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Suisse

L'éclipse voilée par les nuages en Suisse

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Les chances d'apercevoir le satellite de la Terre étaient meilleures dans les Alpes à plus de 1500 mètres, au Tessin et en Valais, qu'à Lucerne. La photo a été prise depuis Sempach. (©KEYSTONE/EPA KEYSTONE/URS FLUEELER)

A l'aube lundi, dans le ciel suisse, les lève-tôt ont pu observer une éclipse totale de la Lune. Dès 05h41, l'ombre de la Terre a "englouti" la Lune pendant une petite heure. Mais les nuages ont empêché une bonne partie des Helvètes de profiter du spectacle.

Les chances d'apercevoir le satellite de la Terre étaient meilleures dans les Alpes à plus de 1500 mètres, au Tessin et en Valais, selon les météorologues. La pleine Lune s'est retrouvée dans l'ombre de la Terre dès 04h34 mais ce n'est qu'une heure plus tard que l'éclipse totale a débuté.

Plus la Lune s'est enfoncée dans l'ombre, plus elle rougeoyait. Cette teinte est due au fait que les rayons du Soleil ne l'atteignent plus directement. A la place, une petite partie des rayons rouges sont filtrés par l'atmosphère terrestre et réfractés vers la Lune (les rayons bleus, eux, divergent vers l'extérieur).

L'éclipse s'est produite en Europe, en Afrique, mais aussi en Amérique du Nord et du Sud. La Lune de sang de lundi est survenue seulement six mois après la plus longue éclipse lunaire du XXIe siècle. La prochaine éclipse lunaire totale aura lieu en 2022.

KEYSTONE-ATS

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Suisse

Le rayonnement d'origine naturelle à la charge des propriétaires

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La loi sur la radioprotection clarifie la prise en charge des coûts liés à la radioactivité (image d'illustration). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les propriétaires des sites qui génèrent un rayonnement ionisant d'origine naturelle doivent prendre en charge leur assainissement. Le National a durci mercredi la loi sur la radioprotection, qui prévoit de renforcer le principe de pollueur-payeur.

Cette mesure vise en particulier le radon, ce gaz radioactif naturellement présent dans les bâtiments. Les propriétaires devront assainir à leur charge leur site s'il présente un danger pour l'homme et l'environnement.

Ils devront aussi couvrir les frais des examens pour évaluer le taux de radioactivité. Le National laisse le Conseil fédéral décider à partir de quel niveau de radiation des mesures sont nécessaires.

Les députés vont ainsi plus loin que le Conseil des Etats, qui voulait imposer cette charge uniquement aux propriétaires de sites contaminés par un rayonnement ionisant d'origine non naturelle. La peinture luminescente au radium utilisée dans l'industrie horlogère en est un exemple.

Cancérigène

"On sait très bien que le radon peut s'accumuler dans les bâtiments et exposer durablement ses habitants, a déclaré Simone de Montmollin (PLR/VD) pour la commission. Ils sont responsables de 10% des cas de cancer des poumons".

Le Conseil fédéral veut aussi réguler la prise en charge des coûts liés au radon. Sans ce point, les cantons verraient leur marge de manoeuvre limitée pour assainir les bâtiments publics comme les écoles par exemple, a appuyé la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider.

Le National veut également punir les infractions par négligence. Elles concernent près de 95% des cas, ont rappelé les rapporteurs de commission. Il a maintenu ce point prévu dans le projet du Conseil fédéral. Le Conseil des Etats voulait le supprimer.

Comprimés d'iode à charge des centrales

La révision de la loi prévoit également de mettre davantage les centrales nucléaires à contribution pour certains coûts. Elles doivent par exemple financer les frais de distribution des comprimés d'iode à la population. Les deux Chambres sont d'accord sur ce point.

La dernière distribution de ces comprimés dans un rayon de 50 km a eu lieu en 2023. Ils ont été distribués à environ 5 millions de personnes dans 779 communes. Le dossier retourne au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une nouvelle plateforme pour sensibiliser au masculinisme

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MenCare Suisse romande tire la sonnette d'alarme face à la prolifération des discours prônant la domination masculine sur internet. Entre culte de la performance et marketing agressif, les jeunes sont en première ligne. Décryptage avec Gilles Crettenand, responsable de la structure.

