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Lausanne

Abattage d'arbres: la nouvelle loi vaudoise est jugée trop stricte

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Le Grand Conseil vaudois demande de revoir la loi pour simplifier l'abattage et l'élagage des arbres, sauf si ceux-ci sont jugés remarquables (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Entrée en vigueur depuis moins d'une année, la nouvelle loi vaudoise sur la protection du patrimoine naturel et paysager (LPrPNP) doit être révisée. Le Grand Conseil en a fait mardi la demande au Conseil d'Etat, estimant qu'elle est trop contraignante pour l'abattage et l'élagage de certains arbres.

Même si son règlement d'application n'est pas encore connu, cette nouvelle loi a amené "certaines surprises aux propriétaires et aux communes", a remarqué Charles Monod (PLR), auteur de la motion visant à rectifier la loi. Il a pris l'exemple de demandes d'abattage d'arbres malades ou secs qui nécessitent, selon la nouvelle loi, une mise à l'enquête publique. Jusqu'ici, une autorisation de la municipalité suffisait.

Si la protection du patrimoine arboré peut être "saluée", une application "trop stricte" entraîne "une bureaucratie inutile", a souligné le député. Selon lui, certaines communes devront même engager du personnel pour répondre à ces demandes. Il a demandé au Conseil d'Etat de réviser la LPrPNP, afin de préciser que la mise à l'enquête publique est uniquement obligatoire lorsqu'il s'agit d'abattre ou élaguer des arbres dits "remarquables". Les autres demandes doivent rester de la compétence des municipalités.

Plusieurs députés ont abondé dans le même sens, certains affirmant que le Parlement n'avait "pas vu passer le puck" au moment de voter la loi et qu'il fallait désormais "rectifier le tir". Il ne s'agit pas "d'affaiblir" la loi mais de parvenir à "une sobriété administrative", a résumé Sébastien Humbert (Vert'libéraux).

Du côté des Vert-e-s, Rebecca Joly a reconnu qu'une publication "systématique" dans la Feuille d'avis officiel (FAO) était exagérée dans certaines situations, car "coûteuse et chronophage". Elle a toutefois prévenu que l'arrêt "complet de toute enquête publique" allait "trop loin" car un "contrôle" doit rester possible pour le grand public et les organisations environnementales.

Fausses informations

Le ministre de l'environnement Vassilis Venizelos a aussi dit comprendre "la surcharge administrative" liée à une publication dans la FAO, qui ne devrait être maintenue que pour les arbres remarquables. Pour le reste, il a estimé possible de revenir à l'ancienne loi avec un affichage au pilier public et sur le site internet de la commune.

Le conseiller d'Etat a aussi indiqué que le règlement d'application de la nouvelle loi était "à bout touchant". En attendant, il a tenu à démentir certaines "rumeurs" et fausses informations. Comme par exemple le fait qu'un arbre "à deux doigts de s'écrouler et représentant un danger imminent" ne pourrait pas être abattu sans mise à l'enquête.

Il a promis que les communes allaient être informées, en attendant que cette loi soit rectifiée et que son règlement d'application soit connu.

Dans un vote à mains levées, le Grand Conseil a accepté la motion de Charles Monod demandant la révision de LPrPNP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Inauguration du siège rénové de la Vaudoise Assurances

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La Vaudoise Assurances a inauguré mardi "Le Cèdre", son siège rénové à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Vaudoise Assurances a inauguré mardi la version rénovée de son siège à Lausanne, le Cèdre. Les travaux, démarrés en 2024 et qui ont coûté 28 millions de francs, ont permis de mettre au goût du jour ce bâtiment emblématique, construit en 1956 par l'architecte Jean Tschumi et classé d'intérêt national.

Le Cèdre, dont les dernières rénovations dataient des années 1990, "ne répondait plus aux exigences contemporaines d'un siège administratif, tant sur le plan des aménagements intérieurs que des installations techniques et du confort thermique", explique la Vaudoise Assurances, qui emploie environ 500 personnes sur le site.

