Suisse Romande
Les députés fribourgeois réinvestissent un Hôtel cantonal rénové
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Après avoir siégé plus de deux ans et demi hors de leurs murs, les 110 députés fribourgeois ont retrouvé mardi l'Hôtel cantonal à Fribourg. Depuis décembre 2019, ils s'étaient éloignés d'un édifice vieux d'un demi-millénaire pour cause de rénovation de grande ampleur.
"C'est un honneur et un rare privilège que de vivre en première ligne un tel événement", s'est réjoui Jean-Pierre Doutaz, président du Grand Conseil, devant les invités, actuels et anciens députés, réunis dans la nouvelle salle des pas perdus. Le centriste, ébéniste de métier, a salué une réalisation "magnifique et remarquable".
Le conseiller d'Etat Jean-François Steiert, en charge des infrastructures, lui a redonné symboliquement la grande clé du bâtiment, clé en chocolat, un objet qu'il avait reçu il y a bientôt trois ans des mains du député UDC Roland Mesoz, alors président du législatif. L'autorité suprême a ainsi repris possession des lieux.
Plus de 24 millions
Le député PCS Benoît Rey, au nom de la commission de bâtisse, et l'architecte cantonal Michel Graber se sont aussi exprimés. Au-delà des discours et des interludes musicaux proposés par un quatuor à cordes, les élus arboraient un large sourire malgré l'actualité: la crise énergétique a succédé à la pandémie de Covid-19.
Les travaux, entamés en janvier 2020, devraient au final coûter un peu plus de 24 millions de francs, soit davantage que l'enveloppe initiale de 20,45 millions. "Un dépassement pas inhabituel à Fribourg", a plaisanté Jean-Pierre Doutaz. Le secrétariat du Grand Conseil travaille pour sa part dans ses bureaux depuis début juin.
L'inauguration officielle a coïncidé avec le premier jour de la session de septembre d'un Grand Conseil qui aura siégé à trois endroits durant la rénovation, mais surtout à Forum Fribourg à Granges-Paccot. Samedi et dimanche, lors des Journées européennes du patrimoine, l'Hôtel cantonal sera accessible à toute la population.
Monument emblématique
Sur le plan historique, l’Hôtel cantonal est, avec la cathédrale Saint-Nicolas, le monument le plus emblématique de Fribourg. Dominant la vieille ville, ouvert sur la place de l’Hôtel de Ville, il représente le lieu du pouvoir fribourgeois depuis son origine, a rappelé Jean-Pierre Doutaz, par ailleurs syndic de Gruyères.
Inédit, le nouvel espace du rez-de-chaussée, nommé "salle des pas perdus", devrait permettre aux élus de profiter du vent frais du nouvel écrin, a espéré Jean-François Steiert. L'oeuvre d'art qui orne son sol, intitulée "Eclipse", a été réalisée par l'artiste fribourgeoise Isabelle Krieg, avec l'architecte Ralph Alan Mueller.
Il s'agit d'un cercle noir, entouré d'une couronne de pierres blanches. L'oeuvre représente le soleil caché pendant une éclipse. En allemand, le mot "Corona" désigne la couronne de lumière qui entoure le soleil. A sa manière, la réalisation renvoie au coronavirus, qui a imposé une période de "pause" à la société.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vaud renforce sa prise en charge des mineurs non accompagnés
Le canton de Vaud améliore la prise en charge des demandeurs d'asile mineurs non accompagnés (MNA). Le jeune est plus que jamais placé au coeur du projet. Le dispositif sera consolidé durant toute l'année et évoluera selon les besoins.
"Les mineurs non accompagnés sont des enfants comme les autres. Ils doivent bénéficier de la même protection", ont rappelé jeudi d'une même voix les conseillers d'Etat Isabelle Moret et Vassilis Venizelos. La cheffe du DEIEP, responsable de l'asile, et celui du DJES, chargé de la jeunesse, présentaient le renforcement de la prise en charge des MNA après l'afflux survenu en 2023-24.
Entre 2021 (56) et 2023 (294), leur nombre a été multiplié par six et il a grimpé en 2024 à 452. A l'époque, leur prise en charge dans l'urgence avait suscité des critiques. Le canton y avait répondu en commandant une analyse externe qui a débouché sur les nouvelles mesures socio-éducatives actuellement en cours d'implémentation.
Accompagnement spécifique
Le nombre de MNA est actuellement retombé à quelque 260, ce qui reste un "chiffre élevé", a relevé Isabelle Moret. La conseillère d'Etat rappelle que ces jeunes de moins de 18 ans, arrivés en Suisse sans parent, ont connu un début de vie difficile et sont particulièrement vulnérables. Ils ont besoin d'un "hébergement, d'une évaluation et d'un accompagnement spécifique", a-t-elle dit.
Pour y faire face, les différents partenaires impliqués ont renforcé leur coordination et développé une vision commune de prise en charge, basée sur la pratique de terrain. Le jeune occupe un rôle central et bénéficie d'un projet de vie individualisé.
Projets de vie
Il s'agit notamment de tenir compte des "aspirations profondes" des principaux intéressés. "Nous nous sommes rendu compte que de nombreux MNA ont des idées assez arrêtées sur ce qu'ils veulent faire dans la vie", explique Steven Fricaud, responsable du domaine auprès de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM).
Désormais, les intervenants prennent mieux en compte la diversité des origines. Les jeunes filles - peu nombreuses - sont regroupées dans des structures dédiées. Il s'agit de soutenir l'autonomie des jeunes, leur capacité à avoir un projet de vie. Le rôle des curateurs - les référents des mineurs - est aussi renforcé.
