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Climat

VS: l'épuration des eaux usées n'est pas encore satisfaisante

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Environ 500 tonnes d’ammonium, un indicateur de la pollution de l'eau par des rejets organiques d'origine agricole, domestique ou industrielle, sont libérées chaque année dans les eaux de surface valaisannes. Avec les procédés en place, le traitement de l’ammonium ne se fait que très partiellement. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

L'épuration des eaux doit encore être améliorée en Valais, montre le bilan 2023. Parmi les défis, la séparation des eaux usées et claires, les micropolluants et l'ammonium. Après les inondations de cet été, la plupart des STEP devraient refonctionner d’ici décembre.

Le bilan annuel de l’épuration des eaux usées en Valais met en évidence les performances des stations d'épuration (STEP) et leur impact sur les cours d'eau. Pour l’année 2023, les résultats sont qualifiés de "globalement très satisfaisants".

Le traitement du phosphore s’est ainsi sensiblement amélioré, son rendement d'épuration dépassant désormais 90%, contre 86% en 2022. La station "Ayent-Voos" a par ailleurs été raccordée à la STEP "Sion-Chandoline", améliorant la qualité des eaux de La Lienne.

Les efforts pour améliorer la qualité des eaux de surface se poursuivent par la réalisation, en cours ou planifiée, de plusieurs projets de modernisation et de régionalisation du traitement des eaux usées.

Séparer les eaux claires des eaux usées

Mais la mise en séparatif des collecteurs des eaux usées et claires reste un défi sur l’ensemble du territoire. De nombreuses STEP demeurent ainsi impactées par une proportion d’eaux claires parasites supérieure à la valeur cible de 32%.

Le travail des communes pour séparer les collecteurs, afin d’éliminer les eaux claires parasites de leur réseau d’eaux usées, reste déterminant pour augmenter l’efficacité des STEP et diminuer ainsi les coûts d’exploitation.

Micropolluants

L’abattement des micropolluants est un autre écueil. Cinq STEP parmi les plus grandes du canton seront équipées à cet effet "dans les prochaines années". Une première l’est depuis 2017, "Evionnaz-Chimie".

Capable d’abattre une grande quantité de ces substances, elle a toutefois connu des perturbations techniques en 2023. Cette situation a entraîné une augmentation ponctuelle des micropolluants et un non-respect des exigences fixées dans l’autorisation de rejet.

La population peut également jouer un rôle contre les micropolluants et éviter la dispersion de substances synthétiques en choisissant des produits naturels, en dosant au plus juste et en éliminant l’utilisation de certaines substances souvent superflues, comme par exemple les désodorisants, les adoucissants, l’eau de Javel et les blocs WC.

Rejets d'ammonium

Autre problème, environ 500 tonnes d’ammonium, un indicateur de la pollution de l'eau par des rejets organiques d'origine agricole, domestique ou industrielle, sont libérées chaque année dans les eaux de surface.

Avec les procédés en place, le traitement de l’ammonium et l’élimination de l’azote ne se fait que très partiellement. Des améliorations sont attendues au fur et à mesure des différents travaux de réhabilitation et d’extension prévus.

Préparer une pénurie d'électricité

Par ailleurs, l’énergie utilisée dans l’épuration des eaux usées a récemment fait l’objet d’une analyse nationale, afin de planifier les mesures adéquates en cas de pénurie d’électricité, comme la mise en place de groupes électrogènes de secours.

En Valais les informations recueillies lors de l'évaluation seront fournies aux communes et exploitants afin qu’ils puissent se préparer au mieux.

Réhabilitation après les intempéries

Lors des intempéries de l’été 2024, plusieurs STEP ou réseaux de collecte ont été endommagés, ce qui a entraîné le rejet d'eaux non traitées dans l'environnement. Le raccordement a pu être rétabli à près de 90% en une semaine.

La majorité des installations fortement endommagées devrait à nouveau être opérationnelle d’ici à décembre. L’évolution est disponible sur la page vs.ch/etat-step.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Japon: plus de 14'000 ours abattus en 2025

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Des ours ont été vus en 2025 pénétrant dans des habitations, errant près d'écoles et saccageant des supermarchés et des stations thermales presque quotidiennement (archives). (© KEYSTONE/AP Shari Town Hall/STR)

Plus de 14'000 ours ont été abattus au Japon pendant l'exercice fiscal achevé à la fin mars, selon des données préliminaires publiées par le gouvernement nippon. Il s'agit d'un record historique.

Les attaques d'ours ont fait 13 morts dans l'archipel l'an dernier, plus du double du précédent record. Et depuis le début 2026, une attaque mortelle a déjà été confirmée et deux autres décès ont potentiellement été causés par des ours.

Le nombre de plantigrades capturés puis abattus a presque triplé par rapport à l'année précédente pour atteindre 14'601, soit une moyenne de 40 par jour. Il s'agit d'un record historique dépassant largement le précédent sommet, qui était d'un peu plus de 9000 lors de l'exercice 2023, selon les données du ministère de l'environnement publiées lundi.

