Rejoignez-nous

International

Blinken appelle Israël à mettre fin à la guerre à Gaza

Publié

,

le

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a rencontré le président israélien Isaac Herzog à Tel Aviv mardi. (© KEYSTONE/AP/Nathan Howard)

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a rencontré mardi le Premier ministre israélien au début d'une tournée au Proche-Orient. Selon lui, la mort du chef du Hamas, Yahya Sinouar, offrait une "occasion importante" pour mettre fin à la guerre à Gaza.

M. Blinken, en visite à Jérusalem, a également pressé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de prendre des "mesures supplémentaires" pour permettre à l'aide humanitaire, contrôlée par Israël, de "parvenir aux civils d'un bout à l'autre" du territoire palestinien assiégé, selon le département d'Etat.

Mardi soir, des frappes aériennes israéliennes ont visé la banlieue sud de Beyrouth, un fief du mouvement islamiste libanais, en grande partie désertée par ses habitants, un mois après le début de la guerre au Liban dont le bilan dépasse les 1500 morts.

Plusieurs bombardements avaient déjà visé ces quartiers dans la journée, dont l'un a touché un immeuble de 11 étages qui s'est effondré comme un château de cartes, selon des images tournées par l'AFP.

Le secrétaire d'Etat, qui effectue sa onzième tournée au Proche-Orient depuis le début de la guerre à Gaza, a affirmé que la mort de Yahya Sinouar offrait une "occasion importante de ramener les otages chez eux" et de "mettre fin à la guerre" à Gaza, en rencontrant dans la soirée le président israélien, Isaac Herzog.

M. Netanyahu, selon son bureau, a assuré à son interlocuteur que la mort de Sinouar "pourrait avoir un effet positif sur le retour des otages" retenus à Gaza.

Yahya Sinouar, considéré comme le cerveau de l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre, a été tué le 16 octobre par des soldats israéliens. Sa mort a porté un coup sévère au Hamas, qu'Israël a promis de détruire.

Israël a également confirmé mardi avoir tué dans une frappe sur Beyrouth début octobre Hachem Safieddine, le successeur pressenti à la tête du Hezbollah d'Hassan Nasrallah, le chef du mouvement tué lui aussi dans un bombardement le 27 septembre.

M. Blinken, qui fera étape mercredi en Arabie saoudite, espère aussi dissuader une escalade militaire entre Israël et l'Iran, qui soutient le Hamas et le Hezbollah, après l'attaque de missiles iranienne sur Israël du 1er octobre.

Un téléphone sous les ruines

La guerre qui dure depuis plus d'un an dans la bande de Gaza a gagné le Liban, où Israël mène depuis le 30 septembre une offensive terrestre dans les zones frontalières du sud de pays afin d'y neutraliser le Hezbollah et permettre le retour de 60.000 habitants du nord d'Israël déplacés par les tirs de roquettes incessants depuis un an.

Mardi, le Hezbollah a affirmé avoir tiré des drones sur une base militaire près de Haïfa, dans le nord d'Israël, et avoir détruit sept chars israéliens à la frontière, où des combats faisaient rage.

Israël a multiplié de son côté ses frappes à travers le Liban, faisant au moins dix morts, selon les autorités libanaises, dans l'est et le sud du pays, deux autres bastions du Hezbollah.

Lundi, un bombardement a fait 18 morts, selon les autorités, près du plus grand hôpital public du pays, l'hôpital Rafic Hariri, situé à Beyrouth hors des fiefs traditionnels du Hezbollah.

Des enfants jouaient dehors et, "quand le premier missile est tombé, suivi d'un autre, je les ai vus déchiquetés", a témoigné Ola Fahed Eid, une actrice habitant le quartier.

Sur le site de la frappe, au milieu des gravats de plusieurs bâtiments, un photographe de l'AFP a vu mardi des secouristes fouiller les décombres où l'on entendait la sonnerie d'un téléphone portable.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk s'est dit "horrifié" et a exigé une "enquête rapide et approfondie".

Washington avait affirmé lundi oeuvrer à un règlement "au plus vite" du conflit au Liban qui serait basé sur l'application de la résolution 1701 de l'ONU datant de 2006, prévoyant que seuls les Casques bleus de l'ONU et l'armée libanaise soient déployés dans le sud du pays.

Dimanche et lundi, l'armée israélienne avait étendu ses attaques au système financier du Hezbollah en bombardant des bureaux de la société de microcrédit Al-Qard al-Hassan, liée au mouvement chiite.

L'armée a annoncé mardi la mort en Syrie d'un haut responsable chargé des "transferts de fonds du Hezbollah" et affirmé avoir visé un bunker du groupe contenant "des dizaines de millions de dollars".

Au moins 1552 personnes ont été tuées au Liban depuis les premières frappes israéliennes massives le 23 septembre contre le Hezbollah, d'après un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

A la mi-octobre, l'ONU recensait près de 700'000 déplacés dans le pays.

