Culture
Un prof de l'UNIL en maître de la publication de la correspondance entre Bonaparte et Freud
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/10/remy-amouroux-professeur-dhistoire-de-la-psychologie-a-luniversite-de-lausanne-unil-est-le-grand-maitre-doeuvre-de-lappareil-critique-et-de-la-publication-du-livre-marie-bonaparte-sigmund-fr-1000x600.jpg&description=Un prof de l'UNIL en maître de la publication de la correspondance entre Bonaparte et Freud', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
C'est un événement dans le monde de la psychanalyse: la sortie mercredi de la correspondance intégrale entre Marie Bonaparte et Sigmund Freud aux éditions Flammarion. Un professeur de l'UNIL a coordonné la publication de ce livre de quelque 900 lettres inédites.
"Il s'agit du dernier grand corpus de correspondance freudienne encore inédit. Celle-ci est inattendue de par son volume et sa densité, et différente des nombreuses autres correspondances de Freud, car elle revêt une dimension très personnelle", explique à Keystone-ATS Rémy Amouroux, professeur d'histoire de la psychologie à l'Université de Lausanne (UNIL) depuis 2013.
Passionnée par la psychanalyse, la princesse Marie Bonaparte (1882-1962) s'est rendue en 1925 à Vienne pour consulter Sigmund Freud (1856-1939) et soigner une dépression. Cette rencontre est "le plus grand événement de ma vie", note l'arrière-petite-nièce de Napoléon Ier, princesse de Grèce et de Danemark par mariage. Elle deviendra d'ailleurs elle-même une psychanalyste, disciple de Freud.
Femme de lettres et mécène, elle a été la première à introduire et traduire en français l'oeuvre du fondateur de la psychanalyse. Durant quatorze années, ils échangeront près de 900 lettres, écrites en allemand pour Freud (représentant le tiers), en français puis en allemand pour Bonaparte (les deux tiers).
A la bibliothèque du Congrès américain
Parisien d'origine, installé à Lausanne depuis bientôt dix ans, Rémy Amouroux est le grand maître d'oeuvre du volumineux ouvrage de 1200 pages et de son appareil critique: "Marie Bonaparte, Sigmund Freud, Correspondance intégrale". Les lettres ont été traduites par Olivier Mannoni, un des meilleurs traducteurs de l'oeuvre de Freud.
Ayant fait sa thèse sur Marie Bonaparte, le professeur était au courant que sa correspondance avec Freud avait été déposée en lieu sûr par l'intermédiaire de sa fille Anna Freud en 1964 à la bibliothèque du Congrès américain à Washington. Ces lettres ont toujours suscité un vif intérêt, mais personne n'avait pu les consulter puisqu'elles étaient réservées de communication jusqu'en 2020.
Le 15 janvier 2020, M. Amouroux se rend à Washington pour découvrir ces lettres et les photographier en vue d'un travail de recherche ou pour des articles. Puis est venue l'idée "un peu ambitieuse" de les publier. Après l'accord des petits enfants de Marie Bonaparte, il trouve un éditeur et se lance dans le minutieux travail éditorial qui durera une année et demie environ.
Histoire intellectuelle et culturelle
"Il a fallu d'abord retranscrire les lettres avec des spécialistes de l'écriture cursive allemande de la fin du 19e siècle ("Kurrentschrift"), puis les traduire et enfin établir les notes pour contextualiser chaque lettre", explique le spécialiste. "Le but était de les rendre accessibles à un public qui ne connaît pas forcément l'histoire de la psychanalyse", ajoute-t-il.
Ces échanges épistolaires foisonnent d'informations sur la psychanalyse en général et son introduction en France en particulier, et aussi très personnelles sur Freud et très intimes sur Bonaparte. Ils apportent de nouveaux regards sur la vie et les analyses du célèbre médecin et neurologue.