Au cours de l'exercice budgétaire clos le 31 mars, les autorités ont également confirmé plus de 50'000 signalements d'ours à l'échelle nationale, soit plus du double du précédent record établi deux ans plus tôt, montrent ces mêmes données.

Surpopulation

Certaines régions du nord ont également fait état en avril de plus de quatre fois plus de signalements qu'à la même période l'an dernier, à mesure que les animaux sortent d'hibernation, ont rapporté les médias locaux.

L'an dernier, des ours ont été vus pénétrant dans des habitations, errant près d'écoles et saccageant des supermarchés et des stations thermales presque quotidiennement.

Les scientifiques estiment que la population d'ours a fortement augmenté ces dernières années, tandis que le nombre de personnes vivant dans les zones rurales a diminué. Les ours prospèrent notamment grâce à une abondance de nourriture - dont des glands, des cerfs et des sangliers - sous l'influence d'un climat qui se réchauffe.

Cette "surpopulation" a contraint les ours à s'éloigner des montagnes - qui couvrent environ 80% du Japon - pour se diriger vers des zones habitées, ajoutent-ils.

Le nombre d'ours noirs d'Asie a augmenté atteignant 42'000 individus rien que sur l'île principale d'Honshu, selon un rapport gouvernemental de 2025, tandis que la population d'ours bruns a doublé en trois décennies au Japon et s'élève aujourd'hui à environ 12'000 individus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

La faille des Fios en Anniviers s'agrandit, Chippis détruit un pont

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Une vue du pont au-dessus de la rivière Navizence après sa destruction, à Chippis près de Sierre. (© Keystone/ANDREAS BECKER)

La faille des Fios dans le val d'Anniviers (VS), longue de plus de 250 mètres et menaçant de s'effondrer, a poussé les autorités de Chippis à détruire un pont datant de 1880. Cette opération va permettre de sécuriser un quartier de la commune particulièrement exposé.

Le Pont du cimetière a été détruit, jeudi, selon une information du Nouvelliste, confirmée à Keystone-ATS par la commune de Chippis. L'opération aura duré une demi-heure environ.

Cette destruction permettra d'éviter un embâcle, qui aurait eu comme conséquence un débordement de la Navizence, qui traverse le village de Chippis. Une crue qui aurait principalement fortement impacté le quartier du Bord et sa cinquantaine d'habitants.

Une question de sécurité

"Même si cet ouvrage est classé, nous avons choisi de le détruire pour des questions de sécurité", avait expliqué Olivier Perruchoud, le président de la commune de Chippis, lors d'une séance d'information publique, le 9 mars dernier. "Des travaux de surélévation et d'extension des digues seront réalisés avant fin mai afin de limiter les risques d'inondation".

En plus du démontage du pont, plusieurs infrastructures ont dû être déviées, comme des conduites d'égouts, des câbles électriques et de la fibre optique, de même que des installations de services.

Le coût total des travaux se monte à 1,8 million de francs. Ce montant sera pris en charge à environ 85% par le Canton du Valais, le solde par la commune de Chippis.

Près de 1 million de mètres cubes

Une rampe provisoire qui passe en rive droite, a été installée afin de pouvoir se rendre, en véhicule ou à pied, dans le quartier du bord. Un nouveau pont verra ensuite le jour, mais pas avant deux ans. L'ouvrage devra supporter un tonnage de 30 à 40 tonnes, afin de permettre le passage des poids lourds, comme ceux qui avaient été nécessaires à l'évacuation des gravats de la Navizence.

Outre la fissure principale située à proximité du village de Grimentz, les géologues appelés sur place ont constaté l'apparition de plusieurs failles secondaires. "La masse instable avoisine le million de mètres cubes", estime M. Perruchoud, interrogé, vendredi par Keystone-ATS. Le lieu est sous surveillance active depuis octobre 2025, soit depuis le moment de la découverte de la brèche.

Plusieurs scénarios envisagés

La faille s'est formée à la suite des crues de 2018 et de 2024. Le lit de la rivière, qui servait de "socle" au pan de montagne situé au-dessus, a été fragilisé par l'eau. Privée de ce support, la masse de terre se met ainsi gentiment à glisser, provoquant un important tassement de terrain et laissant apparaître une fissure de 250 mètres de long et une largeur comprise entre 80 cm et 1 mètre.

Le scénario "catastrophe" consisterait en un mouvement général de toute la masse en glissement. A ce stade, le scénario privilégié demeure un affaissement de la masse par morceaux successifs.

"En retirant le pont, on devrait être tranquille", espère M. Perruchoud. "Désormais, on va viser à limiter au maximum l'impact sur le quartier du Bord. Une nouvelle simulation de la Navizense doit être réalisée afin de définir si des mesures complémentaires seront nécessaires à la protection du quartier ou non".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Tempête à La Chaux-de-Fonds: bâtiments modernes plus vulnérables

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La tempête a emporté d'innombrables toits (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une nouvelle analyse de la tempête qui a frappé La Chaux-deFonds (NE) le 24 juillet 2023 pointe les faiblesses des bâtiments modernes. Les immeubles d'habitation et les bâtiments administratifs récents ont subi davantage de dégâts que des constructions plus anciennes.

