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Suisse

Le bio a progressé de près de 20% en 2020

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Le canton des Grisons reste incontestablement celui qui a la plus grande proportion de fermes bio (63,2%). Au niveau du pays, 16,1% des fermes sont labellisées Bio Suisse. (© KEYSTONE/AP/FRANK AUGSTEIN)

Aspiré par la croissance des ventes dans le commerce de détail, l'écoulement des produits bio a progressé de 19,1% en 2020, indique Bio Suisse. Leur part de marché atteint ainsi 10,8% et la consommation par habitant 445 francs, record mondial. Une ferme sur 6 est bio.

La fermeture des restaurants et des cantines a amené les gens à cuisiner à la maison et, à cause de la fermeture des frontières, ils ont fait leurs achats en Suisse, a rappelé Bio Suisse mercredi lors de sa conférence de presse annuelle.

Se rajoutant à la forte croissance du segment bio, cette situation a propulsé le chiffre d'affaires des produits biologiques vers un nouveau record. Les consommateurs ont ainsi acheté en 2020 des denrées alimentaires bio pour une valeur de plus de 3,8 milliards de francs, contre 3,2 milliards en 2019. De 10,3% en 2019, la part de marché de ces produits est passée à 10,8%.

Les produits préférés ont été comme les années précédentes les œufs (28,9% de part de marché), le pain (26,2%) et les légumes (23,9%). Confinement et télétravail ont modifié les habitudes de consommation. Le chiffre d'affaires (1,05 milliard) ainsi que la part de marché (8,2%, +22,4 %) des produits préemballés ont réalisé une progression supérieure à la moyenne.

La fermeture des marchés ouverts en raison de la pandémie a été suivie par une poussée d'innovation et de développement, a noté Urs Brändli, président de l'organisation. Des services en ligne, de livraison ou de retrait se sont créés.

Une ferme sur six est bio

Au début 2021, 160 nouvelles entreprises agricoles ont entamé leur reconversion bio. Il y a donc actuellement 7450 producteurs qui travaillent selon le cahier des charges de Bio Suisse.

Cela représente 93% du total des fermes bio de Suisse, qui cultivent ensemble 172'090 hectares de surface agricole (+2730 ha). La plupart des nouvelles reconversions viennent des cantons de Berne (+36 fermes), Vaud (+33), Lucerne et du Valais (+22 chacun).

Le canton des Grisons reste incontestablement celui qui a la plus grande proportion de fermes bio (63,2%). Au niveau du pays, 16,1% des fermes sont labellisées Bio Suisse.

La vente directe augmente

Bio Suisse prospecte activement de nouveaux canaux d'écoulement. Même si le chiffre d'affaires de la vente directe a augmenté de 30% en 2020, le commerce de détail reste encore le marché le plus important.

Le bio ne joue par contre encore qu'un très petit rôle dans la restauration, mais cela doit changer: Bio Suisse se concentre sur les quelque 3500 entreprises de la restauration collective que compte le pays pour y faire augmenter la proportion de produits bio.

"Cela renforcerait énormément la demande et motiverait davantage de fermes à se reconvertir au bio", a commenté M. Brändli. "La politique pourrait donner ici un signal important."

Initiatives sur les pesticides bienvenues

En ayant une approche durable et globale, le bio fournit une importante contribution à la réorientation de l'agriculture vers davantage de durabilité, a souligné Bio Suisse.

En référence aux initiatives "Pour une eau potable propre" et "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", Urs Brändli s'est "réjoui que la société s'empare avec ces textes d'une préoccupation centrale de l'agriculture biologique, à savoir une agriculture et une production alimentaire sans pesticides de synthèse."

L'Assemblée des délégués de Bio Suisse a décidé en novembre à une forte majorité de recommander le oui à l'initiative "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse". La recommandation de vote concernant celle "Pour une eau potable propre" sera prise lors de l'Assemblée des délégués du 14 avril.

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Suisse

Pilatus a traversé des turbulences en 2025

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Pilatus a conclu d'importants contrats en 2025, en particulier dans l'aviation gouvernementale, et a livré un total de 147 appareils à ses clients (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le chaos des droits de douane, la chute du dollar, les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, les arrêts et retards de livraisons ont pesé sur les résultats de Pilatus en 2025. Le constructeur aéronautique nidwaldien a vu sa rentabilité fortement reculer.