Mais leur intérêt dépasse le seul domaine du freudisme, car c'est aussi un témoignage original sur les m½urs de la vie bourgeoise à Paris et à Vienne, celles du gotha européen, puis surtout sur la montée du nazisme et la fin d'un monde, ou encore l'évolution des conceptions de la féminité au début du 20e siècle.
Bonaparte fut celle qui grâce à ses relations dans les milieux diplomatiques permit à Freud de quitter Vienne en 1938. Elle paya la fortune réclamée par le régime nazi pour lui établir un visa.
Amitié authentique et profonde
"Une authentique et profonde relation amicale et intellectuelle naît entre eux, qui va dépasser le cadre de l'analyse. Leur complicité est sincère et touchante. Puis Bonaparte prend peu à peu ses aises et un vrai débat intellectuel sur la sexualité de la femme au niveau théorique, moral et pratique s'installe", relève M. Amouroux.
On découvre une dimension "méconnue et surprenante" de "la dernière des Bonaparte", comme elle se qualifiait. "Elle est loin d'être la suiveuse dévote de Freud que l'on a parfois décrite. Elle lui dit vraiment ce qu'elle pense, le bouscule, l'agace, le fatigue parfois, et pointe du doigt ses contradictions", souligne-t-il. Elle questionne notamment les conceptions freudiennes sur la femme à une époque où la quête du plaisir féminin reste profondément subversive.
Alors que Bonaparte revendique une totale liberté amoureuse et sexuelle, Freud l'encourage à dominer ses "pulsions sauvages". Il n'empêche, quels que soient leurs désaccords, Freud verra en elle une élève loyale, appréciant sa grande sincérité, selon l'expert.
Au final, cette correspondance est une authentique réflexion sur le plaisir féminin, la place de la femme dans la société et le regard des hommes sur les femmes", dit M. Amouroux, saluant "une audacieuse liberté de penser". Elle développe une véritable "science" du plaisir sexuel féminin, notamment autour du rôle du clitoris, mêlant biologie et psychanalyse, basée sur des expériences anatomiques.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Sons et lumières innovants pour la tournée 2026 du Cirque Knie
Le Cirque Knie a lancé sa tournée 2026, vendredi soir, sous son chapiteau traditionnel de Rapperswil-Jona (SG). Entre humour et voltiges, cette édition a aussi ouvert "une nouvelle dimension" avec des innovations technologiques qui ont transformé le manège.
Pour cette nouvelle saison, le Knie a misé sur une technologie encore jamais utilisée par un cirque itinérant, directement intégrée au chapiteau. Un dispositif qui permet de fusionner la lumière, le son et la performance de manière inédite.
Grâce aux effets spectaculaires, les représentations classiques deviennent ainsi une "oeuvre totale". Parmi les nouveautés phares de la nouvelle tournée, le numéro "Dancing Tissues" illustre cette approche surprenante de la mise en scène.
Le cirque national, dirigé par la septième génération, n'en a pas délaissé pas pour autant ses racines: ainsi Ivan, Chanel et Maycol Knie junior perpétuent la tradition équestre familiale avec leurs spectacles de dressages. Et à l'affiche toujours, des artistes primés au célèbre festival du cirque de Monte-Carlo.
Adresse, précision et endurance
Les acrobates chinois ont eux aussi perpétué une longue tradition tout en la renouvelant avec des figures modernes et inédites. La Troupe Wuhan propose un répertoire varié de figures sur une balançoire russe tandis que les danseurs de la Xishui County Acrobatic Troupe exécutent avec un haut degré d’adresse et de coordination le rituel de la danse du lion.
La précision est aussi le point fort de Nicol Nicols et Kimberly Zavatta, qui rendent entre autres hommage à Guillaume Tell avec leur numéro "de la pomme". Armée d'une arbalète, il vise de ses flèches les ballons que sa partenaire tient, suspendue dans les airs.
À peine âgée de vingt ans, Valeriia Davydenko détient déjà deux records Guinness, dont l’un pour être restée en équilibre sur une main pendant une heure, dix minutes et trois secondes. Son numéro unique, qui exige endurance et force, est le fruit d'années d'entraînement.
