Lausanne
Nombre d'interventions en hausse pour les Pompiers en 2018
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Une année 2018 chargée pour les Sapeurs-Pompiers lausannois. Ils sont intervenus à 2'454 reprises. Un chiffre en forte hausse : +22,5% par rapport à 2017.
D’une manière générale, le nombre de sorties est plutôt stable pour les feux, les alarmes techniques ou encore les sauvetages de personnes et d’animaux. Volontaires et professionnels ont notamment été mobilisés 501 fois pour des incendies sur le territoire lausannois, contre 558 un an plus tôt.
Seule catégorie à prendre l’ascenseur : les inondations. La faute à « l’orage du siècle » qui a touché la capitale vaudoise et sa région les 11 et 12 juin. Des intempéries qui ont très fortement sollicité les Pompiers, qui sont intervenus à 461 reprises pour des caves, commerces et autres appartements inondés.
Le Commandant des Sapeurs-Pompiers lausannois, Mehdi Jaccaud :
Pour venir à bout de ces inondations, de nombreuses forces d’intervention ont été mobilisées : Pompiers lausannois et vaudois, armée, protection civile ou encore services de la Ville. Près de 500 intervenants se sont relayés sur le terrain durant 3 jours. Du jamais vu depuis avril 2015.
Mehdi Jaccaud, Commandant des Sapeurs-Pompiers lausannois :
Notez que plus de 3'000 sinistres ont été signalés à l'ECA suite à cet « orage du siècle » à Lausanne en juin dernier. Des dégâts pour plus de 25 millions de francs.
Culture
Morges (VD): pas d'édition 2026 pour le Buskers festival
Le festival des spectacles de rue Buskers à Morges (VD) n'aura pas lieu cette année. Les organisateurs ont décidé de reporté la 5e édition à 2027 en raison de difficultés financières. Ils espèrent trouver d'ici là le bon modèle économique pour pérenniser la manifestation.
Si les quatre premières éditions ont réuni des artistes internationaux et régionaux, des milliers de spectateurs, et ont contribué à l'animation culturelle et touristique de la ville, son fonctionnement n'est plus tenable, indique le comité d'organisation de BuskersÀMorges dans un communiqué.
"Il serait irresponsable de poursuivre sans garantir des conditions justes à celles et ceux qui font exister le festival. Nous avons tout donné pendant quatre ans, mais nous ne pouvons plus nous épuiser sans structure pérenne", expliquent-ils.
Coup de grâce: l'impôt à la source
"Sur le plan financier, le modèle demeure fragile: la rémunération des artistes repose principalement sur le 'chapeau', un mécanisme majeur dans la culture buskers. Or, à Morges, cette culture contributive n'a pas encore pleinement trouvé son rythme, ce qui fragilise les artistes et, à terme, le festival lui-même", écrivent les responsables.
Ils évoquent une difficulté supplémentaire qui a pesé sur l'édition 2025: l'application par le fisc vaudois du prélèvement d'un pourcentage des dons du public pour les artistes pour l’impôt à la source. "Une situation difficilement défendable dans un modèle déjà ultra-contraint", regrette vivement le comité d'organisation.
Il se donne une année de réflexion et de recherche de financement pour "reconstruire un modèle économique plus juste, viable et respectueux de tous, et revenir ainsi plus fort". Objectifs: stabiliser l'équipe, professionnaliser certaines fonctions et revoir le mécanisme de rémunération des artistes. "Notre objectif n'est pas de nous arrêter, mais de revenir en 2027", assure l'organisation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Martine Doré: pianiste au Prix de Lausanne depuis 40 ans
La pianiste accompagnatrice Martine Doré fait danser les jeunes espoirs du Prix de Lausanne depuis 1986. La Française a raconté à Keystone-ATS sa passion pour ce métier de l'ombre et son travail au quotidien.
Alors que les danseuses défilent devant le jury du Prix de Lausanne, rivées aux explications de leur professeure, Martine Doré écoute avec la même concentration. Son rôle n'est pas de danser, mais d'accompagner l'exercice au piano.
"J'ai entre 20 et 45 secondes pour trouver la musique", indique-t-elle, dans un salon du Théâtre de Beaulieu où se déroule le concours. "Il faut coller à l'exercice. J'attends le moment où la professeure montre ce qu'elle veut, je regarde, je m'inspire de ce qu'elle a fait, puis j'y vais."
Plaisir et efficacité
Sous les yeux des jurés, les exercices s'enchaînent. Ronds de jambe, pirouettes, sauts, la musique est toujours en adéquation avec le mouvement. "Il ne faut pas chercher à compliquer, je vise l'efficacité d'abord", explique la Cannoise qui joue sans partition ni préparation à l'avance. Jamais très loin, la professeure Elisabeth Platel lui précise parfois d'un geste, d'un regard ou d'un mot ce qu'elle souhaite pour ses élèves.
Les musiques durent rarement plus d'une minute, tout comme les exercices. On reconnaît parfois des airs célèbres, parfois pas. "La plupart du temps, j'improvise", explique Martine Doré. "Je pioche aussi dans le répertoire du ballet classique ainsi que dans la variété comme Edith Piaf ou encore Michael Jackson. Ca m'amuse. Mon but est de prendre du plaisir, et en en prenant, j'en donne", sourit-elle.
