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La France, première destination mondiale mais très concurrencée

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Cent millions de visiteurs internationaux se sont rendus en France en 2024, ce qui en fait la première destination touristique au monde. (photo symbolique) (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

La France qui a accueilli 100 millions de visiteurs étrangers en 2024, garde sa position de première destination mondiale, mais reste concurrencée par l'Espagne qui, "avec moins de visiteurs, génère plus de recettes".

Alors que le tourisme mondial a retrouvé en 2024 son niveau pré-Covid-19 avec 1,4 milliard de touristes ayant effectué un voyage à l'étranger, selon l'ONU Tourisme, la France et l'Espagne ont annoncé successivement des records de fréquentation.

La France a accueilli 2 millions de visiteurs de plus par rapport à 2023. Elle a récolté des recettes de 71 milliards d'euros.

"Si la France fait encore figure de leader mondial dans ce secteur, nous sommes très fortement concurrencés, notamment par l'Espagne qui, avec moins de visiteurs parvient à générer plus de recettes", déclare la ministre française du tourisme Nathalie Delattre dans une interview mardi au quotidien Le Figaro.

Avec 94 millions de visiteurs étrangers, l'Espagne a engrangé 126 milliards d'euros de recette.

"Cela vient en partie du fait que les visiteurs restent plus longtemps. Plus que le nombre de touristes, c'est la dépense générée qui est importante. Nous devons donc travailler dans le but d'augmenter le panier moyen par visiteur et faire rester nos visiteurs plus longtemps", estime la ministre française.

"Nous sommes de plus en plus concurrencés par les pays du sud" de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne ou la Grèce, avait déclaré mi-avril Dominique Marcel, président de l'Alliance France Tourisme, groupe de réflexion qui réunit notamment des entreprises comme Accor, SNCF Connect ou encore la Compagnie des Alpes.

Selon lui, il "faut capitaliser au mieux sur l'effet JO" et des investissements et une mobilisation de tous les acteurs sont nécessaires.

Pour parvenir à capter la clientèle plus longtemps, la ministre en poste depuis fin décembre annonce une "double priorité: faire de la France la première destination de tourisme durable d'ici 2030 et améliorer l'offre hôtelière".

"Il faut construire de nouveaux hôtels, en particulier haut de gamme", précise-t-elle. "Il y a 31 palaces en France, et 18 candidats à la distinction cette année. C'est une bonne nouvelle. Mais nous devons travailler sur toutes les gammes et dans l'ensemble, nous avons un parc vieillissant d'hôtels et de restaurants", ajoute-t-elle.

Bonnes perspectives

En 2024, "pour l'ensemble de la clientèle internationale, les nuitées sont en hausse de 7,3%, portées par l'hébergement locatif (+16,4%)", selon un communiqué du ministère du tourisme.

Les Américains, "avec des nuitées en hausse de 5%, deviennent une clientèle incontournable" avec un fort pouvoir d'achat, est-il précisé.

Les recettes internationales ont progressé au total de 12% sur un an, tirées par les clientèles belges, anglaises, allemandes, suisses et américaines. La clientèle asiatique revient en France mais le nombre de visiteurs chinois reste inférieur de 60% à celui d'avant pandémie. Les visiteurs japonais sont eux, 30% moins nombreux qu'en 2019.

Les vacances de fin d'année ont connu "un important rebond touristique porté par les stations de ski et la hausse de la fréquentation internationale" grâce notamment à un bon enneigement.

Le taux d'occupation des stations de ski s'est élevé sur la période à 85% tous hébergements marchands confondus, en hausse de 3 points par rapport à 2023.

La fréquentation internationale est en hausse de 10% par rapport à l'année passée alors que la clientèle française affiche une progression de 2%.

"Les perspectives du premier trimestre 2025 sont très bonnes avec une fréquentation en hausse", ajoute le communiqué.

Les arrivées aériennes internationales sont en hausse de 10% sur le trimestre par rapport à 2024, avec une progression de 15% des visiteurs américains, des 7% des visiteurs brésiliens et indiens et de 16% des Chinois.

Le taux d'occupation des hôtels dans la capitale est en hausse de 7 points en janvier 2025 et de 4 points en février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Russes, Ukrainiens et Américains vont se réunir à Abou Dhabi

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La rencontre entre Vladimir Poutine, à gauche de l'image, et Steve Witkoff, au centre, a duré trois heures et demie, selon Moscou. (© KEYSTONE/AP/Alexander Kazakov)

Russie, Ukraine et Etats-Unis vont tenir une réunion trilatérale vendredi à Abou Dhabi, a annoncé vendredi le Kremlin après un entretien à Moscou entre le président russe et l'émissaire américain Steve Witkoff. Kiev avait déjà accepté de se rendre à la réunion.

"Il a été convenu que dès aujourd'hui, la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi", a déclaré tôt vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. L'équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l'état-major, "se rendra dans les prochaines heures à Abou Dhabi", a-t-il dit.

M. Ouchakov a souligné que le long entretien entre le président russe Vladimir Poutine et M. Witkoff avait été "utile à tous points de vue", notamment pour permettre cette trilatérale.

"Les Américains ont beaucoup fait pour préparer cette réunion et ils espèrent qu'elle sera un succès et ouvrira des perspectives pour avancer sur l'ensemble de questions liées à la fin du conflit" en Ukraine, a souligné M. Ouchakov, évoquant des pourparlers de "très substantiels" avec M. Witkoff.