L'inséparable figure du clown se renouvelle elle aussi pour cette tournée. Le Chilien Matute Alvarez passe pour un artiste de la nouvelle génération. Sans mots, il mêle expressions faciales, danse, acrobaties et poésie avec une grande originalité.
L'illusionnisme a aussi voix au chapitre, avec le Français Vincent Vignaud de retour pour cette édition. Ses numéros sont dignes de David Copperfield et de Chris Angel, selon les organisateurs.
Tournée romande dès août
Après son début de saison dans son fief de Rapperswil jusqu'à dimanche, le cirque se déplacera à travers la Suisse alémanique. Il se posera un mois entier à Zurich, dès le 8 mai, avant de débarquer à Bienne/Nidau (BE) à partir du 21 août. Il s'arrêtera à Genève du 28 août au 13 septembre et à Lausanne du 24 septembre au 11 octobre. Il fera aussi halte à Nyon (VD), Vevey (VD), Sion et Fribourg.
Après un passage au Tessin, à Agno, de fin novembre à début décembre, la troupe achèvera sa tournée à Lucerne, du 10 décembre au 3 janvier. Les billets sont en vente sur le site en ligne du Cirque Knie.
Ce lancement intervient après une tournée 2025 qui s'est achevée début janvier, après 320 représentations dans 24 villes. La saison dernière a été marquée par les prestations de Marie-Thérèse Porchet en tête d'affiche en Suisse romande et les humoristes Mike Müller et Viktor Giacobbo outre-Sarine.
www.knie.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
[ITW] «La Maison des Femmes», ou le retour à la vie des victimes de violences
À l'occasion de la sortie de son premier long métrage, la réalisatrice Mélisa Godet s'est confiée à LFM sur son film, qui met en lumière la Maison des Femmes, centre d'accueil et de soins pour les femmes victimes de violences. Un hommage bouleversant à la résilience.
Le cinéma s'empare souvent de la violence faite aux femmes par le prisme de l'acte lui-même. Mélisa Godet, elle, a choisi de filmer l'après. Dans La Maison des Femmes, elle nous plonge au cœur d'une structure pluridisciplinaire dédiée à l'accueil et au soin des victimes. Un projet mûri durant plusieurs années, et inspiré de la Dre Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des Femmes de Saint-Denis, créée en 2016. «Quand j'entends parler de cet endroit en écoutant Ghada Hatem à la radio, ça allume toutes les ampoules dans ma tête du film que je rêve de pouvoir faire un jour».
"Je voulais montrer ces femmes se réapproprier leur histoire"
Un choix radical: ne pas montrer la violence
La force du film réside dans une décision artistique majeure: l'absence totale de scènes de violences physiques à l'écran. Un choix que la réalisatrice assume pleinement pour respecter la dignité des patientes. «Je ne voulais pas montrer des femmes réduites à l'état de chose à cause de quelqu'un de violent. Je voulais montrer ces femmes se réapproprier leur histoire».
Pour Mélisa Godet, il s'agissait de décaler le regard du spectateur. «La violence, dans le film, elle est partout dans le récit qu'en font ces femmes». Cette pudeur n'enlève rien à la puissance des témoignages, mais permet de se concentrer sur la mission première de ces structures: le retour à la vie.
"On va aussi s'autoriser des moments de relâche"
Entre tragédie et moments de légèreté
Malgré les parcours de vie bouleversants des patientes, le film ne traite pas uniquement de l'aspect dramatique. Il reflète la réalité du terrain, faite de solidarité et, paradoxalement, de moments de rires. «C'est une forme aussi de politesse vis-à-vis du spectateur de dire "avec ce film on va traverser ensemble des choses qui ne sont pas forcément faciles, mais on va aussi s'autoriser des moments de relâche"».
Cette légèreté est le reflet fidèle de l'ambiance qui règne dans ces lieux de soin. La réalisatrice souligne que ces maisons fonctionnent à l'énergie des équipes.
