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Vaud

58'000 nouvelles affaires pour l'Ordre judiciaire vaudois en 2018

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Mené par le président du Tribunal cantonal Eric Kaltenrieder, l'Ordre judiciaire vaudois a fait son bilan annuel. (Photo: D.R.)

Année 2018 intense pour la justice. L'Ordre judiciaire vaudois a reçu près de 58'000 nouvelles affaires l'an dernier, un nombre identique à celui de 2017. Mais l'augmentation en cinq ans est de 5%. Autre chiffre qui ressort du bilan annuel de l'activité judiciaire présenté ce mercredi matin, près de 446'000 nouvelles poursuites ont été lancées en 2018. Une augmentation significative de 10% par rapport à 2017.

L'Ordre judiciaire vaudois a reçu près de 58'000 nouvelles affaires l'an dernier, un nombre identique à celui de 2017. Presque autant de causes ont été traitées pendant la même période. Un bilan général stable. En première instance, le nombre de nouveaux dossiers est aussi resté stable. Mais les réalités diffèrent. En matière pénale, une baisse de 12% a été constatée devant les tribunaux d'arrondissement. Au civil, deux hausses ont été particulièrement marquées : en matière de protection de l'enfant et de l'adulte devant les tribunaux d'arrondissement et aux prud'hommes. Plus 8% dans les deux cas. Eric Kaltenrieder, président du Tribunal cantonal :

Eric KaltenriederPrésident du Tribunal cantonal, VD

Lors de son bilan annuel, l’ordre judiciaire vaudois a aussi souligné une augmentation du nombre d’affaires de 5% sur cinq ans. Danièle Revey, juge cantonale, membre de la cour administrative du Tribunal cantonal :

Danièle ReveyJuge cantonale, VD

Malgré ces augmentations, l'Ordre judiciaire vaudois assure garder la maîtrise du flux des affaires et des délais convenables. Toutes procédures confondues, 84% des dossiers ont été clôturés en moins de six mois et 94% en moins d'une année.

S'agissant des offices judiciaires, les offices des poursuites et l'Office cantonal du registre du commerce ont dû composer avec des augmentations importantes, respectivement 10% et 21%. Une légère baisse a en revanche été enregistrée du côté des offices des faillites.

Poursuites en augmentation

Au total, 445'879 nouvelles poursuites ont été lancées en 2018, soit 10% de plus par rapport à 2017. Une hausse significative qui répond à une tendance générale puisqu'en 10 ans, elle se chiffre à 37% de poursuites supplémentaires. En 2018, les offices des poursuites vaudois ont reversé plus de 340 millions de francs aux créanciers, contre 292 millions en 2017. Parmi les principaux bénéficiaires : l’Administration cantonale des impôts. Pierre Hack, vice-président du Tribunal Cantonal :

Pierre HackVice-président du Tribunal cantonal, VD

Parmi les 316’421 réquisitions de continuer la poursuite qui ont été traitées en 2018, 41% ont abouti à des actes de défaut de biens, 35% à des saisies de salaire et 15% à des paiements et annulations. Le solde est composé de saisies de biens et d’immeubles, de comminations de faillites et de déclarations de non-lieu (inexécution).

Réforme en préparation

L’affaire dite du père abuseur continue à avoir des répercussions au sein des institutions vaudoises. Suite au rapport Rouiller, plusieurs réformes ont été menées, notamment au sein du Service de protection de la jeunesse. Pour sa part, l’Ordre judiciaire vaudois a cherché à savoir si, au niveau des autorités de protection, des processus pouvaient être améliorés et si des réformes étaient nécessaires. Eric Kaltenrieder, président du Tribunal cantonal :

Eric KaltenriederPrésident du Tribunal cantonal, VD

Il s’agit maintenant pour l’Ordre judiciaire vaudois de concrétiser ses conclusions en acte. Le président du Tribunal cantonal souligne à ce propos la motivation de ses équipes qui ont été particulièrement marquées par cette sordide affaire.

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Culture

Une nouvelle directrice à la tête de l'Octogone à Pully

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La nouvelle directrice prendra ses fonctions le 1er septembre prochain (archives). (© L'Octogone - Théâtre de Pully)

Le Théâtre de l'Octogone à Pully (VD) change de direction. Après quinze ans à la tête de l'institution, l'écrivaine et dramaturge d'origine libanaise Yasmine Char prend sa retraite. Elle sera remplacée dès le 1er septembre par Angela Deliens, qui a eu plusieurs fonctions notamment au Paléo Festival et à Opus One.

