Rejoignez-nous

Vaud

Le CHUV restera au service de l'Etat

Publié

,

le

Un compromis "constructif" a été accepté mardi par les députés vaudois pour garantir l'avenir public du CHUV (Archives © Keystone/KEYSTONE POOL REUTERS/DENIS BALIBOUSE)

Le CHUV à Lausanne restera au service de l'Etat de Vaud. Les parlementaires ont accepté mardi un contre-projet du gouvernement à une initiative PLR visant à autonomiser l'établissement hospitalier. Il renforce le rôle du Parlement et crée un Conseil stratégique.

L'initiative "Pour une gouvernance moderne du CHUV" de la députée PLR Florence Bettschart-Narbel avait été acceptée par 73 voix contre 65 non en juin 2019, à la suite d'un débat-fleuve tendu. Son texte prévoyait que le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) ne soit plus un service de l'Etat, mais un établissement public de droit autonome et qu'il soit doté d'un conseil d'administration.

La conseillère d'Etat en charge de la santé et du CHUV, Rebecca Ruiz, avait alors averti que le gouvernement élaborerait un contre-projet à cette initiative. Elle avait insisté, entre autres, sur le fait que le lien entre le Conseil d'Etat et le CHUV ne signifiait pas un manque d'autonomie de gestion du CHUV.

Dans l'hémicycle, les Verts, les socialistes et Vaud libre avaient dit tout le mal qu'ils pensaient d'une autonomisation, selon eux tout sauf nécessaire et qui ouvre la voie à une privatisation, du moins de certaines activités de l'hôpital. Un alinéa permettant au CHUV de déléguer des activités de soins, y compris aux établissements privés qui sont reconnus d'intérêt public ou non, avait fâché des députés.

"Compromis constructif"

Mardi, tant la commission chargée d'étudier le contre-projet que plusieurs députés ont salué un "compromis constructif", "satisfaisant", une "solution adéquate" et même une "paix des braves" après le débat houleux de l'époque. Le contre-projet a été établi en concertation avec les initiants libéraux-radicaux, qui ont donc retiré leur initiative.

"Nous avons pris très au sérieux les changements proposés par l'initiative et avons fait un pas vers une gouvernance plus partagée. Je suis contente de cette solution au service de l'intérêt général plutôt qu'au service d'une logique privée", a dit Mme Ruiz devant le plénum.

Tous les groupes parlementaires ont accepté d'entrer en matière sur ce préavis et l'ont ensuite largement accepté, par 128 voix pour, aucune voix contre et cinq abstentions.

Intermédiaire entre CHUV et DSAS

Le CHUV est directement sous la houlette du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Avec le contre-projet adopté, les services de Mme Ruiz garderont donc la main mais l'Etat lâche clairement du lest.

Concrètement, il donne le pouvoir à la Commission des finances (COFIN) du Grand Conseil de se prononcer une fois par législature sur le programme pluriannuel des investissements de 1 à 8 millions de francs et, une fois par année, sur tous les investissements concernés. Jusqu'ici, les investissements de 1 à 8 millions étaient de la compétence seule du gouvernement.

Le contre-projet prévoit aussi l'instauration d'un Conseil stratégique du CHUV. Cet organe de réflexion et de prospective nommé pour cinq ans sera un intermédiaire entre le CHUV et le DSAS. Il sera chargé de préaviser le plan stratégique de l'hôpital auprès de l'exécutif et du législatif.

Il comptera un maximum de neuf personnalités issues des domaines de la médecine et des soins, des nouvelles technologies, de l'organisation hospitalière, des humanités et de l'éthique, de la défense des patients et de la durabilité. Sa composition sera de la compétence du Conseil d'Etat et devra être ratifiée par le Parlement.

Il remplace ainsi, avec un mandat plus clairement défini, le Conseil du CHUV actuellement prévu dans la législation, mais qui ne se réunit plus depuis plusieurs années. Ce nouvel "ancrage légal" du Conseil stratégique a notamment plu au groupe PLR du plénum.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lausanne

Lausanne: l'étude d'une liaison piétonne Flon-gare passe la rampe

Publié

le

La liaison piétonne entre la gare et le Flon se veut complémentaire au m2 et entend offrir une alternative notamment aux heures de pointe (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi un crédit d'études de 2,3 millions de francs portant sur une liaison piétonne entre le Flon et la gare de Lausanne. Il s'agit du quatrième volet financier d'un paquet de 809 millions demandé par le Conseil d'Etat et la Municipalité de Lausanne, et destiné principalement aux métros lausannois.

Les trois premiers volets, consacrés notamment à la modernisation du m2 et à la planification du m3, étaient passés à l'unanimité une semaine plus tôt malgré un montant total de 807,4 millions de francs. Ce dernier volet, - pourtant près de 350 fois moins onéreux - avait divisé le plénum.

"C'est le syndrome du parking à vélos: on est d'accord pour une salle de gym à 8 millions mais on rechigne à financer un abri pour les cycles à 30'000 francs", a caricaturé le Vert'libéral David Vogel. "Certes, la somme ressemble à une goutte d'eau par rapport aux autres montants, mais c'est une goutte d'eau qui suscite des réflexions", a rétorqué le libéral-radical Philippe Miauton.

