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Vaud

PLR: Burkart plaide pour un pragmatisme sans ½illères idéologiques

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Thierry Burkart, le nouveau président du PLR depuis octobre dernier, a critiqué samedi à Montreux les postures idéologiques et non pragmatiques de la gauche. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le président du PLR Thierry Burkart a vanté samedi à Montreux le pragmatisme de son parti face à l'idéologie et le moralisme de la gauche. Après les vagues du coronavirus, il a mis en garde contre les vagues d'indignation du PS, des Verts mais aussi de l'UDC.

Dans son premier grand discours devant une assemblée de délégués dans la peau du président, le sénateur argovien de 46 ans a critiqué le fonctionnement politique de ces trois partis. Dans chacun de leurs thèmes de prédilection, "ce qui ne leur convient pas doit être interdit, selon la devise: ma morale vaut pour tous", a-t-il déclaré dans une allocution principalement en suisse allemand, parsemée de quelques passages en français et d’un en italien.

Citant le blocage illégal de routes par des militants proclimat, défendu par certains élus au pouvoir, M. Burkart s'est dit inquiet de voir le droit se transformer en arbitraire sous prétexte de morale. "Ce n'est plus le droit qui est déterminant, mais la conception morale d'une minorité dans ce pays", a-t-il déploré au 2m2c de Montreux.

Le président élu il y a quatre mois a opposé les "solutions pragmatiques et constructives" du PLR aux "oeillères idéologiques" de la gauche. Il a critiqué les "combats d'indignation" lancés par celle-ci au "cas par cas" attirant un "maximum d'attention" mais atteignant un "minimum d'engagement sur le fond".

Responsabilité individuelle étouffée

D'un cas particulier, la gauche en fait une règle générale et donc une loi, réduisant ainsi petit à petit la liberté de l'individu, étouffant la responsabilité individuelle, a-t-il dit en substance. "Peu à peu, notre société s'étouffe dans un fatras de bureaucratie, avec de graves conséquences pour la capacité d'innovation des individus et donc pour la prospérité de notre pays", a-t-il affirmé.

"Les start-ups et PME ont, au contraire, besoin d'air pour respirer et offrir des emplois d'avenir", a-t-il poursuivi.

Pêle-mêle, il a notamment accusé la gauche de vouloir détruire le modèle éprouvé de prévoyance vieillesse en s'attaquant à la réforme de l'AVS ou jugé que sa lutte contre le renforcement de Frontex était un coup porté à la sécurité et à la liberté de la Suisse.

Le nucléaire en débat

Le conseiller aux Etats argovien a terminé son discours sur un autre grand défi pour le pays: la sécurité de l'approvisionnement en électricité.

Face aux incertitudes d'une sortie du nucléaire décidée par le peuple et à la lenteur du développement des énergies renouvelables, et alors que la consommation d'électricité ne va cesser d'augmenter d'ici 2050, il a plaidé pour des solutions à court et long terme, sans craindre de mélanger différentes mesures et tout en respectant l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050.

M. Burkart a notamment prôné une ouverture du marché de l'électricité aux privés et une offensive dans le domaine du photovoltaïque, passant par une simplification et accélération des procédures d'installation.

S'agissant de l'énergie nucléaire, il a tenu à souligner que son parti n'exigerait jamais qu'une centrale nucléaire soit construite dans l'immédiat mais qu'on pouvait l'envisager à plus long terme et en dernier recours si les autres technologies ne pouvaient pas assurer les besoins en électricité dans le futur.

"Et seule une technologie nucléaire plus développée, de nouvelle génération, est envisageable", a-t-il insisté. Les délégués devaient justement débattre d'une résolution à ce sujet lors de cette assemblée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Vaud et Fribourg: nouvelle opération "Coup de balai"

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Vaud et Fribourg organisent une nouvelle opération "Coup de balai" en fin de semaine prochaine (image symbolique). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Comme chaque année, les cantons de Vaud et Fribourg organisent une opération "Coup de balai", vendredi et samedi prochains. A ce jour, 117 actions de ramassage de déchets sauvages sont annoncées, 90 en terre vaudoise et 27 sur sol fribourgeois.

En plus des communes, écoles et associations engagées, la population est invitée à rejoindre une action proche de chez elle, en consultant la carte sur www.balai.ch.

