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Économie

Les assureurs suisses ont vu leurs bénéfices reculer en 2020

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Dans l'assurance-maladie, huit entreprises se sont partagé 84% de l'ensemble du volume des primes en 2020, signale la Finma dans son rapport annuel sur la branche. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les effets de la pandémie de coronavirus ont pesé sur les affaires des assureurs en Suisse l'an dernier et en particulier sur les bénéfices. Les parts de marché respectives ont peu évolué.

En 2020, les entreprises suisses d'assurance ont réalisé un résultat agrégé de 7,5 milliards de francs, soit une baisse de moitié par rapport à 2019, selon le rapport sur le marché de l'assurance de 2020 publié jeudi par l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma).

Les bénéfices annuels des entreprises d'assurance-vie ont diminué d'un tiers à 1 milliard de francs et ceux des assureurs non-vie de près de 40% à 6,3 milliards de francs, principalement en raison du recul des produits résultant des activités de placements.

Les entreprises de réassurance ont vu leur résultat annuel fondre à 227 millions de francs, contre 3,6 milliards, les placements des capitaux ayant beaucoup moins rapporté que l'année précédente.

Les professionnels du secteur ont pu maintenir leurs fonds propres (-0,4 % à 87,4 milliards de francs). En raison du recul des bénéfices annuels, les rendements des fonds propres se sont, eux, réduits de 8,76 points de pourcentage à 8,58%.

Le volume des primes brutes a reculé de quasiment 8% sur un an, à cause de la pandémie de coronavirus mais aussi d'une politique de souscription plus restrictive de la part des entreprises d'assurance-vie dans la prévoyance professionnelle. Celui des entreprises de réassurance s'est contracté de 11%, avant tout à mettre sur le compte de Swiss Re.

Ratio de solvabilité dégradé

Le ratio de solvabilité (ou la capacité des assureurs à supporter les risques) affiche 216%, correspondant à une baisse de 10 points de pourcentage. La Finma exige un taux de 100%.

Du côté des six plus grands assureurs-vie, le volume global des affaires directes a diminué d'environ 20%. Leur part globale sur le marché a reculé à 87,5%, contre presque 90% un an plus tôt. Swiss Life domine largement, avec une part de marché stable de 43,4%. Il est suivi par Helvetia (12,2%) et Bâloise (11,2%), puis Axa Vie, Allianz et Zurich.

Pour les assureurs dommages, la part de marché des huit principaux acteurs, hors assurance-maladie, a augmenté de 1,1 point de pourcentage à 84,4%, avec Axa, La Mobilière et Zurich en tête. De plus, 90 autres assureurs dommages ayant leur siège ou des succursales en Suisse se partagent les 15,6% restants.

Dans les affaires d'assurance-maladie, la situation du marché n'a guère évolué depuis 2019. Huit entreprises totalisent 84% de l'ensemble du volume des primes, comme Helsana, Swica, CSS, Visana et Groupe Mutuel dont les parts oscillent entre 18% et 10,7%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La Fed choisit le statu quo sur les taux

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Après une série de baisse, la Fed a décidé de laisser ses taux d'intérêt inchangés (archives). (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé mercredi de laisser ses taux d'intérêt inchangés. Une décision qui interrompt la série de baisses enclenchée en septembre et a été désapprouvée par deux hauts responsables.

La banque centrale explique dans son communiqué que la croissance apparaît "robuste" aux Etats-Unis, suggérant que l'économie n'a pas besoin de soutien supplémentaire.

Sur douze votants, deux se sont opposés à cette décision, préférant une diminution des taux d'un quart de point: le gouverneur Stephen Miran, dont la défection était attendue, ainsi que le gouverneur Christopher Waller, qui figure parmi les favoris de la Maison Blanche pour prendre la tête de la Fed.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Perquisitions chez Deutsche Bank, soupçons de blanchiment d'argent

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La police s'est invitée mercedi dans les bureaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin. (archive) (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Des perquisitions sont en cours dans les locaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin pour des soupçons de blanchiment d'argent, a indiqué mercredi le parquet dans un message à l'AFP.

L'enquête concerne des "responsables non identifiés et employés de la Deutsche Bank pour des soupçons de blanchiment d'argent et d'autres manquements connexes au titre de la loi sur le blanchiment d'argent", a affirmé le parquet.

Selon des sources financières, le procureur s'intéresse à des événements survenus entre 2013 et 2018.