S'inspirer des Suisses alémaniques

La gauche a fait valoir qu'une telle liaison souterraine constituerait un complément au m2, à même d'absorber une partie des voyageurs sur ce tronçon surchargé et d'offrir une alternative en cas de panne. Elle a également souligné que le tunnel servirait les objectifs de la mobilité douce en incitant à la marche plutôt qu'au transport motorisé.

Plusieurs voix ont invité à faire preuve d'anticipation, notamment dans l'optique d'une possible gare souterraine à Lausanne, à l'instar de celle de Zurich. "Pré-financer une telle étude nous donne aussi plus de chances d'obtenir des crédits fédéraux par la suite, et ça les Suisses alémaniques l'ont bien compris", a également pointé le socialiste Alexandre Rydlo.

D'autres priorités

Les voix contraires, venues de la droite, ont en revanche qualifié le projet de "superflu" ou "pas urgent". Plusieurs députés PLR ont aussi estimé prioritaire d'étudier un prolongement du m2 ou du m3, et fait valoir que c'était à la Ville de Lausanne ou au Projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM) de financer les études.

La gauche a martelé que la liaison ne profiterait pas qu'aux Lausannois, mais bien à tout le canton, notamment aux pendulaires. Elle a également insisté que l'objet soumis au vote ne portait que sur une étude et pas sur la réalisation de la liaison.

"Vieux serpent de mer"

La conseillère d'Etat en charge du dossier, la socialiste Nuria Gorrite a pour sa part qualifié le projet de "vieux serpent de mer", tant pour le Parlement lausannois que vaudois. Elle a rappelé aux députés qu'ils avaient accepté la motion de la Vert'libérale Graziella Schaller proposant d'étudier la faisabilité du projet.

"Ces études nous permettront d'obtenir des réponses pertinentes, notamment s'il est pertinent de réaliser une telle liaison. Ensuite on regardera la question du financement", a insisté la ministre.

La commission recommandait d'accepter le crédit d'études par onze voix pour, aucune contre et quatre abstentions. En vote final, les députés ont suivi cet avis, acceptant l'objet par 81 oui, 53 non et six abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Les députés vaudois favorables au pass Interrail pour les jeunes

Publié

le

Le Grand Conseil vaudois pense qu'il faudrait offrir un bon Interrail aux jeunes pour les habituer à voyager en Europe avec le train (image symbolique). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Offrir un pass Interrail aux Vaudois atteignant leur majorité. Telle est l'idée que souhaite explorer le Grand Conseil, qui demande au Conseil d'Etat d'évaluer la faisabilité d'un tel projet pour donner le goût du train aux jeunes.

Soutenu par la gauche et les Vert'libéraux, ce postulat a été accepté mardi sur le fil par 70 voix, contre 69 refus. Les partisans du texte ont expliqué qu'il s'agissait de promouvoir le train auprès des jeunes de 18 ans pour leurs voyages en Europe, de leur montrer qu'il existe une alternative à l'avion.

Plusieurs députés ont rappelé la quantité d'émissions de gaz à effet de serre engendrée par l'aviation, et la nécessité de miser sur des alternatives durables comme le train. Un pass pour le réseau ferroviaire européen permettrait à plusieurs jeunes d'expérimenter "une autre manière de voyager", plus écologique mais aussi "simple et agréable".

Coût "raisonnable"

Le postulat évoque également le coût "raisonnable" que pourrait avoir une telle mesure. Si tous les Vaudois de 18 ans (environ 8000 chaque année) demandaient ce pass de 220 francs, ce qui est peu probable, le coût maximum pour le Canton s'élèverait à 1,76 million par année.

Co-auteur du postulat avec le Vert'libéral Sébastien Humbert, le Vert Alberto Mocchi a expliqué que la mesure a été testée "avec succès" dans sa commune de Daillens, dont il a été le syndic. Tous les jeunes du village ne sollicitent pas ce bon, mais celles et ceux qui l'ont utilisé ont dit qu'ils ne pensaient pas qu'il était "si facile" de rallier en train les grandes villes du continent, a rapporté le député écologiste.

Les partisans du texte ont aussi relevé qu'il ne s'agissait "que" d'un postulat et qu'il reviendra au Conseil d'Etat d'étudier cette proposition et, si nécessaire, d'envisager d'autres pistes.

"Geste électoraliste"

La droite de l'hémicycle a tenté, en vain, de s'opposer, critiquant une mesure "inefficace", "coûteuse" et qui ne serait qu'un "geste électoraliste" de la gauche. Il est "grandement naïf de croire qu'un cadeau de 200 francs va changer la mentalité" des jeunes en matière de transport, a par exemple estimé le PLR Grégory Bovay.

Un tel bon profiterait par ailleurs davantage aux étudiants (plutôt qu'aux apprentis) et aux jeunes vivant en ville (plutôt qu'à ceux résidant dans des régions isolées), ont relevé des opposants. Ceux-ci ont aussi mentionné le risque que ces bons soient revendus ou encore que les jeunes soient davantage incités à voyager à l'étranger plutôt qu'en Suisse.

