Rejoignez-nous

Suisse

Initiative pour le don d'organes déposée

Publié

,

le

La Suisse compte 14,2 donneurs décédés par million d'habitants par an (moyenne 2012-2016). C'est deux fois moins que la France, l'Autriche ou l'Italie, des pays qui pratiquent déjà le consentement présumé (photo symbolique). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'initiative populaire "Pour sauver des vies en favorisant le don d'organes" a été remise vendredi à la Chancellerie fédérale à Berne avec 113'000 signatures valides. Elle demande que toute personne devienne donneuse d'organes tant qu'il n'y a pas de refus explicite.

Les initiants de la Jeune Chambre Internationale (JCI) Riviera avaient recueilli plus de 145'000 signatures au total pour cette initiative en faveur du don d'organes, prévoyant une modification constitutionnelle fondée sur le principe du consentement présumé. Le texte suppose que "la personne décédée consentira au don d'organes si elle ne s'y est pas opposée de son vivant ou si ses proches ne stipulent pas qu'elle a refusé de donner ses organes".

"Le fait qu'un si grand nombre de citoyens aient signé montre que la question doit être soumise à la population, a déclaré Julien Cattin, président du comité de l'initiative, en présence du conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard. "Nous sommes convaincus que le consentement présumé peut contribuer à raccourcir la liste d'attente pour un organe sans mettre en danger la liberté de choix de chacun", affirme-t-il.

La JCI est une fédération mondiale de jeunes citoyens âgés de 18 à 40 ans, avec plus de 200'000 membres. La section Riviera est l'une des septante organisations locales du mouvement en Suisse. Elle compte une cinquantaine de membres. L'initiative a été lancée en 2017 et est notamment soutenue par la Fondation nationale pour le don et la transplantation d'organes Swisstransplant.

Registre national

Si la question du don d'organes se pose, seules 5% des personnes décédées ont déposé leur décision et seul un tiers environ des proches connaissent les souhaits de la personne décédée. "La préoccupation centrale des spécialistes est de réaliser ce souhait. Les personnes qui ne souhaitent pas faire don de leurs organes peuvent l'inscrire dans un registre national", explique le professeur Franz Immer, directeur de Swisstransplant.

Parallèlement à l'initiative populaire, Swisstransplant a fait un pas de plus vers l'amélioration des dons d'organes. Elle a lancé un registre national des donneurs le 1er octobre 2018. Les personnes âgées de 16 ans et plus peuvent y indiquer si elles veulent ou non donner leurs organes, même sans carte de donneur. Fin 2018, environ 44'000 personnes étaient inscrites, selon la fondation.

En Suisse, chaque semaine, deux à trois personnes décèdent faute d'organes disponibles. Actuellement, plus de 1500 personnes sont en attente d'une transplantation. La Suisse compte 14,2 donneurs décédés par million d'habitants par an (moyenne 2012-2016). C'est deux fois moins que la France, l'Autriche ou l'Italie, des pays qui pratiquent déjà le consentement présumé.

(KEYSTONE-ATS)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

L'impact des guerres sur la Suisse à explorer au Musée national

Publié

le

Le dernier volet de l'exposition est consacré à l'engagement de la Suisse pour les droits humanitaires et la paix. (© Musée national suisse)

Le Musée national de Zurich consacre une exposition à l'impact des guerres sur l'identité, la politique et le quotidien de la Suisse. Le sujet marque tant le passé et que le présent malgré la neutralité du pays. "Nous et la guerre" est à voir jusqu'au 17 janvier 2026.

Médias et réseaux sociaux diffusent les images d’Ukraine, du Proche ou du Moyen-Orient, mais aussi d’autres zones de conflit dans le monde. Les conflits armés ne sont pas que des événements lointains: ils influencent les débats politiques, les valeurs sociétales et les perceptions individuelles à l’échelle internationale, écrit le Musée national mercredi.

L'exposition ouverte au public dès vendredi explore, en cinq sections, la manière dont les guerres ont façonné la politique, l’économie et la société en Suisse depuis le bas Moyen Âge. Elle montre comment les conflits déclenchent des processus identitaires, redéfinissent les dépendances économiques et exacerbent les tensions sociales. Elle met en évidence leurs répercussions considérables sur le quotidien, la culture et les décisions politiques.

