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Suisse

Non à "99%", oui au "mariage pour tous", selon le sondage Tamedia

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Un sondage Tamedia montre qu'une majorité du peuple accepterait le "mariage pour tous", soumis en votation le 26 septembre. A l'inverse, l'initiative fiscale "99%" des Jeunes socialistes serait rejetée (photo symbolique). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

A sept semaines des prochaines votations fédérales, un sondage Tamedia montre qu'une majorité du peuple rejette l'initiative "99%" des Jeunes socialistes. A l'inverse, une majorité accepte l'autre objet soumis au scrutin le 26 septembre, le "mariage pour tous".

Selon le premier sondage 20 Minutes/Tamedia, publié vendredi, 49% des électeurs diraient non à l'initiative populaire des Jeunes socialistes "Autoriser l'imposition des salaires, rendre le capital plus équitable" (Initiative 99%). L'avance est toutefois courte: 45% des personnes interrogées soutiennent le texte. Et seulement 6% ne se sont pas encore décidés.

Sans surprise, l'initiative n'est soutenue que par la gauche (81% des électeurs du PS, 78% des Verts), alors que les électeurs de tous les autres partis rejettent fermement le texte.

"Nuisible à l'économie"

L'argument le plus convaincant pour les opposants est qu'un impôt plus élevé sur les revenus du capital nuirait à l'attractivité de la place économique suisse et, à moyen terme, à l'économie dans son ensemble. Deuxième argument: la Suisse répartit déjà suffisamment ses recettes fiscales.

Les partisans de l'initiative "99%" sont principalement d'avis que l'écart entre les nantis et les pauvres se creuse et que l'initiative créerait davantage de justice entre les gens ordinaires et les "super-riches", notamment via l'AVS, des réductions de primes ou des impôts progressifs sur le revenu et la fortune.

Mariage pour tous: avance confortable

Le "mariage pour tous" est lui soutenu par une confortable majorité à sept semaines du scrutin: 64% disent oui à cette adaptation de la législation, 35% s'y opposent.

A l'exception des électeurs de l'UDC, ceux de tous les autres partis y sont favorables. Les femmes soutiennent la proposition plus fortement que les hommes et les jeunes davantage que les personnes plus âgées.

Deux arguments principaux dominent dans chaque camp: la moitié des partisans déclarent que l'homosexualité et la bisexualité sont depuis longtemps dans la normalité, l'extension du mariage mettrait donc fin à une inégalité de traitement. Un tiers estime que l'Etat ne doit pas préférer une forme de vie à une autre.

Les opposants pensent eux qu'une extension n'est pas nécessaire, car les couples homosexuels ont déjà la possibilité de conclure un partenariat enregistré. Enfin, ils estiment que le mariage en tant qu'union est réservé aux couples formés par un homme et une femme.

Le sondage a été réalisé le 9 et 10 août auprès de 17'784 personnes dans les trois régions linguistiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

"Ils l'ont fait!": la presse suisse salue le titre de Gottéron

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Julien Sprunger et les Dragons, ici lors de leur arrivée au petit matin à Fribourg, ont mérité leur premier titre. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Fribourg-Gottéron a décroché jeudi soir son premier titre de champion, mettant fin à des décennies d'attente et de désillusions. La presse suisse salue un sacre aussi historique que mérité.

"Ils l'ont fait!", titre La Liberté, avec une immense photo en une du capitaine Julien Sprunger en train de soulever la Coupe. "Après ça, on peut mourir tranquille", poursuit le quotidien fribourgeois en tête du cahier sports, en référence à la phrase culte de Thierry Roland après le sacre de l'équipe de France à la Coupe du monde 1998. Envoyé spécial du journal à Davos, Pierre Schouwey n'y va pas par quatre chemins dans son commentaire. Il faut désormais construire "une statue pour +Juju+ (Sprunger), et vite!"

La Liberté, qui s'est temporairement renommé "La Victoire" sur son portail en ligne, a également publié un supplément de 28 pages consacré aux champions. "De Châtel-Saint-Denis à Flamatt ou du Lac-Noir à Estavayer-le-Lac et même au-delà, en passant par la Basse-Ville, où le club garde ses racines, Gottéron ne laisse personne indifférent", y écrit Patricia Morand. "Les Dragons écrivent l'histoire et leurs supporters entretiennent la légende."

