International
Boris Pistorius nommé à la tête du ministère de la Défense
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L'Allemagne s'est trouvé mardi un nouveau ministre de la Défense. Boris Pistorius, un élu régional aguerri, prendra son premier poste gouvernemental. Le ministère est très exposé au moment où le pays est pressé de fournir plus d'armes lourdes à l'Ukraine.
Ce social-démocrate de 62 ans, quasi inconnu au niveau national, va remplacer Christine Lambrecht qui a démissionné lundi après une série de bourdes.
Boris Pistorius est un "homme politique hautement expérimenté, qui a fait ses preuves dans l'administration, qui s'occupe de politique de sécurité depuis des années", a déclaré le chancelier Olaf Scholz dans un communiqué, confirmant sa nomination.
Il est "grâce à ses compétences, sa capacité à s'imposer et son grand coeur (...), exactement la bonne personne pour mener la Bundeswehr à travers ce changement d'époque", a-t-il assuré.
Le défi de l'Ukraine
Le remaniement intervient alors que l'Allemagne subit la pression de plusieurs pays alliés, en premier lieu la Pologne, pour livrer des chars d'assaut de fabrication allemande Leopard afin d'aider Kiev à repousser l'invasion russe. Une réunion cruciale des ministres de la Défense occidentaux, autour des Etats-Unis, se tiendra vendredi en Allemagne.
Le retour de ce portefeuille à un ministre, après trois femmes à ce poste depuis 2013, remet en cause la promesse de M. Scholz de maintenir la parité dans le gouvernement qu'il dirige depuis décembre 2021.
La nomination de M. Pistorius est une surprise, car il n'appartenait pas au cercle des candidats potentiels cités par la presse. Comme sa prédécesseure, il est juriste de formation et issu du parti politique du chancelier.
En tant que ministre de l'Intérieur de sa région de Basse-Saxe, dans le nord de l'Allemagne, il s'est spécialisé dans les questions de cybersécurité, de sécurité intérieure et de politique migratoire. Il fut également maire de Osnabrück entre 2006 et 2013.
Ambitions nationales
Ces dernières années, Boris Pistorius, très populaire dans sa région pour son parler franc, n'a pas caché ses ambitions nationales. Une tentative d'accéder en 2019 à la présidence du Parti social-démocrate avait toutefois largement échoué.
Puis en 2021, ce veuf qui fut un temps en couple avec Doris Schröder-Köpf, l'ex-épouse de l'ancien chancelier Gerhard Schröeder lui aussi originaire de Basse-Saxe, avait été considéré comme un candidat potentiel à un poste ministériel lors de la formation du gouvernement entre sociaux-démocrates, écologistes et libéraux.
Mais il était là aussi ressorti bredouille.
Etat des troupes "déplorable"
La tâche sera lourde pour ce baron régional à la tête d'un ministère qui a rarement réussi à son occupant, souligne le magazine Der Spiegel. "L'Etat des troupes est déplorable, et l'armée a besoin plus que jamais d'être réformée dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine", pointe-t-il.
Après des années de vaches maigres imposées à la Bundeswehr dans le sillage de la fin de la guerre froide, le matériel manque cruellement ou bien est vétuste. Mi-décembre, Berlin a ainsi dû suspendre de nouvelles commandes de blindés Puma après une série de pannes frappant les blindés déjà utilisés par l'armée.
Après l'invasion du 24 février, Olaf Scholz avait annoncé un "changement d'époque" pour la défense allemande, prévoyant un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour la moderniser. Mme Lambrecht n'a toutefois pas su inspirer ce changement dans un poste où elle semblait mal à l'aise.
Maladresses en série
Très critiquée, elle a jeté l'éponge, invoquant une "focalisation des médias" sur sa personne l'empêchant selon elle de mener sa tâche à bien. Elle restera dans les mémoires pour ses bévues à répétition: elle avait d'abord suscité les critiques de Kiev en annonçant peu avant le déclenchement de la guerre l'envoi de 5000 casques, quand le régime de Volodymyr Zelensky demandait à cor et à cri des armes lourdes.
