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Art urbain et résidence d'artistes au coeur du vignoble valaisan

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La fresque, érigée au milieu des vignes et vernie mardi, marque l'ouverture de la résidence artistique Mont d'Or. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Accueillir des artistes d'arts visuels pour quelques jours ou quelques mois, c'est le principe de la nouvelle résidence artistique présentée mardi à la presse, en même temps qu'une fresque éphémère. Le tout au coeur du domaine viticole du Mont d'Or à Sion.

En ce tout début septembre, Issam Rezgui, alias Jasm One de son nom d'artiste, achève une fresque en noir et blanc de quinze mètres sur quatre. Sur la plateforme de sa nacelle qui se détache sur un ciel azur, il agite ses bombes de peinture et, par touches, donne naissance à un paysage viticole et à des vendangeuses, fichu sur la tête et brantes de vendange dans les mains.

L'artiste de street art s'est inspiré d'images du début des années 1900 issues des archives du domaine du Mont d'Or, vignoble sédunois constitué de 220 terrasses retenues par d'authentiques murs en pierres sèches. Son oeuvre, érigée au milieu des vignes et vernie mardi, marque l'ouverture de la résidence artistique Mont d'Or.

Quelques jours ou plusieurs mois

L'imposante bâtisse du 19e siècle a été mise gracieusement à disposition de l'association Art Valais par le propriétaire du domaine, le groupe Schenk, pour en faire "un lieu vivant", explique à Keystone-ATS Issam Rezgui, président fondateur d'Art Valais. Sur deux niveaux, elle abrite espaces de travail, de logement, cuisine et petite salle d'exposition.

Des graffeurs peuvent y passer quelques jours, le temps de réaliser une oeuvre dans la région. D'autres artistes issus des arts visuels au sens large pourront poser leur candidature pour une résidence de plusieurs mois dès 2022; "ils seront sélectionnés par la curatrice Isaline Pfefferlé, Art Valais et une commission", détaille Issam Rezgui.

"Les gens nous ont félicités"

Camil Hämmerli, graphic designer argovien de 35 ans et son épouse Polina Okean, 29 ans, street artiste et illustratrice russe, ont passé un peu plus d'une semaine dans la résidence. Le temps de créer une fresque sur un mur d'un bâtiment abritant des salles de cinéma à Sion.

Nourris, logés, les deux artistes ont aussi disposé de tout le matériel nécessaire. "C'est très rare de trouver de telles conditions. On nous a même livrés au pied de la fresque de la nourriture locale et bio", raconte Camil.

Leur fresque onirique et colorée du chef-lieu valaisan et des montagnes a suscité curiosité et intérêt. "Les passants s'arrêtaient pour nous regarder travailler. A la fin, des habitants ont ouvert leur fenêtre et nous ont félicités. C'est important pour nous que les personnes qui vivent là et voient notre oeuvre chaque matin l'apprécient".

Les deux artistes ont aussi beaucoup aimé la vie dans la résidence, stimulant les échanges entre créateurs. Dans son projet de résidence, Art Valais prévoit aussi des interactions avec le public grâce à une programmation culturelle et gourmande au coeur du domaine viticole.

Trouver l'ADN locale

Né à Genève, Issam Rezgui a grandi à Sierre où il a décroché un diplôme en design à l'Ecole d'art du Valais (actuelle EDHEA). Venu de la mouvance hip-hop et ayant beaucoup gravité dans le monde associatif, il vit à Lausanne et exerce son art en Valais, en Suisse et parfois jusqu'à Los Angeles, Dubaï ou Kiev.

A 38 ans, le Suisso-Tunisien dispose d'un imposant carnet d'adresses artistique et a su tisser des liens avec les communes valaisannes, le canton et des sponsors qui soutiennent financièrement Art Valais. Son association ambitionne de créer "le plus grand musée d'art urbain à ciel ouvert", avec des oeuvres "liées à l'ADN locale", et concocte actuellement un dossier pour financer le projet de résidence sur le long terme.

