Suisse
Pentecôte: les Suisses se remettent à vivre
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Les lieux de détente ont été pris d'assaut ce week-end de Pentecôte. Les Suisses se sont précipités sur les bords de lac ou en montagne, provoquant la fermeture de certaines routes. Les transports publics ont été bien fréquentés, mais le masque reste l'exception.
Les cars postaux étaient bien remplis, notamment sur les lignes menant à des points de départ de randonnées. L'affluence a été plus forte que lors du week-end de l'Ascension, mais moins que pour un week-end normal de Pentecôte (20 à 30 % de moins), a précisé Valérie Gerl, porte-parole de CarPostal.
En Suisse romande et alémanique, moins de 5% des voyageurs sont munis d'un masque, malgré les vidéos incitatives en ce sens diffusées dans les véhicules.
Les trains ont eux connu un taux d’occupation variable selon les lignes, qui a atteint jusqu’à 80% sur certains tronçons. Aucun problème particulier n’a été signalé, selon Jean-Philippe Schmidt, porte-parole.
Baignade en eaux vives
En Suisse romande, les Genevois ont été nombreux à profiter des allègements annoncés cette semaine par le Conseil fédéral. Aucun problème n'a été observé, selon les autorités cantonales.
Ce premier week-end autorisant les réunions jusqu'à 30 personnes a été "très positif", explique un porte-parole. Les quelques amendes d'ordre prononcées étaient toutes liées au stationnement de véhicules dans les zones encore sanctuarisées par les autorités.
Parmi les points courus, près d'une trentaine de sites de baignade en eaux vives pouvaient rouvrir en se conformant aux recommandations de distanciation physique, qui ont été bien respectées.
Bye-bye les voitures
A Lausanne, le bord du lac a attiré les foules. Les quais de Belgique et d'Ouchy libérés des voitures ont été particulièrement prisés. Rouler à vélo sans crainte d'être renversé est désormais une réalité tous les week-ends jusqu'en septembre.
En Valais, la police n'a pas eu matière à intervenir, a-t-elle indiqué lundi après-midi. Certains bistrots de Monthey n'ont cependant pas respecté l'obligation de fermer de minuit à 06h00 du matin, restant ouverts jusqu'à 02h00. Les autorités communales ont été rappelées à l'ordre par le canton.
Engorgements à Glaris
Les Suisses alémaniques ont aussi quitté leurs quatre murs. Des milliers de personnes dans le canton de Berne se sont lancées dans des excursions en montagne et au bord de l'eau. Dimanche matin, les voitures qui quittaient Berne en direction d'Interlaken ont dû rouler au pas.
À Thoune, des Alémaniques ont ressorti leurs canots pneumatiques, une des habituelles grandes attractions estivales sur l'Aar, direction Berne. Des nageurs n'ont pas hésité à sauter dans la rivière, dont la température ne dépassait pas les 16 degrés.
Les lieux de détente des cantons de Glaris, Zoug et Appenzell ont aussi agi comme des aimants. La police glaronnaise a dû barrer plusieurs routes, certains sites étant débordés, ce qui a parfois suscité des réactions d'agressivité. Le trafic routier a été complètement engorgé par endroits, a indiqué Viasuisse.
Au Tessin, le val Verzzasca a aussi connu un afflux de visiteurs. Un chantier sur la route d'accès a provoqué la formation d'un bouchon.
Interventions policières à Zurich
La plupart des gens s'en sont tenus aux règles de protection contre le coronavirus. A Zurich, la police est toutefois intervenue une douzaine de fois, pour sanctionner notamment des rassemblements de cyclistes trop importants et des gens se trouvant dans des secteurs fermés au public le long des quais.
Samedi après-midi, les agents ont empêché une nouvelle manifestation de personnes opposées aux mesures de précaution contre la pandémie sur la place du Sechseläuten. Ces mesures n'ont en outre pas été respectées lundi après-midi lors d'une manifestation anti-fasciste rassemblant plusieurs centaines de personnes.
Gothard libre de bouchon
Cyclistes et motards sont aussi sortis en nombre sur les routes, ce qui a entraîné de nombreux accidents. Le trafic transfrontalier était lui toujours de 70% inférieur à ce qu'il est en temps normal, et même jusqu'à 80% au Tessin, selon l'Administration fédérale des douanes. Pas trace non plus des habituels bouchons au Gothard.
Suisse Romande
Présence du scarabée japonais: appel à la vigilance en Valais
Le Service de l'agriculture du canton du Valais lance un appel à la vigilance au sujet du scarabée japonais. L'insecte originaire d'Asie est présent dans le Chablais et le Haut-Valais.
Ce scarabée peut voyager en tant que passager clandestin sur de longues distances, dans les voitures ou les trains. "Afin de contenir la propagation du nuisible, les voyageurs en provenance de zones à risques (Simplon, Tessin et nord de l’Italie) sont appelés à inspecter leurs bagages et véhicules pour y déceler la présence éventuelle dudit insecte", rappelle le Service valaisan de l'agriculture, dans un communiqué diffusé lundi.
