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International

L'ex-Premier ministre Nawaz Sharif de retour d'exil

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Nawaz Sharif reste sous le coup d'une condamnation à sept ans de prison pour corruption (© KEYSTONE/AP/K.M. CHAUDARY)

L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif est rentré samedi dans son pays, après presque quatre années d'exil à Londres provoqué par ses déboires avec la justice. Il veut tenter de ramener son parti au pouvoir à l'approche des élections.

Le retour de celui qui a été trois fois Premier ministre intervient alors que son principal rival, le très populaire Imran Khan, est emprisonné depuis août et inéligible pour cinq ans.

M. Sharif, qui avait passé les derniers jours à Dubaï, a atterri samedi à Islamabad, à bord d'un vol affrété rempli de journalistes. Les chaînes de télévision pakistanaises ont retransmis son arrivée en direct.

"Nous sommes tout à fait prêts pour les élections", a-t-il déclaré avant le décollage de son avion. "Notre pays, qui aurait dû être au sommet de la prospérité, a vraiment régressé".

Pour revenir au Pakistan, Nawaz Sharif a dû tempérer ses critiques envers l'armée dont il aurait obtenu, selon des analystes, la garantie de ne pas être incarcéré.

M. Sharif, 73 ans, doit être accueilli dans la journée par ses partisans lors d'un grand rassemblement à Lahore (est), capitale de la province du Pendjab, son fief électoral. A Lahore, les rues ont été recouvertes de banderoles, d'affiches et de drapeaux verts et jaunes lui souhaitant la bienvenue.

Plus de 7000 policiers ont été mobilisés pour cette occasion, selon un officier.

"Dieu lui a donné une chance de revenir et de redresser la situation. Il l'a déjà fait par le passé", déclare un jeune sympathisant, Razi Ullah. "Les pauvres sont désespérés".

Peine de prison

La Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) compte sur son expérience pour gagner les élections, qui ont été reportées à fin janvier. Mais Nawaz Sharif reste sous le coup d'une condamnation à sept ans de prison pour corruption datant de 2018, une peine qu'il n'a que partiellement purgée.

Un tribunal d'Islamabad lui a accordé jeudi la liberté sous caution par anticipation jusqu'au 24 octobre, écartant la menace d'une arrestation dès son retour.

M. Sharif avait été destitué pour corruption en 2017 par la Cour suprême, après des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille via des holdings offshore.

Il avait été banni à vie de tout mandat politique par cette même juridiction en avril 2018. Niant toute malversation, il avait dénoncé un complot de l'armée visant à favoriser la victoire électorale d'Imran Khan, qui était devenu Premier ministre.

Après sa condamnation en décembre 2018, il avait été emprisonné pendant dix mois avant d'être libéré pour raison médicale et autorisé à aller se soigner quelques semaines à Londres.

"Le lion du Punjab"

Selon l'analyste Zahid Hussain, les obstacles juridiques empêchant M. Sharif d'accéder au pouvoir ont probablement été levés suite à un accord conclu en coulisses entre son parti et l'armée. "Il y a eu une sorte d'arrangement avec l'establishment militaire; sans cela, il n'aurait pas décidé de revenir", a-t-il dit à l'AFP.

Souvent drapé dans une écharpe Gucci rouge, Sharif a vu sa fortune politique croître et décroître en fonction de ses relations avec la puissante armée pakistanaise, véritable faiseuse de rois du pays.

Au Pakistan, les hommes politiques sont souvent empêtrés dans des procédures judiciaires qui, selon des observateurs des droits de l'homme, sont orchestrées par la puissante armée, qui a dirigé directement le pays pendant plus de la moitié de son histoire.

Les partisans de Sharif le surnomment "le lion du Punjab", la province la plus peuplée où son soutien est le plus fort. L'ancien dirigeant est également connu pour faire défiler des félins lors d'événements politiques extravagants afin d'obtenir des soutiens.

Il a cependant la lourde tâche de conquérir un électorat lassé par les politiques dynastiques et une population jeune séduite par le parti de Khan, très à l'aise avec les médias sociaux.

"Le principal défi de M. Sharif est d'abord de s'imposer, lui et son parti, comme des options viables pour remplacer Imran Khan, qui est déjà populaire, et ensuite de redresser l'économie", a relevé l'analyste politique Ayesha Siddiqa.

Le Pakistan est actuellement dirigé par un gouvernement intérimaire à l'approche des élections.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

ATP 250 de Montpellier: Wawrinka passe le 1er tour

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Un succès pour Wawrinka à Montpellier (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

Stan Wawrinka (ATP 113) a franchi le 1er tour du tournoi ATP 250 de Montpellier. Le quadragénaire vaudois a battu le Serbe Hamad Medjedovic (ATP 80) en deux sets, 7-6 (7/3) 6-4, et en 1h38.

