Suisse
Le mercure a égalé le record de 1947, bains pris d'assaut
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Le record de chaleur pour un mois de juin - 36,9 degrés en 1947 à Bâle - a été égalé dimanche en Suisse à Beznau (AG). Des températures records ont aussi été enregistrées en d'autres endroits, après une nuit tropicale. Bains publics et piscines ont été pris d'assaut.
Dans le prolongement d'un samedi déjà très chaud, la canicule a touché pratiquement tout le pays dimanche. La Vallée du Rhône en Valais, l'Arc lémanique et la région bâloise ont été inondés d'un soleil particulièrement brûlant, dépassant souvent les 35 degrés, selon les données de MétéoSuisse, Meteonews et SRF Meteo.
En Suisse romande, 36,5 degrés ont été enregistrés à Neuchâtel, une valeur jamais atteinte en juin dans cette ville, 36,4 à Sion, qui a égalé son record de 1958, et 35,5 à Genève, a indiqué Meteonews dimanche en fin d'après-midi. Fahy JU (34,1 degrés) et Payerne VD (34,9 degrés) ont également battu leur record pour un mois de juin.
Concernant le record de 1947 égalé à Beznau, SRF Meteo fait remarquer que la technique de mesure de l'époque était très différente et ne peut pas être comparée à l'instrumentation actuelle. Avec l'ancienne technique de mesure, les températures maximales étaient ainsi automatiquement plus élevées.
La nuit de samedi à dimanche a été tropicale. A 22h00 samedi, il faisait encore 30 degrés à Genève et à Bâle. Même si les températures extrêmes tendent à survenir toujours plus tôt dans l'année, ce cas de figure reste rare. La période la plus chaude se situe le plus souvent entre le 23 juillet et le 23 août, où le mercure peut dépasser 40 degrés, comme en 2003.
Bains publics et piscines bondés
Les rives des lacs, des fleuves et les piscines ont logiquement attiré un nombre considérable de flâneurs et de baigneurs durant le week-end.
Les Bains publics du Marzili à Berne ont vu affluer 15'000 visiteurs samedi et à peu près autant dimanche.
Les Bains des Pâquis à Genève, sur la rive droite du Léman, ont reçu entre 3000 et 4000 visiteurs samedi, et autant étaient attendus dimanche, a indiqué un responsable à Keystone-ATS. Il ne s'agit cependant pas d'un record.
La piscine d'Yverdon-les-Bains (VD) n'a pas fourni de chiffre précis mais un commentaire éloquent: "C'est de la folie", s'est exclamée une préposée. Constats similaires du côté de la piscine du Nid-du-Crô à Neuchâtel et de celles de Delémont ou encore à Genève-Plage.
Les installations du Mythenquai au bord du lac à Zurich étaient "pleines à craquer", a indiqué l'accueil, estimant l'affluence entre 9000 et 10'000 personnes.
Le beau temps et la chaleur vont se poursuivre durant la semaine, avec des orages épars, mais les températures devraient progressivement décroître.
Nombreuses noyades
Revers de la ruée vers l'eau, des accidents de baignade et des noyades sont à déplorer, à l'origine d'au moins sept décès.
A Grandson (VD), un homme de 85 ans sorti inconscient du lac de Neuchâtel dimanche en fin d'après-midi est décédé sur place malgré les soins prodigués rapidement.
A Chevroux (VD), une sexagénaire a connu un accident fatal également dans le lac de Neuchâtel. Les eaux du Léman, entre Villeneuve et Le Bouveret, ont emporté un septuagénaire qui était descendu de son bateau pour nager, avant de subitement couler.
A Berne, un homme âgé de 59 ans s'est noyé dans l'Aar samedi soir alors qu'il se baignait à la hauteur de la fosse aux ours. Il s'est retrouvé soudainement en difficulté et a été retrouvé mort en aval.
Au Tessin
Un autre septuagénaire a été repêché sans vie du lac de Lugano samedi après-midi près de Caslano (TI). Toujours au Tessin, un adolescent de 14 ans a perdu la vie vendredi dans la Maggia, près de Tegna. Il avait sauté dans la rivière et n'est pas remonté à la surface.
Un homme d'une vingtaine d'années porté disparu depuis jeudi soir dans le lac de Sarnen (OW) a été retrouvé mort vendredi par des plongeurs de la police.
