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Des frappes sur un camp de réfugiés à Gaza font plus de 80 morts

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Les soldats israéliens, qui mènent pour le quatrième jour consécutif un raid sur l'hôpital al-Chifa, avaient ordonné via haut-parleur samedi matin son évacuation "sous une heure" (archives). (© KEYSTONE/AP/Israel Defense Forces)

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé la mort de plus de 80 personnes dans deux frappes de l'armée israélienne sur un camp de réfugiés géré par l'ONU à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza dévasté par les combats entre Israël et le mouvement islamiste.

Au 43e jour du conflit, des centaines de personnes ont par ailleurs évacué le plus grand hôpital de Gaza, où se trouvaient de nombreux malades, médecins et déplacés, après en avoir reçu l'ordre par l'armée israélienne, selon le directeur de l'établissement et un journaliste de l'AFP sur place. L'armée a nié avoir ordonné l'évacuation, assurant seulement avoir "répondu à une requête" du directeur de l'hôpital al-Chifa.

En Israël, des proches d'otages retenus à Gaza depuis l'attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre, qui a déclenché la guerre, sont arrivés à Jérusalem après plusieurs jours de marche pour maintenir la pression sur le gouvernement. Quelques milliers de personnes se sont rassemblées devant le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour réclamer la libération des otages.

Deux frappes

Dans la bande de Gaza, la première frappe sur le camp de Jabaliya a touché à l'aube l'école al-Fakhoura, qui abrite des déplacés, faisant au moins 50 morts, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère de la Santé du Hamas.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux et authentifiées par l'AFP montrent des corps, certains couverts de sang, d'autres de poussière, dans les étages du bâtiment où des matelas avaient été installés sous des tables d'écoliers.

La seconde frappe, qui a touché une maison du camp de Jabaliya, a tué 32 membres d'une même famille, dont 19 enfants, a indiqué le ministère.

De son côté, l'armée israélienne n'a pas confirmé les frappes mais indiqué que des opérations étaient bien en cours à Jabaliya, le plus grand camp de réfugiés du territoire déjà bombardé plusieurs fois début novembre.

"Nous recevons des images effroyables de nombreux morts et blessés encore une fois dans une école de l'Unrwa qui abritaient des milliers de déplacés", a écrit sur X (ex-Twitter) le patron de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), exigeant que "ces attaques" cessent.

"Un cessez-le-feu humanitaire ne peut plus attendre", a plaidé Philippe Lazzarini.

Hôpital évacué

Dans la nuit de vendredi à samedi, un autre bombardement a touché Khan Younès, faisant au moins 26 morts, selon le directeur de l'hôpital Nasser de cette ville du sud de la bande de Gaza.

Les frappes de représailles sur Gaza sont incessantes depuis que le Hamas a mené le 7 octobre une attaque d'une ampleur et d'une violence inédites sur le sol israélien qui a fait 1200 morts, en majorité des civils, et enlevé, avec d'autres groupes armés, environ 240 personnes, selon les autorités israéliennes.

Samedi soir, le gouvernement du Hamas a annoncé que 12'300 Palestiniens avaient été tués dans les bombardements israéliens depuis le 7 octobre, dont plus de 5000 enfants et 3300 femmes.

Dans la matinée, des centaines de malades accompagnés de personnel médical et de déplacés qui avaient trouvé refuge dans l'immense complexe de l'hôpital al-Chifa, situé dans l'ouest de la ville de Gaza, en sont sortis à pied, a indiqué un journaliste de l'AFP sur place.

L'hôpital n'avait plus ni électricité, ni eau, ni nourriture depuis plusieurs jours.

Ces civils ont pris la direction de la route Salaheddine, qui mène vers le sud de Gaza où l'armée israélienne enjoint la population à se réfugier.

Sur le chemin, le journaliste de l'AFP a vu au moins une quinzaine de corps, certains en état de décomposition avancée.

Six médecins vont toutefois rester à l'hôpital al-Chifa pour prendre soin de 120 malades et des bébés prématurés qui ne peuvent être transférés, a dit l'un d'entre eux, le Dr Ahmed el-Mokhallalati sur X.

Selon l'armée israélienne, qui a lancé mercredi matin un raid sur l'hôpital al-Chifa, ce dernier abrite un repaire du Hamas installé notamment dans un réseau de tunnels. Le mouvement islamiste palestinien dément.