La Municipalité de Pully a fait son choix et l'a annoncé mercredi après sa séance du jour. Mme Deliens reprendra les rênes de l'institution au côté de l'équipe actuellement en place après une transition de deux mois avec l'actuelle titulaire, indique la Ville dans un communiqué.

Née en 1978, Angela Deliens est depuis 2024 directrice de sa propre société de production et de diffusion de spectacles. Elle y assure la promotion et la production de tournées de nombreux artistes de renom. Auparavant, elle a travaillé dès 1998 comme programmatrice, agente, manageuse et productrice déléguée au sein de structures telles que Paléo Festival Nyon et Opus One.

"Au terme d'un recrutement exigeant, Mme Deliens a convaincu le Comité de sélection par la pertinence de son parcours, ses compétences ainsi que par son envie de s'engager dans ce nouveau défi. Sa volonté d'assurer une continuité dans la programmation tout en apportant un vent de nouveauté répondant aux attentes du plus large public de l'Octogone a convaincu la Municipalité", est-il noté.

Finissant actuellement un MAS en Management culturel à l'Université de Lausanne, Mme Deliens fera bénéficier cette institution de "sa vaste expérience en communication et en gestion de projets culturels". Elle pourra également s'appuyer sur "son excellent réseau pour proposer une programmation attractive et diversifiée".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

La Suisse domine l'Irlande du Nord 2-0

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La joie des Suissesses après le 2-0 de Fölmli (de face) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse dames a entamé de manière idéale les qualifications du Mondial 2027.

Les joueuses du sélectionneur Rafel Navarro ont battu l'Irlande du Nord 2-0 mardi à Lausanne dans la 1re journée du groupe B2.

Le score ne reflète pas la très nette domination des quarts de finaliste de l'Euro 2025. Avec un peu plus de justesse technique et de réussite, l'équipe de Suisse aurait cueilli un succès plus large. Mais les Nord-Irlandaises n'ont rien montré: un seul tir cadré - à la 93e, et sans danger pour Livia Peng - et aucun corner.

Supérieures à leurs adversaires dans tous les domaines, les Suissesses ont su faire rapidement la différence pour s'éviter des doutes inutiles. La solution est venue d'une balle arrêtée, alors que l'on pouvait légitimement craindre le jeu de tête des Nord-Irlandaises.

C'est Riola Xhemaili qui a montré la voie à suivre à la 22e minute. L'attaquante du PSV Eindhoven a récupéré le cuir à hauteur du point de penalty sur un corner botté en cloche par la capitaine Lia Wälti, avant d'armer en première intention un tir du pied droit qui a laissé sans réaction la gardienne Jacquelines Burns.

Les Suissesses ont monopolisé le ballon, déroulant le jeu offensif prôné par leur nouveau coach. Les actions intéressantes ont été très nombreuses, mais pas les véritables occasion de but. Et c'est finalement dans les arrêts de jeu que Svenja Fölmli a inscrit le 2-0 de la sécurité, d'un tir précis du gauche (91e).

A Malte samedi

Le prochain rendez-vous des Suissesses est prévu samedi soir à Ta'Qali face à Malte, qui s'est incliné 3-0 en Turquie mardi. Le premier duel face aux Turques est programmé le 14 avril au Letzigrund lors de la 3e journée de ce groupe B2.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les écoles privées devraient pouvoir délivrer la maturité cantonale

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Dans le canton de Vaud, environ 7% des élèves sont scolarisés en écoles privées (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le sujet a fortement divisé la gauche et la droite du Grand Conseil vaudois: la possibilité ou non pour les écoles privées de délivrer des certificats cantonaux de maturité gymnasiale et non uniquement des maturités fédérales, comme actuellement. Ce sont le PLR, l'UDC et les Vert'libéraux qui ont fait pencher la balance mardi en faveur du privé. Un vote à confirmer en deuxième débat.

Les députés devaient se prononcer sur une modification de la loi sur l'enseignement secondaire supérieur (LESS) afin de permettre un examen de fin de maturité qui délivre un certificat cantonal pour les écoles privées. Le Département de l'enseignement (DEF) avait été saisi d'une demande de l'Association vaudoise des écoles privées (AVDEP), souhaitant être à pied d'égalité avec le public.