Selon le site d'information Der Spiegel, la perquisition à Francfort a commencé juste après 09H00 GMT et a mobilisé une trentaine d'enquêteurs en civil.

"La banque coopère pleinement avec le parquet", a indiqué dans un message à l'AFP la première banque d'Allemagne, qui n'a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires.

"Dans le passé, Deutsche Bank entretenait des relations d'affaires avec des sociétés étrangères qui, dans le cadre d'autres enquêtes, sont elles-mêmes soupçonnées d'avoir été utilisées à des fins de blanchiment d'argent", a expliqué le parquet.

Les perquisitions en cours sur les sites de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin ont pour objectif "d'éclairer davantage" les faits.

Selon des informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'enquête concernerait plus particulièrement l'oligarque russe et client de la Deutsche Bank Roman Abramovitch, qui a été sanctionné par l'Union européenne à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine en mars 2022.

Deutsche Bank aurait tardivement transmis aux autorités une ou plusieurs déclarations de soupçons de blanchiment d'argent visant des sociétés de l'oligarque, selon le média allemand.

Interrogés par l'AFP à ce sujet, ni la banque ni le parquet de Francfort n'ont souhaité faire de commentaire.

Deutsche Bank présente jeudi ses résultats pour l'année 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Carl-Vogt: la Chambre immobilière admet qu'"il faut mieux faire"

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De nombreux locataires de cinq immeubles du quartier de la Jonction ont vu leurs baux résiliés à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Chambre genevoise immobilière estime qu'"il faut mieux faire" après l'affaire des nombreux locataires dont les baux ont été résiliés au boulevard Carl-Vogt à Genève. Mais elle insiste sur les contraintes imposées par la loi aux régies.

"On devrait immédiatement proposer de rencontrer les locataires" avant toute rénovation lourde qui demande leur départ, affirme le secrétaire général de la Chambre immobilière, Christophe Aumeunier, dans un entretien publié mercredi par la Tribune de Genève. Selon lui, la pénurie de logements "exige" cette approche pour expliquer pourquoi les travaux doivent être faits. Après cette polémique, la régie Naef a promis un suivi personnalisé pour les personnes lésées.

De son côté, la Chambre recommande habituellement que les locataires puissent conserver leur appartement pendant les rénovations. Pas possible "dans une minorité de cas" comme celui du quartier de la Jonction, affirme toutefois son secrétaire général.

"Les travaux prévus sont très lourds. L'immeuble est très vétuste" et il n'est pas conforme à plusieurs dispositifs légaux, selon lui. Face à une réglementation très serrée pour les rénovations énergétiques, les propriétaires ne peuvent se voir reprocher d'oeuvrer pour améliorer la situation, insiste M. Aumeunier.

Et de s'en prendre à l'Asloca qu'il accuse de se plaindre quand les charges sont trop importantes pour les locataires tout en entravant les rénovations. Le secrétaire général réfute toute volonté de diminuer la portée de la loi sur les démolitions et les rénovations. Celle-ci "doit être appliquée", glisse-t-il.

L'affaire de Carl-Vogt pourrait se répéter ailleurs. Sans pouvoir donner de chiffre exact, M. Aumeunier estime lui que des dizaines d'immeubles pourraient être affectés, mais la pénurie rend plus difficiles les relogements. Il faut que les propriétaires, les régies et l'Etat dialoguent, selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Valais: un nouveau géologue cantonal pour gérer l'avenir de Blatten

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Guillaume Favre-Bulle (en image) a succédé à Raphaël Mayoraz, le 1er octobre dernier. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Depuis le 1er octobre 2025, Guillaume Favre-Bulle est à la tête du service des dangers naturels du canton du Valais (SDANA). Le quotidien du nouveau géologue cantonal demeure notamment rythmé par la catastrophe de Blatten, survenue le 28 mai dernier.

Titulaire d’un master en géoscience de l’environnement de l’Université de Lausanne, le successeur de Raphaël Mayoraz, parti en retraite, a travaillé durant 15 ans dans des bureaux de géologie et d’ingénierie, avant de rejoindre l’Etat du Valais en 2017. En 2022, il est devenu chef de la section dangers géologiques et ressources du sous-sol au sein du SDANA.