Concrètement, toute personne qui trouve un insecte suspect doit l’attraper, le mettre dans un sachet fermé et le signaler au Service de l'agriculture. Cette année, les premiers individus ont été capturés dans la région de Viège entre le 8 et le 15 juin. La période de vol du scarabée japonais s’étend jusqu'en septembre.
Présent depuis 2023
Ce hanneton, originaire du Japon, menace fortement les cultures agricoles, les forêts et les espaces verts. Arrivé d’Italie du Nord, où il est présent depuis 2014, il a été observé en Valais, pour la première fois, en 2023, dans les communes de Simplon et Zwischbergen, puis, en 2024, dans la plaine du Rhône, entre Rarogne et Termen.
"Cet insecte se nourrit de plus de 400 espèces végétales", précise l'Etat du Valais. "Les adultes causent des dommages importants aux cultures en mangeant les feuilles, les fleurs et les fruits de différentes plantes, notamment des pommiers, des arbres fruitiers à noyau et de la vigne. Les larves se nourrissent de racines de diverses graminées".
Surveillé de près
Constituant une grave menace pour l’agriculture et l’environnement, le scarabée japonais est considéré comme un organisme de quarantaine prioritaire. "Il est par conséquent surveillé et combattu en Suisse, comme dans l’Union Européenne", rappelle le Service cantonal de l'agriculture.
Le Valais compte actuellement trois régions qui font l’objet d’un suivi. Du côté du Simplon, l’insecte ne peut probablement plus être éradiqué, mais sa propagation doit être limitée; entre Rarogne et Termen, le scarabée doit être éradiqué. Enfin, dans le Chablais, un foyer d'infestation a été découvert à Yvorne (VD). Une zone tampon a vu le jour. Pour l'instant, aucun individu n’y a été observé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
EBS: "Je ne veux pas être conseillère fédérale jusqu'à 70 ans"
Le financement de la 13e rente AVS, la numérisation qui piétine ainsi que la hausse des coûts de la santé: dans un entretien accordé à Keystone-ATS, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider aborde plusieurs dossiers importants de son département.
Keystone-ATS: Madame la conseillère fédérale, profitons de ce voyage de retour du Nigeria pour parler du travail du Conseil fédéral. La campagne de votation sur le financement de la 13e rente AVS va bientôt commencer. Vous en réjouissez-vous?
Elisabeth Baume-Schneider: Le Parlement a pris la décision très importante de financer au moins partiellement la 13e rente. Vient maintenant le travail d'explication auprès de la population. Elle a dit oui à la 13e rente AVS, en sachant que cela aurait un prix. L’augmentation de la TVA est une première étape importante pour assurer la stabilité du système social. Sans le financement de la 13e rente, l’AVS se retrouvera rapidement en difficulté.
Une difficulté pourrait venir du fait que la prochaine augmentation de la TVA est prévue dès l’année prochaine, au profit de l’armée. Pensez-vous vraiment que le peuple acceptera ces deux mesures ?
Ces deux sujets sont importants, mais il ne faut pas les confondre. Ce sont justement les personnes âgées, qui seront les premières à bénéficier de cette rente supplémentaire, qui comprennent que celle-ci doit être financée. Repousser cette question ne sert à rien. Je suis convaincu qu’une majorité souhaite un financement durable de l’AVS.
Une alternative serait de relever l’âge de la retraite.
Ce n’est actuellement pas une option pour le Conseil fédéral. Le peuple s’y est récemment opposé très clairement. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes est toujours en cours. Mais avec la réforme AVS 2030, le Conseil fédéral veut poser les bases pour discuter de modèles d'âge de la retraite différencié.
Laissons de côté le débat sur les retraites. Quelles autres priorités comptez-vous mettre en avant d’ici la fin de la législature ? Quels sont les dossiers que vous souhaitez absolument faire passer au Conseil fédéral avant les élections ?
Le département de l’Intérieur couvre un champ thématique très large; il y a de nombreux projets importants. Par exemple, l’assainissement de l’AI, les droits des personnes handicapées, l’égalité entre les sexes et le renforcement des langues nationales. Et puis il y a la numérisation dans le domaine de la santé, avec le projet Digisanté et le dossier électronique du patient.
La semaine dernière, La Poste a annoncé se retirer du dossier électronique du patient. Est-ce un revers pour vous ?
C’est la décision de La Poste. Elle s’est retirée pour des raisons économiques. Il est donc d’autant plus important désormais d’aller de l’avant avec le dossier électronique du patient. La Poste affirme d’ailleurs qu’elle est intéressée à s’y réengager ultérieurement.
Pensez-vous que le dossier électronique du patient finira par vraiment décoller ?
Oui, il le faut. On ne peut pas se contenter de parler de numérisation sans rien faire. Nous devons expliquer aux gens ce qu’apporte la numérisation, par exemple beaucoup plus de transparence.