Un homme de 46 ans est décédé vendredi soir dans la piscine de Dreilinden à Saint-Gall. A la piscine de Reinach (BL), un garçon de sept ans a été découvert inconscient dans l'eau et transporté à l'hôpital en ambulance.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Six renforts et trois évictions pour l'équipe de Suisse
Six nouveaux joueurs rejoignent l'équipe de Suisse pour la deuxième semaine de préparation en vue du Mondial à domicile en mai. Parmi eux figure le gardien de Genève-Servette Stéphane Charlin.
Le sélectionneur Jan Cadieux a convoqué, outre Charlin, trois autres joueurs du GSHC, les défenseurs Tim Berni, Giancarlo Chanton et Simon Le Coultre. S'y ajoutent les attaquants des Zurich Lions Sven Andrighetto et Nicolas Bächler.
Andrighetto s'était blessé pendant les play-off mais se remet progressivement, via un entraînement réduit et une préparation individuelle. Il n'est cependant pas prévu qu'il soit aligné pour les deux matches contre la Hongrie à Bienne, jeudi et vendredi. D'autres renforts seront annoncés ultérieurement.
Jan Cadieux a en revanche écarté du cadre le gardien Ludovic Waeber et les défenseurs Rodwin Dionicio et Dario Wüthrich
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Hirschhorn bâtit avec les Genevois un monument dédié à Simone Weil
L’artiste Thomas Hirschhorn investit pendant 78 jours, jusqu’à mi-juin, le Pavillon Sicli à Genève avec une ½uvre collective et évolutive. Le projet est consacré à la philosophe Simone Weil, dans un espace gratuit ouvert à tous où le public est invité à créer.
Au c½ur du quartier des Acacias, le Pavillon Sicli s’est transformé en un lieu en perpétuel mouvement, accueillant lectures, théâtre, radio, ateliers ou entraînements de boxe. Présent chaque jour, Thomas Hirschhorn revendique un engagement total dans ce projet participatif.
"Je suis plutôt comme un concierge, un super concierge", explique-t-il à Keystone-ATS, tout en parcourant le pavillon Sicli à grandes enjambées et saluant les différentes personnes occupées à finir le montage du lieu.
L’hommage à Simone Weil (1909-1943) s’incarne dans des activités, parfois inattendues. "Il y a un philosophe qui fait une lecture et, à côté, un club de boxe qui s’entraîne", raconte l’artiste bernois, les poches de sa chemise débordant de feuillets griffonnés, de stylos et d’un livre annoté - "La Pesanteur et la Grâce" - glissé à l’avant: "Simone Weil est une combattante. Cela nous rappelle que la force doit être maîtrisée si l’on veut éviter la violence".
Enraciné dans un groupe
Déjà auteur d’un monument dédié à l'écrivain Robert Walser à Bienne, M. Hirschhorn revendique un choix "universel" avec Simone Weil. "Je l’aime. Elle est radicale, singulière, et elle a beaucoup à dire aujourd’hui", affirme-t-il, tout en collant une affichette annonçant la projection d'un film. Il salue "sa réflexion sur l’enracinement, pas liée à quelque chose d’identitaire, d'ethnique ou de réactionnaire, mais à un groupe de vie ou d’action."
Ce qui fascine l’artiste chez la philosophe, c’est son engagement concret. "C’est une grande intellectuelle qui n’a pas hésité à s’engager comme ouvrière ou à la guerre en Espagne", souligne-t-il. "Ce qui compte, c’est de faire, même si on n’est pas destiné à le faire. C’est cela qui est exemplaire".
L’implication des habitants du quartier des Acacias est également au c½ur du dispositif. "Il est important de travailler avec les habitants, les associations du quartier, qui m’ont ouvert les portes et donné des idées".
La présence crée une mémoire
La notion de présence constitue un autre pilier du projet. "Parce que la présence crée une mémoire", explique Thomas Hirschhorn.
L'artiste dégage une grande énergie, à l’image du lieu qu’il a investi à Genève, animé en permanence par les échanges, les activités et la présence continue du public. Ce dernier est accueilli par un "Tout le monde est bienvenu", inscrit au marqueur noir sur un carton à l'entrée.
"Je veux faire un monument qui dure pour toujours par des moments de densité, poursuit-il. Une rencontre, une discussion, même un conflit" peuvent contribuer à construire cette mémoire collective.
Connu pour ses positions critiques, notamment avec "Swiss-Swiss Democracy" au Centre culturel suisse à Paris (2004-2005), - un pamphlet contre le populisme et l'élection de Christoph Blocher au Conseil fédéral -, l’artiste rejette toute rupture dans son travail. "Ce qui relie ces projets, c’est la présence et la production", affirme-t-il, tout en reconnaissant une évolution avec "beaucoup plus de coopérations locales" à Genève.