Elle a aussi utilisé un hélicoptère de l'armée pour partir en vacances avec son fils adulte. Une vidéo maladroite dans laquelle elle présentait ses voeux de Nouvel an a été le couac de trop: la ministre se disait reconnaissante pour "les rencontres avec des gens intéressants et formidables" que lui avait "permis" de faire la guerre en Ukraine.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Un Soudanais arrêté en Angleterre après la mort de quatre migrants
Un Soudanais a été arrêté vendredi dans le sud-est de l'Angleterre dans le cadre de l'enquête ouverte en France sur la mort de quatre migrants jeudi lors d'une tentative de traversée clandestine de la Manche, a annoncé la police britannique.
Cet homme de 27 ans, dont l'identité n'a pas été précisée, a été arrêté pour "mise en danger de la vie d'autrui lors d'un voyage en mer vers le Royaume-Uni", a indiqué la NCA, l'agence britannique de lutte contre la criminalité.
Elle a également précisé que l'arrestation avait eu lieu alors qu'il se trouvait déjà dans un centre de rétention du Kent. Il a été placé en garde à vue.
Les deux hommes et deux femmes qui ont perdu la vie jeudi ont été emportés par le courant alors qu'ils tentaient de monter à bord d'un bateau avec des dizaines d'autres personnes, portant à six le nombre de décès survenus cette année lors de traversées en embarcations de fortune.
La méthode risquée des "taxi-boats" consiste pour les passeurs à récupérer des candidats à l'exil directement dans l'eau, afin d'éviter les forces de sécurité présentes à terre pour empêcher les départs depuis les plages.
Dans son communiqué, la NCA indique que 38 personnes ont été prises en charge en France et que 74 migrants ont poursuivi leur route vers le Royaume-Uni. Elle indique également assister les autorités françaises dans leur enquête.
Taxi-boats
Il s'agit du deuxième drame de ce type depuis le début de l'année près de la frontière franco-britannique: le 1er avril, deux autres migrants sont morts lors d'un de ces embarquements par taxi-boat, risqués et souvent chaotiques, près de Gravelines (Nord).
L'immigration clandestine depuis le littoral du nord de la France vers l'Angleterre constitue un point de friction récurrent dans les relations entre Paris et Londres.
Sous la pression du Royaume-Uni, la France a changé en fin d'année sa doctrine d'intervention pour permettre d'intercepter en mer les taxi-boats. Mais ces interceptions sont rares pour le moment, certaines conditions devant être réunies pour ne pas mettre en danger les vies humaines.
Londres souhaiterait que sa contribution financière pour la sécurisation de la frontière par les autorités françaises soit conditionnée à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations plus élevé, selon plusieurs médias britanniques.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Deepfakes sexuels: Londres veut emprisonner les patrons de la tech
Le gouvernement britannique a annoncé vendredi que des peines de prison pourraient être infligées aux patrons de la tech réticent au retrait de deepfakes sexuels diffusés sans consentement. Cela intervient après le scandale des images générées par l'outil d'IA Grok.
"Les dirigeants du secteur technologique pourraient être tenus personnellement pour responsables si les plateformes ne se conformaient pas aux décisions" du régulateur sectoriel, l'Ofcom, leur demandant de "supprimer les images intimes de personnes qui ont été partagées sans leur consentement", a averti le gouvernement dans un communiqué.
L'exécutif travailliste, qui dispose de la majorité absolue à la Chambre des communes, a déposé vendredi un amendement en ce sens à un projet de loi actuellement discuté au Parlement.
Deux jours pour retirer les images
En février, le gouvernement avait fait savoir que cette même loi donnerait aux plateformes 48 heures pour retirer les images intimes diffusées sans consentement.
Cette annonce était intervenue après un tollé international autour de l'assistant IA Grok, intégré au réseau social X d'Elon Musk, capable de générer des images de personnes artificiellement dénudées.
"Trop de femmes ont vu leur vie brisée parce que des images intimes les montrant ont été diffusées en ligne sans leur consentement", a dénoncé vendredi la ministre de la Technologie, Liz Kendall, citée dans le communiqué.
