Vaud
Deux audits critiquent le HRC de Rennaz
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Les deux audits ordonnés par les cantons de Vaud et du Valais sur les difficultés financières de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) à Rennaz confirment d'importantes lacunes. Publiés vendredi, ils critiquent sa gestion financière et même celle des affaires courantes.
C'est ce printemps que l'ampleur de la tourmente financière de l'établissement valdo-valaisan - qui a permis de regrouper cinq sites hospitaliers de la région et a accueilli ses premiers patients en novembre dernier - a été découverte. Le déficit budgétisé à six millions de francs pour 2019 s'est finalement monté à 18,1 millions.
Surcoûts et retards liés au déménagement (reporté de mai à novembre l'an dernier), problèmes de mise en oeuvre et revenus hospitaliers inférieurs aux attentes ont été avancés pour justifier l'ampleur de la perte. Plusieurs voix se sont aussi élevées contre la gouvernance de l'établissement, qui a notamment dû composer avec des démissions en cascade et des problèmes d'absentéisme depuis son inauguration.
Alors que l'HRC avait déjà reçu un soutien exceptionnel de Vaud et du Valais à hauteur de 15,5 millions pour frais de déménagement et de pré-exploitation en 2019, les deux cantons lui ont encore accordé ce printemps une garantie d'emprunt de 80 millions de francs (respectivement 60 et 20), pour assurer sa viabilité à court terme.
Déménagement pointé du doigt
Dans la foulée, ils commandaient deux audits. L'un a été confié au Contrôle cantonal des finances (CCF) vaudois, en collaboration avec l'Inspection des finances valaisanne (IF), l'autre à la société BDO Visura. Globalement, les deux constatent que le fait de réunir cinq hôpitaux sur un seul site a posé de gros problèmes s'agissant de la surveillance des activités courantes de l'hôpital. Ils ne relèvent ni fautes majeures ni dissimulations.
C'est toutefois le premier qui se montre le plus critique. Le CCF et l'IF ne cachent pas par exemple "leur inquiétude quant à la capacité de l'HRC de revenir à court terme à l'équilibre financier".
Leur rapport pointe clairement un certain nombre de manquements. Il cite notamment des lacunes dans le suivi budgétaire et la gestion financière de l'établissement ainsi que dans la gestion courante des activités de l'hôpital".
Il relève en particulier le problème du déménagement, dont la "focalisation s'est faite au détriment du suivi de l'activité effective de l'HRC. Celle-ci a été mal appréhendée, faute notamment des outils de gestion nécessaires et d'informations financières adéquates", souligne l'audit.
Budget "trop ambitieux"
Revenant sur le résultat largement déficitaire de 2019, les experts constatent que le budget était "trop ambitieux". Il n'a "pas suffisamment bien pris en compte le déménagement, situation encore aggravée par le report de celui-ci".
"Les déficits annoncés par l'HRC ont été estimés sans que ceux-ci soient documentés par un bouclement comptable intermédiaire ou des calculs étayés", constate aussi l'audit. L'HRC "n'avait pas de vision claire sur sa situation financière lui permettant d'anticiper l'ampleur de la perte", ajoute-t-il.
Le Conseil d'établissement n'a pas eu la bonne information, durant l'année, pour informer les services concernés des deux cantons sur la situation critique de l'HRC et initier un plan de mesures en vue d'un redressement, souligne encore l'audit.
Celui-ci relève un autre problème, celui des emprunts sans garantie d'Etat contractés en début d'année auprès du canton des Grisons à hauteur de 20 millions de francs. Ils révèlent des "lacunes dans les procédures et règlements internes, notamment le non-respect de l'exigence d’une double signature". Enfin, les experts émettent des doutes importants sur le coût final des travaux des deux antennes de Monthey et Vevey.
Recommandations
Le CCF et l'IF recommandent principalement de remédier aux lacunes au niveau du système de contrôle interne, à améliorer les outils de gestion financière de l'hôpital ainsi qu'à contrôler l'allocation de ressources internes à l’hôpital.
