Économie
Il y près de quinze ans, une première intervention pour sauver UBS
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Si le prêt accordé par la Banque nationale suisse (BNS) à Credit Suisse ne s'apparente pas au sauvetage d'UBS en 2009 dans le cadre de la crise financière dite des "subprimes", il n'en représente pas moins une 2e intervention des autorités helvétiques.
Tout commence en 2007 aux Etats-Unis. Les inquiétudes se concentrent alors sur les grands acteurs du marché global - dont Credit Suisse et UBS - nombre d'entre-eux voyant leur bilan rongé par des instruments financiers basés sur des crédits hypothécaires octroyés aux Etats-Unis à des clients disposant d'un très faible potentiel de remboursement et appelés dans le jargon "subprimes".
La stagnation, puis la baisse des prix de l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis augmente le taux de défaut des crédits hypothécaires dans le segment subprime. Les prix des tranches les moins bien notées de ces titres commencent à chuter au printemps et au début de l'été. Suivent les tranches mieux notées. Durant l'été, l'assèchement interbancaire et la suspicion de défaut entre les établissements se matérialisent: les Bourses s'emballent, alors que les banques cherchent en vain des liquidités. La BNS commence à en fournir à celles qui en font la demande.
Rappelant le contexte actuel, mais dans une toute autre ampleur, l'emballement des marchés prend une tournure destructrice. Le directeur général d'UBS, Peter Wuffli, est débarqué, Marcel Rohner, lui succédant. UBS, qui a réintégré puis liquidé le fonds spéculatif Dillon Read Capital Management dans sa banque d'affaires, après de premières grosses pertes sur le marché hypothécaire américain, achève l'année 2007 dans une position difficile. Les amortissements de près de 10 milliards de dollars passés dans la banque d'affaires se soldant par une perte nette de 4,4 milliards de francs.
Méfiance à son paroxysme
Au printemps suivant, le président Marcel Ospel, qui assurait pourtant représenter "une partie de la solution et non du problème", jette l'éponge. UBS réduit la voilure après avoir essuyé une perte de pas moins de 11,5 milliards de francs pour le seul 1er trimestre 2008. Alors que l'été voit les problèmes s'aggraver encore dramatiquement, le 15 septembre la banque d'investissement new-yorkaise Lehman Brothers fait défaut et entraîne le monde financier dans la crise la plus aiguë depuis la Grande Dépression des années 30.
La méfiance réciproque entre les banques, chacune supputant que l'autre sera la prochaine victime, se développe en facteur de risque global. Vitaux à l'irrigation du système financier, les prêts interbancaires menacent de se tarir et les banques centrales doivent intervenir massivement pour recapitaliser les établissements bancaires. UBS se trouve alors en première ligne: elle détient trop de titres risqués.
Le 16 octobre 2008 est dévoilé le plan concerté sous la houlette de la BNS pour le sauvetage du numéro un bancaire helvétique. Ephémères responsables d'UBS, son président Peter Kurer et son directeur général Marcel Rohner, admettent ne plus être en mesure de stabiliser l'institut par ses propres moyens. En décembre, le Conseil fédéral, qui a d'abord refusé d'intervenir dans le système financier, injecte dans UBS 6 milliards de francs sous la forme d'une émission d'obligations convertibles.
Un effondrement de la banque, qui emploie alors pas moins de 26'000 personnes en Suisse, finance quelque 70'000 entreprises et détient 20% de l'épargne du pays, aurait des conséquences désastreuses pour l'économie domestique. UBS transfère quant à elle 39,1 milliards de dollars (à l'époque 45,9 milliards de francs) d'actifs illiquides dans un fonds de stabilisation ad hoc contrôlé par la BNS (le SNB-Stabfund), contre 60 milliards maximum prévus initialement.
Salaires excessifs
Alors que la nécessité de l'opération stigmatise dans l'opinion publique les salaires excessifs des dirigeants bancaires, les clients quittent l'établissement non seulement par peur de perdre leurs avoirs mais, aussi par mépris pour l'institut financier, tombé de son piédestal. L'exercice 2008 se solde par une perte abyssale de 20,89 milliards de francs, dont un "kolossal" débours de plus de 33 milliards dans la banque d'affaires.
Ayant renoncé au secours de l'Etat, Credit Suisse semble dans un premier temps échapper à la crise - à tout le moins en comparaison avec UBS - même si le jour de l'annonce du sauvetage de son rival, le numéro deux bancaire helvétique laisse le doute s'instiller en annonçant une recapitalisation à hauteur de 10 milliards de francs. En décembre 2008, l'établissement supprime un poste sur dix. La perte au titre de 2008 atteint 8,22 milliards de francs.
