Lausanne
"Droit de rester" craint un centre de sécurité géant à la gare
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Le collectif Droit de rester craint la création d'un centre de sécurité "géant" à la gare de Lausanne. Il demande à la Ville et au canton de s’opposer définitivement à ce "projet dangereux et inhumain". La police cantonale dément: le projet vise à regrouper sous un même toit les douanes, la police des transports et la police cantonale et à garantir la sécurité des usagers.
Selon un communiqué du collectif Droit de rester publié lundi, 3000 m2 seraient dévolus à la police cantonale et aux douanes. S'y trouveraient des "cellules de rétention et des salles d'audition, ainsi que des espaces exigus sans aucune vue sur l'extérieur au fond d'un couloir sous les rails".
Selon Droit de rester, "la construction inacceptable de cet immense centre de sécurité" devrait prochainement être validée. Alors que les autorités vantent la démarche "participative" du développement du pôle gare, "on n’y trouve aucune référence à cette expansion du dispositif sécuritaire", déplore le collectif lausannois. Il exige donc une transparence des autorités communales, cantonales et fédérales face à ce projet.
Mise en commun
La mission première du futur centre de compétences sécuritaires sera de garantir la sécurité des usagers dans le nouveau complexe de la gare, a répondu Jean-Christophe Sauterel, directeur communication à la police cantonale, contacté par Keystone-ATS.
Le centre, qui doit voir le jour dans le cadre du projet de rénovation et d’agrandissement de la gare, vise à regrouper sous un même toit trois services de sécurité: la police cantonale, l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) et la police des transports. La police cantonale et l’OFDF doivent en effet libérer les locaux vétustes occupés actuellement en gare.
L'objectif est de trouver des synergies avec la mise en commun d’infrastructures comme la réception, les salles de conférences, la cafétéria, un local de repos, les vestiaires ou des locaux spécifiques.
Rien à voir avec un centre de détention
"Pour pouvoir remplir leurs missions, les services concernés ont besoin d’infrastructures adaptées et propres à tout poste de police, dont des salles de garde à vue, salle d’auditions et cellules", a écrit le porte-parole de la police cantonale. "Ces salles ne sont en aucun cas assimilables à un centre de détention, de rétention, un centre fédéral d’asile ou encore une zone de détention telle qu’installée dans les aéroports, pour reprendre certains propos", ajoute-t-il.
Le projet en est au stade du crédit d'étude, afin de déterminer le coût des travaux d’aménagements locataires dans un bâtiment propriété des CFF. Pour ce faire et comme annoncé en décembre déjà, un crédit de 132'000 francs a été soumis à la commission des finances du Grand Conseil.
Les futurs locaux tiendront également compte des normes imposées par le code de procédure pénale et la jurisprudence. Pour accueillir tous ces intervenants et toutes les infrastructures, une surface d’environ 3000 m2 est prévue, dont 500 m2 de parking pour les véhicules de service.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Brigade canine: dans les pas de Rush, futur expert du pistage
À Lausanne, un jeune malinois a tout récemment intégré la Brigade canine de la police municipale. Nos équipes de LFM ont pu suivre Rush, en pleine période de formation, et son conducteur, à Montheron. Ces entraînements préparent le duo aux réalités du terrain, où le flair du chien reste un outil irremplaçable pour la police.
Le rendez-vous est pris dans le cadre verdoyant de Montheron. Pour Rush, un malinois plein d'énergie de cinq mois et demi, c'est l'heure du pistage. L'exercice est fondamental: retrouver une trace grâce à son flair, une compétence clé pour le travail de la police. Sous l'œil attentif d'Alain Berchtold, chef de la Brigade canine, le chien s'exécute avec une concentration impressionnante.
Le flair, une compétence que l'homme ne peut égaler
Malgré les avancées technologiques, rien ne remplace encore la truffe d'un chien. Qu'il s'agisse de retrouver une personne disparue, un suspect en fuite ou de détecter des substances illicites, l'apport de l'animal est unique. "Le chien apporte une plus-value qui n'est pas encore remplaçable par un élément technique", explique Alain Berchtold. "En fait, le chien permet de travailler sur tout ce qui dégage une odeur", précise le chef de brigade. À ce jour, la police de Lausanne compte huit chiens en ses rangs.
Un binôme pour la vie
Derrière chaque chien de police se cache un conducteur dévoué. Pour Loïc, le conducteur de Rush, cet engagement dépasse largement le cadre professionnel. "C’est un gros investissement, autant sur le plan personnel que professionnel. C’est un chien que l'on a H24 avec nous, il n’y a pas de temps mort", confie-t-il.
Le choix de la race ne doit rien au hasard. Si le malinois et le berger allemand sont privilégiés pour la défense et le pistage, d'autres races comme le springer sont aussi utiles grâce à leur flair et leur aspect "plus sympa visuellement", facilitant le contact avec la population lors de recherches de stupéfiants.
Une formation de longue haleine
Le processus pour devenir conducteur est exigeant: postulation, sélection, puis stage en immersion de plusieurs mois. Une fois le chiot attribué, la formation dure environ deux ans, encadrée par l'ensemble de la brigade et un parrain expérimenté.
