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Culture

Avec Kirill Serebrennikov et Tom Cruise, Cannes fait le grand écart

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Juste avant la projection de "Top Gun: Maverick", 36 ans après le premier opus, Tom Cruise a reçu une Palme d'or d'honneur. "Surprise!" a tweeté le Festival en annonçant cette récompense. (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

"Non à la guerre!" à lancé mercredi au Festival de Cannes (sud de la France) le cinéaste critique du régime russe Kirill Serebrennikov. La star hollywoodienne Tom Cruise, attendue sur le tapis rouge, a elle pris la défense des salles obscures.

"Non à la guerre! (...) Je suis absolument convaincu que les gens de la culture sont capables de faire que cette guerre cesse... Cette fin va arriver et on vivra dans la paix", a déclaré, ému, le réalisateur de 52 ans.

Celui qui a enfin pu fouler le tapis rouge après des années d'assignation à résidence, lors d'une montée des marches tout en sobriété, a présenté son nouveau film "La femme de Tchaïkovski" qui a été ovationné par le public durant de longues minutes.

Connu pour ses créations audacieuses et son soutien aux personnes LGBT+, Kirill Serebrennikov inaugure la compétition cannoise dans un film offrant un aperçu intimiste du bref et désastreux mariage du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski.

Un film politique? "Chaque oeuvre d'art a un contenu politique", a-t-il déclaré lors de la montée des marches.

Envoyer un signal fort

En présentant ce film au premier jour de la compétition, après une intervention à distance mardi soir du président ukrainien Zelensky, le festival entend envoyer un signal fort contre l'invasion russe en Ukraine.

A cela s'ajoute la programmation de plusieurs films ukrainiens ou évoquant le sort du pays, dont "Marioupol 2" du Lituanien Mantas Kvedaravicius, tué début avril en Ukraine. Le film sera présenté jeudi.

Tant que la guerre durera, le rendez-vous mondial du cinéma refuse d'accueillir "des représentants officiels russes, des instances gouvernementales ou des journalistes représentant la ligne officielle" russe, mais il s'est toujours dit prêt à accueillir les voix dissidentes.

C'est la deuxième année de suite que le réalisateur brigue une Palme d'or. Assigné à résidence à Moscou, il avait l'an dernier présenté à distance son long-métrage "La fièvre de Petrov". Dans le palais des festivals, le fauteuil frappé de son nom était resté vide, comme en 2017 lors de la présentation de "Leto".

Aujourd'hui installé à Berlin, il expliquait fin avril à l'AFP avoir quitté Moscou "pour une question de conscience", même s'il refuse le terme de dissident.

Tradition politique

Mardi, le président du jury Vincent Lindon avait estimé, lors de la conférence de presse, qu'il faudrait "faire attention à être digne, respectueux (...) rien que par hommage pour ceux qui ont des jours beaucoup plus compliqués que les nôtres", en Ukraine notamment.

Un soutien qui s'inscrit dans la tradition politique du festival qui fête cette année sa 75e édition. Comme en 2010, lorsque Thierry Frémaux et le Festival de Cannes ont témoigné de leur soutien au réalisateur Jafar Panahi, en l'invitant comme membre du jury alors qu'il était emprisonné en Iran.

Cruise reçoit une Palme d'honneur

A quelques heures d'intervalle, l'arrivée de la star Tom Cruise en hélicoptère, selon la mairie de Cannes sollicitée par l'AFP, a créé l'émoi.

Juste avant la projection de "Top Gun: Maverick", 36 ans après le premier opus, l'acteur a reçu une Palme d'or d'honneur. "Surprise!" a tweeté le Festival en annonçant cette récompense.

Auparavant, il avait animé une masterclass durant laquelle il a pris la défense des salles de cinéma contre les plateformes de streaming.Surprise!" a tweeté le Festival en annonçant cette récompense. Auparavant, il avait animé une masterclass durant laquelle il a pris la défense des salles de cinéma contre les plateformes de streaming.

"Je fais des films pour le grand écran. Mes films ne sortiront pas directement sur les plateformes. Aller au cinéma, c'est partager une expérience, quelle que soit notre culture ou notre langue. Je vais voir les films en salles quand ils sortent. Je mets ma casquette (pour ne pas être reconnu)", a déclaré la star, ovationnée par un parterre de 1000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Oscars: "Sinners" en tête, avec un record de 16 nominations

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Ryan Coogler, le réalisateur de "Sinners", et son épouse Zinzi Evans (archives). (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

"Sinners", création audacieuse à la croisée des genres entre comédie musicale, horreur et film d'époque, a dominé jeudi les nominations aux Oscars. Il est nommé dans seize catégories, un record.

Le long métrage est notamment nommé dans les catégories "Meilleur film", "Meilleur réalisateur", "Meilleur acteur" (Michael B. Jordan) et "Meilleurs acteur et actrice dans un second rôle" (Wunmi Mosaku et Delroy Lindo).

Le précédent record de quatorze nominations était jusqu'à présent détenu par "All About Eve" (1950), "Titanic" (1997) et "La La Land" (2017).

Avec ses seize nominations, "Sinners" devance "Une bataille après l'autre", la fresque de Paul Thomas Anderson, avec Leonardo DiCaprio et Sean Penn à l'affiche, sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, nommée dans treize catégories.

"Sinners" raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues. Michael B. Jordan incarne un double rôle à l'écran, celui de frères jumeaux.

La cérémonie des Oscars se déroulera le 15 mars prochain, au Dolby Theatre de Los Angeles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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"En première ligne" de Petra Volpe pas retenu pour les Oscars

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Petra Volpe (à droite) et son actrice principale Leonie Benesch (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SOEDER)

Le film "Heldin" ("En première ligne") de Petra Volpe ne concourra pas pour le prix du meilleur film étranger lors de la 98e cérémonie des Oscars à Los Angeles. Il ne figure pas sur la liste des cinq films retenus par l'Académie.