"Seize jours de siège"

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne mène depuis le 6 octobre une offensive meurtrière contre le Hamas dans le nord, qui a poussé des dizaines de milliers de personnes à fuit.

A Jabalia, où l'armée a appelé de nouveau la population à évacuer, "de nombreux hommes" ont été arrêtés, a raconté à l'AFP Nevin Al-Dawasah, une ambulancière réfugiée dans la ville de Gaza, après "16 jours de siège".

La guerre a été déclenchée par l'attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, qui a entraîné la mort de 1206 personnes en Israël, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles israéliennes, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Sur les 251 personnes alors enlevées, 97 restent otages à Gaza, dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée.

Au moins 42'718 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l'offensive israélienne menée en représailles à Gaza, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Quand Obama s'offre, à son tour, un monument à sa gloire

Publié

le

Une vue en plongée depuis la tour du musée surplombe l’aire de jeux pour enfants de 1,25 acre en direction de la nouvelle installation sportive "Home Court" du Centre présidentiel Obama à Chicago. (© KEYSTONE/EPA/VICTOR HILITSKI)

Certains le surnomment "l'Obamalisque", d'autres le comparent à un vaisseau de la saga Star Wars. Le centre présidentiel à 850 millions de dollars de Barack Obama à Chicago fait sensation, avant même que l'ancien président démocrate ne l'inaugure le 18 juin.

Le bâtiment est le dernier, et peut-être le plus audacieux, de ce genre de monuments que les dirigeants américains se font ériger après avoir quitté leurs fonctions.

Sa pièce maîtresse : un obélisque en granit de 69 mètres quasiment sans fenêtres, qui abrite le musée consacré au premier président noir des États-Unis.

Les responsables de l'Obama Presidential Center font valoir que le monument reflète les messages essentiels de sa présidence (2010-2018). "C'est un foyer permanent pour l'espoir", assure sans détour Valerie Jarrett, directrice générale de la Fondation Obama et ex-proche conseillère à la Maison Blanche d'Obama.

Le musée monolithique constitue le point d'ancrage du vaste site du South Side de Chicago, où Barack et Michelle Obama ont longtemps vécu. Aux côtés d'un gymnase de basket, d'une vaste aire de jeux et d'une bibliothèque publique numérique.

"Obama burger"

L'ancien président a été très impliqué dans la conception - parfois même trop, avoue Valérie Jarrett. "C'est un architecte frustré, d'une certaine façon, et il avait beaucoup de choses à dire sur la manière dont le bâtiment était conçu".

L'édifice est surmonté d'énormes lettres de pierre formant une partie d'un discours qu'Obama a prononcé en 2015 à Selma, en Alabama, berceau du mouvement des droits civiques. Une statue du couple présidentiel, légèrement plus grande que nature, le montre en train de saluer pour accueillir les visiteurs.

Tout en haut se trouve une spectaculaire "Sky Room", avec vue sur Chicago, où les visiteurs peuvent littéralement regarder à travers les mots du discours. Un restaurant propose un "Obama Burger" pour 15,50 dollars.

Le premier étage présente des objets de la jeunesse du président, dont un moulage de l'empreinte de sa main. Le deuxième revient sur sa victoire à l'élection de 2008, le troisième célèbre les réalisations de sa présidence.

Une réplique exacte du Bureau ovale, où les visiteurs peuvent s'asseoir derrière le Resolute Desk grandeur nature, fait sensation. Son minimalisme tranche avec les dorures chères à Donald Trump.

"Inspirer"

De fait, le milliardaire républicain est probablement le fantôme de la visite, lui qui a tenté de démanteler tout ce que son adversaire démocrate avait accompli.

"Nous ne nous concentrons pas sur une tranche étroite et particulière" de l'héritage d'Obama, assure pourtant à l'AFP Michael Strautmanis, directeur des Affaires institutionnelles de la Fondation. "Il s'agit surtout d'inspirer de nouveaux dirigeants".

Les échos sont partagés : le New York Times qualifie l'architecture de "froide et dissuasive", tandis que le Washington Post évoque une "faille temporelle". Donald Trump - qui n'apprécie ni Obama ni l'architecture moderne - l'a pour sa part comparé à une poubelle.

"C'est un édifice repère, c'est le marqueur d'une présidence particulière", justifie Billie Tsien.

Obama s'est lui-même moqué des comparaisons avec Star Wars, apparaissant dans une vidéo aux côtés de l'acteur Mark Hamill (Luke Skywalker), avec le musée en arrière-plan. "Ce n'est pas un monument à mon héritage, c'est une porte d'entrée vers le vôtre", se défend le président.