Accompagner avec chaleur
La première venue de la musicienne au Prix de Lausanne remonte à 1986. "Depuis, j'ai peut-être raté cinq ou six éditions", estime-t-elle. "L'ambiance est extraordinaire, très bienveillante, ça a très peu la forme d'un concours. Pour les danseurs, c'est un stage inouï", s'enthousiasme celle qui a pour mission d'accompagner les classes des filles.
Le reste de l'année, Martine Doré exerce au Pôle national supérieur de danse Rosella Hightower à Cannes, ainsi qu'au Conservatoire de Nice. "J'adore le travail du cours et la construction du travail du danseur, même si ces jeunes passent immanquablement par des moments durs, voire des échecs. Dans ces heures-là, j'essaie d'accompagner avec particulièrement de chaleur, de les faire sourire, par exemple en jouant une musique de jeu vidéo."
De danseuse à pianiste
Plus jeune, la Française n'imaginait pas faire ce travail. "Je m'étais juré de ne jamais faire la pianiste que personne ne regarde au fond de la salle", raconte-t-elle. C'est que Martine Doré est d'abord une danseuse. Elle a enfilé ses premiers chaussons à 7 ans avant d'intégrer la prestigieuse école de danse Rosella Hightower, où elle obtient son baccalauréat.
Jusqu'à la fin de son adolescence, c'est donc elle qui danse, accompagnée du pianiste. "En parallèle, je suivais des cours de piano avec le professeur de l'école, Claude Pothier". Un jour, l'école a besoin d'une nouvelle pianiste accompagnatrice. La directrice propose à la jeune femme de se former pour le poste. "Je me disais que ce n'était pas un métier pour moi, mais en même temps, j'avais 19 ans, je savais que je n'allais pas devenir danseuse professionnelle", se remémore-t-elle.
Un neveu "star"
La danseuse musicienne apprend alors à déchiffrer des partitions de ballet et se voit confier le cours des petits. "Je jouais les partitions, mais très vite ça m'a barbée. Un jour, j'ai fermé les cahiers, je les ai posés sur le capot du piano et je me suis mise à improviser", raconte-t-elle. Claude Pothier la convoque alors dans son bureau pour évaluer ses capacités d'improvisation. "Du jour au lendemain je suis devenue pianiste pour le cours des grands", sourit-elle.
Martine Doré estime cependant n'avoir "aucun mérite". "Je baigne là-dedans depuis que je suis née. De 7 à 19 ans, j'ai dansé au son des pianistes accompagnateurs, mon père était très mélomane et je viens d'une famille de musiciens". Son arrière-grand-père, le compositeur Emile Waldteufel, était musicien à la cour de Napoléon III. La veine musicale familiale ne semble d'ailleurs pas près de se tarir, puisque le neveu de la pianiste n'est autre que la star de la chanson française Julien Doré.
Aspects ingrats
Bien que le métier se soit révélé une "passion totale", elle reconnaît qu'il comporte des aspects ingrats. "Pour un musicien digne de ce nom, cela peut être extrêmement frustrant, il faut toujours jouer en carrure de 8, car la danse classique se déroule sur 8 temps." L'activité demande en outre une bonne dose d'humilité. "Il faut rester en retrait et s'insérer de manière discrète entre le professeur et les élèves."
Martine Doré se considère "incapable de donner un concert" et évoque une manière "très spécifique" de jouer, dans laquelle elle se positionne "comme une danseuse à la barre." Elle estime que son passé de danseuse, lui permet d'accepter plus facilement les réalités du métier. Avec certaines limites, cependant. "Dans mon école, je rappelle régulièrement qu'il ne faut pas oublier de montrer de la considération pour le pianiste", conclut-elle en souriant.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les oppositions pleuvent sur le futur quartier Rasude
Mis à l'enquête jusqu'au 18 décembre, le nouveau plan de quartier de la Rasude, à l'est de la gare de Lausanne, a soulevé une brassée d'oppositions. Des séances de conciliation auront lieu prochainement avec les opposantes et opposants.
La mise à l'enquête a fait l'objet d'un millier d'oppositions et d'une observation. Parmi les oppositions, 940 sont issues d'un formulaire-type diffusé par l'association "Périrasude", dont plus de 320 sont signées par des non-Lausannois. Au final, une soixantaine proviennent de démarches individuelles, explique jeudi la municipalité dans un communiqué.
Eléments à clarifier
Certaines oppositions mettent en lumière des "compréhensions différentes" du projet, observe la municipalité qui souhaite "clarifier quelques éléments qui ont pu faire l'objet d'interprétations divergentes". Elle rappelle que le site accueillera quelque 500 habitants et 1200 emplois.
Le futur quartier accordera une place centrale à des espaces publics et prévoit la plantation de 80 arbres "majeurs". La quasi totalité des bâtiments existants sera conservée, avec deux nouvelles constructions: l'une des deux sera une tour, mais celle-ci ne dépassera pas la tour Edipresse, assure la ville. La ligne d'horizon et les échappées visuelles seront préservées, ajoute-t-elle.