Livraison de carburant

Israël, qui a juré "d'anéantir" le Hamas, mène en parallèle aux bombardements des opérations terrestres depuis le 27 octobre. Elles se concentrent jusqu'ici dans le nord du territoire, dans la ville de Gaza transformée en champ de ruines et autour des hôpitaux. L'armée accuse le Hamas de les utiliser comme des bases et de se servir des malades comme de "boucliers humains".

Le territoire est placé depuis le 9 octobre en état de "siège complet" par Israël, qui a coupé les livraisons de nourriture, d'eau, d'électricité et de médicaments passant par le terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte dans le sud de Gaza.

Face aux pénuries, la population est confrontée "à un risque immédiat de famine", a averti le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

A la demande des Etats-Unis, Israël a autorisé vendredi l'entrée quotidienne de deux camions-citernes dans le territoire. Une cargaison de 17'000 litres est arrivée au terminal de Rafah pour ravitailler les générateurs électriques des hôpitaux et des réseaux de télécommunications, selon la partie palestinienne du terminal.

- "50% des besoins quotidiens" -

Mais ce n'est pas assez selon Thomas White, le responsable de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) pour Gaza:

"Les Israéliens n'ont autorisé que 50% des besoins quotidiens en carburant pour l'aide humanitaire vitale", a-t-il précisé sur X. "Les gens n'auront que deux tiers de leurs besoins quotidiens en eau potable".

Israël refusait jusqu'ici de laisser passer l'essence, affirmant que cela pourrait profiter aux activités militaires du Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et est classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël.

Selon l'Unrwa, 70% de la population n'a pas accès à l'eau potable dans le sud du territoire, où les égouts ont commencé à se déverser dans les rues, les stations d'épuration ayant cessé de fonctionner faute de carburant.

Plus des deux tiers des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre, selon l'ONU. La plupart ont fui vers le Sud en emportant le minimum et survivent dans le froid qui s'installe.

Alors que des négociations sur la libération des otages se tiennent via une médiation du Qatar, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu refuse tout cessez-le-feu tant qu'ils n'auront pas tous été relâchés.

En Israël, une foule compacte, de quelques milliers de personnes, drapeaux israéliens et portraits d'otages à la main, est arrivée samedi à Jérusalem, selon des journalistes de l'AFP.

Comme depuis plusieurs semaines, ces proches d'otages réclament leur libération et ont obtenu de rencontrer après cette manifestation deux membres du cabinet de guerre, Benny Gantz et Gadi Eizenkot.

Les corps de deux femmes otages ont été retrouvés cette semaine dans des bâtiments près de l'hôpital al-Chifa. L'armée a également perdu 51 soldats, morts au combat à Gaza.

Les tensions sont aussi vives en Cisjordanie occupée. Cinq combattants palestiniens du Fatah, mouvement du président Mahmoud Abbas, ont été tués tôt samedi dans une très rare frappe aérienne sur Naplouse.

Depuis le 7 octobre, plus de 200 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par des colons et des soldats israéliens, selon le ministère palestinien de la Santé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Débat inédit à Genève entre candidats pour devenir chef de l'ONU

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Les trois femmes candidates au poste de secrétaire général de l'ONU, l'ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, l'ex-cheffe de la diplomatie équatorienne Maria Fernanda Espinosa et l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, étaient physiquement présentes à Genève. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

"Ne pas céder au fatalisme" ou à "la déception". Première, quatre des cinq candidats au poste de secrétaire général de l'ONU ont débattu à Genève devant des centaines de personnes en promettant de rétablir la confiance dans l'institution.

Les trois femmes présentes ont été accueillies par une ovation debout. Elles ont affirmé ne pas vouloir devenir des "administratrices" de l'ONU mais de vraies dirigeantes.

"Nous devons vous écouter", a commencé à l'égard des jeunes l'ex-vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, secrétaire générale d'ONU Commerce et développement qui s'est retirée durant la campagne. Comme elle, l'ancienne cheffe de la diplomatie équatorienne Maria Fernanda Espinosa et l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet se sont engagées à les associer davantage aux décisions.

Il faut garantir que l'ONU soit "tournée vers les résultats", a ajouté la Chilienne, ancienne haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme. Sans multilatéralisme, les enfants dans les camps de déplacés n'auraient pas de vaccin, dit-elle.

"L'ONU est irremplaçable parce qu'elle est la seule plateforme qui rassemble tout le monde", selon Mme Espinosa qui a présidé l'Assemblée générale de l'organisation. Mais cette institution ne peut pas toute faire toute seule, rétorque Mme Grynspan.

