Rejoignez-nous

Suisse

Quelque 22'000 jeunes Suisses dans la rue

Publié

,

le

La mobilisation a été particulièrement importante en Suisse romande, comme ici à Lausanne où plus de 8000 jeunes ont manifesté. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Etudiants, écoliers et apprentis se sont mobilisés en masse vendredi en Suisse en faveur du climat. Ils ont été environ 22'000 à répondre à l'appel d'une grève du climat et à manifester dans une quinzaine de villes du pays, relèvent les instigateurs du mouvement.

Cette grève du climat, déjà organisée en décembre en Suisse alémanique, a été particulièrement suivie vendredi du côté romand. A Lausanne, plus de 8000 jeunes en formation ont séché les cours pour manifester, selon un décompte de la police.

Sifflant, scandant "Non à la pollution, oui à l'écologie", brandissant des affiches, les jeunes vaudois ont crié leur ras-le-bol et leur inquiétude face au réchauffement climatique. Ils ont appelé à une société qui s'engage davantage en faveur de la protection de l'environnement.

"L'océan s'élève, nous aussi!", a résumé une pancarte au milieu de la foule. "Les calottes sont cuites", "C'est pas demander la lune que de sauver la terre" ou "Quand c'est fondu, c'est foutu" ont été quelques-uns des slogans utilisés au cours d'un cortège qui a relié la gare à la Place de la Riponne.

Minute de silence à Genève

A Genève, plus de 4000 jeunes sont descendus dans les rues. Dès la mi-journée, collégiens, apprentis et élèves du cycle d'orientation ont convergé vers le Parc des Bastions en tram, en bus ou à pied. Encadré par les forces de l'ordre, un long cortège festif et bruyant a défilé au centre-ville jusqu'à la Place des Nations.

Beaucoup de passants ont applaudi le cortège. Une partie des manifestants a fait une halte près du Pont du Mont-Blanc, où les jeunes ont respecté une minute de silence pour le climat.

A Fribourg, ils ont été plus de 1500 à se réunir sur la Place Georges-Python, avant de rallier l'hôtel cantonal, siège du Grand Conseil fribourgeois. Des discours ont été prononcés aux deux endroits. Les intervenants ont insisté sur "l'urgence de la situation qui doit devenir une priorité politique", appelé à favoriser les transports publics et souligné la nécessité de consommer de manière responsable.

Pas assez de place à Neuchâtel

Du côté de Neuchâtel, environ 1500 étudiants de différents établissements scolaires se sont donné rendez-vous au centre-ville. Ils ont convergé vers la Cour du Château, qui n'était pas assez grande pour tous les accueillir. Les grévistes neuchâtelois en ont profité pour déposer à la chancellerie d'Etat une résolution qui annonce aussi le lancement d'une motion populaire.

A Sion, quelque 300 jeunes ont marché pour le climat en fin d'après-midi. Ils ont en effet préféré manifester en dehors des heures de cours plutôt que de faire une grève à laquelle le département de la formation, moins tolérant que dans d'autres cantons, avait mis son veto.

A Bienne, ce sont également 300 gymnasiens et écoliers qui ont manifesté au centre-ville. Ils y ont observé un sit-in de quelques minutes.

Les Jurassiens sont aussi descendus dans la rue pour faire entendre leurs revendications. Le rassemblement a débuté à Porrentruy, avant de se déplacer à Delémont. Selon RFJ, 200 jeunes ont défilé dans les rues de la capitale.

Participation moindre en Suisse alémanique

Par rapport à la Suisse romande, la mobilisation a été moins spectaculaire en terre alémanique, où de telles actions avaient déjà été organisées en décembre dernier. A Zurich, quelque 2000 élèves se sont rassemblés devant le bâtiment central de l'EPFZ avant de rejoindre les bords du lac.

A Bâle, les organisateurs ont dit avoir dénombré plus de 1000 manifestants. Un chiffre en légère baisse par rapport à la première grève du climat organisée dans la cité rhénane, le 21 décembre dernier. Plusieurs centaines d'écoliers ont également été recensés dans d'autres villes alémaniques, comme à Berne, Lucerne, St-Gall ou Aarau.

