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Suisse Romande

Neuchâtel: les tenants d'une Cour des comptes lancent leur campagne

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Le comité de soutien à la création d'une Cour des comptes, composé de membres du Centre, a lancé sa campagne devant la presse à Neuchâtel. (© Philippe Lebet - Keystone-ATS)

Le comité qui soutient l’initiative constitutionnelle pour la création d’une Cour des comptes à Neuchâtel lance sa campagne en vue de la votation du 15 mai. Articulé autour du Centre, il veut permettre au canton de sortir de son image de "dernier de la classe".

"Un outil pour améliorer la situation, pas une baguette magique", a décrit mardi à Neuchâtel Freddy Rumo, chargé de communication. Le comité veut rompre avec l'image négative qui colle au canton: des recettes fiscales normales, voire supérieures, mais une affectation qui pêche, des primes maladie élevées et une démographie en berne.

Avec un coût de 2,5 millions de francs, la cour devrait identifier quelque 20 millions d'économies par an. Prenant comme modèle Genève, elle serait chargée d'analyser le fonctionnement des collectivités publiques et des institutions subventionnées ainsi que d'assurer la transparence de l'utilisation des fonds publics.

L'entité devrait aussi contrôler les comptes de l'Etat et donner des avis destinés à rendre plus efficient l'usage de l'argent public, a précisé l'avocat chaux-de-fonnier devant la presse. Elle pourrait être saisie par toute autorité et tout citoyen et ses rapports seraient publics. Et nul ne pourrait y opposer le secret de fonction.

"Super comptable"

Le contrôle des comptes est assuré pour l'heure par le Contrôle cantonal des finances (CCFI), avec un chef nommé par l'exécutif. Un "auto-contrôle" dénoncé par Freddy Rumo, auquel l'initiative "Pour la création d'une Cour des comptes", qui a recueilli près de 7000 signatures en 2017, veut substituer un organe indépendant.

Le contre-projet direct du gouvernement institue un comité d'audit comprenant deux conseillers d'Etat, les présidents des commissions des finances et de gestion ainsi qu'un expert nommé pour toute la législature. Ce dernier serait un "super comptable qui s'ajouterait à la masse des fonctionnaires", a regretté l'avocat.

"L'organe resterait politique", a critiqué encore Freddy Rumo. "Rien ne changera, si ce n'est l'instauration d'un organe supplémentaire non indépendant". Au contraire, "l'initiative veut créer un outil de contrôle indépendant de la gestion de nos impôts", a résumé le chargé de communication.

A ses yeux, le contre-projet, avec un coût d'un demi-million par an, "ne résout rien sur le contrôle et ses principes". "Le Conseil d'Etat a peur de la transparence et craint de perdre du pouvoir", a dit Freddy Rumo. L'exécutif prône la perpétuation du système actuel, avec son coût annuel d'un million, selon l'estimation de l'avocat.

"Structure onéreuse"

Au-delà, le comité s'est plaint du temps qu'il a fallu à l'initiative pour être soumise au peuple. "Deux ans de trop". Freddy Rumo a réfuté l'argument du Conseil d'Etat selon lequel l'institution d'une Cour des comptes, comme il en existe aussi dans le canton de Vaud, coûterait 3,5 millions de francs par an.

De leur côté, le Conseil d'Etat, le Grand Conseil et l'Association des communes neuchâteloises (ACN) demandent au peuple neuchâtelois de rejeter l'initiative constitutionnelle. Selon eux, le contre-projet répond aux préoccupations de transparence des initiants, sans créer une "nouvelle structure onéreuse".

Affiné en décembre par le législatif, le texte renforce la loi sur les subventions et rend le CCFI plus autonome et indépendant. Il introduit encore, selon ses défenseurs, un renforcement de l'activité de contrôle, une meilleure transparence et un développement de l'évaluation des politiques publiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Swim Cup: Mityukov brille sur 200 m dos

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Roman Mityukov a brillé vendredi à Lausanne (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Roman Mityukov tient la forme en ce début de saison en grand bassin.

Le médaillé de bronze des JO 2024 a signé la meilleure performance mondiale de l'année sur 200 m dos, sa discipline fétiche, vendredi lors de la Lausanne Swim Cup.

Le Genevois de 25 ans a réalisé un chrono prometteur de 1'56''07 pour s'imposer, devançant nettement ses premiers poursuivants Mewen Tomac (2e en 1'59''25) et Thomas Ceccon (3e en 1'59''61). Son record de Suisse, établi en demi-finales des Mondiaux 2025, est de 1'54''83.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Vevey: la photographie se confronte à l'intelligence artificielle

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Grand Soleil, 2025, du photographe franco-suisse Mathieu Bernard-Reymond. (© Mathieu Bernard-Reymond)

Le Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (VD) interroge dès mercredi et jusqu'au 16 août prochain les liens complémentaires ou contradictoires entre la photographie et l'intelligence artificielle (IA). Sa nouvelle exposition propose une plongée dans les coulisses d'une expérimentation artistique et technologique.

