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Marche commémorative à l'ombre de la guerre en Ukraine

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"Nous crions haut et fort: non à la haine, non à l'antisémitisme, non au sentiment anti-ukrainien, non au sentiment anti-polonais, non à la haine", a lancé le président polonais Andrzej Duda au début de la marche. (© KEYSTONE/AP/Czarek Sokolowski)

Une marche commémorant les victimes de l'Holocauste se tenait jeudi sur le site de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau. L'une des participantes, Olga, une réfugiée ukrainienne en Pologne, craint que l'Histoire se répète aujourd'hui.

Devant le tristement célèbre portail "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre", ndlr), elle a attendu, avec trois mille autres personnes venues de plusieurs pays, principalement d'Israël, le son de la shofar, corne traditionnelle, qui a donné le signal de départ de la "Marche des Vivants", première depuis le Covid. Longue de trois kilomètres, cette marche relie le camp d'Auschwitz à celui de Birkenau, le principal site d'extermination.

Entre 1940 et le début de 1945, l'Allemagne nazie avait exterminé à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs de différents pays européens. Ce camp où quelque 80'000 Polonais non-juifs, 25'000 Roms et 20'000 soldats soviétiques ont également trouvé la mort, a été libéré par l'Armée Rouge en janvier 1945.

"Ce qui s'est passé il y a des années (l'Holocauste) et que nous voulions oublier, cela a lieu aujourd'hui en Ukraine", estime Olga, une trentaine d'années, qui a trouvé refuge, avec une douzaine de personnes ayant fui la ville de Vinnitsa dans l'ouest de l'Ukraine, dans la ville d'Oswiecim, près d'Auschwitz.

Les leçons de l'Holocauste

Anna, une autre réfugiée, est venue à la marche avec son fils Mischa, quatre ans, qui brandit fièrement un grand drapeau ukrainien bleu et jaune. "On n'est pas juif mais on est venu ici pour rendre hommage aux victimes de l'Holocauste", explique-t-elle, "on ne voudrait pas que l'Histoire se répète avec la nation ukrainienne".

Pour Agnes Kaposi, 89 ans, une des huit survivants de l'Holocauste participant à la marche, la guerre en Ukraine est quelque chose de "profondément triste". "Cela me ramène des souvenirs que je ne pensais même pas avoir", déclare-t-elle à l'AFP.

"Quand je lis ce qui arrive à ces gens, je me rappelle soudain des choses qui me sont arrivées à moi et aux personnes que j'aimais et c'est terrible". "Je trouve cela désespérément triste que le monde n'ait pas retenu les leçons de l'Holocauste", ajoute-t-elle.

Non à la haine

Cette année, le président polonais Andrzej Duda a parcouru le chemin entre Auschwitz et Birkenau au début de la marche. "Bien que cette marche soit toujours accompagnée de recueillement et de deuil, elle n'en est pas moins un événement de la vie, c'est un événement de la victoire de la vie", a-t-il déclaré en rendant hommage aux victimes de l'Holocauste lors d'un discours à Birkenau.

"Nous sommes ici pour montrer que chaque nation a un droit sacré à la vie, à cultiver ses traditions, à se développer", a-t-il souligné. "Nous crions haut et fort: non à la haine, non à l'antisémitisme, non au sentiment anti-ukrainien, non au sentiment anti-polonais, non à la haine", a-t-il lancé.

Pas comparable

Galit Hamam, 20 ans, place sur les rails qui menaient vers les chambres à gaz de Birkenau un petit panneau en bois avec plusieurs noms inscrits dessus pour commémorer la mort des membres de sa famille dans l'Holocauste. "Je pense que nous devons tous nous en souvenir et faire savoir aux gens ce qui s'est passé ici, ce qui s'est passé là bas", en Ukraine.

Originaire de Leeds au Royaume-Uni, elle accompagne lors de la marche son grand-père, Arek Hersh, survivant d'Auschwitz. Pour lui, on ne peut pas comparer ce qui se passe en Ukraine à l'Holocauste. "Rien ne peut être comparé aux camps de concentration, rien", lance-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ONU alarmée par le nombre de décès liés à ICE aux Etats-Unis

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'hommer Volker Türk demande des investigations indépendantes sur les décès liés à la police de l'immigration américaine (ICE) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU s'alarme du nombre de décès attribués à la police de l'immigration américaine (ICE), près d'une vingtaine en six mois. Vendredi à Genève, le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk a demandé des investigations rapides et indépendantes.

L'année dernière, 33 personnes étaient décédées alors qu'elles étaient détenues par ICE, trois fois plus qu'en 2024. "Les responsables de violations de la loi doivent être poursuivis", affirme le haut commissaire.

Plus de 60'000 personnes sont retenues par ICE contre environ 40'000 début 2025, fait remarquer son bureau. D'ici 2026, le nombre pourrait atteindre jusqu'à 90'000 individus.

Les détenus rassemblent parfois des familles entières avec des enfants et des personnes médicalement vulnérables. Des indications de conditions inhumaines, notamment le manque de soins et de nourriture, sont fréquemment relayées. Des accusations préoccupantes de recours à la force ont aussi été observées, affirme le Haut-Commissariat.