Une nouvelle manifestation des jeunes Suisses a d'ores et déjà été agendée. Ceux-ci n'auront toutefois plus besoin de sécher leurs cours, ce rassemblement étant programmé au samedi 2 février. Selon un tract distribué vendredi, cette prochaine journée d'action sera organisée dans huit villes du pays, dont Genève, Lausanne, Fribourg et Neuchâtel pour la Suisse romande.

(KEYSTONE-ATS)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Weight Watchers biffe 110 postes en Suisse

Publié

le

Unia dénonce les licenciements chez Weight Watchers en Suisse (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)
Weight Watchers (WW) Suisse se sépare de deux tiers de ses collaborateurs, annonce Unia. Quelque 110 postes de conseillères à la clientèle sont supprimés dans la filiale helvétique du groupe américain spécialisé dans les régimes minceur.

Le projet de restructuration vise à réorienter les services de la multinationale, en remplaçant les habituels ateliers par des activités en ligne. Les licenciements ont été annoncés le 8 mai lors d'une visioconférence aux employés, majoritairement des femmes, indique vendredi Unia dans un communiqué.

Le syndicat dénonce une mesure "brutale" et demande aux autorités vaudoises d'intervenir, sachant que le siège suisse du groupe se trouve à Nyon.

Selon Unia, l'entreprise refuse de communiquer ses plans réels aux salariés, notamment sur l'avenir des sites fermés, alors qu'elle a déjà procédé à des résiliations de contrats de bail. "Cette stratégie du fait accompli est inacceptable", s'insurge le syndicat.

"WW essaie de tout faire pour nous mettre des bâtons dans les roues", ajoute Yves Defferrard, secrétaire régional d'Unia Vaud, contacté par Keystone-ATS. Il affirme par exemple que le groupe refuse de donner des informations importantes pour le calcul d'un plan social ou pour faire des contre-propositions aux licenciements.

Pas de plan social

M. Defferrard indique que la direction de WW Suisse serait prête à rencontrer la commission du personnel et le syndicat, pour autant qu'Unia se contente du rôle d'observateur. "Pour nous, c'est inacceptable et cela équivaut à un refus de nous rencontrer", juge M. Defferrard. Il précise que WW n'a pas prévu, pour l'instant du moins, le moindre plan social.

Le syndicaliste relève que ce sont majoritairement des femmes qui sont touchées par cette restructuration. Elles travaillent comme conseillères ou guides lors d'ateliers avec des personnes souhaitant perdre du poids ou bénéficier de conseils en diététique. "Quasiment tous ces ateliers vont disparaître en Suisse et seront remplacés par des services en ligne", explique M. Defferrard.

Il précise que le taux des employées concernées va du temps plein au temps très partiel. "Même dans ce dernier cas de figure, ce travail constitue un complément de revenus très important", affirme-t-il.

Contacté, le directeur de WW Suisse n'a pas voulu se prononcer personnellement sur cette restructuration et les accusations d'Unia. Il a renvoyé au service de presse de l'entreprise, qui n'avait pas donné suite aux questions de Keystone-ATS vendredi en fin d'après-midi.

Continuer la lecture

Suisse

Crispation au fil de la crise sur internet

Publié

le

L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense, (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Le ton des commentaires en ligne s'est modifié au fil des semaines depuis le début de la crise due au coronavirus. Alors que les appels à la solidarité dominaient au départ, les insultes et les menaces ont augmenté dès le premier assouplissement.

L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense.

Le début de la crise a coïncidé avec une vague de commentaires en ligne. Aux heures de pointe, du 9 au 18 mars, plus de 20'000 commentaires quotidiens ont été enregistrés, soit le double de la normale. Un pic de 40'000 commentaires est enregistré le 12 mars, après le premier décès.

La santé, puis l'économie

Sotomo identifie trois phases. La première s'est terminée par l'annonce du dernier durcissement le 20 mars, interdisant les réunions de plus de cinq personnes. La phase de confinement a ensuite pris le relais.

En moyenne, le nombre de publications s'est normalisé à environ 10'000 commentaires, bien qu'il y ait eu de grandes différences selon les jours. La phase finale a débuté avec les premiers assouplissements annoncés par le Conseil fédéral le 16 avril. Le nombre de commentaires s'est stabilisé autour de 10'000, peu importe le jour.