Elle s'intitule "Les murmures, une machine à voir, avec et à rebours de l'IA". Sur l'invitation du musée, le photographe et artiste franco-suisse Mathieu Bernard-Reymond questionne les rencontres possibles entre l'acte photographique traditionnel - viser, cadrer, enregistrer - et le potentiel offert par l'IA, pour enrichir cet acte plutôt que le détruire.

"Face à l'émergence de systèmes capables de générer des images à partir de simples descriptions textuelles, les questionnements et les inquiétudes foisonnent sur l'impact de l'IA générative sur la pratique de la photographie", expliquent les responsables du musée dans un communiqué.

Appareil photo unique

"En plaçant le langage au centre de la création des images, sans référence ni lien avec une quelconque scène réelle représentée, l'IA ouvre une nouvelle ère en redéfinissant les conditions mêmes de la création visuelle et artistique", ajoutent-ils.

Pour questionner ces nouveaux défis, Mathieu Bernard-Reymond a conçu un appareil photographique unique, en collaboration avec le studio de design suisse Mouvement Studio et spécialement développé pour le Musée suisse de l'appareil photographique. Cette machine est dotée d'une IA capable d'écouter et de traiter les paroles du photographe au moment de la prise de vue, sans être connectée à internet.

L'expo "interroge ainsi la nature de l'acte créatif à l'ère des technologies génératives: créer 'avec' une machine et son langage, mais aussi 'à rebours' de ses logiques, en détournant et en refusant ses automatismes, dans une démarche critique, ouverte et nuancée", notent encore les responsables de l'institution veveysanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'Abbatiale de Payerne met ses collections à l'honneur

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L'Abbatiale de Payerne a sorti des tableaux de Victor de Mestral Combremont de ses collections pour les montrer pour la première fois au public (image symbolique). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

L'Abbatiale de Payerne (VD) ouvre vendredi prochain sa nouvelle exposition issue de la série "Coup d'oeil sur les collections". Elle met à l'honneur, jusqu'au 21 juin, une vingtaine de tableaux du peintre broyard Victor de Mestral Combremont (1864-1952).

Ces oeuvres sont conservées en réserve depuis de nombreuses années et dévoilées pour la première fois au public. Ces tableaux montrent des paysages suisses et français, des scènes liées à l'eau et à la nature, des représentations architecturales ainsi que quelques portraits, indique l'Association du site de l'Abbatiale de Payerne (ASAP).

Intitulée "dépôt, restau, expo", l'exposition éclaire en parallèle les enjeux de la conservation-restauration. Elle retrace ainsi le parcours des oeuvres, du dépôt à la salle d'exposition.

L'objectif vise à donner des clés pour "regarder les tableaux autrement: non seulement comme créations artistiques, mais aussi comme objets matériels dont la préservation repose sur un travail scientifique exigeant et discret", poursuit le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Prix du cinéma suisse: les films nominés à voir au Bio de Carouge

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Les films nominés pour le Prix du cinéma suisse sont à découvrir au cinéma Bio à Carouge (GE) du 23 au 29 mars pour un prix modique (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les films en lice pour les Prix du cinéma suisse 2026 seront projetés au cinéma Bio à Carouge (GE) du 23 au 29 mars, souvent en présence de l'équipe du film pour un échange avec le public. Les séances seront à cinq francs en semaine et gratuites le week-end pour les films primés.

Treize longs-métrages et deux programmes dédiés aux courts-métrages et aux films de diplôme sont à l'affiche de cette Semaine des nominé-e-s. Toutes les oeuvres font l'objet d'au moins une nomination pour les Prix du cinéma suisse, qui seront décernés vendredi 27 mars à Zurich lors de la cérémonie des Quartz.

Cette semaine, qui met à l'honneur le cinéma suisse, commencera avec la projection de "Salut Betty", un film racontant l'invention dans les années 50 du mythique personnage de Betty Bossi. La séance aura lieu en présence du réalisateur Pierre Monnard.

Le cinéma romand figure en bonne place parmi les oeuvres en compétition. Le public pourra voir "A bras-le-corps" de Marie-Elsa Sgualdo, très en vue avec sept nominations et "Qui vit encore", un documentaire du réalisateur genevois Nicolas Wadimoff, récemment récompensé par le Prix de Soleure. Autre production romande, "Le chantier" de Jean-Stéphane Bron sera présenté en avant-première.

cinema-bio.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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