Perché sur sa nacelle, Jasm One observe sa fresque qui s'appuie sur l'un des quelque dix murs en béton que compte le vignoble de 24 hectares. "Elle restera en place jusqu'en novembre. L'an prochain, nous en prévoyons deux autres, et en 2023, pour le 175e anniversaire de notre domaine, nous en espérons six ou sept", indique Marc-André Devantéry, directeur du domaine du Mont d'Or.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'Usine à Gaz à Nyon dévoile une programmation riche et engagée

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Karine Grasset, directrice générale et artistique de l'Usine à Gaz à Nyon, et son équipe ont présenté mercredi le programme de la nouvelle saison, 2026-2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Usine à Gaz à Nyon (VD) a dévoilé mercredi le programme de sa saison 2026-2027. Au menu, trois créations, un artiste associé, de grands noms de la scène contemporaine, des rendez-vous musicaux dévoilés tout au long de la saison et un nouveau temps fort consacré au cirque. La saison démarre le 12 septembre prochain.

"Cette nouvelle saison célèbre les récits d'aujourd'hui, les héroïnes, la pop culture et les artistes qui imaginent de nouvelles façons d'habiter le monde", ont indiqué mercredi les responsables de la programmation. Celle-ci se veut "engagée, foisonnante et résolument contemporaine", ont-ils ajouté, proposant du théâtre, de la danse, du cirque, de l'humour et des musiques actuelles.

La programmation musicale sera dévoilée progressivement afin d'accompagner le rythme des musiques actuelles. Parmi les temps forts déjà annoncés figurent le concert intimiste d'Emily Loizeau, le retour de Chassol, plusieurs vernissages d'albums ainsi que des soirées électroniques imaginées avec différents collectifs. Les festivités du Nouvel An seront aussi révélées au fil de la saison.

"Pour Britney" Spears

Pour cette nouvelle saison, l'Usine à Gaz accompagne trois nouvelles productions qui "témoignent de la diversité des écritures scéniques d'aujourd'hui". "Le Procès de Jeanne Bloch" ouvre cette série de créations en octobre. Ecrite par François Hien et portée par la compagnie L'Harmonie Communale, cette pièce imagine une France basculée dans un régime autoritaire où une ancienne Première ministre est jugée pour trahison.

En janvier 2027, l'artiste associé Kiyan Khoshoie présentera "Body Electric", nouvelle création chorégraphique développée avec l'Usine à Gaz. Après une saison entière d'ateliers de mouvement menés auprès du public, le chorégraphe suisso-iranien réunit des interprètes venus d'horizons différents pour explorer un geste universel: danser ensemble.

En février, "Pour Britney", mis en scène et interprété par Sarah Calcine d'après le roman de Louise Chennevière, poursuit cette réflexion sur les représentations contemporaines. A travers la figure de Britney Spears, le spectacle "dépasse le récit biographique pour questionner le regard porté sur les femmes, la fabrication des icônes populaires et l'influence durable des images médiatiques sur toute une génération".

"Sacre du printemps" revisité

La saison 2026–2027 explore les histoires d'héroïnes, les rapports de pouvoir, les références à la culture populaire et les récits de celles et ceux qui cherchent à transformer le monde, soulignent encore les responsables des lieux.

Le théâtre fera dialoguer grands textes et nouvelles écritures avec notamment "Mesure pour Mesure" de William Shakespeare, le triptyque "J.C., Céline et Pedro" de Juliette Navis en ouverture de saison, et les spectacles de Laura Chaignat et Tiphanie Bovay-Klamet. Huit propositions seront particulièrement destinées au jeune public.

La danse sera également à l'honneur avec une nouvelle interprétation du "Sacre du printemps" signée Daniel Larrieu. Enfin, le cirque contemporain occupera une place importante jusqu'à un nouveau temps fort organisé en fin de saison en partenariat avec l'Elastique Citrique, le far° et la galerie Focale, dont la programmation sera dévoilée début 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Neuchâtel: le Musée d'ethnographie ouvre la porte aux skateurs

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L'exposition "Skate of Mind" montre les graphismes de planches de skateurs qui n'hésitent pas à bousculer les convenances jusqu'à l'extrême. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les skateurs pourront pratiquer leur art dans un musée à Neuchâtel. Le Musée d'ethnographie propose dès vendredi une exposition sur le skate, qui permettra aux visiteurs de "rider" sur différents modules qui évolueront au gré des ateliers d'auto-construction.

