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Suisse Romande

Les députés fribourgeois votent un budget suscitant de l'inquiétude

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Le conseiller d'Etat fribourgeois Jean-Pierre Siggen a défendu son premier budget devant le Grand Conseil depuis qu'il a quitté la direction de l'instruction publique pour celle des finances en début de nouvelle législature (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Malgré des inquiétudes, les députés fribourgeois ont voté mercredi le budget 2023 de l'Etat, grâce aux voix de la droite, la gauche s'étant abstenue. La copie s'affiche à l'équilibre, en vertu du principe constitutionnel, avec un excédent de 103'000 francs.

Le budget a été avalisé par 51 voix contre 1 et 44 abstentions. Le mot "inquiétude" est souvent revenu, a décrit Elias Moussa, rapporteur de la commission des finances et de gestion. Le député PS a cité le recours accru aux fonds et provisions, le recul des recettes fiscales des personnes physiques, le "sombre" avenir de la péréquation fédérale et le financement du système de santé.

Le Grand Conseil a apporté trois retouches. Mardi, il a octroyé 500'000 francs supplémentaires pour les subventions à la création culturelle pour les porter à près de 4,7 millions et 300'000 francs au Service des constructions et de l’aménagement pour accélérer les procédures liées à l’élaboration des plans d’aménagement locaux.

Mercredi, les députés ont ajouté 180'000 francs aux subventions en faveur des partis politiques pour les élections fédérales 2023, avec une enveloppe qui grimpera à 525'000 francs. L’argent sera prélevé dans les trois cas sur le Service de l’informatique et des télécommunications (SITel).

Stabilité

Le budget parvient à couvrir l'évolution "significative" des charges grâce aux ressources extérieures et revenus fiscaux à la hausse, a constaté le grand argentier Jean-Pierre Siggen. "Le Conseil d’Etat a élaboré un budget porteur de stabilité dans une période incertaine", a-t-il répété.

Les investissements (283,8 millions) et l’intégration des baisses fiscales votées par le Grand Conseil visent à renforcer l’économie et le pouvoir d’achat, a ajouté le conseiller d'Etat. La copie comprend une hausse des charges et revenus de 3,9%, à 4,05 milliards de francs, un record, les 3 milliards remontant à 2010.

La droite a fait part de sa vive inquiétude. "A ce rythme de croissance des charges, nous n'aurons plus de réserves d'ici à trois ans", a lâché l'UDC Stéphane Peiry. Sans oublier le risque de récession, avec la politique monétaire restrictive instaurée par la Banque nationale suisse (BNS) pour contrer l'inflation.

Son collègue PLR Andreas Freiburghaus, pour le groupe PLR/PVL, a évoqué un budget "dangereux", en référence au dépassement de la barre des 4 milliards. Le Centre a parlé d'une continuation, s'est réjoui le député Hubert Dafflon, qui entend bien veiller à la concrétisation des investissements.

Abstentions

Ces derniers, avec leur montant "nettement supérieur" aux deux précédents budgets ainsi qu’à celui des comptes 2021, reflètent un programme "très ambitieux". Ils comprennent des achats d’immeubles et des projets d’envergure.

Le Vert François Ingold, pour les Verts et Alliés, a déploré l'absence de perspectives encourageantes. Il a ponctué son discours de nombreux "jusqu'ici tout va bien", liés à un individu tombant du 50e étage d'un immeuble. "L'atterrissage compte davantage que la chute", a-t-il précisé, en mentionnant l'Hôpital fribourgeois (HFR).

Le groupe socialiste, à l'instar des Verts et Alliés, est entré en matière, tout en affirmant vouloir s'abstenir au vote final. "Le PS ne veut pas se faire le complice d'une politique réduisant les prestations", a dit Marie Levrat, parlant d'un "manque d'ambition" en évoquant la priorité donnée par la droite aux baisses d'impôts.

Les variations entre 2022 et 2023 proviennent en partie d’une évolution favorable de certaines recettes fiscales. Si l’impôt sur le revenu des personnes physiques recule de 25 millions de francs, l’impôt sur le bénéfice des personnes morales croît de 24 millions. La part à l’impôt fédéral direct augmente de 19 millions.

Indexation

Les revenus des biens et autres recettes diminuent de 45,6 millions. La contraction est liée principalement au fait qu’aucune répartition du bénéfice de la BNS n’est budgétisée, au vu des résultats intermédiaires et contrairement à ce qui avait été retenu en 2022. La provision BNS sera ponctionnée de 50 millions pour compenser.

La péréquation financière de la Confédération apporte 51,4 millions de francs en plus. En ce qui concerne les subventions fédérales, une hausse "notable" de 45 millions provient des récupérations de l’aide sociale pour les demandeurs d’asile et réfugiés, dont les charges liées à la guerre en Ukraine.

Côté dépenses, les charges de personnel (+4,7%) dépassent de manière "significative" celle de l'entier des charges (+3,9%). Outre les nouveaux postes (+151 EPT, surtout pour l’enseignement et les travailleurs sociaux dans les écoles), l’indexation à l’inflation (+2,55%) a des effets "non négligeables" sur la masse salariale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Laïcité et ouverture dominicale des magasins en votation le 14 juin

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Une modification de l'article constitutionnel sur la laïcité ainsi que l'ouverture dominicale des magasins seront en votation à Genève le 14 juin (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une modification de l'article constitutionnel sur la laïcité ainsi que l'ouverture dominicale des magasins seront en votation à Genève le 14 juin. Le Conseil d'Etat a annoncé mercredi avoir fixé la date de ces deux scrutins cantonaux.