Le sauvetage d'UBS reste par ailleurs controversé. Oswald Grübel, qui avait repris les rênes d'UBS de février 2009 à septembre 2011 pour la ramener sur la voie de la rentabilité, avait jugé précipité l'appel au secours. La direction de l'époque n'avait tout simplement pas de plan et s'est tournée vers la politique et la BNS, avait-il ainsi déclaré.
Certes, le soutien étatique aux banques existe dans d'autres pays. Mais le sauvetage d'UBS participe d'un processus de régulation bancaire toujours plus contraignante destinée à éviter qu'un Etat n'ait à repêcher une banque d'importance systémique ("too big to fail"). Si le secteur visé estime la régulation trop stricte, ses détracteurs, eux, la juge inefficace.
Au final, la sauvetage d'UBS n'aura rien coûté au contribuable. Ayant pris un risque considérable en faveur de la banque, la Confédération cède sa participation à l'été 2009, avec à la clé, un bénéfice de 1,2 milliard de francs. Quant à la BNS, elle revendra fin 2013 le SNB-Stabfund à UBS elle-même, réalisant un gain de 3,76 milliards
Selon les points de vue, UBS, les marchés financiers, la politique et les régulateurs ont tiré les leçons des événements de 2008 et 2009, ou pas encore. UBS est aujourd'hui bien capitalisée mais demeure un acteur d'importance systémique dans l'économie nationale, qui, le cas échéant, devra à nouveau être sauvé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Climat
Le Groupe de coordination cantonal Blatten 2030 prend forme
Le Conseil d'Etat valaisan a adopté le règlement d'organisation et de fonctionnement du Groupe de coordination cantonal Blatten 2030. Sa composition a également été décidée, la présidence ayant été confiée au conseiller d'Etat Franz Ruppen.
"Ce groupe est chargé de l'accompagnement et du suivi de la mise en oeuvre de la feuille de route du futur Blatten, ainsi que de la coordination des travaux entre les services concernés de l'administration cantonale, la Commission communale de reconstruction Blatten 2030 et la Confédération", rappelle l'Etat du Valais dans un communiqué vendredi. Le Grand Conseil avait adopté le décret prévoyant la mise en place de cet organe de coordination en décembre dernier.
Sa composition a été définie par le gouvernement, compétent en la matière. Le chef du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement (DMTE) Franz Ruppen a été choisi en qualité de président.
De nombreux services de l'Etat du Valais sont impliqués dans le Groupe, dont l'Administration cantonale des finances (ACF) et le Service des dangers naturels (SDANA) notamment. D'autres pourront être sollicités si besoin. Egalement prévus par le décret, trois postes à durée déterminée ont aussi été créés. Un ingénieur chef de projet, un aménagiste et un ingénieur en dangers naturels rejoignent ainsi les services compétences.
La reconstruction avance
Le groupe prend le relais du Groupe stratégique pour la reconstruction du futur Blatten, alors présidé par la cheffe du Département des finances et de l'énergie (DFE) Franziska Biner. "Il était en effet prévu que le dossier change de mains au moment de la phase de reconstruction proprement dite, celle-ci mobilisant principalement les services du DMTE", précisent les autorités.
Au niveau des chantiers, les travaux de la nouvelle route cantonale entre les villages de Wiler et Blatten devraient démarrer ce printemps et s'achever fin 2029. Le nouveau tracé doit être mis à l'enquête publique à la fin du mois.
Par ailleurs, les travaux de planification du téléphérique provisoire entre Wiler et le hameau de Weissenried ont démarré. La date de mise en service, d'abord envisagée pour la fin de l'année 2026, devra être confirmée par le constructeur d'ici fin février.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Légère baisse de l'indice des prix à la consommation en janvier
L'indice des prix à la consommation (IPC) a diminué en janvier, reculant de 0,1% par rapport au mois précédent. En comparaison annuelle, il augmente toutefois légèrement, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Par rapport au mois de janvier 2025, les prix à la consommation ont ainsi renchéri de 0,1% le mois dernier.
La baisse sur un mois s'explique par plusieurs facteurs, dont la diminution des prix pour l'électricité et la parahôtellerie. Ont également diminué les prix des transports aériens de même que les prix de l'habillement et des chaussures en raison des soldes. En revanche, les prix de l'hôtellerie et des voyages à forfait internationaux ont augmenté, tout comme les primes pour les assurances véhicules.
Début 2026, l'OFS a adopté un nouveau panier type pour établir l'IPC. Ce dernier recense de nouveaux produits, à l'instar du lait végétal, des trottinettes électriques ou les stations de recharge des voitures électriques, entre autres.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Culture
La designeuse de Hello Kitty passe la main après 40 ans
La flamboyante designeuse de Hello Kitty, adorable personnage japonais devenu une marque mondialement connue, tire sa révérence après plus de quatre décennies à façonner son apparence.