Trois heures et demie de discussions

Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l'émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a-t-il précisé.

"Nous sommes sincèrement intéressés par un règlement [du conflit] par les moyens politico-diplomatiques", a assuré M. Ouchakov. Mais "tant que ce n'est pas encore le cas, la Russie va continuer d'atteindre ses objectifs [...] sur le champ de bataille", a-t-il ajouté.

Steve Witkoff, qui était accompagné par le gendre du président américain, Jared Kushner, s'est entretenu avec Vladimir Poutine pendant plus de trois heures et demie. L'émissaire a déjà rencontré le président russe à plusieurs reprises depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine.

Au Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR), M. Witkoff avait auparavant vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens. "Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", avait-il déclaré.

Garanties de sécurité

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est brièvement entretenu jeudi à Davos avec le président américain Donald Trump et a évoqué devant la presse une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple".

Il a toutefois assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit.

"Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents et ensuite il ira aux parlements nationaux".

M. Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue". "Sans règlement de la question territoriale [...] il ne faut pas compter obtenir un règlement à long terme", a répété vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin après la réunion entre MM. Poutine et Witkoff.

Pas les premières négociations

Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats, sans régler le conflit.

La Russie exige un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev à ne pas adhérer à l'OTAN. Elle a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures massives d'électricité et de chauffage, notamment dans la capitale, par des températures glaciales.

De plus en plus critique envers les Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine.

"Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Groenland: l'UE va continuer à "défendre ses intérêts"

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Les dirigeants de l'UE et de ses Etats-membres se sont retrouvés jeudi soir à Bruxelles pour un sommet consacré à la relation transatlantique. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

L'Union européenne va continuer à "défendre ses intérêts" contre "toute forme de coercition", a assuré tôt vendredi António Costa, le président du Conseil européen, à l'issue d'un sommet européen consacré aux relations entre l'Europe et les Etats-Unis.

"Elle en a le pouvoir et les moyens et elle le fera si et quand cela sera nécessaire", a-t-il affirmé.

"L'annonce qu'il n'y aurait pas de nouveaux droits de douane américains en Europe est positive. Imposer de nouveaux droits de douane aurait été incompatible avec l'accord commercial UE-Etats-Unis", a ajouté M. Costa.

"Nous devons maintenant nous focaliser sur la mise en application de cet accord", a poursuivi le responsable européen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'UE a de "sérieux doutes" sur le "Conseil de paix" de Donald Trump

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Le président américain Donald Trump a inauguré jeudi à Davos (GR) son nouveau "Conseil de paix", en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays. (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

L'Union européenne a de "sérieux doutes" sur le "Conseil de paix" lancé par le président américain Donald Trump, a indiqué tôt vendredi le président du Conseil européen António Costa. Plusieurs pays européens ont déjà annoncé qu'ils n'y participeraient pas.

"Nous avons de sérieux doutes quant à un certain nombre d'éléments de la charte du Conseil de paix concernant son champ d'action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la charte des Nations unies", a déclaré M. Costa, à l'issue d'un sommet des 27 membres de l'UE à Bruxelles.

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a indiqué devant la presse que son pays avait "décliné" l'invitation qui lui a été faite de participer à ce Conseil de paix.

La France a refusé également de participer à cette instance, Paris la jugeant incompatible avec son engagement à l'ONU, tandis que Londres n'a pas voulu assister à la cérémonie de signature de la charte en raison de la présence annoncée par M. Trump du président russe Vladimir Poutine en son sein.

Le président américain a inauguré jeudi à Davos (GR) son nouveau "Conseil de paix", en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant rallié cette instance placée sous sa coupe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ecchymose à la main de Trump due à un choc contre une table

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Le dos de la main droite de Donald Trump est régulièrement maquillé ou pansé pour cacher des bleus (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

L'ecchymose sur la main gauche du président américain Donald Trump jeudi à Davos est liée à un choc "contre un coin de table", affirme la Maison-Blanche. Le quasi-octogénaire est régulièrement vu avec le dos de sa main droite maquillé ou pansé pour cacher des bleus.

La Maison-Blanche invoque les fréquentes poignées de main et la prise quotidienne d'aspirine comme traitement cardiovasculaire de routine.

Mais c'est son autre main qui était visiblement marquée jeudi sur le dos. "Lors de la réunion du 'Conseil de paix' aujourd'hui [jeudi] à Davos, le président Trump s'est cogné la main contre le coin de la table, ce qui a causé une contusion", a justifié la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt dans un communiqué.

Aspirine quotidiennement

Donald Trump est sujet aux ecchymoses en raison de la dose d'aspirine qu'il prend quotidiennement comme l'ont déjà expliqué ses médecins, a rappelé un responsable de la Maison-Blanche.

Ce dernier a également fait observer que les photographies du président américain prises mercredi et jeudi matin ne montraient aucune contusion sur sa main gauche.

Sur des images prises par l'AFP à Davos mercredi, la main gauche de Donald Trump n'apparaît effectivement pas marquée, ni sur la scène du sommet ni au cours d'une rencontre bilatérale.

L'état de santé de Donald Trump, président américain le plus âgé jamais élu, est forcément scruté, ce dont il se plaint régulièrement. Il n'avait pourtant pas cessé, pendant la campagne présidentielle, d'accabler son rival démocrate Joe Biden, né près de quatre ans avant lui, en le présentant comme sénile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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