Les préoccupations ayant trait à la santé ont clairement dominé le débat sur internet lors de la première phrase. Lorsqu'il est devenu évident que le système de santé était capable de résister et que la majorité de la population se conformerait aux mesures, l'accent n'est plus mis sur les craintes concernant les groupes à risque et la surcharge du système de santé, mais sur les craintes de chômage, de pauvreté, de faillites et de récession. Dans la dernière phrase, les préoccupations concernant l'économie ont clairement pris le dessus.

Berset clivant

L'émotivité du débat a également connu de fortes variations. Au départ, les commentaires alarmistes, mais aussi les louanges et les appels à la solidarité ont été très présents. Ce n'est que depuis la première phase d'assouplissement qu'il y a eu une augmentation des émotions négatives, avec des insultes et des menaces.

Quant aux avis concernant Alain Berset, et dans une moindre mesure Simonetta Sommaruga, ils sont fortement polarisés, car associés à un nombre à peu près égal d'émotions positives et négatives.

Continuer la lecture

Suisse

Coronavirus: fin de l’engagement de l’armée suisse

Publié

le

Les 800 militaires encore engagés dans les domaines de l’aide et des services de base ont été renvoyés à la vie civile vendredi (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'engagement de l'armée au profit du système de santé s'est terminé vendredi et les militaires du domaine sanitaire sont licenciés, indique l'armée dans un communiqué. Les premiers soldats avaient été mobilisés le 16 mars pour aider le système de santé suisse.

Mobilisés pour faire face à la crise du coronavirus, les militaires ont été chargé de venir en appui au système de santé, à l’Administration fédérale des douanes et aux corps de police cantonaux avec un maximum de 8000 militaires. Jusqu'à 5000 militaires engagés conjointement ont depuis effectué environ 300'000 jours de service dans tous les cantons et dans la Principauté du Liechtenstein.

L’armée suisse a satisfait jusqu’à la fin mai environ 280 demandes en faveur d’hôpitaux, de maisons de retraite et aussi d’une prison. Les 800 militaires encore engagés dans les domaines de l’aide et des services de base ont été renvoyés à la vie civile vendredi. Près de 100 militaires en service long et bénévoles restent toutefois disponibles jusqu’à la mi-juin.

Mille militaires en service d'appui

Si la situation s'est normalisé dans le secteur de la santé, les contrôles aux frontières sont encore nécessaires jusqu’au 14 juin au moins, précise l'armée. Quelque 650 militaires de l’infanterie et de la police militaire resteront en service pour continuer à soutenir l’Administration fédérale des douanes et deux corps de police cantonaux.

Environ 250 autres militaires seront encore disponibles pour assurer des services de base et appuyer des états-majors. Un millier de militaires restent donc encore en service d’appui.

Le recrutement a pu reprendre le 25 mai. Environ 12'000 recrues et cadres pourront commencer comme prévu leurs écoles de recrues d’été le 29 juin 2020. Les cours de répétition prévus pour le quatrième trimestre auront également lieu selon la planification actuelle, si l’évolution de la situation le permet. Durant tous les services, les soldats sont appelé à suivre les règles d’hygiène et de comportement suivant des concepts élaborés d’entente avec l’Office fédéral de la santé publique.

Continuer la lecture

Suisse

Premier enfant décédé du coronavirus

Publié

le

Un nourrisson est décédé pour la première fois des suites de la maladie du Covid-19 en Suisse. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
Un nourrisson est décédé pour la première fois du coronavirus en Suisse. Originaire du canton d'Argovie, il avait contracté la maladie à l'étranger.

Le nourrisson avait été rapatrié à l'hôpital pour enfants de Zurich, a précisé le nouveau responsable des maladies transmissibles de l'OFSP Stefan Kuster devant la presse à Berne. Aucune autre information n'a été donnée sur le cas. Des clarifications sont en cours.

Interrogé sur la possibilité d'une nouvelle vague en Argovie, Stefan Kuster a répondu qu'il n'avait pas connaissance d'une recrudescence particulière dans le canton. Pour le moment, la plupart des nouvelles infections sont en lien avec des cas déjà répertoriés. "Les sources sont généralement connues", a-t-il ajouté.