Une autre tâche de longue haleine est d'atténuer la hausse des coûts de la santé. Quel est votre bilan intermédiaire?
Nous ne sommes pas encore où nous devrions être. Mais nous avançons, un pas après l'autre. Chacun veut le meilleur des services de santé. La population a aussi sa part de responsabilité. Par exemple, ce serait bien si plus de personnes appelaient une hotline d'urgence, plutôt que de se rendre directement aux urgences. Nous devons également réduire les traitements inutiles dans les hôpitaux. Changer le système est ambitieux. Il y a beaucoup d'acteurs et beaucoup d'argent est en jeu.
Concernant votre avenir personnel: Vous avez dit lors de votre entrée en fonction que vous ne resteriez pas au Conseil fédéral au-delà de l'âge de la retraite ordinaire. Que cela signifie-t-il? Allez-vous continuer après les élections de 2027?
J'aurai 63 ans en décembre. Et j'ai toujours dit que je ne voulais pas être conseillère fédérale jusqu'à 70 ans. Mais la tâche me donne beaucoup d'énergie. Et je vois que je peux apporter ma pierre à l'édifice dans le domaine de la politique sociale et de santé. Et c'est précieux.
Comment ressentez-vous l'ambiance au Conseil fédéral? Est-ce difficile, en tant que femme de gauche et minoritaire, de s'imposer dans un gouvernement masculin et majoritairement de droite?
L'ambiance au sein du conseil est bonne. Nos débats sont animés mais respectueux. Les problèmes personnels n'ont pas leur place au Conseil fédéral.
Que faites-vous pendant la pause estivale ? Est-ce que vous en avez une?
Oui, bien sûr. Nous allons voyager dans les Dolomites, faire de la randonnée et du vélo. Et ensuite, je me réjouis d'être à la maison. Je m'y sens bien. C'est agréable d'avoir simplement du temps - et de lire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Les sites web de nombreuses communes ont connu une panne
Les sites Internet de nombreuses communes et cantons suisses ont subi une panne dimanche. Dans l'après-midi, ils étaient de nouveau accessibles. Des communes romandes, notamment les villes de Sion, Bulle ou Romont (FR), ont aussi été touchées.
Toutes les autorités concernées utilisent les solutions logicielles de la société Innovative Web SA. Lorsque l'on tentait d'accéder à ces sites web, un message d'erreur s'affichait indiquant que la page n'était pas disponible ou ne pouvait pas être affichée. Les titres bernois de Tamedia ont été les premiers à mentionner cette panne.
La ville de Thoune, où des élections complémentaires ont eu lieu dimanche, a indiqué dans un communiqué que les résultats électoraux ne pouvaient pas être publiés en ligne et qu’il fallait consulter les réseaux sociaux de la ville.
Parmi les sites internet touchés, figuraient notamment ceux de Dietikon, Opfikon et Kolten dans le canton de Zurich, celui de Langentahl (BE) ainsi que ceux de Pratteln (BL), Fisibach (AG), ou encore Sarnen, chef-lieu du canton d’Obwald, et de la commune de Schwyz. Tous affichaient le même message d'erreur.
La société Innovative Web AG aide les communes et les villes à concevoir leurs sites web et en assure l’hébergement. Selon ses dires, plus de 650 communes et villes suisses ainsi que divers cantons utilisent les solutions logicielles de l’entreprise.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Double exposition sur des lieux délaissés au Château de Nyon
Le Château de Nyon donne dès vendredi un double coup de projecteur sur des lieux oubliés ou abandonnés. La première exposition regroupe le travail de quatre photographes qui capturent les marques du temps figé dans des bâtiments autrefois habités. Dans la seconde, Lea Lund met en scène son partenaire, Erik K, dans une série d'endroits désertés.
La première exposition s'intitule "Ruines et imaginaire: une mémoire photographique". Elle s'inscrit dans le champ de l'exploration urbaine (ou urbex), une pratique qui consiste à documenter des sites délaissés ou inaccessibles au public afin d'en conserver la mémoire avant leur disparition, explique le musée.
Les photographes Andrea Knechtle, Jonathan Della Giacoma, Nicolas Lieber et Steve K9Urbex mettent en lumière des lieux chargés d'histoire - châteaux, théâtres ou prisons - et montrent comment la nature se réapproprie ces espaces. Leur travail mêle précision documentaire et esthétique cinématographique.
Le deuxième étage du Château accueille "Portraits dans l'abandon", une série de portraits réalisés par Lea Lund et Erik K. Chaque photographie témoigne d'un minutieux travail d'adéquation entre le modèle et le décor. Qu'il occupe le centre ou un coin de l'image, Erik K traverse les lieux et les époques. La précision de la lumière, de la posture et du cadrage empêche toute impression de répétition malgré la récurrence du modèle, relève le musée.
Les deux expositions sont visibles jusqu'au 29 novembre. En parallèle, jusqu'au 5 septembre, la galerie "L'atelierphoto", à Nyon, présente d'autres oeuvres du duo Lea Lund et Erik K.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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