Culture
Comment le Sinfonietta de Lausanne a préparé son concert avec Björk
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Le Sinfonietta de Lausanne est une nouvelle fois sous le feu des projecteurs au Montreux Jazz Festival (MJF), dimanche soir, partageant cette fois-ci la scène avec la star islandaise Björk. Après un planning de travail très protocolé, place à la magie du direct.
Cela promet d'être l'un des temps forts de cette édition 2022 du MJF: 24 ans après son premier passage à Montreux (1998), la chanteuse de Reykjavik est de retour sur la Riviera dans le cadre de son "Orchestral Tour". L'auteure-compositrice-interprète, également actrice, revisitera son répertoire hybride électro-pop et c'est donc le Sinfonietta de Lausanne qui a été choisi pour l'accompagner à l'Auditorium Stravinski.
Fondé en 1981, l'ensemble vaudois est habitué à ce type de projet. Sa collaboration informelle avec le MJF existe depuis une vingtaine d'années. Il est presque systématiquement appelé lorsqu'il s'agit de répertoire pop ou jazz. Avant Björk, l'orchestre est par exemple déjà monté sur scène avec Gilberto Gil, Young Gods, Zaz ou Woodkid.
Trente-deux musiciens à cordes
Son directeur exécutif Emmanuel Dayer a raconté à Keystone-ATS les coulisses d'un tel événement musical. "Nous avons pratiquement chaque année une collaboration avec le Montreux Jazz. C'est une plateforme importante pour nous en termes de visibilité. Certains projets musicaux sont évidemment plus médiatisés que d'autres", rappelle-t-il en premier lieu.
"Cela fait partie de l'ADN polyvalent du Sinfonietta. On aime ce genre de défi. Cela permet aussi de toucher un autre public, de varier notre public", affirme-t-il. Quant à Björk, "cela ne se refuse pas. Ce n'est pas tous les jours que l'on a de tels projets. C'est juste génial le boulot qu'elle fait (...) très rythmique et énergétique. Elle a un côté hors normes, pas consensuel. C'est une chance et un plus pour nos musiciens", dit-il.
Pour accompagner Björk, c'est un orchestre à cordes de 32 musiciens qui a été demandé. Il est composé de dix violons, dix altos, dix violoncelles et deux contrebasses, détaille M. Dayer. Son chef d'orchestre, Bjarni Frimann Bjarnason, fait en revanche partie de l'équipe de production de la chanteuse, qui gère tout le planning de travail très protocolé de l'événement. Le MJF joue ensuite l'intermédiaire avec le Sinfonietta.
"Nous avons reçu le programme musical, les partitions des chansons et tous les arrangements précis il y a deux ou trois mois. Nos musiciens en ont pris connaissance il y a deux semaines environ pour travailler individuellement en amont", explique le directeur.
Seules trois répétitions
La formation lausannoise ne s'est réunie pour la première fois que samedi, où deux répétitions étaient prévues avec le chef d'orchestre islandais que les musiciens rencontraient donc pour la première fois aussi. Björk n'était pas présente. Elle devait l'être en revanche dimanche pour le "sound check", faisant office de troisième et ultime répétition avant le concert live dès 20h30.
Au final, cela ne représente qu'une petite dizaine d'heures de répétition collective, sans compter la préparation individuelle de chacun des 32 musiciens. "En soi, ce n'est pas forcément un gros truc, un grand projet symphonique. Mais c'est un boulot très intense, très technique aussi, et avec beaucoup de pression. C'est sûr, on n'a pas le temps de copiner avec l'artiste", relève M. Dayer.
"Son, volume, fréquence, lumières, vidéos, tout est chronométré et millimétré. C'est le sommet du professionnalisme", ajoute-t-il.
Passé ce cadre strict, l'enjeu pour les 32 musiciens de l'orchestre de chambre vaudois se situera dans "la magie du direct". "Il faut que ça décolle, que la pâte prenne avec l'artiste. Et ce n'est jamais garanti. Tout tient à l'artiste, avec laquelle il faut créer une connivence, une complicité. Il faut enfin que le public en prenne plein la figure", conclut le patron du Sinfonietta.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La chanteuse Rosalia reporte trois concerts prévus aux Etats-Unis
La chanteuse espagnole Rosalia a reporté trois concerts prévus en Floride dans le cadre de sa tournée mondiale en raison d'une "urgence familiale". C'est ce qu'ont annoncé les salles de Miami et Orlando où ils devaient avoir lieu.
"Elle regrette de décevoir ses fans, mais les circonstances ne lui ont pas laissé d'autre choix", peut-on lire jeudi sur les sites web du Kaseya Center de Miami et du Kia Center d'Orlando.
La chanteuse de 33 ans devait débuter la partie nord-américaine de sa tournée, qui devait la mener dans onze villes des Etats-Unis et du Canada. Elle devait donner deux concerts à Miami, jeudi et samedi, ainsi qu'un autre à Orlando lundi.
Les salles de concert ont demandé aux détenteurs de billets de les conserver en attendant l'annonce de nouvelles dates.
Sorti en novembre, le quatrième album de la chanteuse, "Lux" transcende de nouveau les frontières musicales, attisant la curiosité sur sa déclinaison scénique.
Rosalia, qui a remporté le prix de la meilleure artiste internationale aux Brit Awards, a été largement saluée par la critique pour cette oeuvre chantée en 13 langues.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Aarau sera la capitale culturelle de la Suisse en 2030
Aarau sera la capitale culturelle de la Suisse en 2030, annonce l’association "Capitale culturelle Suisse" jeudi à Berne. La ville s'est imposée face à Thoune, Bellinzone et Lugano (avec Mendrisio et Locarno).