Pendant ce temps, Trump a annoncé une liste de projets pour une Trump Presidential Library à Miami, avec son propre Bureau ovale et un avion Air Force One.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

L'artiste Marjane Satrapi, autrice de "Persepolis", est décédée

Publié

le

Marjane Satrapi au Festival international du film de Cannes en 2007 pour la sortie du film "Persepolis", basé sur sa bande dessinée. (© KEYSTONE/AP/Virginia Mayo)

L'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, qui s'est fait mondialement connaître avec la bande dessinée et le film "Persepolis", est décédée à l'âge de 56 ans, a appris l'AFP jeudi auprès de son entourage.

"Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie", indique un communiqué de ses proches transmis à l'AFP. Producteur, acteur et scénariste, Mattias Ripa est mort le 8 avril 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

UE: protection des Ukrainiens en âge de conscription en question

Publié

le

Le conseiller fédéral Beat Jans (à gauche sur l’image) discute avec ses homologues de l’Union européenne — ici avec le ministre de l’intérieur lituanien Vladislav Kondratovic — de la situation migratoire actuelle en Europe. L’un des thèmes abordés est le futur statut de protection des Ukrainiens. (© KEYSTONE/EPA/Olivier Hoslet)

Les Ukrainiens en âge de servir dans l’armée pourraient à l’avenir ne plus bénéficier du statut de protection temporaire dans l’Union européenne. Les ministres de l’intérieur de l’UE et le conseiller fédéral Beat Jans discutent jeudi plusieurs propositions en ce sens.

L’une des pistes évoquées consiste à exclure du statut de protection les hommes en âge de conscription, soit entre 23 et 60 ans, a indiqué à son arrivée à Luxembourg le commissaire européen aux Affaires intérieures, l’Autrichien Magnus Brunner. Une autre idée prévoit d’exclure du dispositif les Ukrainiens provenant de certaines régions.

Cette dernière option est déjà appliquée par la Suisse depuis l’automne dernier. La Confédération distingue en effet, pour l’octroi de la protection temporaire, entre des régions vers lesquelles un retour est considéré comme raisonnable ou non, selon une communication de l’administration.

Le statut de protection en Suisse comme dans l’UE arrive à échéance le 4 mars 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Un grimpeur disparu dans l'Everest retrouvé vivant six jours après

Publié

le

Un grimpeur népalais a été retrouvé vivant après six jours dans l'Everest (Photo prétexte). (© KEYSTONE/AP/Pasang Rinzee Sherpa)

Miracle dans l'Everest: un guide népalais de 30 ans a été retrouvé vivant jeudi sur les pentes du plus haut sommet du monde (8849 m) six jours après avoir été porté disparu et considéré comme mort, a-t-on appris auprès des sauveteurs.

"Il a été retrouvé ce matin alors qu'il rampait vers le camp de base", par une équipe du Sagarmatha Pollution Control Committee, le groupe qui se débarrasse des déchets laissés par les grimpeurs, a déclaré à l'AFP Pemba Sherpa, de la compagnie 8K Expeditions chargée de secours.

"Un hélicoptère l'a pris en charge pour le conduire dans un hôpital de Katmandou", a-t-il poursuivi, sans donner de détails sur l'état de santé du miraculé.

Le "toit du monde"

Grimpeur expérimenté, Hillary Dawa Sherpa avait atteint le 29 mars le "toit du monde" en compagnie de l'alpiniste britannique Chris Thrall. Son compagnon de cordée avait perdu sa trace le lendemain lorsqu'ils redescendaient du camp 4 au camp 3.

"Il s'est assis pour faire une pause avec son sac sur le dos (...) je me suis retourné et je lui ai demandé 'Hillary, ça va mon frère ?'", a raconté Chris Thrall lors d'un message vidéo posté alors qu'il le croyait perdu. "Il m'a répondu 'oui, oui, ça va Chris, s'il te plaît vas-y, vas-y'".

Le Britannique, qui a décrit que leur ascension avait été plus longue que prévue, a expliqué avoir ensuite croisé la route d'un grimpeur polonais en difficulté. "Je devais faire demi-tour pour retrouver Sherpa, dont je pouvais supposer qu'il allait repartir, comme il l'avait fait des centaines de fois ? Ou aider l'autre alpiniste, sans oxygène, les doigts gelés et à l'évidence pas très loin de l'hypothermie ?", a-t-il raconté.

Leur ascension était l'une des toutes dernières de la saison de printemps, qui a permis à plus d'un millier d'alpinistes d'atteindre le sommet, record absolu de fréquentation selon le département népalais du tourisme.

Cinq grimpeurs - deux Indiens et trois Népalais - sont déjà morts cette année sur les pentes de l'Everest. A titre de comparaison, 18 personnes y avaient perdu la vie en 2023, la saison la plus meurtrière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Vous allez surprendre votre monde en démontrant que vous savez plonger dans les chiffres et la logistique avec une rigueur imperturbable.

Les Sujets à la Une