Pour Rush, les progrès sont déjà notables après quelques mois seulement. Il restera opérationnel au sein de la brigade jusqu'à ses 9 ans, âge officiel de la retraite pour les chiens de la police.
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Lausanne
TF: les recours contre le scrutin sur l'e-id sont irrecevables
Les recours contre le scrutin sur l'e-id ont été déclarés irrecevables par le Tribunal fédéral, lors d'une délibération publique mardi à Lausanne. La votation du 28 septembre 2025, qui avait vu la loi sur l'identité électronique passer sur le fil, est donc validée.
Pas moins de six recours avaient été déposés au Tribunal fédéral (TF) pour contester le scrutin, où le "oui" l'avait emporté avec 50,39% des suffrages. Par 3 voix contre 2, les juges ont estimé qu'ils avaient été déposés trop tard, les déclarant ainsi irrecevables.
Les recourants reprochaient principalement le soutien financier de Swisscom à la campagne, à hauteur de 30'000 francs. Il s'agit d'une question de fond: avant d'examiner ce point, les juges ont d'abord examiné la recevabilité des recours.
La question au coeur des débats était le "dies a quo", à savoir le moment à partir duquel le délai pour déposer recours commence à courir. La loi fixe un délai très court de 3 jours pour contester une votation, et ce dès "la découverte du motif du recours". Les recourants disposaient donc de trois jours pour faire recours après avoir appris le don de Swisscom.
Reste à savoir ce que cette notion de "découverte" recouvre: est-ce qu'il s'agit de la publication en ligne le 26 août 2025 sur la plateforme "Financement de la vie politique" du Contrôle fédéral des finances? S'agit-il au contraire de la publication par la NZZ, le 21 septembre 2025, d'un article relatant le don de Swisscom?
Les juges ont discuté de ce point et ont tenu en haleine pendant près de trois heures le nombreux public présent sous les lambris rouges et dorés du Tribunal fédéral.
Deux juges ont estimé que certains recours avaient été déposés dans les temps, car ils ont jugé que c'est la date de la publication de l'article de presse qui déclenchait le délai.
En effet, la plateforme de la Confédération est difficilement consultable, selon eux, elle est "cachée quelque part dans les milliers de pages du site de la Confédération". En outre, on ne peut pas demander aux citoyens de consulter chaque jour un site web pour se tenir au courant, selon eux. Ainsi, la date qui fait partir le délai de recours est la publication de l'article de presse, ont-ils tranché.
La cohésion nationale s'invite au débat
La majorité des juges s'en est tenue à la date de la publication sur la plateforme de la Confédération. En effet, un article de presse ne peut pas s'apparenter à une communication officielle. Si l'on décide de faire de la presse le point de départ d'un délai, "qu’en est-il des gens qui ne lisent pas la NZZ mais uniquement le Walliser Bote?", s'est demandé un juge, en pointant du doigt l'absence de couverture nationale.
La majorité a également relevé que tenir compte d'un article de presse au détriment de la plateforme de la Confédération aurait porté préjudice à l'égalité de traitement. Peut-on en effet garantir qu'une information de la NZZ parvienne dans tous les coins de la Suisse romande ou au Sud du Tessin?, a renchéri un autre juge.
Selon la majorité des juges, les recours ont été déposés trop tard, après l'échéance des 3 jours. Ils les ont donc déclarés irrecevables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les comptes lausannois 2025 retrouvent les chiffres noirs
Les comptes de la Ville de Lausanne renouent avec les chiffres noirs. L'exercice 2025 dégage un bénéfice de 7,4 millions de francs, contre un déficit de 19,4 millions pour le précédent. L'amélioration par rapport au budget est de 73,4 millions.
C'est l'exercice le plus positif de l'ère Florence Germond, la municipale en charge des finances qui présentait mardi ses derniers comptes, puisqu'elle ne se représentait pas pour une nouvelle et quatrième législature. Il est aussi marqué par un retour à une marge d'autofinancement suffisante, et même excédentaire de 36 millions.
La Ville a maintenu un haut niveau d'investissements en 2025, en ligne avec les années précédentes. Il représente 179,6 millions de francs (montant moyen annuel 2016-2024: 155,4 millions). La dette nette a, elle, reculé de 32 millions pour s'établir à 2,04 milliards de francs. L'endettement net par habitant recule ainsi de 18% par rapport à 2012, a relevé Mme Germond.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne: 150 personnes dénoncent le négoce des matières premières
Environ 150 personnes se sont réunies lundi soir à Lausanne pour manifester contre le sommet du négoce des matières premières. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme.
Ce sommet international se tient chaque année dans la capitale vaudoise. Plus de 530 personnes, représentant notamment des entreprises de négoce et les milieux financiers, sont réunies jusqu'à mardi au Beau-Rivage Palace à Lausanne.
Et comme chaque année, la coalition "Stop pillage", regroupant différentes organisations, collectifs et individus, tient un contre-sommet. Celui dénonce "le pillage systématique des ressources du Sud Global."
La manifestation est partie vers 18h00 de la place du 14 juin et s'est terminée au bord du lac, place de la Navigation. "Non au sommet des pilleurs" ou encore "Luttons contre l'extractivisme et l'impérialisme", pouvait-on lire sur des banderoles. Le cortège s'est déroulé sans débordement, selon un journaliste de Keystone-ATS.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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