Soumise au référendum obligatoire, la modification de la constitution genevoise vise à interdire aux élus communaux et cantonaux, ainsi qu'aux magistrats du Pouvoir judiciaire et de la Cour des comptes, de porter des signes religieux ostentatoires. Le Grand Conseil a adopté cette disposition en novembre, à deux voix près, afin de savoir si elle est compatible avec le droit fédéral.

Le souverain se prononcera donc le 14 juin. Le recours qui a été déposé par deux députés Verts sera tranché par la justice en cas de "oui".

Ouvertures controversées

Un second sujet controversé sera en votation: la modification de la loi sur les heures d'ouverture des magasins (LHOM). Attaqué par voie référendaire par la gauche et les syndicats, le projet prévoit de permettre aux commerces d'ouvrir deux dimanches par an sans déposer de demande d'autorisation. Il aurait dû être tranché dans les urnes le 30 novembre.

Mais le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin à la suite d'une décision du Tribunal fédéral qui considère que l'exigence d'avoir une convention collective de travail étendue est contraire au droit fédéral. Cette disposition ayant été supprimée de la LHOM, les Genevois devront donc dire s'ils préfèrent deux ouvertures dominicales par an ou trois, comme c'est le cas actuellement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Tags aux Brandons: condamnations pénales pour onze personnes

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Considérant qu’une partie des textes dénoncés étaient pénalement répréhensibles, le Ministère public vaudois a condamné deux membres du Comité des masqués et neuf "barbouilleurs" à des jours amendes et à des amendes pour avoir respectivement peint et validé les textes incriminés (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Suite aux tags controversés des Brandons de Payerne l'an dernier, deux membres du Comité des masqués et neuf "barbouilleurs" ont été condamnés. Le Ministère public vaudois a jugé une partie des textes pénalement répréhensibles.

Le Parquet a rendu ses ordonnances vendredi dernier. Il a retenu les infractions de discrimination et d’incitation à la haine et, dans trois cas, l’injure pour l’inscription "blatte" visant un commerçant, a-t-il communiqué mercredi à Keystone-ATS.

Les prévenus ont été condamnés à des peines comprises entre 20 jours-amende à 30 francs et 90 jours-amende à 80 francs ainsi qu’à des amendes d’un montant allant de 200 francs à 1'800 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Présence de microplastiques: forte réduction après traitement

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Le taux de microplastique dans les eaux lausannoises chute fortement grâce aux méthodes modernes de traitement, selon des analyses (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne, en partenariat avec l’Université de Genève (UNIGE), suit les microplastiques dans l’eau brute du Léman et l’eau potable distribuée. Les premières analyses révèlent des concentrations de 10 à 40 particules de microplastique par mètre cube (1000 litres) en sortie d’usine de traitement de l’eau.

Les analyses effectuées sur l’eau prélevée en profondeur alimentant les usines de traitement de Lutry et Saint-Sulpice montrent que l’eau du Léman contient entre 260 et 950 MP/m3. Après traitement, les concentrations chutent fortement et sont comprises entre 10 et 40 MP/m3, annonce la Ville de Lausanne mercredi dans un communiqué.

Grâce aux méthodes modernes, le taux d’abattement moyen est ainsi d’environ 95%, démontrant l’efficacité des chaînes de traitement.

Pour renforcer la surveillance de ces particules et développer une expertise locale, le Service de l’eau inaugurera prochainement un nouveau laboratoire dédié aux microplastiques (MP). Celui-ci comprend un nouvel équipement de haute technologie (imagerie infrarouge directe par laser - LDIR) pour détecter, caractériser et quantifier ceux-ci.

"Cela représente une première pour Lausanne et pour un distributeur d’eau de la région, et permettra d’assurer un suivi scientifique continu et rigoureux", a déclaré Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de l'eau, cité dans le communiqué.

Depuis le 1er avril 2025, la Ville de Lausanne, via son Service de l’eau, collabore avec l’Université de Genève pour surveiller la présence et le comportement des MP dans ses filières de traitement. Cette collaboration a permis d’établir des données fiables sur la présence des microplastiques de taille comprise entre 20 micromètres (0,02 mm) et 5 millimètres (5 mm) dans les eaux brutes et traitées. Une deuxième phase d'nanalyse débutera en avril 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

HUG: plus de 120 employés du DRG se disent victimes de racisme

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Le directeur général des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) Robert Mardini annonce des mesures renforcées face au racisme et aux discriminations (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Plus de 120 collaborateurs et collaboratrices du Département de réadaptation et de gériatrie (DRG) des HUG à Genève se disent victimes de racisme. Après un sondage interne dévoilé mercredi, l'établissement veut renforcer le dispositif de signalement et de suivi.

Au total, 487 personnes ont répondu à la consultation, soit 29% du personnel du DRG aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Parmi elles, 26,5% disent avoir subi du racisme dans le cadre professionnel.

Ce taux monte à près de 45% pour les personnes racisées contre moins de 20% chez les non racisés. L'étude va être élargie cette année à toute l'institution.

Dès les premiers signalements, l'établissement avait annoncé l'année dernière deux dénonciations pénales. Des sanctions disciplinaires ont été prises contre deux personnes. Et des ateliers de formation ont été lancés pour 680 collaborateurs.

Une procédure judiciaire est en cours après un recours d'une responsable des soins du DRG. Confrontée à des menaces "inacceptables", celle-ci s'est vu proposer un poste dans un autre département.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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