Suisse
Les faîtières de l'économie disent trois fois oui et une fois non
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Les quatre faîtières de l’économie suisse approuvent la réforme AVS 21 et le financement additionnel de l'AVS et celle de l’impôt anticipé. Elles rejettent l’initiative populaire sur l’élevage intensif. Les quatre objets sont soumis au peuple le 25 septembre.
Les présidents d'economiesuisse, de l’Union suisse des arts et métiers (usam), de l’Union patronale suisse (UPS) et de l’Union suisse des paysans (USP) ont présenté leurs arguments à l'appui de ces positions jeudi lors d'une conférence de presse commune à Berne.
"Compromis bien helvétique"
S'agissant de l'AVS, Valentin Vogt, président de l’Union patronale suisse, a estimé que la réforme prévue du premier pilier représentait "un compromis bien helvétique". "L'allègement financier urgent que réclame cette assurance est assuré par une combinaison de mesures structurelles et financières".
La réforme prévoit d'harmoniser l'âge de la retraite des hommes et des femmes à 65 ans et d'augmenter la TVA. Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes met un terme à une discrimination injustifiable, a souligné M. Vogt. Et de rappeler que la Constitution proscrit les inégalités.
Le président de l'UPS a encore souligné que les femmes proches de la retraite allaient bénéficier d'un supplément de rente à vie. Pour les revenus faibles, celui-ci pourrait se chiffrer à un total de 47'000 francs. "Sans la réforme, ces femmes ne recevraient pas un franc supplémentaire."
Les faîtières de l'économie regrettent que les syndicats et la gauche aient lancé le référendum. "Ils ne voient pas une adaptation à la réalité et à l'évolution des besoins, mais l'épouvantail d'une 'réduction des rentes'", selon M. Vogt. Le président de l'usam, Fabio Regazzi, a même parlé de négligence de la gauche.
Profit pour la Suisse
L'économie ne comprend pas non plus la position de la gauche sur la réforme de l'impôt anticipé. La loi voulue par la majorité bourgeoise du Parlement prévoit de supprimer l'impôt anticipé sur les revenus de l'épargne pour les nouvelles obligations suisses. Le droit de timbre de négociation sur les obligations suisses doit aussi être supprimé.
L'impôt anticipé prélevé sur les obligations représente un obstacle bureaucratique, a souligné Christoph Mäder, président d'economiesuisse. Cela n'existe pas sur les marchés concurrents et fait fuir les transactions. La réforme corrige ce défaut et permettra de renforcer le marché des obligations suisses. En comparaison, par rapport à son PIB, le Luxembourg émet 190 fois plus d'obligations que la Suisse, a précisé le président d'economiesuisse.
Une hausse des recettes fiscales de l'ordre de 350 millions de francs par an est attendue après cinq ans, a rappelé M. Mäder. La réforme de l'impôt anticipé ferait "revenir des activités de l’étranger. Toute la Suisse en profiterait", a-t-il avancé.
Affaiblissement
Markus Ritter, président de l’Union suisse des paysans, a lui assuré que l'initiative sur l’élevage intensif était inutile et contre-productive. Le texte demande un élevage répondant au moins au cahier des charges 2018 de Bio Suisse.
Mais cela affaiblirait la production indigène. La barre serait placée si haut que la plupart des exploitations abandonneraient la production. "Le taux d'auto-approvisionnement en volaille passerait de 58% à 5%, il chuterait de 56 à 20% pour les oeufs et de 92 à 50% pour la viande de porc", a précisé M. Ritter.
Selon lui, l'acceptation de ce texte renchérirait également les importations et accroîtrait le tourisme d’achat. Tout cela alors que, n'a-t-il pas hésité à affirmer, "le niveau de bien-être des animaux en Suisse est le plus élevé du monde. Nous bichonnons nos bêtes sept jours sur sept".
"La Suisse a besoin de stabilité en période d’incertitude. Des retraites stables, des recettes fiscales stables et des conditions-cadres stables pour l’agriculture", a résumé Fabio Regazzi, président de l’usam.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Double défaite pour les locataires dans le canton de Zurich
Le canton de Zurich ne renforcera pas significativement la protection des locataires. Les citoyens ont clairement rejeté dimanche l'initiative contre les résiliations de bail massives et abusives. Ils disent aussi "non" à la promotion de logements abordable par l'Etat.
L'initiative de l'association des locataires "pour la protection du logement" est refusée par 57,28% des voix et son contre-projet adopté par 54,32% des votants. Le texte des Vert-e-s "pour le logement" recueille 59,67% de "non" et son contre-projet 57,85% de "oui".
Une initiative en faveur de la copropriété est refusée à 74,86%. La participation aux scrutins dépasse les 56%.
A l'instar des cantons de Genève ou Bâle-Ville, le texte "pour la protection du logement" voulait soumettre tous travaux à une autorisation et plafonner les loyers. Les propriétaires devront toutefois s'efforcer de limiter les résiliations à partir de 20 baux.
Le canton ne devra pas créer une institution publique en faveur des logements à loyer modéré, mais faciliter en revanche la construction privée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Beat Jans salue le "signal de stabilité" donné par les Suisses
Le conseiller fédéral Beat Jans se réjouit du signal de stabilité que les Suisses ont donné en refusant l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions". Un signal important donné au reste du monde, surtout dans la perspective des accords avec l'UE.
"Le Conseil fédéral se réjouit du refus de l'initiative", a déclaré le ministre de justice et police dimanche devant la presse à l'issue des résultats des votations fédérales. "Par leur décision, les citoyens ont donné un signal de stabilité, d'ouverture et de fiabilité", a-t-il ajouté.
Le pays est confronté à des défis, c'est un fait, a poursuivi le Bâlois, citant la crise du logement, les infrastructures et l'immigration. Des préoccupations régulièrement avancées par les initiants.
Le Conseil fédéral a pris des mesures concrètes pour affronter ces défis, a déclaré M. Jans. Et ce n'est pas avec les promesses données par l'initiative, qui n'auront aucun effet réel pour la population, qu'ils seront résolus.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Grèves féministes: des milliers de personnes en Suisse alémanique
Les Bernoises ont célébré cette année la journée de grève féministe de manière décentralisée plutôt que par une manifestation. Vêtues de violet et faisant beaucoup de bruit, elles se sont rassemblées dimanche après-midi devant le Palais fédéral.
"Toujours en colère!" pouvait-on lire sur une grande banderole déployée sur la Place fédérale. Selon une journaliste de Keystone-ATS, environ 5000 personnes de tous âges se sont rassemblées dans l'après-midi. L'objectif était de prendre position contre la violence sexiste et en faveur de l'égalité des droits pour tous. Le programme comprenait des sets de DJ et des discours.
De nombreuses organisations ont notamment organisé un brunch, un atelier de bricolage ou un cours de yoga.
Cette année, cependant, aucune manifestation dans le centre-ville n’était prévue. Le collectif de grève bernois a notamment justifié cette pause par le manque de ressources. Celles-ci seraient déjà consacrées aux préparatifs de la grève nationale du secteur des soins prévue le 14 juin 2027.
A Bâle et Lucerne, des manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes. En Suisse romande, les collectifs féministes avaient appelé à rejoindre la manifestation à Genève contre le G7.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements
Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.
A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.
La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.
L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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