Un appel au soutien politique
Si le film est une ode à la résilience, il n'élude pas les difficultés structurelles et le manque de reconnaissance. Mélisa Godet pointe du doigt l'écart entre les promesses et les actes. «Il y a les intentions et puis il y a le concret. La vérité est que si des soignantes et des soignants ne s'emparent pas de l'opportunité d'ouvrir ce type de maison, il ne se passe rien». À travers ce récit, la réalisatrice espère sensibiliser au-delà du cercle des convaincus, rappelant que la lutte contre les violences est l'affaire de tous.
La Maison des Femmes est sorti le mercredi 11 mars dans les salles de cinéma en Suisse romande.
Interview réalisée par Yann Rossier
Adaptation web avec IA
Culture
La BD à l'honneur au château d'Aigle
Le festival BD au château d'Aigle revient ce week-end pour une 7e édition. Plus de 25 artistes sont attendus pour des rencontres et dédicaces. Avec, comme hôte d'honneur, le Français Philippe Fenech, connu notamment pour dessiner la série "Mes Cop's".
Outre les rencontres avec les artistes, la manifestation, gratuite, propose diverses activités, entre cours de BD/manga, librairie de BD d'occasion, concours divers et représentations théâtrales. Des expositions sont aussi consacrées aux auteurs Rodrigue et François Maret, à Petzi et aux 30 ans des éditions Antipodes.
Le festival se décrit comme un événement culturel visant à "promouvoir la bande dessinée sous toutes ses formes". Il s'adresse à un public large, des amateurs passionnés aux néophytes, en passant par les familles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Pour sa 30e édition, le Venoge Festival s'offre David Guetta
C'est un cadeau en or que s'offre le Venoge Festival à Penthaz (VD) pour sa 30e édition: la star des DJs David Guetta. Le Français sera programmé pour une soirée supplémentaire inédite, le mardi 11 août, en prologue de l'édition 2026 qui se déroulera du 12 au 15 août.
En exclusivité suisse cette année, David Guetta se produira sur la grande scène dans le cadre de son "Monolith Tour", ont annoncé vendredi les organisateurs de l'open air. La figure majeure de la scène électro mondiale succédera cette soirée-là à Synapson et Afrojack. Quelques jours auparavant, il se sera produit trois soirs consécutifs au Stade de France à Paris devant 80'000 spectateurs.
Le show de musique électronique XXL prévoit de déployer près de 500 m2 d'écrans LED et une trentaine de lasers pour une expérience visuelle et sonore grandiose. Pour mémoire, David Guetta a déjà clôturé trois fois le Paléo Festival à Nyon, en 2012, 2015 et 2025.
"Accueillir David Guetta pour l'unique date suisse de sa tournée est une opportunité unique de renforcer la notoriété du festival et de marquer de manière spectaculaire notre 30e édition", se félicite le directeur de la manifestation, Julien Finkbeiner, cité dans le communiqué.
L'été dernier, le Venoge Festival a connu une affluence record. La manifestation a attiré 50'000 personnes grâce notamment à deux soirées à guichets fermés. Elle avait attiré 42'000 spectateurs en 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
Double FaceIl y a 3 jours
Voir les visages d’une autre manière
-
Vous d’abordIl y a 12 heures
Vous d'abord: semaine du 09 au 13 mars
-
Le 9/12 LFMIl y a 12 heures
Les liens du son: Le style unique de Chris Rea
-
SuisseIl y a 3 jours
La piste d'un acte terroriste écarté a priori à Chiètres (FR)
-
LausanneIl y a 20 heures
"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores
-
SuisseIl y a 3 jours
L'auteur du drame de Chiètres est un Suisse "marginal et perturbé"
-
VaudIl y a 1 jour
La Commission de gestion va établir un rapport spécifique
-
ClimatIl y a 2 jours
Ouest lausannois: la distribution d'eau est rétablie