La Direction générale de l'HRC doit désormais fournir d'ici la fin octobre 2020 un plan de retour à l'équilibre financier, écrivent les deux cantons dans un communiqué commun. Les Conseils d'Etat veilleront à ce que les mesures préconisées dans les deux rapports soient implémentées au plus vite, insistent-ils.
Après le départ du directeur général, son remplacement est assuré par l'ancien directeur général du CHUV Pierre-François Leyvraz, pour un an au moins. Un nouveau directeur financier entrera en fonction à l'automne 2020. Les membres du Conseil d'établissement seront renouvelés durant l'automne.
De leur côté, les instances dirigeantes de l'HRC "prennent bonne note des lacunes identifiées, ainsi que des points d'amélioration à apporter à la conduite financière et managériale de l'établissement. Elles entendent s'y conformer avec diligence", indiquent-elles dans un communiqué.
Lausanne
Une partie plaignante demande la récusation des procureurs
Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana. La requête a été déposée par un avocat d'une des parties, a indiqué vendredi à Keystone-ATS un autre avocat, confirmant une information de la RTS.
"Cette demande de récusation ne pouvait pas ne pas advenir. La multiplication des interrogations et des improbations en est la source. Pour les victimes, nous ne pouvons qu'espérer des décisions rapides des instances judiciaires successives qui vont la traiter", écrit Me Sébastien Fanti, représentant différentes familles, dans un communiqué adressé à l'agence de presse. Il précise que la demande de récusation émane d'un autre "avocat d'une des parties".
Le Ministère public valaisan avait annoncé le 6 janvier dernier qu'il avait mis sur pied un dispositif exceptionnel pour enquêter sur l'incendie du bar "Le Constellation" la nuit du Nouvel An et qui a fait 41 morts et 115 blessés. Il s'agit d'un pool de procureurs composé de quatre femmes, dirigé par la procureure générale adjointe Catherine Seppey. Deux autres procureures de l'Office central complètent ce quatuor.
Selon la RTS, dans les grandes lignes, ladite partie plaignante reproche aux procureures de graves manquements et de graves erreurs dans la conduite de la procédure. Aux yeux du plaignant, ces manquements feraient douter de la volonté des magistrates de mener comme il se doit l'instruction pénale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Leysin-Les Mosses: le projet d'enneigement artificiel revoit sa copie
La Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosse-La Lécherette(TLML) soumet un nouveau projet à l'enquête publique. Il vise à installer 177 canons à neige dans le domaine skiable.Un an après l'abandon du projet initial, cette nouvelle mouture suscite à nouveau la controverse malgré des évolutions.
Le projet Leysin-Les Mosses pour faire face au manque d’enneigement continent de faire débat. Un an après l’abandon du premier projet qui avait suscité une centaine d'oppositions, la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette revoit sa copie. La nouvelle version soumise à l'enquête publiques jusqu'au 8 février prévoit toujours l’installation de 177 nouveaux canons à neige sur son domaine skiable. Mais cette version révisée prévoit d’utiliser l’eau acheminée depuis le lac de l’Hogrin aussi en été pour alimenter les alpages. Pas suffisant pour Pro Natura. Pour son président Alberto Mocchi, le projet « appartient à une autre époque. »
“Pour fonctionner, le domaine doit ouvrir 100 jours par année”
Les opposants persistent : ils dénoncent « une absurdité climatique », estimant que le projet reste massif, trop énergivore en hiver, et qu’il aurait un impact trop important sur la faune et la flore, selon Pro Natura. De son côté, la société des remontées mécaniques affirme que la viabilité économique du domaine est compromise sans cet enneigement mécanique. Maxime Cottet, directeur des T L M L.
“Le tout au ski n’a plus d’avenir dans les Alpes”
Pour les opposants au projet, les Alpes ont autre chose à offrir. Pro Natura estime notamment que « le ski n’a pas d’avenir à moyenne altitude » et qu’il faut se tourner vers un tourisme quatre saisons.