Climat, droits humains ou IA

Par vidéo, l'ancien président sénégalais Macky Sall a estimé que l'ONU "doit écouter davantage" et associer tout le monde, y compris les petits Etats. Il veut rendre l'organisation "plus efficace sur le terrain" et mettre le développement au centre de la paix.

Sur les questions de paix et de sécurité, Mme Espinosa veut lancer un centre de prévention et d'efforts précoces face aux conflits. "Il n'y a pas de capacité pour lire la science de l'alerte précoce", estime Mme Bachelet. "Personne ne devra me demander où est l'ONU", ajoute de son côté Mme Grynspan qui déplore que l'organisation ne "tente plus" d'oeuvrer auprès des parties à un conflit.

Face au défi climatique, il faut sonner à nouveau l'urgence, selon Mme Bachelet. L'ONU doit aider les pays en développement à s'adapter, dit Mme Grynspan. "Ce n'est pas impossible" de résoudre la question climatique, estime Mme Espinosa.

Toutes trois sont d'accord sur l'importance d'une réforme du système financier international pour le développement. Tout comme sur le rôle de l'ONU pour oeuvrer pour que l'intelligence artificielle (IA) soit utilisée pour le bien commun. Et sur l'importance de défendre les droits humains. Face à la "politisation" actuelle, selon Mme Grynspan.

Bachelet exclue par Trump

Et mardi, seul le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, a décliné en raison d'une réunion à Vienne. Il sera la semaine prochaine à Genève pour une conférence.

Jamais une femme n'a dirigé l'ONU. "Le moment est venu", a insisté Mme Espinosa, applaudie. "Une femme peut aboutir à davantage d'humanisme", affirme l'ancienne présidente chilienne. Il faut que la meilleure personne soit choisie, pas parce qu'elle est une femme, nuance Mme Grynspan.

Selon des sources convergentes, les Etats-Unis seraient prêts à imposer un veto sur la candidature de Michelle Bachelet en raison de ses positions sur la santé reproductive. Celui ou celle qui sera choisi succédera à Antonio Guterres pour un mandat de cinq ans au début de l'année prochaine. Il ou elle héritera d'une organisation affectée par les coupes américaines et qui a entamé une large réforme institutionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ukraine: Timochenko saisit l'ONU sur une procédure anticorruption

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L'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timonchenko a saisi l'ONU dans le cadre d'une procédure judiciaire pour corruption (archive). (© KEYSTONE/EPA LUSA/JOSE SENA GOULAO)

L'ex-Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a saisi l'ONU. Elle dénonce les "graves atteintes aux droits fondamentaux" dont elle serait victime dans le cadre de la procédure judiciaire pour corruption ouverte à son encontre dans son pays.

Les poursuites visant Mme Timochenko "violent les règles les plus fondamentales du droit au procès équitable", affirment ses avocats français, Me François Zimeray, Jessica Finelle et Catalina de la Sota, spécialisés notamment dans les droits humains et les dossiers internationaux. Ils ont saisi quatre rapporteurs spéciaux auprès du Haut commissariat aux droits de l'Homme à Genève.

Ioulia Timochenko "incarne une voix majeure de l'opposition démocratique ukrainienne. Elle est aujourd'hui, une nouvelle fois, la cible de ce qui évoque un procès politique. Soutenir l'Ukraine face à l'agression russe est une nécessité. Mais ce soutien ne peut justifier le silence face à des dérives judiciaires graves portant atteinte à l'État de droit", dénoncent-ils.

Ils dénoncent plusieurs irrégularités et estiment entre autres que la défense n'a pas pu avoir accès à une preuve présentée comme centrale, la version originale d'un enregistrement audio à charge.

Opposante à Zelensky

Fer de lance de la "révolution orange" et Première ministre à deux reprises après 2005, Mme Timochenko, 65 ans, a passé trois ans en prison entre 2011 et 2014 pour "abus de pouvoir", après avoir perdu à l'élection présidentielle face au pro-russe Viktor Ianoukovitch, des poursuites dénoncées par l'opposition ukrainienne et les Occidentaux comme une vengeance politique.

Opposante au pouvoir du président Volodymyr Zelensky, elle est à nouveau sous le coup d'une procédure, accusée d'avoir discuté des détails d'un système d'achat de votes avec un autre parlementaire, évoquant des paiements de 10'000 dollars par mois.