Une intervention "en profondeur" a été nécessaire avec un double objectif: "préserver et valoriser le patrimoine architectural du Cèdre tout en l'adaptant aux usages actuels et aux nouveaux modes de travail."

Le projet de rénovation a été conçu par le bureau lausannois Itten+Brechbühl SA (IB), vainqueur du concours d'architecture en 2020. Parmi les principales nouveautés, les murs intérieurs côté sud ont été supprimés ou remplacés par des parois vitrées dans la majorité des étages, "afin de renforcer la transparence, la lumière naturelle et les vues sur le paysage."

Un travail particulier a aussi été mené sur les couleurs et le mobilier. Certains meubles ont ainsi été reproduits "au plus près" des originaux imaginés par Jean Tschumi, "tout en étant adaptés aux normes contemporaines de confort et de durabilité." Ces rééditions font d'ailleurs l'objet actuellement d'une exposition dédiée au mudac.

Au final, cette rénovation permet de rester "fidèle à la vision de Jean Tschumi", affirme la Vaudoise. Et de relever que le bâtiment rénové "incarne une relation vivante entre patrimoine, architecture, art et usages contemporains."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une résolution demande à Valérie Dittli de démissionner

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La conseillère d'Etat vaudoise Valerie Dittli est priée par une majorité de parlementaires vaudois de quitter ses fonctions (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois a voté mardi une résolution demandant formellement à la conseillère d'Etat Valérie Dittli de démissionner. Même si le texte est symbolique, il veut être "un message fort" pour que la ministre centriste prenne cette décision par elle-même.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'étude d'une liaison piétonne Flon-gare passe la rampe

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La liaison piétonne entre la gare et le Flon se veut complémentaire au m2 et entend offrir une alternative notamment aux heures de pointe (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi un crédit d'études de 2,3 millions de francs portant sur une liaison piétonne entre le Flon et la gare de Lausanne. Il s'agit du quatrième volet financier d'un paquet de 809 millions demandé par le Conseil d'Etat et la Municipalité de Lausanne, et destiné principalement aux métros lausannois.

Les trois premiers volets, consacrés notamment à la modernisation du m2 et à la planification du m3, étaient passés à l'unanimité une semaine plus tôt malgré un montant total de 807,4 millions de francs. Ce dernier volet, - pourtant près de 350 fois moins onéreux - avait divisé le plénum.

"C'est le syndrome du parking à vélos: on est d'accord pour une salle de gym à 8 millions mais on rechigne à financer un abri pour les cycles à 30'000 francs", a caricaturé le Vert'libéral David Vogel. "Certes, la somme ressemble à une goutte d'eau par rapport aux autres montants, mais c'est une goutte d'eau qui suscite des réflexions", a rétorqué le libéral-radical Philippe Miauton.

S'inspirer des Suisses alémaniques

La gauche a fait valoir qu'une telle liaison souterraine constituerait un complément au m2, à même d'absorber une partie des voyageurs sur ce tronçon surchargé et d'offrir une alternative en cas de panne. Elle a également souligné que le tunnel servirait les objectifs de la mobilité douce en incitant à la marche plutôt qu'au transport motorisé.

Plusieurs voix ont invité à faire preuve d'anticipation, notamment dans l'optique d'une possible gare souterraine à Lausanne, à l'instar de celle de Zurich. "Pré-financer une telle étude nous donne aussi plus de chances d'obtenir des crédits fédéraux par la suite, et ça les Suisses alémaniques l'ont bien compris", a également pointé le socialiste Alexandre Rydlo.

D'autres priorités

Les voix contraires, venues de la droite, ont en revanche qualifié le projet de "superflu" ou "pas urgent". Plusieurs députés PLR ont aussi estimé prioritaire d'étudier un prolongement du m2 ou du m3, et fait valoir que c'était à la Ville de Lausanne ou au Projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM) de financer les études.

La gauche a martelé que la liaison ne profiterait pas qu'aux Lausannois, mais bien à tout le canton, notamment aux pendulaires. Elle a également insisté que l'objet soumis au vote ne portait que sur une étude et pas sur la réalisation de la liaison.