Le 28 mai 2025, l’habitant de Prarreyer (44 ans) a vécu au plus près l’éboulement du Petit Nesthorn, au-dessus de Blatten. "Au moment de la rupture du glacier, j’étais en train de regarder la webcam, conscient qu’il y avait beaucoup d’activités dans le secteur", raconte-t-il. "Tout d’un coup, j’ai vu l’éboulement partir. Je me suis levé d’un bond de ma chaise. Le scénario du pire était devenu réalité, devant mes yeux."

Encore un risque concret

Après le drame lui-même, la priorité du SDANA a été de réussir à sécuriser le lac qui s'est formé pour l’hiver, à évaluer les dangers en aval du dépôt et sur celui-ci. Parallèlement, une carte des dangers réactualisée a vu le jour (70% du village détruit est désormais placé en zone rouge). Pour Blatten, la facture des travaux subventionnés par le SDANA se monte actuellement à environ 20 millions de francs, selon son chef de service.

Si 10 millions de mètres cubes de morceaux de roches, de gravats et de glaces se sont abattus en 2025 sur le coeur du village haut-valaisan, la montagne pourrait encore faire des siennes. "Un million de mètres cubes peuvent encore tomber du jour au lendemain du Petit Nesthorn", admet Guillaume Favre-Bulle.

D'où un monitorage prioritaire du secteur toujours d'actualité. Par ailleurs, d’autres éboulements ou épisodes de laves torrentielles pourraient encore se produire. Ils auraient comme conséquence d'augmenter la superficie actuelle du lac.

Cinq ans pour faire fondre la glace

Environ 3 millions de mètres cubes de glace restent, eux, toujours emprisonnés dans la masse de sédiments. Ils fondent très lentement. "Nous allons chercher à créer de grandes tranchées pour drainer toute l’eau qui se trouve dans le dépôt. Cela risque de prendre environ 5 ans, selon les spécialistes", avoue le Bagnard.

A terme, ce terrain, qui ne pourra plus figurer dans une zone constructible, pourrait être rendu à l’agriculture. Une réflexion est en cours au niveau de l’Etat du Valais.

Pour ces prochains mois, le scénario idéal consisterait à ce que la rivière Lonza reste dans son lit actuel "et que l'on ait juste le phénomène d'érosion à surveiller. Pour cela, il faudrait avoir un été sans gros orage", indique le géologue.

Rassurer la population

Depuis 2024, le Valais a été victime d’importants aléas climatiques. Outre Blatten, on peut citer pêle-mêle le débordement du Rhône dans la région de Sierre (juin 2024) ou les dizaines de laves torrentielles descendues à proximité de Lourtier (2024-2025). Un nombre d'événements marquants en hausse qui inquiète la population valaisanne.

"Cela va être un de mes gros challenges, avec les conséquences du réchauffement climatique", confirme Guillaume Favre-Bulle. "Si on ne peut malheureusement pas toujours protéger le bâti existant, nous avons des mesures préventives pour mettre la population en sécurité, comme l’évacuation." En ce sens, le comportement des citoyens se doit aussi d’être exemplaire "en ne s’exposant pas au danger, en évitant de s’approcher d’un phénomène naturel en cours ou en évitant de prendre sa voiture lors d’un orage hors normes."

"Une hantise"

Actuellement, 150 lieux sont monitorés en Valais afin de prévenir une catastrophe majeure et d'y réduire au maximum les risques pour la population.

En songeant au présent et au futur, Guillaume Favre-Bulle admet "une hantise": la fatalité. "L’élément que l’on ne peut pas prévoir, pas contrôler, tel un rocher qui tombe sur un véhicule. Il nous est impossible de sécuriser chaque caillou du réseau cantonal." Autre préoccupation pour le géologue cantonal: les orages violents de plus en plus fréquents.

Importants dossiers en cours

En décembre dernier, le Grand Conseil a refusé d’allouer 9 emplois à plein temps supplémentaires au SDANA. "Cette décision a comme conséquence de devoir prioriser certains projets", conclut Guillaume Favre-Bulle.

Outre le dossier Blatten et le chantier de la 3e correction du Rhône, l'aménagement de la Dranse à Martigny (plus de 30 millions), des travaux sur la Vièze à Monthey (environ 20 millions), sur la Navizence en Anniviers (40 millions) et sur le Baltschiederbach (23 millions) sont les principaux chantiers présentement gérés par le SDANA. Ceux-ci se réaliseront sur plusieurs années, à raison de 2 à 4 millions par année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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