Des mythes à l'engagement humanitaire

La première partie de la présentation montre la façon dont la guerre a forgé l’image que la Suisse se fait d’elle-même. Au fil des siècles, des mythes comme le serment du Grütli, Guillaume Tell ou Arnold de Winkelried sont devenus des récits identitaires symbolisant la liberté et l’unité.

Le deuxième espace est consacré au mercenariat suisse, puis à l’industrie de l’armement, qui ont donné naissance à des interdépendances économiques. La troisième section se penche sur les changements sociétaux entraînés par les guerres, des crises économiques aux mouvements protestataires, en passant par les flux migratoires et l'évolution des rôles de genre.

Le quatrième volet évoque l'illustration et la mie en scène de citoyens suisses prêts à se défendre entre le 19e et le milieu du 20e siècle. Enfin, le dernier chapitre traite des champs d'action internationaux de la Suisse en faveur de la paix et des droits humanitaires.

Neutralité en filigrane

La "boussole de la neutralité" accompagne le public de manière interactive tout au long de l’exposition et l'invite à réfléchir à son opinion au sujet de l’importance de la neutralité. Des questions lui sont posées dans chaque section, et une évaluation des réponses est fournie à l’issue de la visite, de même que des informations complémentaires sur la neutralité de la Suisse.

L’exposition se conclut par une perspective contemporaine: dans le cadre de l’installation vidéo "Repeat after me" ("Répète après moi"), des personnes réfugiées d’Ukraine imitent le bruit des tirs, de l’artillerie et des sirènes. Visiteuses et visiteurs sont invités à reproduire ces bruits.

www.landesmuseum.ch/guerre

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

UBS "pas encore au bout du chemin" avec l'intégration de CS

Publié

le

"Nous sommes toujours dans les temps pour achever en grande partie l'intégration d'ici la fin de l'année", a souligné le président Colm Kelleher devant les actionnaires d'UBS réunis mercredi à Bâle. (© KEYSTONE/EPA/GEORGIOS KEFALAS)

UBS n'est "pas encore au bout du chemin" avec l'intégration de Credit Suisse, rachetée dans l'urgence en mars 2023. Mais la banque aux trois clés se rapproche de l'objectif de clore ce projet d'ici la fin de l'année, a affirmé son directeur général Sergio Ermotti.

A la fin du premier trimestre, UBS a tiré la prise à 60% des outils informatiques devenus désuets avec l'intégration de Credit Suisse. Quelque 76'000 serveurs sur un total de 106'000 ont été éteints et 10 centres de calculs sur 16 mis hors service, a énuméré le patron selon le texte de son discours prononcé lors l'assemblée générale d'UBS à Bâle.

"Nous sommes toujours dans les temps pour achever en grande partie l'intégration d'ici la fin de l'année", a de son côté souligné le président Colm Kelleher.

Mi-mars, l'établissement zurichois avait indiqué avoir mis la touche finale à la reprise des clients enregistrés en Suisse de sa rivale. Le transfert de quelque 1,2 million de relations clients dans le monde entier vers l'infrastructure d'UBS a été mené à bien.

L'un des objectifs de cette intégration est d'abaisser les coûts des deux banques fusionnées. UBS a ainsi réduit ses dépenses de 10,7 milliards de dollars fin 2025, comparé à 2022. D'ici fin 2026, soit à la fin de la période d'intégration prévue de Credit Suisse, ce chiffre devrait passer de 13 milliards à 13,5 milliards. Dans le même temps, les coûts d'intégration s'élèvent désormais à 15 milliards, contre 14 milliards initialement prévus.

Arrivée en force de l'IA

Les suppressions d'emplois les plus importantes auront lieu lorsque les anciens systèmes de Credit Suisse seront mis hors service. Fin décembre, le nombre d'employés d'UBS, calculé en équivalents temps plein, s'élevait à 103'177, soit 1250 postes de moins qu'à la fin septembre. En Suisse, la banque prévoit toujours de se séparer d'environ 3000 salariés dans le cadre de l'intégration.