"Le triomphe de l'obstination"

Pour 24 heures et la Tribune de Genève, "probablement que jamais auparavant, dans l'histoire du hockey suisse, un but n'avait été célébré avec une telle ferveur." La réussite en prolongation du Suédois Lucas Wallmark, "le héros du soir", a fait basculer tout un canton dans l'euphorie.

"A Fribourg, c'est tout un peuple qui a tordu le cou à la fatalité", écrit Florian Müller, chef des sports des journaux romands de Tamedia, dans un éditorial. Gottéron abandonne son "costume de perdant magnifique" pour "revêtir une parure de lumière". C'est le "triomphe de l'obstination".

Les journaux alémaniques rendent, eux aussi, largement hommage au sacre des Dragons. Pour la NZZ, ce titre est "une histoire de romantisme sportif" mais aussi "une bonne nouvelle pour le hockey sur glace suisse."

Le quotidien zurichois va plus loin: "Lausanne, Lugano, Zoug et Zurich sont financés par des milliardaires. Genève-Servette dépend du groupe Rolex. Depuis la pandémie, seules les équipes de cette liste ont triomphé. Gottéron en est en quelque sorte l'antithèse: il a mérité son titre grâce à sa résilience et sa persévérance."

Le "courage" de Zenhäusern

C'est la fin du slogan moqueur "Nie Schwiizermeister" (Jamais champion de Suisse) rappellent de leur côté les Freiburger Nachrichten. Dans son commentaire, Frank Stettler souligne également la "décision courageuse" du directeur sportif Gerd Zenhäusern de se séparer de l'entraîneur Christian Dubé en mai 2024. C'est à ce moment-là qu'avait été annoncée l'arrivée du Suédois Roger Rönnberg, plus d'un an avant son entrée en fonctions.

"Christian Dubé n'avait pas réussi à franchir la dernière étape, ce changement de paradigme entre une trop grande suffisance et une mentalité de gagnant", écrit le chef de la rubrique sportive. "Roger Rönnberg incarne exactement l'inverse: un changement de culture et une identité affirmée, sans pour autant renier l'esprit et l'âme de Gottéron."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le projet Toxic s'interroge sur les pollutions environnementales

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Du musée à la rue, le projet Toxic sur les polluants investit Lausanne dès le printemps 2026 (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les pollutions se rendent visibles: trois expositions et des balades sont organisées en plein coeur de Lausanne. Elles mettent en lumière l'omniprésence des polluants dans notre quotidien et invitent à s'interroger sur la manière dont les substances dangereuses sont réglementées.

C'est ce que propose le projet "Toxic. Les pollutions en questions". A l'exposition qui se tient depuis novembre dernier au Musée historique de Lausanne (MHL), s'ajoutent deux nouvelles expositions en plein air, gratuites, des balades sur des sites pollués (Toxic Tours) et une installation sonore immersive sur les dioxines du Vallon (Toxicorama): à voir et vivre du 4 mai au 5 juillet 2026.

"Cette démarche inédite croise science, mémoire urbaine et création artistique autour des pollutions environnementales, à savoir les dioxines, les PFAS, les microplastiques et les pesticides", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Histoire méconnue

Le MHL a, lui, enrichi son parcours permanent avec deux multimédias créés dans le cadre du projet "Toxic". Le public peut y découvrir l'histoire méconnue du Vallon et de la vallée du Flon, radicalement transformés dans les années 1950 par l'installation de la première usine d'incinération de Lausanne, responsable d'une importante pollution aux dioxines.

Les deux expositions temporaires en plein air prolongent cette réflexion. Dans la cour du gymnase de la Cité, l'exposition "Un bouquet de polluants" interroge les enjeux écologiques et sociaux liés à la production mondiale de fleurs coupées.

Dans le quartier du Vallon, l'exposition "L'incinérateur du Vallon" retrace, elle, l'histoire d'un quartier marqué par la pollution industrielle et questionne nos rapports aux injustices environnementales d'hier et d'aujourd’hui.

