Culture
Prix du cinéma suisse : "Bisons" de Pierre Monnard nominé six fois
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"Bisons" du réalisateur fribourgeois Pierre Monnard est en tête pour le Prix du cinéma suisse avec six nominations. Il est suivi par "Blackbird Blackbird Blackberry" d'Elene Naveriani et "La voie royale" du Valaisan Frédéric Mermoud avec 4 nominations chacun.
Les six films sélectionnés dans la catégorie "Meilleure fiction" sont romands. A l'inverse, tous les documentaires retenus sont alémaniques.
Pierre Monnard revient avec "Bisons", son nouveau long métrage. Un jeune paysan champion de lutte suisse est entraîné par son frère dans une série de combats clandestins susceptibles de leur procurer l’argent qui permettrait de sauver la ferme familiale.
Réalisateur incontournable
Le réalisateur fribourgeois, installé à Zurich, incontournable dans le cinéma suisse actuellement. Alors qu'il a à son actif le meilleur résultat en salle de ces dernières années avec "Les enfants du Platzspitz", il tourne actuellement "Winter Palace" dans les Alpes vaudoises, la première série, co-produite entre la RTS et Netflix.
La réalisatrice géorgienne Elene Naveriani s'est déjà fait un nom en remportant le prix de Soleure pour "Wet Sand" en 2022. Son deuxième long métrage, "Blackbird Blackbird Blackberry", a déjà reçu plusieurs prix européens "et a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes à Cannes l'été dernier. La cinéaste georgienne, qui a fait ses études à la HEAD de Genève, dresse le portrait d’Ethéro, une femme célibataire de 48 ans qui vit dans un petit village géorgien aux valeurs traditionnelles.
"La voie royale" de Frédéric Mermoud, qui a été projeté à Locarno l'été dernier, dresse le portrait d'une jeune provinciale dans une prépa scientifique en France, permettant d'accéder aux grandes écoles, comme Normale Sup ou Polytechnique. En suivant une transfuge de classe, le film raconte la naissance d'une conscience politique.
Avec ce film, le réalisateur valaisan installé en France revient au cinéma sept ans après "Moka", avec Emmanuelle Devos, et un passage par les séries, comme "Criminal: France", diffusé sur Netflix.
"L’amour du monde", le premier long-métrage de la réalisatrice helvético-portugaise Jenna Hasse, basée à Lausanne, figure encore parmi les films nominés dans la catégorie "Meilleur film de fiction". L'an dernier, il avait gagné une mention spéciale à la Berlinale dans la section "Generation Kplus".
Le film se déroule sur les rives du lac Léman, la douce Margaux, 14 ans, rencontre Juliette, une enfant rebelle de 7 ans placée dans un foyer, et Joël, un pêcheur récemment rentré d'Indonésie suite au décès de sa mère.
Une Jeanne Balibar ensorcelante
"Laissez-moi" du réalisateur genevois Maxime Rappaz a également été retenu dans cette catégorie. Ce premier film, avec l'actrice française césarisée Jeanne Balibar, s'attache au regard féminin à travers une femme à la fois mère courage et amante. Il a été primé dans plusieurs festivals à l'étranger et a déjà gagné un prix spécial au Zurich Film Festival en octobre dernier.
L'actrice grisonne Ursina Lardi (8 jours en août), et deux Alémaniques, Julia Jentsch (Les voisins du dessus) et Ella Rumpf (Le théorème de Marguerite), sont en lice pour le prix de la meilleure interprétation féminine. Chez les hommes, Karim Barras et Maxime Valvini, qui incarnent Joël et Steve dans "Bisons", ont été nominés ainsi que Antonio Buíl (Juan Ali) dans "Vous n’êtes pas Ivan Gallatin".
Dans la catégorie documentaire, "The driven ones" de Piet Baumgartner suit pendant plusieurs années le parcours de quelques étudiantes et étudiants à la HEC de St-Gall, qui se rêvent futurs PDG de grandes entreprises mondialisées.
Avec "While the green grass grows" de Peter Mettler, on part en revanche dans un voyage méditatif. Le réalisateur tourne autour de la portée de la mort de ses propres parents et de la question de savoir ce qu'il adviendra de nous tous – au niveau personnel et global.