Suzanne Marclay-Merz, vice-maire d’Aarau et conseillère municipale en charge de la culture et du sport, a appris la nouvelle jeudi à Berne avec la délégation de la ville. Elle a déclaré: "C’est un grand honneur, une grande responsabilité et une immense joie."
Sur le modèle des Capitales européennes de la culture, une capitale culturelle suisse va être désormais désignée tous les trois ans. Elle doit organiser de grands événements culturels et rayonner au-delà de sa propre région. La première capitale culturelle du pays sera La Chaux-de-Fonds en 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Quand Obama s'offre, à son tour, un monument à sa gloire
Certains le surnomment "l'Obamalisque", d'autres le comparent à un vaisseau de la saga Star Wars. Le centre présidentiel à 850 millions de dollars de Barack Obama à Chicago fait sensation, avant même que l'ancien président démocrate ne l'inaugure le 18 juin.
Le bâtiment est le dernier, et peut-être le plus audacieux, de ce genre de monuments que les dirigeants américains se font ériger après avoir quitté leurs fonctions.
Sa pièce maîtresse : un obélisque en granit de 69 mètres quasiment sans fenêtres, qui abrite le musée consacré au premier président noir des États-Unis.
Les responsables de l'Obama Presidential Center font valoir que le monument reflète les messages essentiels de sa présidence (2010-2018). "C'est un foyer permanent pour l'espoir", assure sans détour Valerie Jarrett, directrice générale de la Fondation Obama et ex-proche conseillère à la Maison Blanche d'Obama.
Le musée monolithique constitue le point d'ancrage du vaste site du South Side de Chicago, où Barack et Michelle Obama ont longtemps vécu. Aux côtés d'un gymnase de basket, d'une vaste aire de jeux et d'une bibliothèque publique numérique.
"Obama burger"
L'ancien président a été très impliqué dans la conception - parfois même trop, avoue Valérie Jarrett. "C'est un architecte frustré, d'une certaine façon, et il avait beaucoup de choses à dire sur la manière dont le bâtiment était conçu".
L'édifice est surmonté d'énormes lettres de pierre formant une partie d'un discours qu'Obama a prononcé en 2015 à Selma, en Alabama, berceau du mouvement des droits civiques. Une statue du couple présidentiel, légèrement plus grande que nature, le montre en train de saluer pour accueillir les visiteurs.
Tout en haut se trouve une spectaculaire "Sky Room", avec vue sur Chicago, où les visiteurs peuvent littéralement regarder à travers les mots du discours. Un restaurant propose un "Obama Burger" pour 15,50 dollars.
Le premier étage présente des objets de la jeunesse du président, dont un moulage de l'empreinte de sa main. Le deuxième revient sur sa victoire à l'élection de 2008, le troisième célèbre les réalisations de sa présidence.
Une réplique exacte du Bureau ovale, où les visiteurs peuvent s'asseoir derrière le Resolute Desk grandeur nature, fait sensation. Son minimalisme tranche avec les dorures chères à Donald Trump.
"Inspirer"
De fait, le milliardaire républicain est probablement le fantôme de la visite, lui qui a tenté de démanteler tout ce que son adversaire démocrate avait accompli.
"Nous ne nous concentrons pas sur une tranche étroite et particulière" de l'héritage d'Obama, assure pourtant à l'AFP Michael Strautmanis, directeur des Affaires institutionnelles de la Fondation. "Il s'agit surtout d'inspirer de nouveaux dirigeants".
Les échos sont partagés : le New York Times qualifie l'architecture de "froide et dissuasive", tandis que le Washington Post évoque une "faille temporelle". Donald Trump - qui n'apprécie ni Obama ni l'architecture moderne - l'a pour sa part comparé à une poubelle.
"C'est un édifice repère, c'est le marqueur d'une présidence particulière", justifie Billie Tsien.
Obama s'est lui-même moqué des comparaisons avec Star Wars, apparaissant dans une vidéo aux côtés de l'acteur Mark Hamill (Luke Skywalker), avec le musée en arrière-plan. "Ce n'est pas un monument à mon héritage, c'est une porte d'entrée vers le vôtre", se défend le président.
Pendant ce temps, Trump a annoncé une liste de projets pour une Trump Presidential Library à Miami, avec son propre Bureau ovale et un avion Air Force One.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Paléo et la HES-SO fêtent les 20 ans de leur partenariat
Pour sa 20e année de collaboration avec Paléo, la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) présentera le projet "Enigmatik" pour agrémenter le festival nyonnais du 21 au 26 juillet. Une structure inspirée de la science-fiction proposera des animations et des concerts.
"Jeux de lumières, formes intrigantes et ambiances immersives composeront un univers sensoriel où chacun sera libre d'interpréter les signes venus d'ailleurs", promet jeudi Paléo dans un communiqué. Comme chaque année, le projet s'accompagne d'un programme musical de jeunes formations de la HES-SO. Au total, six groupes se produiront sur la scène Face Nord, au coeur de la scénographie.
Une quinzaine de hautes écoles sont investies dans ce projet "Enigmatik" et, comme chaque année, plus de 100 étudiantes et étudiants sont mobilisés. Une rétrospective sur les 20 ans de ce partenariat sera aussi proposée aux festivaliers.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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