L'objectif est évidemment de nettoyer, mais aussi préventif. "Ramasser des déchets permet de prendre conscience de leur dispersion, de leur impact sur la nature. C'est aussi un levier de réflexion sur nos habitudes de consommation et sur l'importance de la réduction des déchets", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Le "Coup de balai" est une initiative du Service de l’environnement de l’Etat de Fribourg et de la Direction générale vaudoise de l'environnement, en collaboration avec la Coopérative romande de sensibilisation à la gestion des déchets.

www.balai.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne se penche sur le racisme dans l'espace public

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La 20e Semaine d'actions contre le racisme (SACR) à Lausanne se tient du 16 au 25 mars prochain (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Comme d'autres villes, Lausanne lance sa 20e Semaine d'actions contre le racisme (SACR). Dès lundi et jusqu'au 25 mars, la Ville et ses partenaires proposeront tables rondes, expositions, performances, films et ateliers, soit plus de 40 événements sur le thème du racisme dans l'espace public.

"Cette thématique invite à s'interroger sur la notion d'espace public en tant que bien commun, sur les discriminations qui s'y produisent et les solutions pour y faire face", indique la Ville de Lausanne dans un communiqué. La quarantaine d'événements réuniront public, spécialistes, professionnelles et professionnels ou encore membres d'associations pour échanger sur le sujet.

Par exemple, deux tables rondes aborderont la situation des Roms dans l'espace public (20 mars) ou le racisme antimusulman (23 mars). Un concert de la rappeuse suisse La Gale (21 mars), la création participative d'une mosaïque qui célèbre la diversité dans l'espace public (20, 21 et 22 mars), des films, spectacles, expositions, témoignages et ateliers complètent ce riche programme. La plupart des événements sont gratuits.

Conférence de lancement

La Semaine d'actions débute avec une conférence et des ateliers intitulés "Racisme et police: ouvrons le dialogue". La soirée de lundi vise à réunir population, institutions, associations et police, afin de partager les points de vue, mieux comprendre les réalités vécues et identifier des conditions favorables à la confiance et à la prévention des discriminations.

La Semaine d'actions contre le racisme est un des axes mis en place par la Ville et son Bureau lausannois pour les immigrés (BLI) pour lutter contre le racisme à Lausanne. Tout au long de l'année, le BLI propose des formations de prévention du racisme destinées aux collectivités publiques, institutions et associations.

Le bureau tient également une permanence, Info-racisme, qui accueille toute personne victime ou témoin d'actes racistes sur le territoire lausannois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores

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François Greinier, président de la commission du personnel et conducteur aux tl depuis sept ans, ici dépôt de bus des tl sur le site de Perrelet, à Renens. Il espère que le déploiement des "zone calme" à l'avant des bus vont encourager les voyageurs à adopter de bons comportements.(© LFM)

Face à la recrudescence des nuisances sonores dans les transports publics, les tl déploient des « zones calmes » à l'avant de leurs véhicules. Cette mesure, portée par la commission du personnel, vise à garantir la sécurité et la sérénité des chauffeurs comme des voyageurs.

À l'avant des bus lausannois, un nouvel autocollant bleu fait son apparition : un doigt posé sur les lèvres et un téléphone barré. Ce n'est pas qu'une simple suggestion, mais une réponse directe à un ras-le-bol croissant des collaborateurs et des usagers. François Greinier, conducteur aux tl depuis sept ans et président de la commission du personnel, est à l'origine de cette initiative. Conducteur aux tl depuis sept ans, évoque les incivilités auxquelles il a dû faire face.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Priorité à la sécurité et à la concentration

Pour les chauffeurs, le bruit ambiant n'est pas qu'une question de confort, c'est un enjeu de sécurité routière. « Le fait d'avoir du bruit ambiant, de la nuisance auditive, va amener de l'inconfort, de la fatigue, et à partir de là, accroître tout ce qui touche à la sécurité », explique François Greinier. Les conversations en haut-parleur ou en FaceTime, particulièrement prisées par certains passagers, sont devenues une source de déconcentration majeure.

