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La Sierra Leone abolit la peine de mort

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"Au bout de vingt ans, nous tenons la promesse que nous nous étions faite en tant que Nation", a déclaré le président Julis Maada Bio (Archives) (© KEYSTONE/AP/JUSTIN LANE)

Après avoir longtemps résisté aux pressions des défenseurs des droits humains, la Sierra Leone est devenue vendredi le dernier pays en date à abolir la peine de mort. Le pays se situe en Afrique de l'ouest.

"Aujourd'hui, nous écrivons à nouveau une page d'histoire. Nous exorcisons en tant que Nation les horreurs d'un passé cruel", a déclaré le président Julius Maada Bio lors de la cérémonie de promulgation de l'abolition à Freetown, capitale de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest. "Au bout de vingt ans, nous tenons la promesse que nous nous étions faite en tant que Nation: au bout de vingt ans, la peine de mort est enfin totalement abolie en République de Sierra Leone", a-t-il dit.

Une cinquantaine d'Etats continuent d'appliquer la peine capitale dans le monde, par décapitation, pendaison ou encore injection létale. Sur le continent africain, une trentaine de pays maintiennent ce châtiment dans leur législation, mais une bonne partie d'entre eux n'ont pas procédé à des exécutions ces dernières années. En avril, la Cour suprême du Malawi a déclaré la peine capitale contraire à la Constitution.

En Sierra Leone, la première exécution capitale remonte officiellement à 1798, une décennie après la fondation de la colonie par la Grande-Bretagne pour des esclaves affranchis, a indiqué à l'AFP le ministre adjoint de la Justice Umaru Napoleon Koroma, joint au téléphone.

La loi sierra-léonaise de 1991 prévoyait la peine capitale pour le vol aggravé, le meurtre, la trahison et la mutinerie. Les dernières exécutions dataient de 1998, quand 24 officiers de l'armée avaient été mis à mort après une tentative de coup d'Etat un an auparavant. Les peines de mort étaient généralement commuées en réclusion à perpétuité.

En 2020, le président a commué sept peines de mort, a dit le ministre adjoint de la Justice. Mais 94 personnes restaient sous le coup d'une telle condamnation à la fin de l'année dernière, a-t-il dit. La Sierra Leone, comme les autres pays non abolitionnistes, restait critiquée par les défenseurs des droits humains pour la persistance de la peine dans la loi. Le gouvernement a annoncé sa volonté d'abolition en mai.

"Hostilité ouverte"

Le 23 juillet, à l'issue d'un vif débat, les députés ont voté l'abolition de la peine de mort, remplacée par une peine d'emprisonnement à perpétuité ou à un minimum de 30 ans. L'abolition restait cependant suspendue à la promulgation par le chef de l'Etat.

"La première fois que j'ai proposé d'abolir entièrement la peine de mort pour tous les crimes capitaux, cela a rencontré un large scepticisme, du cynisme et même une hostilité ouverte", a-t-il dit vendredi. "Ma position était de dire non à la peine de mort sous toutes ses formes, pour quelque crime que ce soit", a-t-il dit parlant de châtiment "cruel, inhumain et dégradant".

"Nous sommes un pays civilisé; nous ne devons exécuter personne et nous n'exécuterons plus jamais personne dans cette République souveraine", a-t-il dit. "En abolissant la peine de mort en Sierra Leone, nous affirmons aujourd'hui notre foi dans le caractère sacré de la vie", a-t-il déclaré.

Malgré un sol riche en diamants, la Sierra Leone est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Son économie, gangrenée par la corruption, a été dévastée par une guerre civile atroce (1991-2002) qui a fait quelque 120'000 morts.

Une commission vérité et réconciliation mise en place pour enquêter sur le brutal conflit avait recommandé dans les années 2000 l'abolition de la peine de mort, l'assimilant à "un affront à la civilisation". Mais les dirigeants sierra-léonais s'y étaient opposés. Les tribunaux ont ainsi condamné 84 personnes à la peine de mort entre 2016 et 2020, selon l'ONU. "Aujourd'hui, nous honorons une recommandation cruciale de la commission vérité et réconciliation", a dit le président.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le pape Léon XIV nomme un ancien sans-papiers évêque aux Etats-Unis

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Evelio Menjivar-Ayala a immigré aux Etats-Unis, sans papiers, dans les années 90. Il est aujourd'hui évêque. (© KEYSTONE/AP/Luis Andres Henao)

Le pape Léon XIV a nommé vendredi évêque de Virginie-Occidentale un ancien migrant sans papiers aux Etats-Unis, après avoir critiqué la guerre en Iran et la politique de Donald Trump sur l'immigration.

Le Vatican a annoncé dans un communiqué la nomination d'Evelio Menjivar-Ayala, 56 ans, actuellement évêque auxilliaire à Washington, évêque du diocèse de Wheeling-Charleston, en Virginie-Occidentale.

Né au Salvador, Evelio Menjivar-Ayala a émigré aux Etats-Unis en 1990, selon le site internet du diocèse de Washington.

