tabloïd, distribué tous les vendredis à 3500 abonnés. Une fois par mois, 11'500 exemplaires sont distribués dans tous les ménages de l'ancien district de Cossonay.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Surveillance électronique: choix pour une solution interne
Le secteur de la surveillance électronique, y compris civile, sera internalisé dans le canton de Vaud. Il intégrera le Service pénitentiaire (SPEN) dès le 1er janvier 2027. Le suivi social des personnes en détention avant jugement sera également assuré par le SPEN à la même échéance.
"Cette évolution découle d'une intégration partielle des missions actuellement déléguées à la Fondation vaudoise de probation (FVP). Celle-ci continuera toutefois d'assurer le suivi des personnes en probation et la mise en oeuvre des travaux d'intérêt général", a indiqué jeudi le Conseil d'Etat dans ses décisions hebdomadaires.
Cette décision se base sur plusieurs recommandations émises ces dernières années, notamment par le Contrôle cantonal des finances, ou lors des secondes Assises de la chaîne pénale de 2018, souligne le gouvernement. "L'intégration au sein du SPEN d'une partie des tâches publiques déléguées à la FVP vise à renforcer la cohérence, l'efficience et la réactivité de l'action publique", écrit-il.
La surveillance électronique constitue une prestation importante dans l'exécution des sanctions pénales, mais aussi dans certaines situations relevant du domaine civil en matière de prévention des violences domestiques. Elle permet également d'offrir des peines alternatives à la détention, lorsque les conditions d'octroi sont remplies, rappelle le Canton.
Subvention de 3,8 millions
"Son rattachement au SPEN doit permettre de renforcer la coordination au sein de la chaîne pénale, de consolider l'analyse et la gestion des risques, de simplifier les processus décisionnels et d'améliorer la réactivité en cas d'urgence", explique-t-il.
L'activité de la FVP est actuellement financée à plus de 90% par l'Etat, principalement via une subvention du SPEN à hauteur de 3,8 millions de francs. Le reste est financé par le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) et l'Ordre judiciaire vaudois (OJV) pour les prestations effectuées pour les mineurs.
L'internalisation partielle des prestations de la FVP dans le giron de l'Etat impliquera l'engagement d'une partie du personnel de la fondation au sein du SPEN (dix personnes). Le coût de cette intégration sera totalement couvert par la conversion de la subvention actuellement versée à la FVP, précise le Conseil d'Etat. Cette nouvelle solution doit encore passer la rampe du Grand Conseil.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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