Nouveaux cas en hausse

Outre le nourrisson, un autre décès et 32 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures. Les chiffres de vendredi sont légèrement plus élevés que les jours précédents, a commenté le responsable de l'OFSP. Entre dix et vingt cas quotidiens étaient alors enregistrés.

"Cela nous rappelle que la pandémie n'est pas encore derrière nous", a mis en garde Stefan Kuster. Et d'appeler toutes les personnes ayant des symptômes à se faire tester. D’autant plus qu’aucun autre virus ne circule actuellement.

L’objectif reste de casser les chaînes de transmission. Les cas confirmés doivent être placés à l'isolement et leurs proches en quarantaine. Actuellement, il y a 165 personnes à l'isolement et 400 en quarantaine dans les cantons.

Classes en quarantaine

Une septantaine de personnes ont par ailleurs dû être placées en quarantaine à Bâle, suite à l'infection de deux enfants, a indiqué vendredi le département de l'éducation de la Ville. Frère et soeur, ils fréquentent l'école primaire et l'école enfantine.

Les membres de leur famille ont été placés en quarantaine jusqu'au 5 juin, de même que leurs camarades de classe et leurs enseignants. Les autorités ignorent pour l'instant comment les deux enfants ont été infectés. Elles doivent encore établir s'il est nécessaire de placer d'autres enseignants en quarantaine.

Plus de 30'000 cas

Au total, la Suisse compte 30'828 cas confirmés en laboratoire et 1657 décès. Sur les 390'697 tests effectués, 10% étaient positifs. L’incidence se monte à 359 cas et 19 décès pour 100'000 habitants. Parmi les personnes décédées, 58% étaient des hommes et 42% des femmes. Leur âge allait de 0 à 108 ans, avec un âge médian de 84 ans.

Sur les 1573 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d’au moins une maladie préexistante. Les trois maladies préexistantes les plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension (63%), les maladies cardiovasculaires (57%) et le diabète (26%).

A ce jour, 3968 hospitalisations en lien avec un cas de Covid-19 confirmé ont été déclarées. Tous les cantons sont concernés par la pandémie. Ceux de Genève, du Tessin, de Vaud, de Bâle-Ville et du Valais restent les plus touchés.

Continuer la lecture

Suisse

Economiesuisse prévoit une vague de faillites

Publié

le

Le président d'Economiesuisse Heinz Karrer plaide pour davantage de dérégulation pour atténuer l'impact de la crise liée au coronavirus. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
L'économie subit de plein fouet les conséquences de l'épidémie. Selon le président d'Economiesuisse Heinz Karrer, le pays est menacé d'une "vague de faillites énorme" et pourrait connaître un taux de chômage comme jamais depuis la fin de la 2e Guerre mondiale.

Le Conseil fédéral a agi correctement et de manière proportionnée contre l'épidémie, a jugé vendredi Heinz Karrer dans une interview donnée aux titres Tamedia. A court terme, la Suisse a réagi de manière juste dans beaucoup de domaines. Maintenant, il s'agit de faire en sorte que le pays sorte rapidement de la crise, selon le président de l'organisation faîtière.

Les facteurs de succès de la Suisse, comme des impôts bas et la déréglementation, restent inchangés. Ils demeurent un cadre de référence important. Avec une politique économique "intelligente", la Suisse peut influer fortement sur l'impact de la crise, affirme Heinz Karrer.

Il est ainsi important que les droits de douane par exemple soient définitivement supprimés. Cela soulagera notamment l'industrie manufacturière. Les gains en termes de prospérité seront dans tous les cas plus grands que les recettes qui viendraient à manquer dans les caisses de la Confédération, assure le président d'Economiesuisse.

Heinz Karrer plaide par ailleurs pour que les dettes entraînées par les mesures prises contre la pandémie, estimées entre 30 et 50 milliards de francs, soient compensées dans le budget ordinaire de la Confédération. Elles peuvent selon lui être remboursées sur une période de 30 ans, en recourant à des réserves de crédit, des recettes extraordinaires et les distributions de bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS).

Continuer la lecture

C'était quoi ce titre ?

Les 2 derniers titres

Horoscope du jour

Scorpion

Voici que vous redécouvrez votre cher/e et tendre. Vous n’en revenez pas d’être toujours aussi amoureux.

Publicité

Les Sujets à la Une

X