Certains éléments indiquent que les toitures et les façades contemporaines pourraient être plus vulnérables aux vents violents que les constructions plus anciennes, selon l'analyse de l'Association des établissements cantonaux d'assurance (AECA), publiée jeudi.

En l'espace de quelques minutes, le 24 juillet 2023, peu avant midi, une supercellule orageuse s'est abattue sur la ville horlogère avec des rafales de vent atteignant 217 km/h. Une personne se trouvant dans une voiture a été tuée par une grue de chantier qui s'est renversée, et une cinquantaine de personnes ont été blessées.

Au total, selon le rapport, 2769 bâtiments ont été endommagés, soit près de 39 % de l’ensemble du parc immobilier assuré. Le montant des dommages s’est élevé à plus de 130 millions de francs. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave survenue dans le canton de Neuchâtel depuis le début des statistiques en 1930.

L'analyse souligne le rôle des "impacts de débris emportés". De nombreuses tuiles, tôles et éléments de façade ont été arrachés par les rafales extrêmes et projetés comme des projectiles dangereux à travers des quartiers densément construits. Cela a provoqué des réactions en chaîne: des éléments de bâtiments projetés dans les airs ont endommagé d'autres toits, fenêtres et façades, parfois de manière très importante.

Les tuiles comme projectiles

Les auteurs mettent expressément en garde contre le danger que représentent les tuiles mal fixées. Sur les bâtiments récents notamment, des éléments de toiture et de façade se sont détachés sur de grandes surfaces.

L'AECA recommande donc de mieux sécuriser à l'avenir les tuiles et autres éléments de construction contre les effets de succion du vent, par exemple en installant des fixations mécaniques supplémentaires sur les parties exposées des bâtiments et sur les bords des toits. De telles mesures pourraient empêcher que des éléments isolés des bâtiments ne se transforment en projectiles dangereux en cas de tempête.

L'étude montre en outre des différences marquées entre les types de bâtiments. Les bâtiments agricoles, les garages et les bâtiments consacrés au sport se sont révélés relativement robustes.

En revanche, les assureurs ont enregistré des dommages supérieurs à la moyenne pour les bâtiments d'habitation et de services modernes. Le rapport cite comme raisons possibles des surfaces de façade plus importantes, des constructions plus légères ainsi que des enveloppes de bâtiments plus fragiles.

Outre les mesures de protection techniques, les auteurs recommandent également des adaptations des réglementations en matière de construction et de l'aménagement du territoire. À l'avenir, il faudrait davantage tenir compte des événements éoliens extrêmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La qualité de l'air s'améliore en Europe, mais pas suffisamment

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Les particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 10 microns restent un problème en Europe (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La qualité de l'air s'améliore en Europe, mais des efforts sont nécessaires pour atteindre les objectifs de l'Union européenne pour 2030, indique jeudi le rapport annuel de l'agence européenne de l'environnement (AEE). L'analyse couvre la Suisse également.

"Les normes de l'UE ont été globalement respectées dans la plupart des régions d'Europe en ce qui concerne les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d'azote (NO2)", écrit l'AEE dans un communiqué.

Cependant, dans près de 20% des stations de surveillance, "la pollution atmosphérique reste supérieure aux normes de qualité de l'air en vigueur dans l'UE, en particulier pour les particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 10 microns (μm) (PM10), l'ozone de basse altitude (O3) et le benzo(a)pyrène (BaP)", poursuit l'agence.

L'analyse de l'AEE couvre 39 pays européens dont les 27 de l'Union européenne (UE) et douze autres pays membres ou associés à l'agence, dont la Suisse, la Norvège ou encore l'Albanie.

L'agence prévient que les pays membres de l'UE devront mettre en oeuvre leur feuille de route pour être en mesure d'atteindre les limites de qualité de l'air pour 2030, fixées en 2024.

Particules fines et ozone

"Pour la plupart des polluants, l'écart par rapport à l'objectif fixé pour 2030 est important et nécessitera probablement des mesures supplémentaires", souligne l'AEE, qui insiste sur les efforts à réaliser sur les particules fines. Les objectifs 2030 de l'UE restent encore bien en deçà des recommandations de l'OMS, mises à jour en 2021.

L'agence européenne met par ailleurs l'accent sur l'absence de progrès significatifs sur le front de l'ozone de basse altitude, "qui n'a pas diminué de manière significative" et a causé 63'000 morts en 2023 dans l'UE.

"Le réchauffement climatique devrait aggraver la pollution par l'ozone en Europe en raison de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des conditions météorologiques liées à la chaleur, qui favorisent sa formation", souligne l'AEE.

Elle estime que les actions aux niveaux local et national "pourraient ne pas être suffisantes", car l'ozone et ses précurseurs se déplacent sur de longues distances. "Une réduction efficace dépend également d'une coopération européenne et internationale renforcée pour lutter contre la pollution atmosphérique transfrontalière", insiste l'agence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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