Gilles CrettenandResponsable de mencare, le centre de compétence Hommes et masculinités

Le phénomène prend de l'ampleur sur les écrans de nos enfants, souvent à l'insu des parents. La «manosphère», cette nébuleuse numérique où se propagent des discours ultra-conservateurs et misogynes, s'immisce activement dans le quotidien des adolescents romands. Portée par des figures internationales ultra-médiatisées comme Andrew Tate, cette mouvance ne s'arrête pas aux frontières helvétiques. En Suisse, le centre de compétences Hommes et masculinités, MenCare, tire la sonnette d'alarme et invite à une prise de conscience collective, notamment dans le canton de Vaud où les risques d'isolement et de rupture de repères chez les jeunes garçons inquiètent.

Un espace digital codé et misogyne

La manosphère n'est pas un site web unique, mais un ensemble de plateformes et de réseaux sociaux où se forge une vision unique et radicale de l'homme. «C'est un espace digital, numérique, sur les réseaux sociaux, qui s'est beaucoup développé», explique Gilles Crettenand, responsable de MenCare. Si le terme est apparu vers 2005, le phénomène s'enracine plus loin: «Depuis les années 90, on va dire qu'il y a ce phénomène qui est en fait un espace où on a une certaine définition d'une masculinité dominante, d'une seule, qui doit se caractériser par des rapports de domination, notamment une misogynie très forte, un ordre des sexes.»

Dans cet univers, l'égalité des genres est balayée au profit d'une hiérarchie stricte. Les discours, portés par des influenceurs d'un nouveau genre – les menfluencers –, s'adressent directement aux adolescents en quête d'identité. «Ce sont des hommes, la plupart du temps, qui sont en fait là à faire passer des idées et à essayer de transmettre leur vision de ce que c'est que d'être un homme», poursuit le spécialiste.

Les adolescents en première ligne

Face à ces contenus omniprésents, la jeunesse romande est particulièrement exposée. Lors des interventions menées par MenCare dans les classes du secondaire, le constat est sans appel: la quasi-totalité des élèves connaît ces théories. Quand on pose la question aux jeunes, «garçons, filles ou autres personnes, lèvent la main», constate Gilles Crettenand. «Ils ont tous et toutes vu et entendu des propos de masculinistes, de menfluencers, sur les réseaux sociaux. Les seuls qui lèvent pas la main, c'est ceux qui n'ont peut-être pas de smartphone.»

Cette immersion pose un risque majeur pour les adolescents du canton de Vaud, à un âge où l'esprit critique est encore en pleine construction. Pour le responsable de MenCare, le niveau d'influence est d'autant plus inquiétant que le public est jeune: «Si on est un jeune adolescent qui se pose des questions sur "qu'est-ce qu'il faut faire pour être un vrai gars" et qui va entendre en boucle pendant peut-être une heure, deux heures ou trois heures par jour ce type de propos, c'est clair qu'il y a un vrai risque qu'à un moment donné ou à un autre, il change de repères.» Les valeurs acquises en famille ou à l'école s'effacent alors au profit d'un discours basé sur une «masculinité qui est très très violente».

Le piège du «Lookmaxxing» et du business de la virilité

Derrière l'idéologie se cache également un modèle économique capitaliste redoutable, qui exploite les complexes des jeunes garçons. La tendance du Lookmaxxing, par exemple, pousse les adolescents à modifier leur apparence physique pour correspondre à des standards stéréotypés.

«C'est un modèle libéral, capitaliste, donc ça veut dire que la plupart de ces influenceurs, de ces masculinistes, ils vont d'abord essayer de vendre, de vivre de leurs idées», décrypte Gilles Crettenand. On propose ainsi à des garçons de 13 ans des méthodes pour acquérir le corps d'un homme de 30 ans. L'arnaque va jusqu'à la vente de produits insolites et potentiellement nocifs: «On va lui vendre des chewing-gums qui sont pas des chewing-gums, qui sont des pierres, qui vont refaire ses maxillaires et puis qui vont soi-disant lui faire avoir une mâchoire plus épaisse, plus large, et donc plus virile.» Des produits problématiques pour la santé sont ainsi écoulés sous couvert de développement personnel.

