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International

Electricité de France condamné pour la mort de faucons protégés

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La justice a constaté que "vingt-huit faucons crécerellettes (...) avaient été tués entre 2011 et 2016 par collision avec les éoliennes des parcs du Causse d'Aumelas" et que "cette destruction perdurait malgré la mise en place" en 2014 d'un système électronique d'effarouchement. (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/SINA SCHULDT)

La plus haute juridiction judiciaire française a condamné Electricité de France (EDF) pour la mort d'une espèce protégée de faucons. Cela dans le parc d'éoliennes d'Aumelas (sud), selon la décision consultée jeudi par l'AFP.

"A travers cette importante jurisprudence, c'est toute la doctrine construite par la filière éolienne et le ministère (français) de l'Environnement concernant les destructions d'espèces protégées par les éoliennes qui est remise en cause", s'est félicité l'association France Nature Environnement (FNE) dans un communiqué.

La justice, saisie par FNE a constaté que "vingt-huit faucons crécerellettes (...) avaient été tués entre 2011 et 2016 par collision avec les éoliennes des parcs du Causse d'Aumelas" et que "cette destruction perdurait malgré la mise en place" en 2014 d'un système électronique d'effarouchement.

Destruction de ces espèces illégale

Or, en vertu d'une directive européenne, toute destruction de ces espèces protégées est illégale, sauf stricte dérogation préfectorale.

Une telle dérogation aurait autorisé la survenue d'un nombre restreint d'accidents mortels, mais EDF Energies nouvelles (devenue EDF Renouvelables France) et les entreprises exploitantes du parc ne l'avaient pas sollicitée, avait constaté la cour d'appel de Versailles (ouest de Paris) dans son jugement rendu en 2021.

En conséquence, la cour avait reconnu "l'imprudence" des exploitants, condamnés à verser 3500 euros de dommages et intérêts à la FNE.

Contestant le droit de l'ONG d'agir en justice dans ce dossier, EDF avait attaqué la décision devant la Cour de cassation. Celle-ci a rejeté ce pourvoi mercredi, rendant la condamnation définitive.

Ne pas sacrifier la biodiversité

"Une infrastructure de production d'énergie renouvelable ne peut pas se prétendre écologique si elle ne respecte pas le droit de l'environnement", ajoute l'association, très impliquée dans le débat parlementaire sur les énergies renouvelables.

Avec plusieurs des principales associations environnementales, la FNE critique vivement le projet de loi du gouvernement en cours d'examen à l'Assemblée nationale.

Le texte vise à rattraper le retard de la France sur ses engagements de développement des renouvelables, notamment en limitant les recours contre les projets éoliens et solaires. Mais les ONG craignent de voir la biodiversité sacrifiée au profit d'objectifs climatiques.

"Certains parcs ont été construits au mauvais endroit, de telles erreurs doivent pouvoir être corrigées", a déclaré Simon Popy, président de FNE Languedoc-Roussillon.

L'association demande "l'arrêt des éoliennes d'Aumelas pendant la période de présence des faucons crécerellettes" et que le Causse d'Aumelas soit sorti des 'zones favorables à l'éolien' dans la nouvelle planification régionale en cours d'élaboration".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le moral des patrons allemands baisse en mars

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Le modèle industriel et exportateur de l'Allemagne a été profondément remis en question par la hausse des prix de l'énergie depuis la guerre en Ukraine. (archive) (© KEYSTONE/dpa/Marcus Brandt)

Le moral des entrepreneurs en Allemagne a baissé en mars, notamment dans les industries les plus énergivores, selon une enquête publiée mercredi, en pleine guerre au Moyen-Orient, qui fait grimper les coûts de l'énergie et perturbe les chaînes d'approvisionnement.

L'indice du climat des affaires de l'institut Ifo, très suivi par les entreprises, s'est élevé à 86,4 points en mars, soit deux points de moins que le mois précédent.

"L'indice révèle que la reprise économique est bloquée dans le détroit d'Ormuz", résume Sebastian Wanke, économiste de la banque KfW, en référence au blocage depuis le début de la guerre de ce passage maritime stratégique pour les hydrocarbures.

Après deux années consécutives de récession, le PIB de la première économie européenne a légèrement crû en 2025, mais son modèle industriel et exportateur a été profondément remis en question par la hausse des prix de l'énergie depuis la guerre en Ukraine, la concurrence asiatique et un retard dans les nouvelles technologies.

Berlin mise pour l'heure sur une croissance de 1,0% de son PIB en 2026, portée par d'importants investissements publics.

M. Wanke reste confiant dans la croissance du PIB au premier trimestre de cette année. Mais "chaque semaine que dure la guerre en Iran, le moral des entreprises continue de se dégrader et la conjoncture est à nouveau freinée", prévient-il.

Mardi, la ministre allemande de l'Economie, Katherina Reiche a averti que si la guerre continue, elle pourrait mettre en danger la "reprise légère et fragile" de l'économie et causer des pénuries de carburant dans le pays d'ici à la fin avril.

La hausse durable du baril de Brent à 150 dollars, un scénario noir, pourrait coûter à l'Allemagne et son industrie énergivore 80 milliards d'euros sur deux ans, d'après une étude de l'institut IW de Cologne.