Toujours plus jeunes
Historiquement, les MNA débarquaient en Suisse plus ou moins vers l'âge de 15 ans ou 15 ans et demi. "Ces dernières semaines, on constate un phénomène inquiétant, avec l'arrivée de MNA de plus en plus jeunes", a ajouté Steven Fricaud.
Les processus mis en place sont appelés à offrir un socle durable à l'accueil des MNA. Mais ils sont aussi appelés à évoluer, selon les besoins. Un sondage auprès des professionnels sera réalisé cet été.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
La gauche valaisanne se mobilise en faveur du Fonds climat
Les partis de gauche valaisans se mobilisent en faveur du fonds climat, à moins de cinq semaines de la votation du 8 mars. A leurs yeux, l'acception de ce projet ferait sens après que le peuple suisse ait validé la Loi Climat et innovation, en 2023.
"La Suisse est particulièrement touchée par le changement climatique. Elle se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui entraîne divers impacts négatifs, notamment en matière de fréquence et d’intensité des catastrophes naturelles", a rappelé le conseiller national écologiste, Christophe Clivaz, jeudi devant la presse. "Dans le même temps, les Suisses ont une des plus grosses empreintes CO2 par personne, au monde."
"L’initiative pour un fonds climat, qui prévoit d’investir 0,5% à 1% du PIB (produit intérieur brut) dans les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments et une mobilité moderne, est le moyen d’y arriver", résument les partis de gauche.
Jusqu'à 34 milliards de francs
Le Fonds prévoit non seulement d’engager des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la Suisse, mais aussi pour s’adapter et prendre en charge, les coûts liés aux conséquences du réchauffement climatique, notamment les événements météorologiques extrêmes qui pourraient rendre difficilement habitables certaines parties de notre pays.
"D’ici 2060, ces conséquences pourraient nous coûter jusqu’à 34 milliards de francs par année, soit 4% du PIB actuel", souligne Christophe Clivaz.
"En nous passant du pétrole, du gaz et de l’uranium, la Suisse augmentera aussi son indépendance énergétique dans un contexte géopolitique instable par rapport à l’accès aux ressources énergétiques. Plus nous sommes indépendants au niveau énergétique, plus notre capacité de résilience s’en trouve renforcée", estime encore le conseiller national.
Pas de taxe supplémentaire
Selon ses initiants, cette initiative ne prévoit aucune taxe ou impôt supplémentaire pour la population et les entreprises. "Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que ce qui est proposé dans cette initiative, nous en avons de récents exemples en Valais (ndlr: la catastrophe de Blatten, le débordement du Rhône à Sierre et les laves torrentielles au Val de Bagnes)", rappelle la députée socialiste au Grand Conseil Marie-Josée Reuse. "Il ne s’agit ici d’aucune taxe supplémentaire, mais de constituer un fonds avec un emprunt à faible taux auprès de la BNS."
"Dire oui au fonds climat, c’est choisir une transition écologique solidaire, qui ne laisse personne de côté. C’est protéger notre santé, renforcer la cohésion sociale et préparer un avenir viable pour toutes et tous", conclut la membre du comité directeur du Parti socialiste du Valais romand.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne: déploiement d'un service de Vélobox
Lausanne lance un service de Vélobox qui, moyennant un abonnement, offre des abris fermés et sécurisés. Jusqu'à huit vélos peuvent y stationner. Un premier lot de 200 places a été mis en service et, d'ici la fin de l'année, 1048 places seront disponibles.
Lausanne est la première ville de Suisse à proposer un service de Vélobox à large échelle, affirme jeudi la Municipalité. Les places de stationnement sont nominatives et le box est accessible 24/24h grâce à son téléphone. Toutes les personnes vivant à proximité d'un Vélobox peuvent s'abonner.
"Le projet-pilote a démontré l'engouement de la population pour une solution de stationnement pratique et sécurisée. Ce nouveau service répond à ce besoin croissant de la population", indique Florence Germond, conseillère municipale en charge de la mobilité, citée dans le communiqué. Elle ajoute que "trop de personnes renoncent ou sont freinées dans leur envie de pratiquer le vélo faute de solution de stationnement sécurisé près de chez eux".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Le salaire minimum genevois tire les moins bien lotis vers le haut
Le salaire minimum dans le Canton de Genève a un effet "positif" et "substantiel" pour les employés les moins bien lotis. Deux ans après son lancement en 2020, la part des rémunérations qui lui étaient inférieures était passée de 7,4 à 4%, dit une étude publiée jeudi.
Ce rapport est le quatrième et le dernier d'une étude mandatée par le Département de l'économie et de l'emploi (DEE) à la Haute école de gestion (HEG SO Genève) et à l'Université de Genève. Il confirme que les femmes sont gagnantes, la part des rétributions inférieures au salaire minimum dans le secteur privé diminuant de 10,7 à 5,3%.
Mais les hommes ne sont pas en reste. Le chiffre pour eux est passé de 5 à 3%. L'écart moyen de salaire par rapport au minimum légal s'est quant à lui largement réduit de 14 à 6,9%.
Le rapport permet aussi de revenir sur les précédentes conclusions. Les jeunes hommes sans formation ont été pénalisés. Le salaire minimum n'a pas eu d'effet significatif sur le chômage. Et les conséquences sont différentes en fonction des branches analysées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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