Drôle de crevette
Enfin, dans la catégorie "Meilleur film de fin d'études", "Crevette" empêchera le spectateur de regarder ce crustacé à l'avenir avec les mêmes yeux. Il a été réalisé par Noémi Knobli, Elina Huber, Sven Bachmann et Jill Vágner, étudiants à l'école de cinéma d'animation de Lucerne.
Les nominations, annoncées mardi soir aux Journées de Soleure préfigurent les prix décernés par l'Office fédéral de la culture le 22 mars à Zurich.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Black Movie distingue "Al oeste, en Zapata" du Cubain David Bim
Black Movie, à Genève, a remis le Prix de la Critique au film "Al oeste, en Zapata", du réalisateur cubain, David Bim. Cette 27e édition du festival international de films indépendants, qui s'est terminée dimanche, a accueilli près de 25'750 festivaliers.
Durant dix jours, le public a pu découvrir 104 films, dont 48 longs métrages, ont indiqué dimanche les organisateurs dans un communiqué. Près d'une vingtaine d'invités étaient présents pour accompagner les longs métrages.
Parmi les films les plus suivis figurent notamment "Orwell: 2+2=5" du Haïtien Raoul Peck, qui confronte les écrits d'Orwell avec des images contemporaines. "No Other Choice" a également été bien suivi, démontrant l'attachement du public pour le travail du Sud-Coréen Park Chan-wook, poursuit le communiqué.
Spectateurs et spectatrices ont également fait preuve de curiosité en fréquentant avec assiduité les séances de films réalisés par de nouveaux talents, comme la réalisatrice et actrice mexicaine Mayra Hermosillo (Vainilla), le réalisateur thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke (Fantôme utile), et le réalisateur américain Neo Sora (Happyend).
Les prix
Le Prix de la Critique, doté de 5000 francs, a été unanimement attribué par le jury au film "Al oeste, en Zapata" de David Bim. Le jury a apprécié le "classicisme impeccable" du réalisateur cubain. Le film raconte l'histoire pleine d'humanité d'une famille au coeur de la pandémie, en marge de la société cubaine.
Le Prix des Jeunes, d’une valeur de 1000 francs, a été décerné à "Singing Wings" du Kurde Hemen Khaledi. Le jury composé là de neuf élèves a relevé "ses thématiques touchantes, notamment l’importance de la communauté et les migrations, tant chez les humains que chez les animaux."
Quant au Prix Payot Petit Black Movie, d’une valeur de 1000 francs, il est allé à "Autokar" de Sylwia Szkiłądź (France, Belgique, Pologne). Le Prix des Enfants est lui décerné à Backstreet Birds de Gertrūda Nemčauskaitė (Lituanie).
Black Movie reviendra pour une 28e édition du 22 au 31 janvier 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Redevance: Bron et les producteurs alertent sur un démantèlement
À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.
"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."
Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Genève, une exposition alerte sur l'exploitation de la montagne
Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.
Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.
Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.
L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.
Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.
L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Alain Monney, pilier de Carabine FM et des Pique-Meurons, est mort
L’humoriste genevois Alain Monney est décédé jeudi à l’âge de 74 ans à Genève, après avoir lutté durant deux ans contre une tumeur au cerveau. Figure marquante de la RTS TV et radio, il a notamment connu un large succès avec "Carabine FM" et "Les Pique-Meurons".
Musicien, scénariste et homme de radio et de télévision, Alain Monney débute dans les années 1970 avec le groupe folk "Aristide Padygros", avant de s’imposer dès les années 1980 sur les ondes de la Radio Télévision Suisse Romande. Son humour décalé a marqué durablement Couleur 3, notamment dans l’émission "Carabine FM", avec Lolita et Gérard Mermet. Ce dernier a confirmé vendredi à Keystone-ATS le décès de l'artiste, annoncé par plusieurs médias.
Alain Monney reste aussi indissociable de la sitcom "Les Pique-Meurons", qu’il a coécrite et produite pour la RTS. Diffusée au début des années 2000, la série réunissait jusqu’à 250’000 téléspectateurs, selon la RTS, et a connu un retour sur scène il y a trois ans.
Parallèlement, Alain Monney s’est produit sur les scènes romandes, a écrit des livres pour enfants et développé une ½uvre artistique mêlant marche, écriture et cartographie, à travers le "stepwriting", avec son "Alphabet toponymique français à l’usage des stepwriters", lit-on sur le site de la RTS.
Il était remonté sur scène en 2021 pour une série de concerts-lectures. Il avait trois enfants, deux filles et un garçon.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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