Culture
Du Beethoven généré par algorithmes à Lausanne et Genève
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2021/08/beethoven-passera-a-la-machine-la-semaine-prochaine-pour-deux-concerts-a-lausanne-et-geneve-archives-1000x600.jpg&description=Du Beethoven généré par algorithmes à Lausanne et Genève', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
L'orchestre Nexus s'apprête à prolonger l'oeuvre de Beethoven avec une création inédite, générée par l'intelligence artificielle. Elle sera jouée jeudi et vendredi prochains à Lausanne et Genève.
C'est un extrait de la 10e symphonie, que le compositeur allemand n'a fait qu'ébaucher avant sa mort, qui sera présenté. D'environ sept minutes, le morceau sera créé le matin même du concert par un programme conçu par un chercheur de l'EPFL, explique Guillaume Berney, le chef et fondateur de l'orchestre Nexus, contacté par Keystone-ATS.
Il raconte qu'il ira jeudi matin imprimer la partition en compagnie de Florian Colombo, le concepteur du programme. Il retrouvera ensuite ses musiciens en fin de matinée pour travailler cette nouvelle oeuvre. Elle sera finalement jouée en soirée à la salle Métropole à Lausanne, puis le lendemain au Victoria Hall de Genève.
"Est-ce que cela sera concluant ? Nous n'en savons encore rien", reconnaît Guillaume Berney. Il estime toutefois que cela devrait "sonner" comme du Beethoven, sachant que la machine a appris à connaître le compositeur en "digérant" ses 16 quatuors à cordes. Les esquisses laissées pour la 10e symphonie seront ajoutées dans l'ordinateur qui, via des algorithmes, accouchera d'une partition.
Ce type de composition fonctionne à partir de distributions de probabilités. Il s'agit de savoir, selon le style du compositeur, quelle note viendra après telle note, résume Guillaume Berney.
Décortiquer une oeuvre
Pour le chef d'orchestre, c'est davantage la "performance" que l'aspect musical qui importe. Il estime en effet que ces programmes ne sont pas aboutis et que "les machines ont encore beaucoup à apprendre". Selon lui, il est toutefois intéressant de montrer "un état des lieux", notamment avec les recherches de l'EPFL.
D'autres projets semblables ont été lancés ces dernières années. A l'instar de celui du géant chinois des télécoms Huawei, qui a présenté en 2019 une version terminée de la symphonie inachevée de Schubert. Le groupe Deutsche Telekom doit lui dévoiler en octobre "sa" version de la 10e symphonie de Beethoven, lors d'un concert à Bonn repoussé de plusieurs mois à cause du coronavirus.
Guillaume Berney juge que l'intelligence artificielle peut être bénéfique à la musique classique. Elle est utile à la composition et permet de déconstruire une oeuvre en dévoilant "le processus parfois très obscur" qui mène à sa création. Le chef se dit aussi intéressé à entendre ce que donnerait le mélange de "deux corpus", de Beethoven et Bach par exemple.
Dixième anniversaire
La semaine prochaine, l'orchestre Nexus, anciennement l'Orchestre romand des jeunes professionnels, jouera aussi le 2e concerto pour piano de Rachmaninov avec Christian Chamorel au piano. La 1ère symphonie de Brahms figure aussi au programme. Cette oeuvre, dont la gestation a duré plus de 10 ans, offrira un contraste avec l'extrait de Beethoven composé le matin même par un ordinateur, souligne Guillaume Berney.
Les deux concerts de Lausanne et Genève sont gratuits. Ils ne nécessitent aucune réservation mais la présentation d'un certificat Covid. Ils sont organisés pour célébrer le 10e anniversaire de l'orchestre Nexus, fondé en 2010 et qui n'avait pas pu fêter l'an dernier à cause de la pandémie.