"Un des objectifs de cette exposition est de pousser des jeunes et des personnes qui n'entrent pas forcément dans les institutions muséales à se déplacer", a déclaré à Keystone-ATS Aurélie Carré. La directrice du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN) présente sa première grande exposition depuis qu'elle est à ce poste en octobre 2024.

"Ce laboratoire à mobilité augmentée n'est pas juste une coquetterie. Si l'on veut mettre en scène du patrimoine culturel, il faut que le processus soit vivant et collaboratif", a ajouté la directrice.

L'exposition "Skate of mind" est aussi destinée aux non-initiés. Ces derniers pourront par exemple découvrir l'histoire de ce sport et le tester sans risque de chute avec un simulateur embarqué "collector" - il en reste que deux en Europe- d'un jeu de 1987.

Le premier brevet pour un skateboard date de 1962. La planche a séduit rapidement les jeunes Bâlois, pionniers en Suisse, qui se sont approprié la fontaine aux plans inclinés du Bruderholzspital. La culture skateboard est souvent érigée au rang d’art de vivre et revendique une place à part, entre sport, art, éthique et philosophie.

Après le succès en 1985 du film "Retour vers le futur", le skateboard gagne en popularité. Cette médiatisation accrue cristallise le stéréotype d'un skateur jeune, blanc, d'un bon niveau socio-économique et jouissant d'une liberté sans limites. Dans les années 1990, le skate est au creux de la vague, ouvrant la voie à une tendance punk, une image d'irrévérence qu'il entretient toujours.

Le skate de plus en plus féminin

"Si le skate reste un milieu à prédominance masculine, les filles y sont de plus en plus visibles et revendiquent de plus en plus le droit d'occuper aussi un espace public", a expliqué Aurélie Carré. Des ONG y travaillent. A Kaboul, le skate est un prétexte pour faire l'école aux filles. En Bolivie, un collectif de femmes autochtones skatent en détournant leur costume traditionnel.

Faisant une large place à la culture visuelle, l’exposition explore le skater’s eye, cette lecture singulière de l’environnement en quête inlassable de nouveaux spots. Pour l'exposition, Fred Mortagne révèle le potentiel des "toblerones", ces obstacles antichars dont la silhouette bétonnée hante les frontières suisses.

Le skateur finlandais Jaakko Ojanen les a domptés sous l'oeil du photographe français. Le Fribourgeois Yves Marchon en a tiré un documentaire, intitulé "Shapes of Resistance".

Le photographe zurichois Alan Maag va aussi présenter son travail où il pense le skateboard comme un miroir qui révèle la part artistique et philosophique de notre monde.

50 planches collector à vendre

A l'image du skate, où l'innovation est reine et où copier une figure déjà validée sur un spot est exclue, le musée veut montrer avec "Skate of mind" que le patrimoine du skateboard réside dans la réactivation constante des espaces par ses pratiquants. Des sessions skate pour enfants ou pour personnes plus avancées sont prévues. Le MEN a édité également 50 planches de skateboard collector, qui seront vendues sur place.

L'exposition a été réalisée en collaboration avec le projet de recherche "Santé et urbanisme participative: la gouvernance des projets de skateparks “Do It Yourself” et leur contribution au bien-être des jeunes" de la Haute Ecole de travail social de Fribourg et de la Haute Ecole de gestion Arc de Neuchâtel.

Le vernissage de l'exposition, qui se tient jusqu'au 7 mars 2027, aura lieu vendredi soir, tout comme celui de "Chroniques anthropiques". Cette dernière est le fruit d’une collaboration avec l’Académie de Meuron et prendra place dans le parc fraîchement rénové.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sean Penn réalisera un film sur l'assaut du Capitole (médias)

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L'acteur américain Sean Penn va réaliser sur l'assaut du Capitole américain le 6 janvier 2021. (© KEYSTONE/AP/Richard Shotwell)

L'acteur américain triplement oscarisé Sean Penn réalisera un film sur un policier pris dans l'assaut du Capitole américain le 6 janvier 2021, ont annoncé mardi des médias américains.

