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Gaza pilonnée par Israël, craintes d'une offensive sur Rafah

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Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a assuré que la ville de Rafah était le prochain objectif. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

L'armée israélienne a pilonné samedi la bande de Gaza où des dizaines de personnes ont été tuées. Les craintes s'amplifient face à une possible offensive militaire contre la ville surpeuplée de Rafah qui abrite plus d'un million de déplacés palestiniens.

Sur le front diplomatique, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit à nouveau se rendre dimanche au Moyen-Orient pour soutenir les négociations en cours sur nouvelle trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, en guerre depuis près de quatre mois.

A quelques kilomètres au nord de Rafah, Khan Younès est aussi la cible de bombardements et de tirs d'artillerie incessants, selon un journaliste de l'AFP. La ville, où se cachent selon Israël des dirigeants du Hamas, est en partie détruite par près de deux mois de combats acharnés.

"La résistance reste solide à Khan Younès et tient bon, et inflige des pertes à l'occupant", a assuré dans un communiqué Mahmoud Mardaoui, un responsable du Hamas, organisation classée "terroriste" par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé le décès d'au moins 100 civils dans la nuit dans le territoire palestinien assiégé, pour l'essentiel des femmes et des enfants.

L'armée israélienne a déclaré avoir tué "des dizaines de terroristes" dans le nord et le centre du territoire ces dernières 24 heures.

Exode

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de plus de 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas et a lancé une offensive militaire qui a fait 27.238 morts, en grande majorité des civils, selon un dernier bilan samedi du ministère de la Santé du mouvement islamiste.

La guerre a provoqué un exode de la population vers le sud et plus de 1,3 million d'habitants, selon l'ONU, sur un total de 2,4 millions, sont désormais réfugiés à Rafah, qui comptait quelque 200'000 habitants avant le 7 octobre.

Les déplacés s'entassent dans des tentes ou des abris de fortune qui envahissent les rues de la ville où la frontière avec l'Egypte reste fermée. Menacés par les pénuries et les épidémies, ils ont vu les frappes israéliennes se multiplier.

"Le bombardement s'est produit pendant que les enfants dormaient. Des éboulis de la chambre sont tombés sur mes enfants", a raconté à l'AFP Ahmad Bassam al-Jamal, pleurant la mort de son père et d'un de ses fils.

L'offensive terrestre d'Israël, lancée le 27 octobre dans le nord de la bande de Gaza, s'est étendue à la région de Khan Younès, la grande ville du sud, début décembre.

Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a assuré que la ville de Rafah était le prochain objectif. "Nous allons atteindre Rafah et éliminer les éléments terroristes qui nous menacent", a-t-il lancé.

"Rafah est une usine à désespoir et nous craignons ce qui va se passer ensuite", s'est alarmé vendredi un porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU, Jens Laerke.

Projet de trêve

En parallèle, les tractations se poursuivent pour parvenir à une seconde trêve, plus longue que celle d'une semaine qui avait permis fin novembre la libération d'une centaine d'otages retenus à Gaza en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza le 7 octobre, selon Israël, et 132 otages sont toujours retenus. Parmi eux, 27 ont été déclarés morts par l'armée.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, installé au Qatar, est attendu en Egypte pour discuter d'un projet de trêve discuté par le chef de la CIA, William Burns, et des responsables égyptiens, israéliens et qataris.

Selon une source du Hamas, une première phase prévoit une trêve de six semaines durant laquelle Israël devra libérer 200 à 300 prisonniers palestiniens en échange de 35 à 40 otages toujours retenus à Gaza, et l'entrée quotidienne de 200 à 300 camions d'aide dans le petit territoire assiégé.

Violences dans la région

Le mouvement palestinien, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, exige toutefois un cessez-le-feu définitif. Mais pour Israël, l'offensive à Gaza sera terminée une fois le mouvement islamiste "éliminé", les otages libérés et après avoir reçu des garanties sur la sécurité future de son territoire.

Antony Blinken effectue une nouvelle tournée régionale qui le mènera au Qatar, en Egypte, en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite.

Son homologue français Stéphane Séjourné est aussi attendu dans la région. Il doit se rendre en Egypte, en Jordanie, en Israël, dans les territoires palestiniens puis au Liban.

A la frontière israélo-libanaise, les échanges de tirs sont quotidiens entre le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et l'armée israélienne. Samedi, l'aviation israélienne a dit avoir détruit dans le sud du Liban "un centre de commandement militaire" et un "site de lancement" de roquettes vers le nord d'Israël.