Le postulat ayant été accepté, il revient désormais au Conseil d'Etat de rédiger un rapport sur la question et d'étudier la faisabilité d'un tel bon Interail. La ministre en charge du dossier, Nuria Gorrite, ne s'est pas exprimée mardi lors du débat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Une étude décortique la "formule magique" du canton de Vaud

Publié

le

Le canton de Vaud dispose d'un écosystème solide, diversifié et innovant, se réjouit la ministre de l'économie Isabelle Moret (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'évolution de l'économie vaudoise depuis 1990 met en évidence un modèle de croissance robuste, fondé sur l'innovation, la diversification et l'ouverture internationale. C'est ce qui ressort d'une étude de BAK Economics présentée mardi par la ministre de l'économie Isabelle Moret.

L'enquête met en évidence "une trajectoire de croissance soutenue, reposant sur des bases structurelles solides". Le canton affiche un niveau d'attractivité élevé, avec un indice de compétitivité de 107,2, supérieur aux moyennes suisse (105,2) et romande (104,0). Il confirme ainsi sa capacité à attirer des activités à forte valeur ajoutée et à s'inscrire dans les chaînes de valeur internationales, résume l'étude, selon un communiqué du Canton.

BAK Economics identifie aussi "un modèle économique singulier", fondé sur l'articulation étroite entre sciences de la vie, numérique et industrie de précision. Cette "diversification connexe" favorise les transferts de connaissances entre secteurs et renforce la résilience de l'économie. Ce type de concentration reste rare en Europe, selon l'étude.

Le canton se distingue également par "l'intensité de son tissu d'innovation, étant à l'origine d'un brevet suisse sur quatre incluant une composante numérique". Fort de cette expertise, il se positionne sur plusieurs domaines technologiques d'avenir, notamment la medtech digitale, les biosenseurs et la découverte de médicaments.

L'étude souligne par ailleurs un enjeu clé: le canton doit encore renforcer la conversion de son potentiel scientifique en innovations concrètes pour l'ensemble du tissu économique, en particulier pour les PME. Ce constat met en évidence un levier d'amélioration prometteur pour renforcer la compétitivité, est-il souligné.

L'année 2025 fait écho à l'étude

Dans le cadre de cette présentation, le Service de la promotion de l'économie et de l’innovation (SPEI) en a profité pour faire un bilan de l'année 2025. Il a annoncé des niveaux records en matière d'attractivité, d'innovation et de tourisme.

Le travail d'Innovaud s'est concrétisé avec l'implantation d'un nombre record de 41 entreprises étrangères supplémentaires dans le canton, indique le SPEI. En provenance de 17 pays, elles devraient générer près de 500 emplois d'ici cinq ans. Leur profil sectoriel - technologies de l'information, sciences de la vie et microtechnique - est cohérent avec les domaines identifiés comme porteurs par l'étude de BAK Economics.

Le SPEI a aussi soutenu au total 229 entreprises en 2025, mobilisant 6,1 millions de francs d'aides à cet effet.

L'innovation se traduit aussi par un nouveau record pour l'emploi, relève encore le Canton. Les huit parcs d'innovation et technopôles totalisent désormais 9585 emplois. Dans ces derniers, les emplois du secteur des sciences de la vie ont progressé de +7,9% par rapport à 2024, et de +49% depuis 2021.

Le secteur du tourisme n'est pas en reste. Toutes les régions sont en croissance, "confirmant l'attractivité globale du territoire". Avec 3,1 millions de nuitées en 2025, le canton franchit un seuil record.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Lausanne: l'OCL organisera un festival dédié à Beethoven en 2027

Publié

le

Renaud Capuçon et l'OCL ont présenté mardi leur saison 2026/2027, marquée notamment par un festival dédié à Beethoven (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) va fêter Beethoven l'année prochaine. Pour le bicentenaire de la mort du compositeur allemand, l'ensemble dirigé par Renaud Capuçon va présenter l'intégrale de ses symphonies et concertos.

L'OCL a évoqué, mardi en présentant sa saison 2026/2027, un festival "sans doute unique en son genre". Il se déroulera du 10 au 17 mai 2027 avec huit concerts au théâtre de Beaulieu. Chacun des cinq concertos pour piano sera joué par un pianiste différent.

Le frère de Renaud Capuçon, le violoncelliste Gautier Capuçon, sera notamment de la partie pour le triple concerto avec la pianiste et légende vivante Martha Argerich. Cette dernière sera aussi la protagoniste du deuxième concerto pour piano et orchestre.

Cet hommage à Ludwig van Beethoven (1770-1827) comprendra aussi, en préambule le 29 avril à la salle Métropole, un récital de trois sonates interprété par Renaud Capuçon (violon) et Mao Fujita (piano).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Ne vous montrez trop têtu si une discussion ne tourne pas dans votre sens. Le lâcher-prise est un art que vous maîtrisez mal !

Les Sujets à la Une