Avec Sean Penn à la réalisation et au scénario, le film racontera la vie de ce policier qui pourrait être incarné par Bradley Cooper, selon le média spécialisé Deadline. Le tournage est prévu pour le milieu de l'année prochaine, précise la même source.

Sollicités par l'AFP, les représentants de Sean Penn n'ont pas donné suite dans l'immédiat.

Le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump, chauffés à blanc par ses accusations sans fondement de fraude électorale, avaient pris d'assaut le Capitole, sanctuaire de la démocratie américaine, pour tenter d'y empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.

Donald Trump, qui n'a jamais reconnu sa défaite électorale, nie toute responsabilité dans l'attaque et a qualifié les participants de "patriotes".

Dès son retour à la Maison Blanche, le président américain a gracié par décret quelque 1250 condamnés pour cet assaut, commuant la peine de 14 autres et ordonnant l'arrêt des poursuites contre des centaines d'accusés encore en instance de jugement.

Connu pour son engagement politique et social à gauche, Sean Penn avait assisté aux auditions publiques de la commission parlementaire chargée d'enquêter sur cet événement. À l'époque, l'acteur avait été photographié aux côtés d'agents ayant fait face à l'assaut, dont Michael Fanone.

Ce dernier, qui avait témoigné devant la commission, a écrit un livre pour raconter le traumatisme subi lors de l'assaut - il avait été victime d'un arrêt cardiaque et d'un traumatisme crânien.

L'identité du policier dont s'inspire le film n'a toutefois pas été révélée.

Les droits du film ont été acquis par Warner Bros, selon des médias spécialisés. Le célèbre studio est en cours de rachat par le conglomérat Paramount Skydance, dont le patron David Ellison est considéré comme proche de Donald Trump.

Warner Bros avait produit "Une bataille après l'autre", sacré meilleur film aux Oscars, et qui a permis à Sean Penn de recevoir en mars son troisième Oscar.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Cinq nouvelles récompenses et de nouvelles règles pour les Grammy

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Le prix de la catégorie révélation a été attribué à des artistes comme Olivia Rodrigo, Chappell Roan et Olivia Dean (en photo). (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

L'association organisatrice des Grammy Awards a annoncé mardi cinq nouvelles récompenses ainsi que des changements de règles susceptibles d'avoir un impact sur certaines catégories très convoitées, notamment celle de la révélation de l'année.

Les nouvelles catégories créées par l'association américaine de l'industrie du disque, qui organise la célèbre cérémonie musicale, récompenseront la meilleure chanson latine, la meilleure performance de musique pop asiatique, la meilleure collaboration R&B ou performance de duo ou groupe, la meilleure performance vocale de pop traditionnelle et le meilleur album de folk traditionnel.

Ces nouveaux prix seront décernés à partir de la prochaine cérémonie, prévue en février 2027 à Los Angeles. Le nombre total de catégories atteint désormais 100.

La Recording Academy a également modifié certaines règles, notamment le nombre de fois qu'un artiste peut se présenter dans la catégorie révélation.

Très convoité, ce prix récompense les talents émergents et a notamment été attribué à des artistes comme Olivia Rodrigo, Chappell Roan et Olivia Dean. Il sera désormais possible de se présenter jusqu'à quatre fois, contre trois auparavant, permettant aux artistes ayant atteint la limite de reconcourir une fois de plus.

"Les changements proposés par les membres de notre Recording Academy témoignent de la richesse de l'industrie musicale actuelle et de la multitude de genres, de techniques et de créateurs qui la façonnent", a souligné le patron de l'organisation, Harvey Mason Jr., dans un communiqué. Il a promis que la prochaine cérémonie refléterait "la croissance extraordinaire que connaît le monde de la musique".

Les nominations aux Grammy Awards seront annoncées le 16 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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