Après avoir passé deux tours à l'Open d'Australie, Wawrinka, très solide sur son service, a confirmé sa bonne forme actuelle avec un succès convaincant contre un adversaire mieux classé que lui. Le Vaudois sera opposé en 8es de finale au Canadien Felix Auger-Aliassime (ATP 8), tête de série no 1 de l'Open d'Occitanie à Montpellier. Il pourra évoluer en toute décontraction avec un statut d'outsider.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome

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Présentant une ressemblance avec Giorgia Meloni, le visage d'un ange sur une fresque d'une basilique à Rome a été effacé. (© KEYSTONE/AP/Gregorio Borgia)

Quatre jours seulement après qu'une polémique a éclaté dans la presse, le visage d'un chérubin présentant une troublante ressemblance avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, sur une fresque récemment restaurée d'une basilique de Rome, a été retiré.

Samedi, la polémique avait rapidement gonflé après qu'un article de La Repubblica avait révélé, photos à l'appui, que le visage d'un ange sur une fresque récemment restaurée dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, en plein coeur de Rome, présentait des traits étonnamment proches de ceux de la cheffe du gouvernement italien.

La Première ministre italienne s'était elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".

L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a expliqué à La Repubblica avoir lui-même effacé le visage incriminé mardi soir, à la demande de la Curie, le gouvernement central de l'Eglise. Contacté par l'AFP, le Vatican n'a pas donné suite dans l'immédiat.

"C'est bien Meloni"

Le restaurateur a finalement reconnu auprès du journal qu'il s'agissait bien du visage de Giorgia Meloni, alors qu'il l'avait jusqu'à présent démenti. "Bon, c'était bien Meloni, mais dans le même style que le tableau qui était là avant", a-t-il déclaré à La Repubblica.

Après que la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement italien, a dû faire face à un afflux inhabituel de curieux ces derniers jours, le flot de visiteurs s'était quelque peu tari mercredi midi, sans doute en raison de la pluie battante martelant les pavés de Rome.

Arianna De Gregoriis, 23 ans, n'a toutefois pas résisté à la tentation de revenir voir si le visage avait bien disparu. "Hier je suis venue pour voir cette représentation" et "après avoir lu que (le visage) avait été effacé, cela m'a "encore plus intriguée" et j'ai voulu "revenir voir", a expliqué la jeune femme.

"Je pense qu'insérer une personne politique à l'intérieur d'un lieu sacré comme celui-ci, et plus généralement dans une oeuvre artistique, n'est pas un message positif", a-t-elle estimé.

Mercredi, l'institut gérant les biens artistiques de Rome a indiqué dans un communiqué qu'une demande d'autorisation était nécessaire pour toute intervention de restauration, "accompagnée d'un croquis de l'image". L'institut, qui dépend du ministère de la culture italien, avait ordonné samedi une inspection de la fresque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier

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Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué. (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

L'inflation a ralenti en janvier dans la zone euro, s'affichant à 1,7% sur un an, selon la première estimation mensuelle publiée mercredi par Eurostat.

Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes sondés par Factset et Bloomberg.

En décembre, le taux d'inflation dans les pays partageant la monnaie unique s'élevait à 2%, selon un chiffre révisé par Eurostat.

Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué.

Ce recul compense en partie la hausse des prix constatée pour les services (+3,2%) et la catégorie Alimentation, alcool et tabac (+2,7%).

Pour Alimentation, alcool et tabac, l'inflation s'affiche au plus haut depuis quatre mois, a relevé Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.

Mais le tassement dans les services (+3,2% contre +3,4% en décembre) devrait se poursuivre et contribuer à garder sous contrôle l'inflation, selon cet expert.

"Une série d'indicateurs avancés laisse présager une nouvelle baisse de l'inflation dans le secteur des services au cours des prochains mois", commente M. Allen-Reynolds.

"La croissance des salaires devrait également ralentir cette année", ajoute-t-il, prédisant un taux global d'inflation tombant sous les 1,5% au second semestre.

Globalement, l'inflation est redescendue en-dessous de la cible de la Banque centrale européenne (BCE), fixée à 2% sur un an, ce qui éloigne la perspective d'un tour de vis monétaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Minneapolis: retrait "immédiat" de 700 policiers de l'immigration

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Emissaire de Trump à Minneapolis, Tom Homan a annoncé mercredi le retrait avec effet immédiat de 700 policiers de l'immigration (archives), (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

L'émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé mercredi le retrait de 700 policiers de l'immigration. Il a aussi dit qu'il resterait sur place tant que "tout ne serait pas terminé" dans cette ville, secouée par la mort de deux manifestants.

"Nous n'avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau" avec les autorités locales, s'est également félicité Tom Homan lors d'une conférence de presse. Il n'a pas précisé s'il s'agissait d'un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l'Etat du Minnesota plus généralement.

Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents armés et souvent masqués, multiplient les descentes dans la région de Minneapolis pour arrêter les personnes sans-papiers, objectif prioritaire du président américain.

"Nous avons fait des progrès significatifs", a ajouté Tom Homan, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs.

Leurs méthodes jugées brutales, ainsi que la mort de Renee Good et Alex Pretti, deux manifestants qui s'opposaient à leur présence, tués par balles par des agents fédéraux à Minneapolis, ont provoqué une vive émotion dans le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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