Dans un monde qu’il juge saturé de discours politiques, l’artiste voit ailleurs les ressources. "La politique, on ne peut plus vraiment y croire", affirme-t-il. "Ce qui peut nous aider, c’est l’art, la philosophie et la poésie".
Monument "précaire"
Avec ce monument "précaire", créé à grands renforts de meubles "second hand", de scotch et de cartons, Thomas Hirschhorn dit vouloir ouvrir des perspectives plutôt que commenter l’actualité. "Simone Weil, par sa vie et sa pensée, nous propose une autre voie. C’est cela que je veux honorer", explique-t-il.
A l’issue des 78 jours, l’artiste, invité à Genève par la Fondation Pavillon Sicli et la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle (FASe), espère une trace durable dans les esprits. "J’aimerais qu’ils retiennent le nom de Simone Weil, quelques phrases, quelques citations", conclut-il.
Pourquoi pas cette phrase graffée sur un grand panneau placé à l'entrée du bâtiment Sicli: "L'attention est la forme la plus rare et la plus pure de générosité".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le regain de tensions autour du détroit d'Ormuz ravive le pétrole
Les cours du pétrole rebondissaient lundi, portés par les déclarations des Etats-Unis et de l'Iran concernant les tensions liées à la réouverture du détroit d'Ormuz. Après l'accalmie fragile entrevue la semaine dernière, l'incertitude refait surface dans les marchés.
Vers 07h15, le prix du baril de Brent de la mer du Nord augmentait de 5,47% à 95,32 dollars. Son équivalent américain, le WTI, gagnait quant à lui 5,98% à 88,86 dollars. En comparaison hebdomadaire, les deux sont en recul respectif de 4,10% et 10,4%.
Pour les analystes de la plateforme Trading Economics, "cette remontée fait suite aux déclarations de Donald Trump, selon lesquelles la marine américaine a ouvert le feu et saisi un cargo iranien après que celui-ci eut ignoré l'ordre de s'arrêter en quittant le détroit d'Ormuz". Téhéran a également pris pour cible des navires et réaffirmé son contrôle sur le détroit, arguant une violation du cessez-le-feu par les Etats-Unis.
"Le marché pétrolier a brutalement changé de régime vendredi soir, avec un mouvement de correction rarement observé en si peu de temps", souligne John Plassard, associé de la banque Cité Gestion. "Ce regain de volatilité rappelle que le marché avait sans doute été trop rapide à effacer la prime de risque géopolitique, et que la trajectoire des prochains jours dépendra avant tout de la capacité - ou non - des États-Unis et de l'Iran à revenir à la table des négociations."
Le cours du gaz en hausse
Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, était également sur une pente ascendante lundi. Vers 07h15, le cours prenait 6,68% à 41,36 euros le mégawattheure.
"Plusieurs méthaniers transportant du GNL qatari se seraient approchés du détroit ces derniers jours, mais auraient été contraints de faire demi-tour ou de rester à l'arrêt", rapporte Trading Economics.
Le conflit a fortement perturbé les flux mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL), la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz ayant réduit l'offre. Depuis fin février, aucune exportation de GNL n'a quitté la région, perturbant environ 20% de l'approvisionnement mondial en GNL.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
La coprésidente du PS, Mattea Meyer, de retour au Palais fédéral
Après une pause, Matthea Meyer reprend ses fonctions au Conseil national en tant que coprésidente du PS suisse. Elle participera à la session extraordinaire prévue à fin avril, a-t-elle indiqué aux journaux de Tamedia.
"Je suis pleine d'énergie et de joie pour mon engagement politique", a déclaré la conseillère nationale zurichoise dans une interview publiée lundi. Ces derniers mois, il y a eu des moments où elle ignorait si elle reviendrait un jour au Palais fédéral. "C'est d'autant plus agréable d'être de retour aujourd'hui."
A la fin novembre 2025, Mme Meyer avait évoqué sur Instagram un "grand épuisement". Elle explique dans l'interview avoir tiré le frein d’urgence. "Avec le recul, je dois admettre qu’il était sans doute déjà trop tard."
Pendant son arrêt maladie à 100 %, elle a bénéficié d’une aide professionnelle. Elle souligne également le soutien de son entourage et de son parti.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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