L'an dernier, le chiffre d'affaires de Pilatus s'est établi à 1,6 milliard de francs, en hausse de 2,3% par rapport à 2024, selon le communiqué de l'entreprise de Stans paru mercredi. L'avionneur a conclu d'importants contrats en 2025, en particulier dans l'aviation gouvernementale, et a livré un total de 147 appareils à ses clients.

Le résultat d'exploitation (Ebit) a en revanche fortement reculé de 30% sur un an à 170 millions. Les entrées de commandes ont présenté une valeur de 1,8 milliard, en baisse de 14,7%. Le flux de trésorerie disponible a également diminué de 265 à 213 millions.

Par région, l'Amérique a enregistré les ventes les plus fortes, avec 776 millions de recettes, suivie de l'Europe (572 millions) et de l'Asie (190 millions).

Au sein du groupe, 352 emplois à temps plein ont été créés, dont 254 en Suisse.

Malgré les turbulences de l'année écoulée, Pilatus "entend maintenir le cap en 2026", sans toutefois donner de précisions chiffrées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Le Conseil des Etats ne veut pas avancer la session d'hiver

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Le Conseiller aux Etats Fabio Regazzi (Centre/TI) estime que la session d'hiver qui se termine quelques jours avant Noël est difficile à concilier avec les obligations professionnelles des entrepreneurs (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil des Etats ne veut pas avancer la session d'hiver de deux semaines. Il a enterré mardi, par 31 voix contre 10, une motion de Fabio Regazzi (Centre/TI) qui invoquait une période chargée pour les parlementaires à la tête d'entreprises.

Une motion à la teneur similaire, déposée par Gregor Rutz (UDC/ZH), est pendante au Conseil national. Les deux textes ont reçu l'appui de nombreux parlementaires de tous bords.

Le Tessinois demandait que la session d'hiver commence deux semaines plus tôt et se termine autour du 10 décembre. Une exception pourrait être prévue les années électorales afin de tenir compte des dates éventuelles d'un deuxième tour de scrutin.

Actuellement, il n'est pas rare que la session d'hiver se termine quelques jours seulement avant Noël. Or ce calendrier complique passablement la tâche de parlementaires qui assument des responsabilités en entreprise. Cela profiterait aussi aux élus qui ont des enfants pour la période des Fêtes. La motion renforcerait selon lui le système de milice.

Le Bureau du Conseil qui prépare les sessions s'est prononcé contre la demande des deux élus. Il estime qu'avancer le calendrier compliquerait l'organisation des séances de commission. Or les commissions ont besoin de suffisamment de temps pour pouvoir transmettre leurs recommandations aux parlementaires. Il relève en outre qu'il n'est pas rare que la session d'hiver se termine à la mi-décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Vers une meilleure information sur les produits Temu et Shein

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Le Conseil des Etats veut mieux contrôler les produits Temu ou Shein qui arrivent en Suisse (archives). (© KEYSTONE/DPA/OLIVER BERG)

Les consommateurs qui achètent des produits sur des plateformes étrangères de commerce en ligne telles que Temu ou Shein doivent être clairement au courant que ces produits ne sont pas conformes en Suisse. Le Conseil des Etats a adopté mardi une motion en ce sens.

Il s'agit d'une thématique importante de protection des consommateurs, a indiqué le motionnaire Benedikt Würth (Centre/SG), rappelant que ces plateformes attirent de nombreux consommateurs en pratiquant des prix très bas. Or beaucoup de tests comparatifs montrent que de nombreux produits importés en Suisse ne correspondent pas aux prescriptions légales en raison de la sécurité des produits ou de la protection des marques et de l'environnement.

M. Würth demande donc que les consommateurs suisses sachent s'ils commandent des produits non conformes, grâce à un étiquetage clair. Les plateformes doivent être obligées de signaler clairement et distinctement tous les produits concernés.

Sans cette transparence, le Saint-Gallois a craint des distorsions de la concurrence au détriment des prestataires qui se conforment aux règles ainsi qu'une perte de confiance dans la validité des normes existantes.

Le Conseil fédéral opposé

Le ministre de l'économie Guy Parmelin a concédé qu'il était difficile de faire respecter la conformité des produits sur ces plateformes, notamment en raison du principe de territorialité, malgré les contrôles existants en la matière.