Il a raconté être né dans la pauvreté et avoir fui le conflit armé dans son pays en émigrant aux Etats-Unis.

D'abord arrêté au Mexique alors qu'il tentait d'entrer aux Etats-Unis, il a dit dans une interview l'année dernière avoir versé un pot-de-vin pour être relâché, et avoir franchi la frontière à Tijuana.

Il a été ordonné prêtre en 2004.

Le pape Léon XIV, né aux Etats-Unis, a essuyé le mois dernier les critiques de Donald Trump - qui l'a qualifié de "faible" - après avoir qualifié d'"inacceptable" sa menace de détruire l'Iran.

Il a également qualifié la politique du président américain à l'égard des migrants d'"extrêmement irrespectueuse", appelant à "traiter les gens avec humanité".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Partage de virus et vaccins: négociations à l'OMS prorogées d'un an

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que des "avancées réelles" ont été observées cette semaine dans les négociations à Genève pour un système de partage des virus et des vaccins (PABS) (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les membres de l'OMS admettent leurs divisions dans les négociations sur un système de partage des virus et des vaccins en cas de pandémie (PABS). Vendredi soir à Genève, incapables de consensus en un an, ils ont décidé de proroger les discussions d'un an additionnel.

Au terme d'une nouvelle semaine de pourparlers, pays riches et pays en développement n'ont pu arriver à un accord. La prolongation devra être formellement approuvée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui démarre le 18 mai à Genève. La prochaine série de discussions aura lieu en juillet.

"Vous avez montré un engagement fort", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Des avancées réelles ont été observées" mais "des différences importantes" subsistent, a-t-il ajouté.

Les Etats doivent aboutir à une annexe à l'accord historique arraché l'année dernière. Celle-ci est importante parce qu'elle conditionne le processus de ratification de cet arrangement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un des trois porte-avions US au Moyen-Orient a quitté la région

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Le plus grand porte-avion du monde, le Gerald Ford ici lors de sa dernière escale en Croatie fin mars, est en mer depuis 10 mois. Outre un incendie dans la buanderie, il a notamment connu des soucis de toilettes. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'USS Gerald Ford, porte-avions américain déployé au Moyen-Orient pour la guerre en Iran, a quitté la région, a indiqué un responsable américain vendredi, deux autres de ces bâtiments y restant positionnés.

Le plus grand porte-avions du monde se trouve actuellement dans la zone de commandement américain pour l'Europe, selon ce responsable, qui a estimé à vingt le nombre de navires de la marine américaine restant déployés au Moyen-Orient. Ce décompte inclut les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS George Bush.

Le Ford est en mer depuis plus de dix mois. Avant d'être dépêché vers le Moyen-Orient, il a participé aux opérations américaines dans les Caraïbes, où Washington a mené une intense campagne de frappes aériennes contre des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic, saisi des pétroliers sous sanctions, et, surtout, capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.

L'imposant bâtiment a été redirigé par Donald Trump vers le Moyen-Orient mi-février. Fin mars, il avait un temps fait escale en Croatie pour des opérations de maintenance après le déclenchement d'un incendie dans la buanderie principale deux semaines plus tôt, blessant deux marins.

Il a aussi été confronté à de sérieux problèmes avec ses installations sanitaires, la presse américaine rapportant des canalisations bouchées et de longues files d'attente aux portes des toilettes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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RDC: l'ex-président Kabila dénonce des sanctions "injustifiées"

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L'ancien président de la République démocratique du Congo a dénoncé les sanctions des Etats-Unis (archive). (© KEYSTONE/AP/JEROME DELAY)

Les Etats-Unis ont sanctionné l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. Ils l'accusent de soutenir le groupe armé M23. Vendredi, M. Kabila a dénoncé une décision "profondément injustifiée".

Washington a accusé jeudi M. Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, de chercher à "déstabiliser le gouvernement de RDC" et d'apporter un soutien financier au M23, groupe antigouvernemental soutenu par le Rwanda, qui s'est emparé de vastes pans de territoires dans l'est du pays et clame sa volonté de renverser le régime du président Félix Tshisekedi.

M. Kabila "a appris avec étonnement la décision du gouvernement américain le visant, décision qu'il considère profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables", selon ce communiqué transmis à l'AFP.

Sur liste noire

L'ex-président, qui se trouve désormais sur la liste noire des personnalités frappées de sanctions économiques par le service gouvernemental américain OFAC, "rassure le peuple congolais" de "sa détermination à ½uvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature", ajoute le texte.

De son côté, Kinshasa a salué vendredi un "acte important en faveur de la lutte contre l'impunité", qui "restreint les capacités de mobilisation financière" et "de soutien logistique susceptibles d'alimenter et de prolonger la guerre".

Fin septembre, la justice congolaise avait condamné M. Kabila par contumace à la peine de mort pour "complicité" avec le M23 et sa branche politique, l'Alliance fleuve Congo (AFC).

La décision américaine "se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa qui avait été incapable de soutenir les accusations formulées contre lui par la moindre preuve devant la justice militaire congolaise", a estimé M. Kabila.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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