Genève
Fraude électorale : plusieurs auditions lundi
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Les élus genevois veulent des explications sur les soupçons de fraude électorale révélés jeudi suite à une perquisition dans les locaux du service des votations. La Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil va mener des auditions lundi.
"Nous allons entendre la chancelière Michèle Righetti, le président du Conseil d'Etat Antonio Hodgers et le directeur du service des votations Patrick Ascheri", a indiqué samedi à Keystone-ATS Bertrand Buchs, membre de la commission. Le député PDC confirmait une information de la RTS.
La commission de contrôle de gestion s'est auto-saisie de cette affaire qui secoue le canton depuis jeudi. L'ouverture d'une enquête pour fraude électorale suite aux dénonciations de deux collaborateurs du service a fait souffler un vent de panique à Genève.
L'ensemble des partis est abasourdi par le fait que le coeur même de la démocratie puisse être touché. En jeu également, les votations du 19 mai qui comportent des échéances cruciales pour le canton avec la réforme de la fiscalité des entreprise et la restructuration de la caisse de prévoyance des fonctionnaires.
Cellule de crise
Le président du Conseil d'Etat Antonio Hodgers s'est toutefois voulu rassurant vendredi soir en affirmant qu'il n'existait pour le moment aucun élément qui permettait de mettre en cause l'intégrité de ce scrutin. Une cellule de crise a été mise sur pied pour exercer une supervision rapprochée du processus électoral et la sécurité a été renforcée, a-t-il souligné samedi dans la Tribune de Genève.
Ces précautions ne suffisent ne suffisent pas au PLR Genève. Le parti demande samedi par le biais d'un communiqué que "la Chancellerie fédérale, garante du bon déroulement des votations fédérales, intervienne et assure un scrutin du 19 mai conforme au droit". C’est une contribution essentielle à la restauration de la confiance, relève le PLR Genève.
Par ailleurs, la Commission électorale centrale, chargée du contrôle des opérations électorales, tirera lundi un bilan intermédiaire dans le cadre de son travail, a précisé samedi son président Samuel Terrier. Il revenait sur une information de la Tribune de Genève.
L'affaire a éclaté après que deux collaborateurs du service de votations ont dénoncé auprès de la Cour des comptes le comportement d'un de leurs collègues. La Cour des comptes, estimant que les actes évoqués pouvaient avoir un caractère potentiellement pénal, avait transmis l'affaire au Ministère public en février dernier.
Des inconnues
L'enquête a débouché sur une perquisition et l'interpellation d'un collaborateur qui aurait, lors de plusieurs opérations électorales, détruit ou ajouté des bulletins de vote. A ce stade, l'ampleur de cette éventuelle fraude n'est pas connue. Il faudra attendre les conclusions du Ministère public pour y voir plus clair.
Ces soupçons de fraude font planer une lourde menace sur la votation cantonale de mars 2015 sur la nouvelle loi sur la police qui avait passé de justesse par 54 voix. Le MCG envisage de faire recours. D'autres anciens élus recalés dans les urnes pourraient aussi activer la justice.
(KEYSTONE-ATS)
Genève
Comptes 2025 de la Ville de Genève meilleurs que prévu
La Ville de Genève présente en 2025 un résultat négatif de 2,8 millions de francs, alors que le budget prévoyait un déficit de 70,9 millions. Cette différence est essentiellement due à des correctifs fiscaux liés aux années antérieures et à la réévaluation de biens.
"Les années se suivent et se ressemblent un peu quand même. Les estimations du budget prévoyaient 70 millions de déficit. Le résultat final est que nous arrivons à une perte légère de 3 millions, soit presque 68 millions de différence", a déclaré le maire Alfonso Gomez, en charge des finances de la Ville, mercredi devant la presse à Genève.
Les raisons? Une réévaluation d'actifs qui sont favorables cette année, mais essentiellement des correctifs des années précédentes, a-t-il expliqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Article sur la Comédie: le Bureau du Municipal va porter plainte
Le Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève a décidé de porter plainte pour violation du secret de fonction, après la publication mardi par le média Léman Bleu d’informations issues de travaux confidentiels de commission. Elles portaient sur la Comédie de Genève.
Dans un communiqué publié tard mardi soir, le Bureau indique avoir pris connaissance "avec consternation" d'un article diffusé le jour même par Léman Bleu. Ce dernier dévoile des propos tenus lors des séances de la Commission des arts et de la culture lors de l'examen de la motion "Pour la transparence, la responsabilité et le respect du personnel à la Comédie de Genève".
Il est précisé dans cet article que la journaliste est en possession de l'ensemble des procès-verbaux de cette commission. Le Bureau rappelle donc que les travaux de commissions sont soumis au secret de fonction selon le Règlement du Conseil municipal (RCM). Chaque membre du Conseil municipal s'engage à garder le secret lors de sa prestation de serment au début de son mandat.
Plusieurs mois de crise
L'annonce de ce dépôt de plainte pénale n'est que le dernier épisode en date d'une crise à la Comédie de Genève qui a débuté à l'automne 2025. Plusieurs employés ont dénoncé le management de sa directrice, Séverine Chavrier, évoquant un climat de travail dégradé et de nombreux départs au sein de l'institution.