"Vieux serpent de mer"

La conseillère d'Etat en charge du dossier, la socialiste Nuria Gorrite a pour sa part qualifié le projet de "vieux serpent de mer", tant pour le Parlement lausannois que vaudois. Elle a rappelé aux députés qu'ils avaient accepté la motion de la Vert'libérale Graziella Schaller proposant d'étudier la faisabilité du projet.

"Ces études nous permettront d'obtenir des réponses pertinentes, notamment s'il est pertinent de réaliser une telle liaison. Ensuite on regardera la question du financement", a insisté la ministre.

La commission recommandait d'accepter le crédit d'études par onze voix pour, aucune contre et quatre abstentions. En vote final, les députés ont suivi cet avis, acceptant l'objet par 81 oui, 53 non et six abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une étude décortique la "formule magique" du canton de Vaud

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Le canton de Vaud dispose d'un écosystème solide, diversifié et innovant, se réjouit la ministre de l'économie Isabelle Moret (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'évolution de l'économie vaudoise depuis 1990 met en évidence un modèle de croissance robuste, fondé sur l'innovation, la diversification et l'ouverture internationale. C'est ce qui ressort d'une étude de BAK Economics présentée mardi par la ministre de l'économie Isabelle Moret.

L'enquête met en évidence "une trajectoire de croissance soutenue, reposant sur des bases structurelles solides". Le canton affiche un niveau d'attractivité élevé, avec un indice de compétitivité de 107,2, supérieur aux moyennes suisse (105,2) et romande (104,0). Il confirme ainsi sa capacité à attirer des activités à forte valeur ajoutée et à s'inscrire dans les chaînes de valeur internationales, résume l'étude, selon un communiqué du Canton.

BAK Economics identifie aussi "un modèle économique singulier", fondé sur l'articulation étroite entre sciences de la vie, numérique et industrie de précision. Cette "diversification connexe" favorise les transferts de connaissances entre secteurs et renforce la résilience de l'économie. Ce type de concentration reste rare en Europe, selon l'étude.

Le canton se distingue également par "l'intensité de son tissu d'innovation, étant à l'origine d'un brevet suisse sur quatre incluant une composante numérique". Fort de cette expertise, il se positionne sur plusieurs domaines technologiques d'avenir, notamment la medtech digitale, les biosenseurs et la découverte de médicaments.

L'étude souligne par ailleurs un enjeu clé: le canton doit encore renforcer la conversion de son potentiel scientifique en innovations concrètes pour l'ensemble du tissu économique, en particulier pour les PME. Ce constat met en évidence un levier d'amélioration prometteur pour renforcer la compétitivité, est-il souligné.

L'année 2025 fait écho à l'étude

Dans le cadre de cette présentation, le Service de la promotion de l'économie et de l’innovation (SPEI) en a profité pour faire un bilan de l'année 2025. Il a annoncé des niveaux records en matière d'attractivité, d'innovation et de tourisme.

Le travail d'Innovaud s'est concrétisé avec l'implantation d'un nombre record de 41 entreprises étrangères supplémentaires dans le canton, indique le SPEI. En provenance de 17 pays, elles devraient générer près de 500 emplois d'ici cinq ans. Leur profil sectoriel - technologies de l'information, sciences de la vie et microtechnique - est cohérent avec les domaines identifiés comme porteurs par l'étude de BAK Economics.

Le SPEI a aussi soutenu au total 229 entreprises en 2025, mobilisant 6,1 millions de francs d'aides à cet effet.

L'innovation se traduit aussi par un nouveau record pour l'emploi, relève encore le Canton. Les huit parcs d'innovation et technopôles totalisent désormais 9585 emplois. Dans ces derniers, les emplois du secteur des sciences de la vie ont progressé de +7,9% par rapport à 2024, et de +49% depuis 2021.

Le secteur du tourisme n'est pas en reste. Toutes les régions sont en croissance, "confirmant l'attractivité globale du territoire". Avec 3,1 millions de nuitées en 2025, le canton franchit un seuil record.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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