Ailleurs dans la région, les Etats-Unis ont mené des frappes nocturnes en Syrie et en Irak, en représailles à une attaque meurtrière contre une base militaire américaine en Jordanie le 28 janvier.

Les Etats-Unis, principal soutien d'Israël, "mettent de l'huile sur le feu" au Proche-Orient et sont "pleinement responsables" des répercussions éventuelles, a mis en garde le Hamas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le Japon alloue des subventions d'urgence sur le carburant

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Tokyo a commencé à verser des subventions afin de ramener le prix de l'essence aux alentours de 170 yens par litre. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

Le gouvernement japonais a lancé jeudi un programme d'urgence visant à faire baisser les prix de l'essence, pour endiguer la flambée des cours du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Tokyo a commencé à verser des subventions afin de ramener le prix de l'essence aux alentours de 170 yens par litre, a déclaré Minoru Kihara, porte-parole du gouvernement.

Cela marquerait une baisse significative par rapport au sommet historique de 190,8 yens (0,94 franc) par litre atteint lundi, à l'unisson d'une flambée des cours du pétrole brut sur le marché mondial.

Selon le Centre d'information sur le pétrole - un organisme de recherche de l'industrie japonaise -, le prix moyen de l'essence au Japon se maintenait juste en dessous de 160 yens par litre début mars, avant le déclenchement du conflit.

Les autorités nippones estiment cependant qu'il faudra probablement jusqu'à deux semaines pour que les prix du carburant redescendent au niveau visé.

"Nous lançons aujourd'hui des mesures d'urgence visant à atténuer les chocs soudains sur les prix afin de protéger le niveau de vie de la population et l'activité économique", a déclaré M. Kihara lors d'une conférence de presse.

"Nous mettrons en oeuvre des mesures similaires pour le diesel, le fioul lourd, le kérosène et d'autres produits", a-t-il ajouté.

L'horizon reste incertain: les prix du pétrole brut continuaient de bondir jeudi, le Brent s'étant brièvement envolé de 5% à quelque 112,70 dollars, poussés par l'annonce de frappes contre des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar.

"Le rythme de progression (de l'inflation) devrait être tiré à la hausse, subissant l'impact de la récente augmentation des cours du pétrole brut", a d'ailleurs prévenu jeudi la Banque du Japon.

Rencontre avec Trump

La mise en place de ces subventions intervient à la veille d'une rencontre prévue à Washington entre la Première ministre Sanae Takaichi et le président américain Donald Trump.

Ce dernier a appelé le Japon, ainsi que d'autres pays alliés, à aider les États-Unis à rouvrir le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique par où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée.

Le Japon, quatrième économie mondiale, dépend du Moyen-Orient pour 95% de ses importations de pétrole.

Le pays a confirmé lundi qu'il débloquait à partir de ce jour ses stocks stratégiques de pétrole, début d'une opération mondiale coordonnée par l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

M. Kihara a souligné jeudi que Tokyo se coordonnait avec les nations du G7 et l'AIE "pour garantir qu'aucune perturbation ne vienne affecter l'approvisionnement en produits pétroliers, tels que l'essence, quelles que soient les circonstances".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Australie: un opossum parmi des peluches dans un aéroport

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L'opossum s'était réfugié parmi les peluches d'un magasin de l'aéroport d'Hobart. (© KEYSTONE/AP/Melissa Oddie)

Une peluche plus vraie que nature s'est glissée dans un aéroport australien: un opossum sauvage a été aperçu dans les rayons d'une boutique de souvenirs mercredi, surprenant les voyageurs.

Une vidéo, partagée sur les réseaux sociaux, montre le marsupial perché nerveusement sur une étagère, se confondant avec les kangourous et les ours en peluche dans l'aéroport d'Hobart, en Tasmanie.

"Nous savions que notre collection de peluches était très réaliste, mais il semble que nous ayons obtenu le label de qualité ultime", s'est amusé Liam Bloomfield, le gérant de la boutique.

"Nous avons été très heureux de voir un visiteur local un peu spécial faire un tour dans la boutique".

Les employés de l'aéroport se sont rapidement mobilisés pour ramener l'animal à sa place, en pleine nature.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les poupées virales Labubu vont débarquer au cinéma

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Plus de 100 millions de Labubu ont été écoulés l'an passé dans le monde (archives). (© KEYSTONE/DPA/ANNETTE RIEDL)

Elles ont conquis la chanteuse Rihanna et généré des files d'attentes dans le monde entier: les poupées Labubu, à l'effigie de créatures poilues, vont faire l'objet d'un film, a annoncé jeudi leur producteur chinois.

