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Culture

Choc en Suède après le meurtre d'un rappeur de 19 ans

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L'affaire a suscité l'émoi dans le pays scandinave. Ici, un homme rend hommage au rappeur près des lieux du crime. (© KEYSTONE/AP/Henrik Montgomery)

Il était une des stars locales du hip-hop: Einar, un rappeur suédois de 19 ans, a été tué par balles dans la nuit de jeudi à vendredi à Stockholm. L'affaire a suscité l'émoi dans le pays scandinave confronté à une multiplication des règlements de comptes armés.

Le crime intervient après une série d'agressions, d'enlèvements et d'affaires criminelles ces dernières années qui illustrent la violence croissante sur la petite scène du "gangsta rap" suédois, lui-même parfois lié à une nébuleuse de bandes criminelles.

Le jeune homme, déjà victime d'un enlèvement violent en 2020, a été touché par plusieurs balles au pied d'un immeuble dans le quartier résidentiel de Hammarby Sjöstad. Retrouvé grièvement blessé, il y est mort peu après l'arrivée des secours vers 23h00, dans ce quartier prisé et habituellement calme proche du centre de la capitale, a indiqué à l'AFP Towe Hägg, une porte-parole de la police de Stockholm.

Une enquête a été ouverte pour meurtre et la police interroge des témoins pour identifier un ou des suspects. Rappant en suédois, Einar avait été l'artiste le plus écouté sur Spotify en Suède en 2019, année où il avait percé avec les titres "Katten i trakten" ("Le chat dans le secteur") et "Nu vi skiner" ("Maintenant que nous brillons").

Mais le succès était allé avec de vives rivalités et des conflits avec d'autres stars locales. "Je comprends qu'il représentait beaucoup pour pas mal de jeunes. C'est tragique qu'une vie de plus ait été perdue", a déclaré depuis Bruxelles le Premier ministre Stefan Löfven.

Des milliers de fans et d'amis du rappeur ont pris d'assaut les réseaux sociaux pour exprimer leur chagrin. "Einar était un vrai frère pour moi et il va tellement me manquer. Nous venons de sortir notre premier disque la semaine dernière", a écrit le producteur Trobi dans un commentaire sur Instagram.

"Le 'Nisse' (diminutif de Nils) que j'ai eu l'honneur de connaître était un gars chaleureux et aimant et c'est ainsi que je me souviendrai de toi pour toujours", a témoigné sur ses réseaux le chanteur Victor Leksell.

Mesures de protection

Beaucoup des chansons du jeune artiste, qui avait reçu de nombreuses récompenses, faisaient référence à une vie de délinquance, évoquant la drogue et les armes. Le jeune rappeur était en conflit ouvert avec une autre star locale du rap. Ce dernier avait été condamné en juillet à dix mois de prison pour un projet manqué d'enlèvement d'Einar en 2020.

Si ce projet de kidnapping avait échoué, Einar avait bel et bien été enlevé quelques semaines plus tard, sans que son rival soit cette fois impliqué. Un autre rappeur, avait été condamné à deux ans et demi de prison dans cette affaire, pour complicité d'enlèvement et de vol. L'affaire est actuellement examinée en appel.

En première instance, Einar avait été appelé à assister au procès en qualité de requérant, mais ne s'était volontairement jamais présenté, a déclaré à l'AFP son avocat Rodney Humphreys. Il avait de nouveau été appelé à témoigner la semaine prochaine.

L'artiste, qui faisait l'objet de mesures de protection, avait lui-même été soupçonné d'être impliqué dans une agression au couteau dans un restaurant du centre de Stockholm il y a quelques jours, selon les médias suédois.

"Violence insensée"

En 2019, un autre rappeur suédois, le moins connu Rozh Shamal, avait déjà été tué dans une banlieue de Stockholm. Ces dernières années, la Suède, réputée pour être un pays paisible, est confrontée à une vague de règlements de comptes et de fusillades mortelles attribuée à des bandes mafieuses.