Dans le détail, ce sont surtout les attentes des patrons pour les six prochains mois qui se sont dégradées, faisant reculer l'indice global, tandis que l'évaluation de la situation actuelle stagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Royaume-Uni: inflation stable en février à 3% sur un an

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Les prix avaient progressé de manière inattendue de 3,4% en décembre, bien loin de l'objectif de 2% affiché par la Banque d'Angleterre, avant de retomber à 3% en janvier. (archive) (© KEYSTONE/AP/Kin Cheung)

L'inflation est restée stable en février au Royaume-Uni, à 3% sur un an, a annoncé mercredi l'Office national des statistiques (ONS).

Reste qu'une hausse est attendue dans les prochains mois, portée par l'envolée des prix des hydrocarbures en mars, dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient. Les prix avaient progressé de manière inattendue de 3,4% en décembre, bien loin de l'objectif de 2% affiché par la Banque d'Angleterre, avant de retomber à 3% en janvier. "Le principal facteur à la hausse a été le prix de l'habillement, qui a augmenté alors qu'il avait baissé un an plus tôt", souligne Grant Fitzner, économiste en chef de l'ONS.

"Cela a été contrebalancé par la baisse des coûts de l'essence, les prix ayant été relevés avant le début du conflit au Moyen-Orient et la hausse subséquente des cours du pétrole brut", ajoute-t-il. Les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe, comme l'Arabie saoudite, l'Irak, ou le Qatar, sont en grande partie entravées par la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par où transite habituellement environ 20% de la production mondiale de pétrole et du gaz naturel liquéfié.

"Le baril de pétrole tournait autour de 70 dollars tout au long du mois de février, mais il s'est négocié au?delà de 90 dollars pendant la majeure partie de mars", souligne Lindsay James, analyste chez Quilter, tandis que "les prix du gaz en Europe sont environ 60% plus élevés que leurs niveaux de février".

"C'est pourquoi l'indice des prix à la consommation publié aujourd'hui est déjà dépassé. Il reflète une économie où l'inflation semblait se stabiliser et devait revenir vers 2,1 % au deuxième trimestre", relève-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Pétrole: l'AIE "prête" à un autre déstockage, "si nécessaire"

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L'AIE a annoncé ce mois-ci que ses pays membres débloqueraient 400 millions de barils de pétrole tirés de leurs réserves pour atténuer l'impact de la guerre au Moyen-Orient. (archive) (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'est dit mercredi "prêt" à mettre en place un nouveau déstockage de pétrole "si et quand ce sera nécessaire", au 26e jour de la guerre au Moyen-Orient qui fait flamber les prix des hydrocarbures.

Ces déclarations de Fatih Birol ont été faites en réponse à une demande de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi de se "préparer à mettre en oeuvre" une telle opération coordonnée, lors de leur rencontre à Tokyo. L'AIE a annoncé plus tôt ce mois-ci que ses pays membres débloqueraient 400 millions de barils de pétrole tirés de leurs réserves pour atténuer l'impact de la guerre au Moyen-Orient, la plus importante opération jamais réalisée par l'institution.

Il reste "encore une quantité importante de pétrole dans nos stocks", a toutefois affirmé M. Birol. "80% de nos réserves sont toujours là. Ces 400 millions de barils ne représentaient que 20% de nos stocks", a-t-il déclaré. "Si et quand cela sera nécessaire, nous sommes prêts (...) mais j'espère vraiment que ce ne sera pas nécessaire."

"Le monde est confronté à une grave menace pour la sécurité énergétique, mais l'Agence internationale de l'énergie est prête à jouer son rôle essentiel de gardienne de la sécurité énergétique mondiale", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bencic sortie en quarts de finale à Miami

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Belinda Bencic a été battue en trois sets par Coco Gauff en quarts de finale à Miami (© KEYSTONE/AP/Lynne Sladky)

Belinda Bencic (WTA 12) a été stoppée en quarts de finale du WTA 1000 de Miami. La St-Galloise a subi la loi de la 4e joueuse mondiale Coco Gauff mardi.

La championne olympique 2021 s'est inclinée 6-3 1-6 6-3 devant l'Américaine, double vainqueure en Grand Chelem (US Open 2023, Roland-Garros 2025). Elle n'a pas su saisir sa chance dans cette partie, dans laquelle elle a inscrit plus de points que son adversaire (88-86), après avoir survolé le deuxième set.

Belinda Bencic a pourtant fait la course en tête dans la manche décisive, signant le premier break pour mener 3-2 avant de bénéficier de deux balles de 4-2 sur son service. Mais elle a perdu les quatre derniers jeux du match pour s'incliner pour la cinquième fois en sept duels face à Coco Gauff.

Eliminée en 8es de finale à Indian Wells, la St-Galloise n'a donc pas non plus atteint le dernier carré dans le WTA 1000 floridien. Mais elle a tout de même signé une performance de choix à Miami en s'offrant le scalp de la 6e mondiale Amanda Anisimova, battant une top 10 pour la première fois depuis la United Cup en début d'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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