Comment réagir en tant que parents?

Face à cette offensive numérique, les parents vaudois se retrouvent souvent démunis. La première règle essentielle est d'observer et de rester attentif aux changements d'attitude de son enfant. «Il faut être attentif s'il y a des changements de comportement du jeune», conseille Gilles Crettenand.

L'apparition d'un vocabulaire spécifique, souvent calqué sur l'anglais, doit notamment alerter: «Si tout d'un coup il commence à sortir des termes anglais, des termes qui sont un peu spécifiques, qu'on comprend pas, qui sont un peu répétés, puis qui commencent à devenir vraiment tout le temps présents dans le discours du jeune, ça c'est des signaux d'alerte.»

Pour aider les familles à décoder ce jargon, la plateforme manosphere.ch propose des ressources en quatre langues, dont le français. On y trouve un lexique détaillé pour identifier si un adolescent est exposé à ces contenus. Cependant, il ne faut pas diaboliser le jeune. «Ça veut pas dire qu'il est masculiniste», tempère l'expert. Le but est d'ouvrir le dialogue: «Il faut l'accompagner, il faut s'intéresser. Pourquoi il va sur les réseaux? Qu'est-ce qu'il trouve de bien ou de moins bien là-dedans? Ils ont aussi un esprit critique, même s'ils sont jeunes.» L'important reste de maintenir le lien de confiance, sans se lancer dans un réquisitoire frontal qui braquerait l'adolescent.

Interview réalisée par Julie Marti

Adaptation web avec IA

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Suisse

Les pétards devraient être interdits en Suisse

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Les feux d'artifice divertissent une partie de la population. Mais ils dérangent, voire font aussi beaucoup souffrir les animaux, les enfants et les personnes sensibles (archives). (© Keystone/MAGALI GIRARDIN)

Le Parlement veut interdire les pétards en Suisse. Suivant le National, le Conseil des Etats a adopté mercredi un contre-projet à l'initiative "Pour une limitation des feux d'artifice". L'usage de feux d'artifice et ses effets nocifs seront réglés dans la loi.

L'initiative populaire demande une plus grande protection des personnes, des animaux et de l'environnement contre le bruit et les émissions causés par les feux d’artifice. Certaines exceptions seraient prévues pour les grands événements suprarégionaux, sur la base de dérogations accordées par les cantons.

Pour le Parlement, il faut agir, mais le texte va trop loin. Suivant celle du peuple, la Chambre des cantons a approuvé par 39 voix contre 5 un contre-projet plus souple qui vise à minimiser les effets nocifs.

Les pièces d'artifice destinées exclusivement à produire des détonations seront interdites. Contre l'avis de sa commission, le Conseil des Etats a refusé d'être plus restrictif et de soumettre la mise à feu des engins pyrotechniques présentant un risque moyen ou élevé à une autorisation cantonale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Vers un "non" à l'initiative de l'UDC, impasse sur le service civil

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Deux tiers des sondés estiment que la voie bilatérale avec l’UE est importante pour la Suisse et qu’il ne faut pas la mettre en danger (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Si les Suisses avaient dû voter à la fin mai, ils auraient rejeté l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions". Selon deux sondages publiés mercredi, ils auraient dit non à 52% au texte de l'UDC. La réforme du service civil, elle, est encore dans l'impasse.

Sur l'"initiative sur la durabilité" de l'UDC, une tendance au non s'est formée depuis la première vague de sondages, indique la SSR dans son deuxième sondage. Le taux de refus a progressé de 47% à 52%, alors que celui du "oui" est passé de 47% à 45%.

Le sondage 20 Minutes/Tamedia montre la même évolution, avec un refus à 52% (contre 46% dans la précédente enquête) et un camp du "oui" qui recule de 52% à 47%.

Pour la réforme du service civil, le sondage 20 Minutes/Tamedia donne les deux camps à égalité à 48%. Celui de la SSR donne une légère avance au camp du "oui" (48% contre 46%), mais souligne que les opposants se renforcent. La précédente enquête publiée le 8 mai prévoyait que la réforme serait acceptée à 52% et refusé à 40%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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