Ces accusations ont conduit à l'ouverture d'audits et à sa mise à l'écart partielle, divisant le monde culturel et politique de la République. En février dernier, Séverine Chavrier a contesté en justice la décision de la Fondation d'art dramatique (FAD) de ne pas reconduire son mandat qui se termine en juin 2027. Estimant être victime d'une cabale, elle a aussi porté plainte pénale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les besoins en aide alimentaire ont augmenté à Genève en 2025
A Genève, la précarité alimentaire continue à progresser. Selon le rapport d'activité 2025 de la Fondation Partage publié mardi, plus de 17'000 personnes ont eu recours à l'aide alimentaire contre 15'400 l'année précédente, soit une hausse de plus de 10%.
Cette augmentation reflète les difficultés croissantes rencontrées par de nombreux ménages face à des charges incompressibles toujours plus élevées, souligne Partage dans un communiqué. Plus de 3760 tonnes de produits alimentaires et de première nécessité ont été redistribuées à travers plus de cinquante organisations partenaires de terrain.
La Fondation estime avoir redistribué l’équivalent de 7 millions de repas. Plus de 2300 bénévoles apportent leur soutien pour les activités de Partage. Malgré les efforts déployés, Partage n'est toutefois pas encore en mesure de couvrir l’ensemble des besoins.
Pour tenter de combler l'écart, la Fondation renforce ses approvisionnements en multipliant les leviers: augmentation des achats de produits essentiels, récupération d’invendus, développement de nouveaux partenariats et poursuite des efforts de valorisation des denrées. Afin de contribuer à prévenir les situations de précarité, la Fondation renforce aussi sa mission d’insertion professionnelle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La Caisse genevoise de l'alimentation voit plus grand
Créée il y a six mois, la Caisse genevoise de l'alimentation (Calim) compte 344 membres et quasiment autant de personnes en liste d'attente. Un engouement qui pousse la Calim à se développer, mais il faudra trouver des financements pour pérenniser cette initiative solidaire inédite en Suisse.
Le système de la Calim repose sur une gouvernance participative avec un comité citoyen. Les membres déterminent leur cotisation mensuelle en fonction de leurs moyens. Aucun justificatif n'est demandé. La cotisation minimale est de 20 francs. Il n'y a pas de seuil maximal.
Les membres reçoivent mensuellement l'équivalent de 150 francs en Radis, le crédit numérique développé par la Calim. Ils peuvent ensuite dépenser leurs Radis dans les structures sélectionnées par la Calim. Il s'agit d'épiceries, de fermes, de magasins, de stands de marché et d'abonnements contractuels.
Derrière la Calim, il y a une volonté d'aller vers un système alimentaire démocratique, durable et résilient favorisant l'agriculture locale et les circuits courts. "On rêve d'une démocratie alimentaire qui ne laisse personne au bord du chemin", a relevé mardi devant la presse, une participante, membre du Comité citoyen.
Objectif atteint
"On voulait sortir du cercle des convaincus", a souligné Léa Winter, l'une des coordinatrices de la Calim. Et la recette semble avoir bien fonctionné. L'objectif 2025 de 200 membres a été atteint dès le lancement. Les versements en Radis sont couverts à 68% par les cotisations des membres. L'objectif des 50% est ainsi largement dépassé.
Dans le détail, 24% des membres cotisent davantage qu'ils reçoivent et 20% cotisent le montant exact, soit 150 francs. Quinze pour cent versent le minimum (20 francs). La cotisation mensuelle moyenne atteint 102 francs. Depuis le lancement de la Calim, 250'000 Radis ont été versés. Le reste du financement est assuré par des fonds publics (150'000 francs de la part de Meyrin et de la Ville de Genève) et privés (150'000 francs).
A noter que le canton a versé une subvention de 5000 francs. La Calim souhaiterait un soutien plus important de sa part. Mais il faut attendre la nouvelle loi sur l'alimentation durable et solidaire, un texte en cours d'élaboration qui concrétise le droit à l'alimentation voté en 2023. Entre-temps, la Calim mise sur des soutiens financiers de la part d'autres communes. Des discussions sont en cours.
Ailleurs en Suisse
Actuellement, 22 structures acceptent les paiements en Radis. Une vingtaine de structures sont en cours de conventionnement. Au total, 156'000 Radis ont été reconvertis en francs auprès de la Calim par les structures. L'épicerie coopérative Le Nid effectue ainsi 10% de son chiffre d'affaires par le biais de la Calim.
La phase d'expérimentation se terminera à la fin de l'année. Afin de s'inscrire dans la durée, la Calim va se constituer en association à partir du 2 mai. Elle pourra ainsi envisager sereinement la deuxième phase (2027-2030). L'objectif est d'augmenter le nombre de membres en proposant un maillage de commerces sur l'ensemble du territoire cantonal.
La Calim fait aussi des émules ailleurs en Suisse. Un système similaire devrait être proposé à Lausanne d'ici le mois de juin. Zurich devrait suivre dans la foulée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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