Mais pour le porteur de projet, la société des remontées mécaniques n’a pas d’autre choix que de miser sur le ski en hiver pour faire vivre le col des Mosses.
Le projet d’un coût de 22 millions dont 11 financés par le Canton est soumis à l’enquête publique jusqu’au 8 février.
Culture
Morges (VD): pas d'édition 2026 pour le Buskers festival
Le festival des spectacles de rue Buskers à Morges (VD) n'aura pas lieu cette année. Les organisateurs ont décidé de reporté la 5e édition à 2027 en raison de difficultés financières. Ils espèrent trouver d'ici là le bon modèle économique pour pérenniser la manifestation.
Si les quatre premières éditions ont réuni des artistes internationaux et régionaux, des milliers de spectateurs, et ont contribué à l'animation culturelle et touristique de la ville, son fonctionnement n'est plus tenable, indique le comité d'organisation de BuskersÀMorges dans un communiqué.
"Il serait irresponsable de poursuivre sans garantir des conditions justes à celles et ceux qui font exister le festival. Nous avons tout donné pendant quatre ans, mais nous ne pouvons plus nous épuiser sans structure pérenne", expliquent-ils.
Coup de grâce: l'impôt à la source
"Sur le plan financier, le modèle demeure fragile: la rémunération des artistes repose principalement sur le 'chapeau', un mécanisme majeur dans la culture buskers. Or, à Morges, cette culture contributive n'a pas encore pleinement trouvé son rythme, ce qui fragilise les artistes et, à terme, le festival lui-même", écrivent les responsables.
Ils évoquent une difficulté supplémentaire qui a pesé sur l'édition 2025: l'application par le fisc vaudois du prélèvement d'un pourcentage des dons du public pour les artistes pour l’impôt à la source. "Une situation difficilement défendable dans un modèle déjà ultra-contraint", regrette vivement le comité d'organisation.
Il se donne une année de réflexion et de recherche de financement pour "reconstruire un modèle économique plus juste, viable et respectueux de tous, et revenir ainsi plus fort". Objectifs: stabiliser l'équipe, professionnaliser certaines fonctions et revoir le mécanisme de rémunération des artistes. "Notre objectif n'est pas de nous arrêter, mais de revenir en 2027", assure l'organisation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Martine Doré: pianiste au Prix de Lausanne depuis 40 ans
La pianiste accompagnatrice Martine Doré fait danser les jeunes espoirs du Prix de Lausanne depuis 1986. La Française a raconté à Keystone-ATS sa passion pour ce métier de l'ombre et son travail au quotidien.
Alors que les danseuses défilent devant le jury du Prix de Lausanne, rivées aux explications de leur professeure, Martine Doré écoute avec la même concentration. Son rôle n'est pas de danser, mais d'accompagner l'exercice au piano.
"J'ai entre 20 et 45 secondes pour trouver la musique", indique-t-elle, dans un salon du Théâtre de Beaulieu où se déroule le concours. "Il faut coller à l'exercice. J'attends le moment où la professeure montre ce qu'elle veut, je regarde, je m'inspire de ce qu'elle a fait, puis j'y vais."
Plaisir et efficacité
Sous les yeux des jurés, les exercices s'enchaînent. Ronds de jambe, pirouettes, sauts, la musique est toujours en adéquation avec le mouvement. "Il ne faut pas chercher à compliquer, je vise l'efficacité d'abord", explique la Cannoise qui joue sans partition ni préparation à l'avance. Jamais très loin, la professeure Elisabeth Platel lui précise parfois d'un geste, d'un regard ou d'un mot ce qu'elle souhaite pour ses élèves.