Au 15 octobre, 40 personnes ont péri cette année dans 273 fusillades dans le royaume de 10,3 millions d'habitants, selon la police. Vendredi, plusieurs responsables politiques ont appelé à l'action face à la situation.

"Nous sommes nombreux à être en deuil, à en avoir assez de cette violence insensée et à vouloir lutter contre la criminalité des gangs", a dénoncé sur Twitter la cheffe du Centre, Annie Lööf tandis que la responsable du Parti de gauche Nooshi Dadgostar a plaidé pour "un leadership politique qui reprenne le contrôle".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les studios d'animation Ghibli s'invitent au mudac de Lausanne

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Au mudac à Lausanne, la rétrospective consacrée au Japonais Isao Takahata (1935-2018), cofondateur du célèbre studio d'animation Ghibli avec Hayaho Miyazaki, revient notamment sur la célèbre série en dessin animé "Heidi" (1974). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée cantonal de design et d'arts appliqués (mudac) à Lausanne consacre une rétrospective au Japonais Isao Takahata (1935-2018), cofondateur du célèbre studio d'animation Ghibli avec Hayaho Miyazaki. Unique en Suisse, l'expo est à découvrir jusqu'au 27 septembre.

Intitulée "Isao Takahata. Pionnier du dessin animé contemporain, de l'après-guerre au Studio Ghibli", elle retrace le parcours du scénariste et réalisateur, de la série "Heidi" (1974) aux films d'animation "Le Tombeau des lucioles" (1988) et "Le Conte de la princesse Kaguya" (2013). Le public peut se plonger dans son univers à travers des esquisses et dessins originaux, des story-boards et image-boards, des extraits de films et documents audiovisuels.

Elle met aussi en lumière un aspect inédit: les liens privilégiés qu'Isao Takahata a tissés avec l'Occident, en particulier francophone, tout au long de sa vie. De sa formation intellectuelle à son rôle de passeur entre les cultures, en passant par la justesse de ses représentations du monde européen et même helvétique avec "Heidi".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Algérie: Kamel Daoud annonce sa condamnation à trois ans de prison

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Kamel Daoud a reçu le Prix Goncourt 2024 pour son roman Houris (Archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

L'écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé mercredi avoir été condamné à trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars d'amende en Algérie, où il était poursuivi pour son roman "Houris", prix Goncourt en 2024.

"Fait unique dans l'histoire algérienne: le verdict du procès du 7 avril 2026 est tombé le 21 avril courant. Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d'amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale", indique l'auteur dans un message publié sur le réseau social X.

En novembre 2024, un tribunal algérien avait accepté une première plainte contre l'écrivain et son épouse psychiatre pour avoir dévoilé et utilisé l'histoire d'une patiente pour l'écriture de son roman "Houris".

Deux recours avaient alors été déposés contre M. Daoud et son épouse qui a soigné Saâda Arbane, rescapée d'un massacre pendant la décennie noire de guerre civile en Algérie.

"Houris", qui désigne dans la foi musulmane les jeunes filles promises au paradis, est un roman sombre se déroulant en partie à Oran sur le destin d'Aube, jeune femme muette depuis qu'un islamiste lui a tranché la gorge le 31 décembre 1999.

Il ne peut pas être édité en Algérie car il tombe sous le coup d'une loi interdisant tout ouvrage sur la décennie noire entre 1992 et 2002, qui a fait au moins 200'000 morts, selon des chiffres officiels.

Kamel Daoud est en outre visé par deux mandats d'arrêt internationaux émis par l'Algérie en mai 2025.

Le roman fait également l'objet d'une procédure devant la justice française pour non-respect de la vie privée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une pétition demande l'annulation de la tournée de Patrick Bruel

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Patrick Bruel, qui aura 67 ans le mois prochain, fait l'objet d'investigations pour deux plaintes en France (archives). (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Une cinquantaine d'artistes, de collectifs et d'associations féministes ont lancé une pétition réclamant l'annulation de la tournée de Patrick Bruel. Le chanteur est accusé de violences sexuelles, des accusations qu'il conteste.