Avec leur air espiègle et leurs petites dents acérées, ces jouets en peluche ont généré depuis 2024 une frénésie commerciale planétaire, alimentée par les réseaux sociaux.

La chaîne chinoise de magasins de jouets et figurines Pop Mart, revendeuse exclusive des Labubu, a officialisé jeudi dans un communiqué son association avec Sony Pictures pour donner vie à ces personnages dans un film. Actuellement en production, il mêlera images de synthèse et prises de vues réelles. Aucune date de sortie n'a été annoncée.

Paul King aux commandes

Le film sera réalisé par une référence du secteur, le Britannique Paul King, qui avait notamment dirigé "Wonka" (2023), sur le personnage de "Charlie et la Chocolaterie", ainsi que "Paddington" (2014), sur l'ours du même nom.

Créés en 2015 par l'illustrateur hongkongais Kasing Lung, les personnages Labubu provoquent un raz-de-marée planétaire depuis deux ans. Ces peluches à l'esthétique dite "ugly-cute", soit "moche-mignonne", ont envahi les sacs de vedettes comme les chanteuses Rihanna ou Dua Lipa. Leur popularité est telle qu'elle a provoqué des files d'attente dans certaines boutiques dans le monde.

Ces poupées sont éditées en quantités limitées et vendues dans des "boîtes mystères" qui cachent leur contenu aux acheteurs jusqu'à l'ouverture. Certains modèles rares s'écoulent d'occasion à des milliers d'euros.

L'an dernier, Pop Mart a écoulé plus de 100 millions de Labubu dans le monde. Un succès que la Chine célèbre comme le signe d'un rayonnement culturel croissant du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La liberté au plus bas aux Etats-Unis, selon une ONG

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La dérive autoritaire de Donald Trump fait chuter le degré de liberté aux Etats-Unis, dénonce une ONG (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

Le degré de liberté aux Etats-Unis a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré, a indiqué jeudi l'ONG américaine Freedom House. Elle dénonce une dérive autoritaire du président américain Donald Trump. La Finlande est classée première.

Selon cette ONG basée à Washington qui défend les libertés individuelles, la liberté s'est érodée dans le monde en 2025 pour la 20e année consécutive, un "triste jalon" selon elle.

Les Etats-Unis ont conservé la mention "libre", mais leur note est tombée à 81 points sur 100, leur plus faible score depuis la publication de cet index en 1972. Ce score place les Etats-Unis au même niveau que l'Afrique du Sud et en dessous d'un certain nombre d'alliés européens, ainsi que de la Corée du Sud et du Panama.

L'organisation à but non lucratif, mais qui reçoit des subventions du gouvernement américain, établit chaque année un classement, sur la base d'un index incluant pour chaque pays le degré de démocratie et des libertés civiles.

Le recul enregistré aux Etats-Unis est dû "à la fois au dysfonctionnement du pouvoir législatif et à la domination du pouvoir exécutif, à la pression croissante exercée sur la capacité des citoyens à s'exprimer librement et aux efforts déployés par la nouvelle administration pour saper les mesures de lutte contre la corruption", a expliqué Freedom House.

21% des personnes "libres"

Depuis son retour au pouvoir il y a plus d'un an, le président Donald Trump a ordonné la fermeture d'agences gouvernementales entières et déployé à travers le pays des agents anti-immigration armés et masqués.

Les Etats-Unis ont reculé de trois points, une baisse que n'a connue qu'un seul autre pays "libre", la Bulgarie, où les élections de 2024 ont été entachées par des allégations de fraude.

Dans l'ensemble, 21% seulement de la population mondiale vit dans des pays classés comme "libres".

Au cours des deux dernières décennies, à l'échelle mondiale, "beaucoup plus de pays ont rétrogradé dans la catégorie 'non libres' que ceux qui se sont démocratisés", a relevé Cathryn Grothe, analyste chez Freedom House et co-auteure du rapport. "Le monde devient de moins en moins libre, la zone intermédiaire se rétrécit, tandis que les pays libres restent relativement stables", a-t-elle ajouté.

Sur une note positive, trois pays sont passés de la catégorie "partiellement libres" à celle de "libres": la Bolivie et le Malawi, qui ont tous deux organisé des élections compétitives, et les Fidji, qui ont renforcé l'état de droit.

Le seul pays qui obtient une note parfaite de 100 pour la liberté est la Finlande. A l'opposé, seul le Soudan du Sud a reçu la note de 0. La Suisse reçoit la note 96.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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