Mme Timochenko a "catégoriquement" rejeté les accusations et dénoncé un "contrat d'élimination politique". Devant un tribunal en janvier, elle avait qualifié les accusations de "provocation", accusant l'Agence anticorruption ukrainienne (Nabu) d'avoir "exécuté un ordre politique spécifiquement pour (la) discréditer".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Affaire Lyhanna en France: premières mesures du gouvernement

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Le garde des Sceaux Gérald Darmanin, ici en discussion avec le président de la République Emnmanuel Macron, est sur la sellette. Il exclut de démissionner. (© KEYSTONE/EPA/Tom Nicholson / POOL)

Le gouvernement français a présenté mardi ses premières mesures pour tenter de répondre à la colère et à l'immense émotion suscitées dans le pays par la mort d'une collégienne de 11 ans, Lyhanna.

Cette affaire a suscité une vive polémique sur l'efficacité de la lutte contre la pédocriminalité et les moyens fournis à la justice. Dans plusieurs villes de France, plus de 60'000 personnes ont manifesté lundi soir pour exprimer leur courroux.

Le premier ministre Sébastien Lecornu, qui a réuni pendant une heure et demie plusieurs ministres, a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement.

Concernant les crimes contre les enfants, les actes d'enquête devront être effectués "dans un délai maximal de 3 mois", a également proposé le chef du gouvernement. Une mesure qui répond à l'inaction de la justice face au principal suspect dans la mort de Lyhanna.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI

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Apple a annoncé lundi que Siri AI, son nouvel assistant dopé à l'intelligence artificielle conversationnelle, ne serait pas disponible dans l'UE sur ses téléphones et tablettes. (archive) (© KEYSTONE/EPA/LIPO CHING)

Bruxelles a rejeté mardi les allégations d'Apple, qui avait affirmé la veille être contraint de repousser le lancement dans l'UE de son futur assistant Siri AI, en raison d'une application intransigeante de la règlementation européenne.

"La décision de ne pas déployer Siri AI dans l'UE est de l'entière responsabilité d'Apple", a souligné lors d'une conférence de presse Thomas Regnier, porte-parole de l'UE sur le numérique.

"Rien dans le règlement sur les marchés numériques (Digital markets act ou DMA, ndlr) n'empêche Apple de lancer de nouveaux produits dans l'UE", a-t-il ajouté, contestant la version des faits donnée par le groupe américain.

Apple a annoncé lundi lors de sa conférence mondiale des développeurs que Siri AI, son nouvel assistant dopé à l'intelligence artificielle conversationnelle, ne serait pas disponible dans l'UE sur ses téléphones et tablettes lors de son lancement attendu cet automne.

Aucune date de disponibilité n'a été avancée pour le moment.

Le groupe basé à Cupertino, en Californie, a invoqué un conflit avec la Commission européenne, à propos de la mise en conformité de Siri AI vis-à-vis du DMA.

"Notre but est d'arriver à déployer un jour Siri AI dans l'UE, et nous continuerons à discuter avec les régulateurs européens", avait expliqué le responsable de l'ingénierie logicielle chez Apple, Craig Federighi, déplorant "leur refus de discuter de manière constructive de solutions pour préserver la sécurité et la confidentialité des données".

Le DMA est une puissante loi de l'arsenal de Bruxelles pour réguler les géants du numérique. Elle les oblige notamment à rendre certains produits ou services interopérables, pour favoriser la concurrence et éviter les abus de position dominante.

Apple assure avoir proposé à la Commission une solution pour permettre à des assistants d'éditeurs tiers d'utiliser les mêmes fonctions que Siri AI, sur iPhone et iPad, ce qui permettrait selon elle de respecter le DMA, tout en préservant la sécurité de son système.

Mais le groupe assure que sa proposition a été rejetée en bloc par Bruxelles, l'obligeant à reporter le lancement dans l'UE de son nouvel assistant.

Un récit contesté par l'exécutif européen.

"Apple a tout simplement été incapable de développer une solution d'interopérabilité compatible" avec les règles européennes, et a "demandé à être exempté d'appliquer les obligations du DMA", a assuré M. Regnier.

"La loi européenne n'est pas négociable. La Commission ne peut pas accorder de passe-droit, tout comme un policier ne peut pas laisser un conducteur violer les limitations de vitesse", a-t-il affirmé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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