La sélection comprend "Un simple accident", du réalisateur iranien Jafar Panahi, présenté par la France, "The Voice of Hind Rajab" (Tunisie), "The Secret Agent" (Brésil), le drame familial "Sentimental Value" (Norvège) et le road-movie "Sirât" (Espagne), a annoncé jeudi l'Académie des Oscars. Au total, 86 pays avaient posé leur candidature pour la compétition 2026.

Sélectionné dans une douzaine de festivals, et déjà primé au moins une dizaine de fois, "Heldin" de Petra Volpe est le film suisse qui a attiré le plus de monde dans les salles helvétiques en 2025, avec environ 202'500 entrées à ce jour et plus de 650'000 entrées à l'international dans les pays germanophones, selon SwissFilms.

Présenté en première mondiale à la Berlinale, le film rend hommage au personnel soignant dans un hôpital suisse. L'actrice allemande Leonie Benesch y interprète Flora, une infirmière "infatigable mais épuisée" qui tente de garder le contrôle au cours d’une garde du soir particulièrement agitée.

Le film autrichien "Ballad of a Small Player" du cinéaste austro-suisse Edward Berger et l'Allemand "Sound of Falling" ("In die Sonne schauen" en version originale, "Les Echos du passé" pour la version française) de Mascha Schilinski n'ont pas non plus été retenus.

Le Suisse Fabian Gamper, désormais installé à Berlin, n'a quant à lui pas été sélectionné pour l'Oscar de la meilleure photographie pour son travail sur "Sound of Falling".

La 98e cérémonie des Oscars aura lieu le dimanche 15 mars 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Baume-Schneider lance les Journées de Soleure en défendant la SSR

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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider (aucentre) est entourée de Niccolò Castelli, directeur artistique des Journées de Soleure et Monica Rosenberg, co-directrice (à gauche) ainsi que les réalisateurs Martin Schilt et Bernard Weber mercredi lors de l’ouverture du 61e Festival. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert mercredi les Journées de Soleure. Elle en a profité pour souligner le rôle central de la SSR dans la vie culturelle suisse et rendre hommage aux victimes de Crans-Montana.

"La SSR est indispensable pour comprendre notre pays et relier ses régions", a affirmé la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider mercredi soir à Soleure devant près de 900 personnes. Elle a rappelé que le service public soutient chaque année le cinéma suisse, investissant dans près de 300 festivals et touchant quotidiennement plus de trois millions de personnes. "La SSR est 'too important to fail'", selon elle.

"La SSR offre aux artistes une scène essentielle" et permet aux citoyens d’accéder à une information solide, dans un contexte de flux massif de données et de désinformation. La ministre a également insisté sur l’importance de ce rôle pour la démocratie.

Les Suisses se prononceront le 8 mars prochain sur l'initiative, rejetée par le Conseil fédéral, visant à réduire le financement du service public.

Entre tragédie et espoir

La ministre a auparavant évoqué dans son discours le drame survenu à Crans-Montana en début d’année. "Nous avons partagé une journée de deuil national pour exprimer notre compassion aux familles", a-t-elle déclaré. Elle a salué le courage des jeunes et le professionnalisme des équipes hospitalières.

"Nous devons à cette génération notre engagement et notre détermination à lui laisser entrevoir des possibles et des rêves", a-t-elle ajouté.

"Ne plus se laisser bercer"

Cette année, les Journées de Soleure mettent l’accent sur un cinéma, qui explore la question de l’appartenance: à une famille, une communauté, une histoire, une culture, un pays. "Nous avons besoin de culture et de cinéma suisse, car notre pays est en mutation. Et plus le changement est rapide, plus il est essentiel de ne pas se laisser bercer par une fausse impression de sécurité, comme si nous connaissions déjà tout de la Suisse", a-t-elle conclut.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Verbier Festival: deux postes d'écoute publics inaugurés

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Un poste d'écoute est désormais accessible librement dans les médiathèques de Martigny et de Sion. (© VFSTUDIO/MEDIATHEQUE VS)

Le Verbier Festival annonce l’inauguration de ses deux premiers postes d’écoute publics, au sein de la Médiathèque Valais, sur ses sites de Sion et de Martigny. Cette installation permet désormais d’accéder librement à une sélection d’archives audio, vidéo et photographiques retraçant plus de trente ans d’histoire musicale du Festival.

Fruit d’un partenariat de longue date entre le Verbier Festival et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (l’EPFL), ces postes d’écoute visent à valoriser un patrimoine constitué d’enregistrements de concerts, de vidéos, de performances inédites et de photos d’archives des éditions 1994, 1999, 2000, 2001 et 2002.

"Nous sommes fiers de rendre notre collection accessible à tous. Le Verbier Festival a toujours eu la volonté de partager la musique au-delà des frontières de la scène, et ce projet incarne parfaitement cet engagement", a déclaré, mercredi dans un communiqué de presse, Hervé Boissière, co-CEO de la Fondation du Verbier Festival.

"Un patrimoine culturel majeur"

"Ces deux postes d’écoute représentent un premier aboutissement à ce travail scientifique et technologique de préservation mené conjointement et avec passion par les équipes du Verbier Festival et de l’EPFL. Ils offrent un accès inédit à un patrimoine culturel suisse majeur", a ajouté Alain Dufaux, le directeur des opérations et du développement du Cultural Heritage & Conservation Platform à l’EPFL.

La Médiathèque Valais accueille le dispositif dans ses espaces de Sion et Martigny. L’installation est accessible gratuitement durant les horaires d’ouverture des deux sites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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