Le Conseil fédéral était toutefois opposé au texte. Comme un produit doit toujours être conforme lorsqu'il est mis sur le marché, l'obligation de signalement demandée est contraire à ce principe. En outre, les contrefaçons présumées peuvent déjà être retenues à la douane et détruites.

Par ailleurs, les sites Internet des services fédéraux concernés sensibilisent déjà la population aux risques dans ce domaine et déconseillent d'acheter des produits sur une plateforme non européenne. Enfin, le gouvernement entend suivre les révisions légales en cours dans l'UE et s'adapter en fonction. Sans succès.

La motion a été validée à l'unanimité. Le Parlement a déjà accepté en décembre dernier une motion visant à serrer la vis en matière d'achat sur Internet par des Suisses d'objets soumis à la loi sur les armes, comme des armes factices.

Meilleurs contrôles à la frontière

Par 37 voix contre 1, le Conseil des Etats a accepté une autre motion, de Fabio Regazzi (Centre/TI). Celui-ci demande de renforcer les contrôles sur les petits colis en provenance d'Asie afin d'améliorer leur sécurité, de garantir leur conformité aux normes minimales suisses et de mettre fin à la concurrence déloyale qui pénalise les PME suisses.

Un système de contrôle renforcé à l'importation doit permettre de vérifier que tous les produits entrant sur le territoire helvétique respectent les mêmes exigences en matière de sécurité, de qualité et de réglementation. Il faut en outre envisager que la Confédération participe aux coûts découlant de ces contrôles supplémentaires.

Le Conseil fédéral rejetait aussi ce texte. Des travaux répondant aux préoccupations du motionnaire sont déjà en cours. Parallèlement, les contrôles à la frontière ont été intensifiés et optimisés. En vain.

Le National doit encore se prononcer sur les deux motions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Après une campagne de contrôle, 6 jouets suisses retirés du marché

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Après des contrôles visant les jeux pour enfants, l'Association des chimistes cantonaux a signalé mardi que plusieurs jouets ne remplissaient pas les exigences de sécurité mécanique et physique (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN KAHNERT)

Les laboratoires cantonaux ont évalué la sécurité physique et mécanique de 164 jouets sur le marché de la Suisse et du Liechtenstein. Parmi eux, six jeux ont dû être rappelés à cause d'un risque d'étouffement.

Au total, 14 jouets examinés n'étaient pas conformes aux exigences légales, soit 9%, a annoncé l'Association des chimistes cantonaux suisse mardi. Et 11 autres comportaient des défaillances liées à leur résistance mécanique ou à une force magnétique excessive.

En plus de la sécurité physique et mécanique, les chimistes ont aussi vérifié les exigences de marquage et d'étiquetage. Les résultats ont révélé trois jouets qui ne respectaient pas les exigences en matière de marquage, de l’indication des avertissements obligatoires ou de la notice d’emploi.

La campagne s'est concentrée sur les jeux pour les enfants de moins de 36 mois, qui présentent un risque à cause de petits éléments détachables, ainsi que sur les jouets contenant des aimants, destinés aux enfants de moins de 14 ans. Ils ont été soumis à des tests physiques, des chutes, de l'arrachage, ou des chocs pour évaluer leur résistance mécanique.

Sécurité pas garantie

Les jouets non conformes ont été contestés par le canton de prélèvement, auprès de l'importateur ou du fabricant. Ils ont fait l’objet d’une interdiction de commercialisation ou d’un rappel et d’une mise en garde publique par l'OSAV.

Cette campagne nationale est une des plus vastes opérations de surveillance menées en Suisse dans ce domaine, selon le communiqué. Et les résultats démontrent que la sécurité physique et mécanique des jouets destinés aux enfants n’est pas pleinement garantie.

L'association des chimistes cantonaux rappelle qu'il incombe à tous les professionnels de la branche de veiller à ce que les jouets mis sur le marché répondent aux exigences légales. Et souligne le rôle essentiel des consommateurs, tant dans leurs choix d’achat que dans la vigilance qu'ils exercent sur la qualité et l’utilisation des jouets confiés aux enfants, en respectant les avertissements et les notices d’emploi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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