Le gouvernement avait déjà prévenu que les entreprises refusant de retirer de telles images dans les délais s'exposeraient à une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires mondial, voire au blocage de leurs services au Royaume-Uni.
Interdiction européenne
En vertu de l'amendement annoncé vendredi, les hauts dirigeants récalcitrants pourront quant à eux être condamnés "à une peine d'emprisonnement, à une amende ou aux deux".
D'après d'autres amendements à ce projet de loi, eux aussi rendus publics vendredi par le gouvernement, "la détention ou la publication de matériel pornographique représentant des actes incestueux ou des adultes se faisant passer pour des enfants" deviendront des infractions pénales punies de peines de prison.
Le Parlement européen avait pour sa part approuvé fin mars l'interdiction dans l'UE des services d'intelligence artificielle permettant de dénuder des personnes sur des images sans leur consentement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Lufthansa: 9 vols sur 10 annulés chez les compagnies en grève
Quelque 9 vols sur 10 de deux compagnies appartenant au premier groupe de transport aérien Lufthansa ont été annulés vendredi, selon le syndicat UFO à l'origine d'un appel à la grève du personnel de cabine.
Le taux de participation à la grève est "gigantesque" et "presque tous les vols" de la marque "classique" Lufthansa et de la filiale régionale CityLine sont annulés, a indiqué à l'AFP le chef négociateur de l'UFO Harry Jäger, évaluant le taux d'annulation à environ 90%. Sollicité par l'AFP, le groupe Lufthansa a simplement affirmé que "plus d'un tiers des vols de Lufthansa Airlines" étaient assurés vendredi, ce qui inclut Lufthansa Classic, Cityline, City Airlines, Air Dolomiti et Discover Airlines, et donc des compagnies non touchées par la grève.
Il a estimé qu'il serait en mesure de proposer "à nouveau la quasi-totalité du programme de vols samedi", bien que "quelques annulations et retards isolés" resteront possibles. Tous les vols opérés par la marque "classique" Lufthansa sont affectés au départ des aéroports de Francfort et de Munich, et ceux de la filiale régionale Cityline le sont dans neuf aéroports d'Allemagne au total.
580 vols annulés
Selon une porte-parole de l'aéroport de Francfort, le plus important d'Allemagne, "environ 580 vols" sont annulés vendredi sur l'ensemble du trafic aérien généré, incluant donc d'autres compagnies. D'après son homologue de l'aéroport de Munich, 400 sont annulés dans la capitale bavaroise.
Cet appel à la grève, quatrième pour le groupe aérien depuis le début de l'année, survient au retour des vacances de Pâques pour la majorité des régions allemandes. A l'origine du mouvement, le syndicat UFO reproche à la direction de Lufthansa un manque de progrès sur des sujets-clés de "la surcharge de travail", d'une "meilleure prévisibilité" et de "l'allongement des délais de préavis".
Lufthansa a estimé que "des solutions durables" ne pouvaient être trouvées "que par le dialogue", et appelé dans un communiqué l'UFO "à reprendre les négociations". Le 12 février, près de 800 vols avaient déjà dû être annulés chez la compagnie principale Lufthansa, la filiale Lufthansa CityLine et la branche de fret Lufthansa Cargo, affectant environ 100.000 passagers.
Et un mois plus tard, une nouvelle grève des pilotes, cette fois sur deux jours, a affecté près de la moitié des vols, selon le groupe.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Etats-Unis: bond de l'inflation en mars à 3,3% sur un an
L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient, selon des données officielles publiées vendredi.
En comparaison, l'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 2,4% sur un an en février.
Entre février et mars, les prix de l'essence ont bondi de 21,2%. Un tel pourcentage d'augmentation n'avait pas été observé depuis 1967, souligne le service statistique américain BLS.
Néanmoins, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation s'est accélérée (+2,6% contre +2,5% un mois plus tôt).
Les marchés s'attendaient à voir de tels chiffres, selon le consensus publié par MarketWatch.
La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. Téhéran a riposté notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz utilisés dans le monde.
Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis n'ont pas été étanches à l'envolée des cours et les prix à la pompe ont vite augmenté.
L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, assure que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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