Autre problème, la situation de ces personnes est souvent inconnue de leurs proches au moment de leur arrestation. M. Türk est aussi inquiet des indications de détentions à l'isolement. Cette approche pousse à se demander si des décès auraient pu être évités, selon lui.

Il demande d'autres solutions que la détention, notamment pour les enfants ou les personnes malades. Les autorités américaines doivent garantir que leur dispositif est conforme aux droits humains.

Le haut commissaire demande le renforcement de mécanismes de surveillance indépendante de la détention de migrants. Il dénonce la "déshumanisation" et la "criminalisation" des migrants et des réfugiés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Zalando visé par une enquête du superviseur allemand BaFin

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L'annonce a fait plonger le cours de l'action à la Bourse de Francfort (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le superviseur financier allemand BaFin a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête visant Zalando, soupçonnant le géant de la mode en ligne d'avoir enfreint des règles comptables, une annonce qui a fait plonger son cours en Bourse.

L'autorité de Bonn indique disposer d'"indications concrètes" de possibles violations des normes comptables, ce qui l'a amenée à lancer le 19 juin un examen des comptes consolidés de l'année 2025 ainsi que du rapport de gestion rattaché.

A la Bourse de Francfort, l'action du groupe coté à l'indice Dax plongeait de 7% lors des premiers échanges.

Cette procédure porte en particulier sur des informations qui auraient pu être "incorrectement omises" dans les annexes des comptes de Zalando, concernant une transaction avec une partie liée dans le cadre du rachat l'an dernier de son rival hambourgeois About You pour 1,1 milliard d'euros.

Le superviseur précise qu'il rendra publiques ses conclusions, qu'il constate ou non des erreurs dans les comptes.

Zalando a indiqué vendredi dans un communiqué séparé être en "dialogue étroit et constructif" avec le superviseur et ajouté que la question porte sur un point "purement formel et sans impact matériel", estimant avoir fourni toutes les informations nécessaires dans le cadre du rachat d'About You.

Fondé en 2008 à Berlin, Zalando est l'un des principaux acteurs européens du commerce en ligne de prêt?à?porter, revendiquant des dizaines de millions de clients.

Le rachat d'About You doit lui permettre de renforcer sa position face à la concurrence des plateformes chinoises Shein et Temu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Attaque du marché de Noël de Magdebourg: perpétuité pour l'auteur

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Un psychiatre saoudien avait foncé avec sa voiture sur la foule du marché de Noël de Magdebourg, tuant six personnes et en blessant plus de 300 en décembre 2024 (archives). (© KEYSTONE/DPA/KLAUS-DIETMAR GABBERT)

L'auteur saoudien de l'attaque à la voiture-bélier contre le marché de Noël de Magdebourg, qui avait fait 6 morts et plus de 300 blessés dans cette ville allemande fin 2024, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité vendredi.

Le tribunal de Magdebourg (est) a en outre reconnu la particulière gravité de la faute de Taleb Jawad al-Abdulmohsen et a réservé un réexamen en vue d'une éventuelle rétention de sûreté, réclamée par le parquet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sony arrête la vente de son chien robot "aibo" au Japon

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Au fil des années et des modèles, plus de 150'000 exemplaires du chien-robot se sont écoulés (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

Sony a annoncé jeudi arrêter la commercialisation de son chien robot "aibo" au Japon, huit ans après le lancement de son dernier modèle, qui avait connu un franc succès.

Ce petit chien s'est démarqué par sa capacité à développer une personnalité, réaliser des tours ou encore imiter son propriétaire.

Le modèle ERS-1000 d'aibo, long de 30 centimètres, aux yeux expressifs, oreilles pendantes, et équipé d'une caméra à la place de la truffe, a séduit dès son lancement en 2018, avec 20'000 exemplaires vendus dans les six premiers mois.

Un retour réussi pour le robot, dont le premier modèle était sorti en 1999. De nombreuses versions ont vu le jour au fil des années, totalisant 150'000 chiens vendus.

Mais Sony débranche désormais aibo, indiquant dans un communiqué que les ventes au Japon du modèle ERS-1000 cesseraient une fois les stocks épuisés.

En revanche, les services comme l'assistance technique ou l'accès aux pièces de rechange seront maintenus.

Sollicitée, l'entreprise n'a pas répondu pour l'heure aux questions de l'AFP concernant une éventuelle nouvelle génération d'aibo ou sa commercialisation aux Etats-Unis, où le robot est vendu plus de 3.000 dollars.

Les fans japonais ont réagi avec émotion à la nouvelle.

"Je suis sous le choc depuis que j'ai vu l'annonce", écrit sur X un utilisateur nommé Yachi. "En attendant davantage d'informations, je dois faire attention à ne pas perturber mon quotidien en y réfléchissant trop."

Un autre internaute appelé Daiyamondo préfère faire une suggestion à Sony: "la prochaine fois que vous en développez un, vous pourriez le faire moitié plus petit et en forme de chat ?".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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