Des séances de conciliation seront organisées prochainement avec les opposantes et opposants, dans une volonté de dialogue constructif, précise le communiqué. Le projet définitif sera ensuite soumis au Conseil communal pour adoption, puis au canton.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Le projet de réforme scolaire MAT-EO entre dans le vif du sujet
Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a présenté jeudi l'état du chantier de la réforme scolaire vaudoise MAT-EO, pour "Maturité et Ecole obligatoire". Présenté en 2024, le projet comprend la maturité en quatre ans et revoit la fin de la scolarité obligatoire, ce qui nécessite une révision de la loi sur l'enseignement obligatoire (LEO). Celle-ci sera mise en consultation en septembre prochain.
Cette consultation sera une étape concrète après deux ans de travail qui ont servi à doter MAT-EO de bases solides tant d'un point de vue organisationnel que théorique, a résumé le chef du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) devant la presse au bâtiment du Vortex à Chavannes-près-Renens.
"Nous entrons dans le concret, le pratique, afin de dessiner les contours de la fin de la scolarité obligatoire et de la maturité en quatre ans", imposée par la Confédération, a dit M. Borloz. "De cette obligation, nous avons choisi d'en faire une opportunité pour améliorer la transition entre l'école obligatoire et les formations postobligatoires, avec une meilleure orientation", a-t-il relevé.
Quinze variantes
La révision de LEO permet d'ouvrir la discussion sur différents points comme l'orientation des élèves, l'existence et le nombre de voies, la place des options ou le rôle que remplira la 11e année. Le nouveau texte doit aussi permettre à une partie des élèves, dont les résultats le permettent, de partir au gymnase après dix ans de scolarité au lieu de onze (modèle dit "mixte" - 10/11 +4).
"Nous avons 15 variantes identifiées sur la table qui vont désormais être discutées et analysées", a précisé Cédric Blanc, directeur général de l'enseignement obligatoire. Il s'agit véritablement de repenser le système scolaire pour créer le meilleur tremplin possible vers les formations postobligatoires, a-t-il insisté.
Des premières pistes se dessineront durant les prochains mois. Une des interrogations: faut-il reporter l'orientation de filières (générale ou prégymnasiale) après la 8e? Envisager un tronc commun, proposer d'autres voies?
Dès le lancement du projet, les syndicats, les directions d'établissement de tous les niveaux, l'Association des parents d'élèves, la Haute école pédagogique Vaud, l'Université de Lausanne et l'EPFL ont été impliqués et participent à plusieurs niveaux, notamment au sein de l'organe consultatif Plateforme MAT-EO. Un site internet permet aussi depuis deux ans de suivre les étapes du projet et de poser des questions.
Pour mettre en perspective ce travail participatif et cette expertise, quatre études ont été commandées à l'interne et à l'externe (5000 enseignants, 60 directions, 16'000 parents et 5600 élèves dans 326 classes de 86 établissements). L'une d'elles fait le bilan de la LEO, une autre sur le climat scolaire s'est intéressée au ressenti des élèves en matière d'orientation, de redoublement et de parcours.
Gymnase: 1er rapport fin 2027
S'agissant du gymnase en quatre ans dans le canton de Vaud, il devrait débuter avec une première volée dès la rentrée 2032/2033. Le basculement de trois à quatre ans nécessitera l'ouverture d'une centaine de nouvelles classes et entre 150 et 180 enseignants supplémentaires.
Plus de 20 groupes de travail se penchent actuellement sur les différents paramètres à prendre en compte pour proposer des cursus cohérents au postobligatoire et pour améliorer le cursus vaudois. Le premier rapport sera rendu fin 2027, a annoncé M. Borloz.
Imposé par la Confédération en juin 2023, la maturité gymnasiale doit durer au moins quatre ans dans tout le pays. En Suisse romande, avec Neuchâtel et le Jura, Vaud fait partie des cantons qui avaient un modèle sur trois ans. Concrètement, en 2038, les maturités délivrées par le canton de Vaud à l'issue d'un cursus en trois ans ne seront plus reconnues en Suisse.
Syndicats très critiques
Les syndicats ont réagi. "Ce n'est pas en modifiant uniquement la structure que l'école deviendra meilleure et plus juste", écrit la Société pédagogique vaudoise (SPV) dans un communiqué. "L'enjeu central demeure la réduction des inégalités, la pertinence de l'orientation scolaire et, surtout, l'amélioration des conditions de formation et de la transition vers le secondaire II ou la formation professionnelle, en particulier pour les élèves en difficulté".
De son côté, le SSP-Vaud dénonce "un projet à l'application extrêmement compliquée et qui ne résoudra aucun problème auxquels devrait faire face notre école, tout en en créant à coup sûr de nouveaux". Il se dit clairement contre le système "10/11 +4". "Le projet du DEF est un non-sens pédagogique et logistique, il faut de toute urgence reprendre la réflexion d’ensemble sur une base saine, sans tabous, dans l'intérêt des futurs élèves de l'école vaudoise".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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