Les écoles privées argumentaient d'avoir un programme d'études connu, une réglementation qui leur est propre, mais qu'elles sont soumises à un examen de maturité fédérale qui ne correspond pas à un programme spécifique et dont le contenu des épreuves n'est pas prévisible. L'AVDEP estime que ses écoles ne peuvent pas adapter leur programme par rapport à un examen qui change chaque année.

Déjà effectif ailleurs en Suisse

Dans le cadre de la maturité vaudoise, il s'agirait de passer un examen conforme à l'application du plan d'études, ce qui signifie qu'il y aurait un ensemble plus cohérent, selon l'association.

Le Conseil d'Etat a décidé d'accepter cette demande sachant qu'il y a plusieurs autres cantons, surtout en Suisse alémanique, qui le font déjà et que ça se passe bien, selon lui. Le dernier en date est le Canton de Genève, le seul en Suisse romande. Le gouvernement rappelle aussi qu'environ 7% des élèves vaudois sont scolarisés en écoles privées.

Plusieurs conditions devront être respectées, dont celle que le Canton facture des émoluments en particulier pour la constitution des dossiers de reconnaissance, la validation et l'évaluation des examens, etc. Cette charge de travail ne va pas engendrer de coûts supplémentaires pour l'Etat, car il s'agit de facturer des émoluments pour le travail que les services auront à fournir.

Tout ce qui est mis dans la loi garantit que les conditions d'accréditation de ces écoles, de suivi de la qualité des enseignants, de suivi du plan d'études, de gouvernance de l'école, d'assurance qualité et de procédure d'examen, feront l'objet d'une analyse stricte de la part de l'Office de l'enseignement gymnasial. Elle se fera selon les mêmes normes que pour les gymnases vaudois.

Gauche hostile

Lors des débats, répartis sur deux séances du Parlement, la gauche de l'hémicycle ne l'a pas entendu de cette oreille. Le PS a dit craindre l'apparition d'un "enseignement à deux vitesses", l'un payant et l'autre gratuit, qui créera "une inégalité des chances", "une fragmentation sociale" ou encore "une concurrence malsaine pour attirer les meilleurs enseignants".

A droite, on a défendu "une solution équitable et cohérente" qui "ne coûte rien à l'Etat". Elle a estimé qu'elle était "complémentaire au secteur public". Le PLR a estimé qu'il n'y avait "pas de risque de concurrences salariales". "La société évolue et les écoles privées offrent une diversité de pédagogie et une complémentarité", a affirmé un élu UDC.

Le ministre de l'éducation Frédéric Borloz a plaidé pour cette petite réforme qu'il a qualifiée de "logique". Il s'agit d'équilibrer la formation proposée par ces écoles privées et l'examen final, a-t-il dit en substance. Il a aussi insisté sur le fait que tous les frais seront pris en charge par les écoles privées.

Au vote à l'issue du premier débat, le projet de modification de la LESS a passé la rampe grâce aux voix de la droite et des Vert'libéraux. Le plénum a, en revanche, refusé un deuxième débat immédiat. Il aura lieu prochainement et, sauf surprise, devrait confirmer le vote de mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une septantaine de personnes ont manifesté sur le campus de l'UNIL

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Le rassemblement devant l'Amphimax de l'UNIL était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une septantaine de personnes se sont rassemblées mardi à la mi-journée sur le campus de l'Université de Lausanne (UNIL) pour dénoncer la hausse des taxes et les restrictions budgétaires fédérales, mais aussi de l'Etat de Vaud, touchant la recherche et la formation. La petite manifestation s'est tenue devant le bâtiment de l'Amphimax.

Le rassemblement était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. Il a débuté autour de 12h30 et a duré une trentaine de minutes, avec quelques discours. Les participants étaient réunis autour d'une banderole au slogan de "En grève! Si vous n'aimez pas l'éducation, essayez l'ignorance".

Les coupes annoncées représentent pour l'UNIL environ une réduction de 7% de son budget. Une distribution de tracts était également prévue en fin de journée, à la sortie des députés du Grand Conseil vaudois à la Cité.

L'UNIL ne sera plus en mesure de remplir ses missions de formation et de recherche scientifique, des postes dans l'enseignement, la recherche, l'administration et la technique seront supprimés et les étudiants risquent de voir leurs taxes d'études augmenter, se sont inquiétés syndicats et associations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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