Yuko Yamaguchi était responsable depuis 1980 du design de Kitty - qui n'est pas un chat malgré son apparence, mais une petite fille de Londres -, supervisant son ascension au rang d'incarnation du "kawaii" (mignon), qui fait rayonner la culture japonaise.
Mais Mme Yamaguchi, qui apparaissait souvent en public vêtue de robes inspirées de Kitty et portant les cheveux relevés en chignons, a "passé le flambeau à la nouvelle génération", a expliqué mardi sur son site internet Sanrio, l'entreprise derrière le personnage.
La société a précisé qu'une nouvelle créatrice, "Aya" (un pseudonyme) devait prendre la relève d'ici la fin de l'année.
Mme Yamaguchi "a écouté les voix des fans, collaboré activement avec des artistes et designers japonais et étrangers, et fait de Hello Kitty un personnage aimé de tous", a déclaré Sanrio en la remerciant pour son travail.
Hello Kitty est née comme illustration sur un porte-monnaie en vinyle.
Elle s'affiche depuis sur des dizaines de milliers de produits des sacs à main aux cuiseurs à riz, et a obtenu des collaborations lucratives avec Adidas, Balenciaga et d'autres grandes marques.
Le phénomène ne montre aucun signe de ralentissement, avec un film produit par Warner Bros en préparation et un nouveau parc à thème Hello Kitty prévu l'an prochain sur l'île tropicale chinoise de Hainan (sud).
Contrairement à d'autres exportations culturelles japonaises comme Pokémon ou Dragon Ball, le personnage, dont le nom complet est Kitty White, est doté d'un univers narratif minimaliste.
Selon Sanrio, elle a une soeur jumelle, Mimmy, un petit ami nommé Dear Daniel et un chat. Elle aime la tarte aux pommes de sa mère et rêve de devenir pianiste ou poétesse.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Droits de douane: le Congrès inflige un revers à Trump
Plusieurs élus républicains à la Chambre américaine des représentants sont allés mercredi à contre-courant de M. Trump. Ils ont voté pour l'abrogation des droits de douane sur le Canada, un revers pour le président US qui a menacé les députés rebelles pendant le vote.
Le texte doit à présent être approuvé par le Sénat. Mais même en cas d'adoption, il fera assurément l'objet d'un veto du locataire de la Maison Blanche, qui a fait des droits de douane la pierre angulaire de sa politique économique.
Seul un nouveau vote au Congrès et une adoption avec une majorité des deux tiers permettrait d'outrepasser ce veto, une quasi impossibilité au vu de la majorité dont disposent actuellement les républicains dans les deux chambres. La résolution a donc une portée avant tout symbolique.
Pendant le scrutin, Donald Trump a averti que les élus de son camp votant contre ses droits de douane "en subiront les conséquences au moment des élections, y compris des primaires".
"Les droits de douane nous ont donné une sécurité économique et nationale, et aucun républicain ne devrait être responsable de la destruction de ce privilège", a-t-il ajouté dans son message sur sa plateforme Truth Social.
Six députés de la majorité ont malgré tout rejoint les démocrates pour mettre fin à l'état d'urgence décrété par le président en février 2025, qui lui avait permis d'imposer des droits de douane sur les produits importés du Canada.
Prérogative du Congrès
Le vote est intervenu après l'expiration d'une mesure qui interdisait tout scrutin sur cette question des droits de douane. Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, avait tenté jusqu'à mardi soir de la prolonger, en vain.
Tenants du libre-échange, de nombreux élus à droite désapprouvent plus ou moins publiquement la politique protectionniste de Donald Trump, d'autant plus que c'est le Congrès, et non le président, qui détient le pouvoir constitutionnel d'imposer des droits de douane.
Réaffirmant cette prérogative du législatif, le député républicain Don Bacon a affirmé mercredi: "nous ne pouvons pas et nous ne devons pas délocaliser nos responsabilités".
"En tant que conservateur vieux jeu, je sais que les droits de douane sont une taxe sur les consommateurs américains", a-t-il déclaré sur X avant de voter pour l'abrogation.
Le Canada, comme de nombreux alliés des Etats-Unis, a été touché par des vagues successives de droits de douane décidées par Donald Trump depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
Le président américain avait décrété des surtaxes de 35% à l'importation sur de nombreux produits canadiens l'an dernier, mais avait réduit ce taux pour les importations d'énergie et créé de larges exemptions pour les biens entrant dans le cadre de l'accord ACEUM de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique.
Plus de 85% des échanges commerciaux entre les deux pays sont restés exemptés de droits de douane selon les termes de cet accord.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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