Mise en ligne mardi soir par le collectif Salon Féministe, cette pétition appelle à "annuler la venue de Patrick Bruel" dans toutes les villes où il doit se produire dans le cadre de sa tournée "Alors Regarde 35".

L'initiative est notamment soutenue par les actrices Anna Mouglalis, Corinne Masiero et Anouk Grinberg, ainsi que la journaliste Alice Coffin et la chanteuse Pomme, et de nombreuses représentations locales d'associations féministes comme NousToutes.

"Statuer sereinement"

Patrick Bruel "est bien sûr présumé innocent, mais comment la justice pourrait-elle statuer sereinement tandis que le chanteur se produit sur toutes les scènes francophones ?", s'interrogent les signataires, qui dénombrent "57 dates dans 48 villes", "en France, en Belgique, en Suisse et au Canada".

"Nous invitons donc toutes les organisations féministes des villes en question, toutes les mairies qui affirment défendre les droits des femmes, à faire annuler la célébration d'un agresseur présumé et à soutenir ces femmes qui ont eu le courage de prendre la parole", écrivent-elles.

Lundi, le collectif féministe NousToutes avait déjà demandé l'annulation d'un concert du chanteur prévu dans la Manche en juillet.

Deux plaintes

Patrick Bruel, qui aura 67 ans le mois prochain, fait l'objet d'investigations pour deux plaintes en France. L'une est instruite à Saint-Malo pour viol en marge d'un festival de cinéma en octobre 2012. L'autre a été déposée en mars à Paris pour tentative de viol et agression sexuelle. Ces derniers faits dénoncés, par une responsable de la promotion des films français à l'étranger, remonteraient à 1997, au Mexique.

Une enquête judiciaire a par ailleurs été ouverte en Belgique après une plainte enregistrée fin mars pour une agression sexuelle présumée à Bruxelles.

Le 18 mars, Patrick Bruel avait assuré à l'AFP, par la voix de son avocat Christophe Ingrain, n'avoir "jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel". Il "affirme n'avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel", selon son conseil.

La tournée de Patrick Bruel prévoit trois dates en Suisse. En juin au Pully Live Festival puis à la Bellarena de Fribourg, et en novembre à l'Arena de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Article sur la Comédie: le Bureau du Municipal va porter plainte

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Le Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève a décidé de porter plainte pour violation du secret de fonction, après la publication d’informations confidentielles de commission concernant la Comédie (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève a décidé de porter plainte pour violation du secret de fonction, après la publication mardi par le média Léman Bleu d’informations issues de travaux confidentiels de commission. Elles portaient sur la Comédie de Genève.

Dans un communiqué publié tard mardi soir, le Bureau indique avoir pris connaissance "avec consternation" d'un article diffusé le jour même par Léman Bleu. Ce dernier dévoile des propos tenus lors des séances de la Commission des arts et de la culture lors de l'examen de la motion "Pour la transparence, la responsabilité et le respect du personnel à la Comédie de Genève".

Il est précisé dans cet article que la journaliste est en possession de l'ensemble des procès-verbaux de cette commission. Le Bureau rappelle donc que les travaux de commissions sont soumis au secret de fonction selon le Règlement du Conseil municipal (RCM). Chaque membre du Conseil municipal s'engage à garder le secret lors de sa prestation de serment au début de son mandat.

Plusieurs mois de crise

L'annonce de ce dépôt de plainte pénale n'est que le dernier épisode en date d'une crise à la Comédie de Genève qui a débuté à l'automne 2025. Plusieurs employés ont dénoncé le management de sa directrice, Séverine Chavrier, évoquant un climat de travail dégradé et de nombreux départs au sein de l'institution.

Ces accusations ont conduit à l'ouverture d'audits et à sa mise à l'écart partielle, divisant le monde culturel et politique de la République. En février dernier, Séverine Chavrier a contesté en justice la décision de la Fondation d'art dramatique (FAD) de ne pas reconduire son mandat qui se termine en juin 2027. Estimant être victime d'une cabale, elle a aussi porté plainte pénale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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