Le projet a d'abord été testé sur la ligne 9, opérée par les trolleybus à double articulation (TBD). Ces modèles servent de laboratoire pour cette zone de tranquillité qui s'étend désormais jusqu'à la deuxième porte des véhicules. Mais est-ce que ces autocollants permettront vraiment d’apaiser la situation en cas d’incivilités ? La réponse de François Grenier.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

 « On n'est pas là pour interdire»

La mesure s'intègre dans la campagne de sensibilisation plus large des tl intitulée « Et si on voyageait encore mieux ensemble ». L'objectif est de légitimer l'intervention des conducteurs face aux comportements récalcitrants. « Ces autocollants sont un soutien. On rappelle les règles, mais on n'est pas là pour interdire. On est là pour leur expliquer que ce n'est pas sécuritaire pour nous, ni pour les autres passagers », précise le président de la commission du personnel.

Les retours sont pour l'instant encourageants. Dans 90 % des cas, un simple rappel à la signalétique suffit à calmer le jeu : « Soit les gens se taisent, coupent leur téléphone en s'excusant, soit ils vont à l'arrière du bus parce que leur appel est important ».

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Un test sur une année

Le déploiement concerne actuellement l'intégralité de la flotte, soit plus de 200 bus. Les tl se donnent une année pour évaluer l'impact réel de ces zones calmes sur le climat social à bord. Si le succès se confirme, la mesure pourrait devenir une norme pérenne, répondant ainsi aux attentes des seniors et des voyageurs en quête de tranquillité, tout en protégeant la santé des conducteurs face à l'usure du métier.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Culture

Dégradations homophobes à Nyon: les victimes prennent la parole

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Les portraits vandalisés de Lucie Steffen et Marius Diserens ont officiellement été remplacés, en présence des concernés. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Nyon (VD), les portraits de l'exposition "Voices of EquALLity" vandalisés le week-end dernier ont été officiellement remplacés. Le réaccrochage s'est accompagné d'un moment symbolique, qui a réuni les deux victimes des tags discriminatoires Lucie Steffen et Marius Diserens aux côtés une centaine de personnes.

Le rendez-vous était donné à 18h00 sur la place du château. L'un des messages: "l'égalité et le respect ne reculent pas face à l'intimidation."

"Un geste de haine a tenté d'effacer des visages, des histoires, des existences. Mais cet acte infâme n'a pas effacé, il a révélé", a réagi l'artiste Chloé Bonnard, qui a réalisé les photographies des personnalités romandes pour le projet de l'association Les Romandes.

"Si nous sommes là, c'est pour démontrer qu'aucune personne n'est illégitime, que chacun et chacune a sa place dans l'espace public", s'est exclamée à son tour Christiane Piazzini, déléguée à l’intégration de la Ville de Nyon.

Sous les applaudissements, les victimes des actes de vandalisme ont, eux aussi, pris la parole. "Pour être honnête, j'ai beaucoup hésité à parler ce soir, a admis Lucie Steffen. Mais ne rien dire reviendrait à m'invisibiliser. Cela irait à l'encontre du but et du coeur de cette exposition. Et cela pourrait laisser penser que cette dégradation m'a atteinte, alors que pas du tout."

"Normaliser les minorités"

"Elle ne m'a pas atteinte, non, mais elle démontre à quel point il est important de visibiliser et normaliser les minorités. Elle donne donc encore plus de sens à cette exposition dont j'étais déjà fière de faire partie."

Devant la centaine de personnes présentes, Marius Diserens a reconnu: "votre présence est extrêmement cathartique pour moi. On me demande, après un week-end tourmenté, comment je me sens, si je vais bien. La réponse est: malheureusement, très bien, parce que je suis bien trop habitué à cette violence et à cette oppression-là", a dit le conseiller communal nyonnais.

Ces actes "montrent jusqu'à quel point les personnes vont pour nier notre existence, pour nous déshumaniser. Votre présence ici, aussi nombreux et nombreuses, me rappelle que ce n'est pas la norme et que ça ne devrait pas l'être."

Nouvelles images

Après les prises de parole, les photographies ont été officiellement remplacées. Les deux portraits, qui avaient été recouverts d'un voile noir depuis les actes de vandalisme, ont donc été réimprimés. Au moment d'évoquer cette action mardi, les organisatrices et la Ville avaient également annoncé avoir porté plainte, les tags discriminatoires ciblant spécifiquement les minorités de genre.

L'exposition engagée à Nyon est la première étape du projet "Voices of EquALLity", qui devra fleurir dans quatre autres villes: Genève, Renens et Lausanne. Elle se veut projet itinérant, urbain, engagé et fédérateur, qui met en lumière 36 personnalités romandes, inspirantes et profondément engagées dans leur région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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