Les musiques durent rarement plus d'une minute, tout comme les exercices. On reconnaît parfois des airs célèbres, parfois pas. "La plupart du temps, j'improvise", explique Martine Doré. "Je pioche aussi dans le répertoire du ballet classique ainsi que dans la variété comme Edith Piaf ou encore Michael Jackson. Ca m'amuse. Mon but est de prendre du plaisir, et en en prenant, j'en donne", sourit-elle.
Accompagner avec chaleur
La première venue de la musicienne au Prix de Lausanne remonte à 1986. "Depuis, j'ai peut-être raté cinq ou six éditions", estime-t-elle. "L'ambiance est extraordinaire, très bienveillante, ça a très peu la forme d'un concours. Pour les danseurs, c'est un stage inouï", s'enthousiasme celle qui a pour mission d'accompagner les classes des filles.
Le reste de l'année, Martine Doré exerce au Pôle national supérieur de danse Rosella Hightower à Cannes, ainsi qu'au Conservatoire de Nice. "J'adore le travail du cours et la construction du travail du danseur, même si ces jeunes passent immanquablement par des moments durs, voire des échecs. Dans ces heures-là, j'essaie d'accompagner avec particulièrement de chaleur, de les faire sourire, par exemple en jouant une musique de jeu vidéo."
De danseuse à pianiste
Plus jeune, la Française n'imaginait pas faire ce travail. "Je m'étais juré de ne jamais faire la pianiste que personne ne regarde au fond de la salle", raconte-t-elle. C'est que Martine Doré est d'abord une danseuse. Elle a enfilé ses premiers chaussons à 7 ans avant d'intégrer la prestigieuse école de danse Rosella Hightower, où elle obtient son baccalauréat.
Jusqu'à la fin de son adolescence, c'est donc elle qui danse, accompagnée du pianiste. "En parallèle, je suivais des cours de piano avec le professeur de l'école, Claude Pothier". Un jour, l'école a besoin d'une nouvelle pianiste accompagnatrice. La directrice propose à la jeune femme de se former pour le poste. "Je me disais que ce n'était pas un métier pour moi, mais en même temps, j'avais 19 ans, je savais que je n'allais pas devenir danseuse professionnelle", se remémore-t-elle.
Un neveu "star"
La danseuse musicienne apprend alors à déchiffrer des partitions de ballet et se voit confier le cours des petits. "Je jouais les partitions, mais très vite ça m'a barbée. Un jour, j'ai fermé les cahiers, je les ai posés sur le capot du piano et je me suis mise à improviser", raconte-t-elle. Claude Pothier la convoque alors dans son bureau pour évaluer ses capacités d'improvisation. "Du jour au lendemain je suis devenue pianiste pour le cours des grands", sourit-elle.
Martine Doré estime cependant n'avoir "aucun mérite". "Je baigne là-dedans depuis que je suis née. De 7 à 19 ans, j'ai dansé au son des pianistes accompagnateurs, mon père était très mélomane et je viens d'une famille de musiciens". Son arrière-grand-père, le compositeur Emile Waldteufel, était musicien à la cour de Napoléon III. La veine musicale familiale ne semble d'ailleurs pas près de se tarir, puisque le neveu de la pianiste n'est autre que la star de la chanson française Julien Doré.
Aspects ingrats
Bien que le métier se soit révélé une "passion totale", elle reconnaît qu'il comporte des aspects ingrats. "Pour un musicien digne de ce nom, cela peut être extrêmement frustrant, il faut toujours jouer en carrure de 8, car la danse classique se déroule sur 8 temps." L'activité demande en outre une bonne dose d'humilité. "Il faut rester en retrait et s'insérer de manière discrète entre le professeur et les élèves."
Martine Doré se considère "incapable de donner un concert" et évoque une manière "très spécifique" de jouer, dans laquelle elle se positionne "comme une danseuse à la barre." Elle estime que son passé de danseuse, lui permet d'accepter plus facilement les réalités du métier. Avec certaines limites, cependant. "Dans mon école, je rappelle régulièrement qu'il ne faut pas oublier de montrer de la considération pour le pianiste", conclut-elle en souriant.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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