A l'issue de cette restructuration, le numéro un bancaire veut que les activités mondiales de gestion de fortune constituent son coeur de métier, la Suisse restant "un important point de stabilité" de ce segment à côté de la banque de détail et commerciale, a souligné M. Ermotti.

UBS va poursuivre ses investissements, notamment dans l'intelligence artificielle, cette technologie devant permettre "de réorganiser de fond en comble nos processus, d'améliorer le service clientèle et notre solidité opérationnelle", a poursuivi le dirigeant.

L'ensemble de ces mesures doit faire remonter la rentabilité d'UBS d'ici 2028 au niveau de 2022, soit avant l'intégration de Credit Suisse, a insisté M. Ermotti.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Le CEO de Novartis intègre l'organe de surveillance d'Anthropic

Publié

le

Jusqu'à présent, Vasant Narasimhan ne disposait d'aucun autre mandat d'administrateur (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Anthropic a nommé Vasant Narasimhan, actuel directeur général du géant pharma Novartis, comme membre de son organe de surveillance indépendant. La structure compte désormais sept membres, a indiqué la société d'intelligence artificielle.

La nomination intervient selon le fonctionnement de la structure de gouvernance spécifique à Anthropic, prénommée "Long-Term Benefit Trust", a indiqué la firme américaine dans la nuit de mardi à mercredi. Il s'agit d'un organisme indépendant supervisant l'orientation à long terme d'Anthropic, conçu pour protéger la mission que s'est donnée l'entreprise des pressions commerciales à court terme.

En février, le trust avait annoncé la nomination de l'ancien patron de Microsoft Chris Liddell, qui avait également servi sous la première présidence de Donald Trump comme secrétaire général adjoint de la Maison-Blanche pour la coordination des politiques et directeur des initiatives stratégiques.

Jusqu'à présent, M. Narasimhan ne disposait d'aucun autre mandat d'administrateur.

Selon un article du "Wall Street Journal", l'arrivée de M. Narasimhan au sein du conseil d'administration s'inscrit dans le cadre d'une éventuelle introduction en bourse (IPO) d'Anthropic, qui pourrait avoir lieu dès cette année, ainsi que du développement prévu des activités dans le secteur de la santé. Ainsi, selon cet article, Anthropic a récemment racheté la start-up biotechnologique Coefficient Bio pour 400 millions de dollars.

Anthropic opère à Zurich depuis l'automne 2024 un de ses trois bureaux en Europe. L'équipe suisse doit être étoffée et la société est prête à débourser d'importantes sommes pour cela. Selon une offre d'emploi de la société, le salaire annuel proposé pour un spécialiste de l'IA oscille entre 280'000 et 680'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

L'accès aux logements suisses restreints pour les étrangers

Publié

le

Le Conseil fédéral veut restreindre l'acquisition de logements de vacances (image d'illustration). (© KEYSTONE/ARNO BALZARINI)

Les propriétaires étrangers devront obtenir une autorisation avant de pouvoir acheter un logement en Suisse. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de durcir la lex Koller pour faire face à la pénurie de logements.

Le gouvernement entend soumettre à l'autorisation l'achat de résidences principales par des ressortissants d'Etats hors de l'Union européenne et de l'Association européenne de libre-échange (AELE), indique-t-il dans un communiqué. Si ces propriétaires déménagent, ils devront revendre leur bien dans un délai de deux ans.

Les propriétaires étrangers ne pourront également plus acquérir des immeubles commerciaux pour ensuite les louer. Le but est d'éviter les achats effectués uniquement à des fins de placement.

Le Conseil fédéral compte aussi serrer la vis sur les maisons de vacances. Les contingents annuels dont disposent les cantons pour autoriser les achats par des propriétaires étrangers seront réduits. Et la vente entre personnes de l'étranger sera à nouveau soumise à autorisation.

"Ces propositions visent à recentrer la lex Koller sur son objectif premier", écrit le Conseil fédéral. L'avant-projet est en consultation jusqu'au 15 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Verseau

Dans vos échanges, vous êtes à la fois présent et un peu détaché, ce qui vous permet de garder de la distance avec l’effervescence ambiante…

Les Sujets à la Une