Les quatre balades, en partenariat avec L'éprouvette - UNIL, permettront d'explorer des sites touchés par des pollutions environnementales, là où la beauté des paysages tend à les rendre invisibles. Au fil des sorties, le public dialogue avec des scientifiques, des associations locales et des spécialistes de terrain autour de différents types de pollutions.

Orchestre de hauts-parleurs

Enfin, "Toxicorama" est une installation sonore conçue par l'artiste Louis Schild avec des scientifiques de l'UNIL et un collectif d'habitants, qui racontent leur enquête sur les traces des dioxines relâchées pendant des décennies par l'ancienne usine d'incinération du Vallon.

Le public est invité à s'immerger dans un acousmonium (orchestre de haut-parleurs) où témoignages et enregistrements de terrain donnent à entendre l'impact de ces polluants persistants sur les sols, le quotidien et la mémoire du quartier. L'installation sera d'abord présentée à La Grange de Dorigny, avant d'investir la friche du Vallon, du 3 au 5 juillet dans le cadre du festival de la Cité.

Le projet "Toxic" est un projet de médiation scientifique financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Il vise à faire dialoguer population et scientifiques autour des enjeux liés aux pollutions environnementales. Il est porté par des chercheurs travaillant sur les pollutions environnementales et venant de différentes disciplines, à la fois des sciences sociales et des sciences de la nature.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Christophe Darbellay succède à Mathias Reynard à la présidence

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Christophe Darbellay (à gauche) succède à Mathias Reynard (à droite) à la présidence du gouvernement valaisan (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Christophe Darbellay succède à Mathias Reynard à la présidence du gouvernement valaisan. Le Conseil d'Etat a désigné vendredi sa présidence pour la période allant du 1er mai 2026 au 30 avril 2027. Le ministre Franz Ruppen accède, lui, à la vice-présidence, selon un communiqué.

Le Conseil d'Etat du Canton du Valais renouvelle sa présidence chaque année, le 1er mai. Le centriste Christophe Darbellay est chef du Département de l'économie et de la formation, alors que l'UDC Franz Ruppen est, lui, responsable du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement.

"L'année présidentielle 2026-2027 de Christophe Darbellay sera placée sous le signe de la résilience. Elle s'articulera autour du thème 'A la rencontre du Valais'", indique le gouvernement dans son communiqué.

"Le président souhaite mettre en valeur et consolider la proximité du gouvernement avec la population valaisanne, en particulier à l'occasion du voyage du Conseil d'Etat prévu au mois d’août, mais aussi avec les Valaisannes et Valaisans qui travaillent ou qui se forment en dehors des frontières cantonales", est-il souligné.

Cette année présidentielle mettra également en évidence plusieurs domaines importants pour le canton: l'innovation, la tradition, le tourisme, le sport, l'artisanat ou encore la montagne. M. Darbellay entend aussi renforcer la place du Valais au sein de l'Etat fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Deux semaines de spectacles estudiantins sur le campus de Dorigny

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Du 4 au 16 mai, le campus lausannois se transforme en terrain d'expérimentation artistique (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le festival artistique universitaire Fécule va animer le campus de Dorigny durant les deux prochaines semaines. Dès lundi, plus de 350 étudiantes et étudiants, collaborateurs ou associations présenteront leur travail artistique sur le site universitaire lausannois. Trente-six événements sont programmés en treize jours.

Du 4 au 16 mai, le campus lausannois se transforme en terrain d'expérimentation artistique, avec une "création étudiante foisonnante, audacieuse et résolument contemporaine", indiquent les organisateurs dans un communiqué. Cette 19e édition met en lumière des productions de théâtre, de danse, de musique, d'improvisation, mais aussi des expositions et du cinéma.

Au menu, entre autres: des classiques revisités (Shakespeare, Yasmina Reza et Jean Cocteau) et une comédie musicale inspirée de Jack l'Eventreur. Une initiation au tango ou encore un atelier d'écriture sont aussi proposés. Plus de 3000 spectateurs sont attendus, selon les responsables.

Les représentations se tiennent à la Grange de Dorigny, mais aussi au Nucleo (au Vortex) ainsi qu'en extérieur sur le campus de l'UNIL et de l'EPFL. Chaque événement coûte cinq francs et un "pass festival" est disponible pour quinze francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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