Depuis sa création, cet orchestre vise à offrir un cadre de développement à de jeunes musiciens romands, rappelle Guillaume Berney, qui était déjà à l'origine du projet. Egalement président de la fondation Nexus, le Vaudois souligne que l'orchestre demeure réservé aux musiciens de moins de 30 ans, sauf pour quelques postes clefs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Deux nouveaux "néons" sur les toits de Plainpalais
A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax sur les toitures d'immeubles autour de la plaine de Plainpalais. "Il y a un trou dans le réel", annonce l'une, tandis que l'autre représente du linge séchant sur une corde.
Surplombant une résidence estudiantine à la place du Cirque, l'oeuvre "il y a un trou dans le réel", de l'artiste espagnole Dora García, fait référence au passage de Jacques Lacan à Genève en 1975. Elle renvoie au concept psychanalytique de sinthome, qui envisage l'inscription de chacun dans un ensemble unique et singulier, selon les fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève.
La seconde oeuvre inaugurée jeudi soir en présence des magistrats de tutelle des deux fonds d'art contemporain a été réalisée par le duo d'artistes RM - Bianco Benenti Oriol et Marco Pezzotta. Intitulée "LIGNE-DE-LINGE", elle expose la vie intime et ordinaire des foyers sur la place publique.
Lancé en 2006, le projet Neon Parallax a été pensé comme un contrepoint artistique aux enseignes publicitaires installées sur les quais bordant la rade. Il compte à présent treize installations, dont l'emblématique "DIMANCHE", du Suisse Christian Robert-Tissot. Elles ont toutes été réalisées à la suite d'un concours international.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Geneva Lux réinvestit la vieille-ville en plus de la rade
Le festival Geneva Lux va égayer dès vendredi et jusqu'au 1er février pour la douzième fois la rade et réinvestit la vieille-ville. Dévoilées jeudi, pas moins de 17 animations, dont dix nouvelles, sont prévues en plus d'un spectacle immersif inédit à la cathédrale Saint-Pierre.
Baptisé "Halo", celui-ci embarquera du jeudi au dimanche les participants dans une expérience faite de chants sacrés augmentés et de lasers. Un "point d'orgue", "assez exceptionnel", qui permettra de reconnecter le festival avec la vieille-ville qu'il avait quittée, a affirmé à Keystone-ATS la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis.
Le périmètre autour du Jardin anglais ne suffisait plus. "Cela devenait presque trop petit pour accueillir le public", ajoute la magistrate. Même s'il est difficile de chiffrer la progression régulière chaque année, l'empreinte du festival sur les réseaux sociaux reflète l'augmentation de l'affluence, selon elle.
Le site de la cathédrale aura aussi une portée symbolique, quelques jours après que les cloches ont sonné en hommage aux victimes et aux blessés du drame de Crans-Montana (VS). "Objectif modeste" après la tristesse, il offrira aux Genevois "un rassemblement pour de belles émotions", dit l'élue du Centre.
Statues animées
Parmi les autres animations figurent notamment un ovni, un oiseau, d'autres animaux ou encore une ondulation d'images, de lumières et de sons sur un écran d'eau. Les vendredis et samedis seulement, les spectateurs, munis de casques, pourront également pénétrer dans le monde des statues de la fontaine du Jardin anglais qui vont s'animer dans une sphère et vont leur parler.
"Geneva Lux offre une parenthèse lumineuse et poétique au coeur de l’hiver", a ajouté Mme Barbey-Chappuis. A l'origine, le festival était essentiellement décoratif. Il précédait la période de Noël. Avec le temps, la manifestation a pris une nouvelle dimension, plus artistique et culturelle. Des animations locales mais aussi internationales sont présentées au public.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Paléo élu meilleur grand festival européen
Paléo est élu meilleur grand festival européen 2025. Il décroche cette distinction décernée par l'association européenne des festivals Yourope. Le festival nyonnais est récompensé pour son accueil du public, sa programmation et ses valeurs.
La cérémonie des European Festival Awards s'est tenue mercredi à Groningue aux Pays-Bas. Le "Best Major Festival Award", réservé aux événements accueillant plus de 40'000 personnes par jour, récompense "un festival de grande qualité tant au niveau de sa programmation que de l’expérience offerte au public", annonce jeudi Paléo.
Une première étape de vote en ligne a mobilisé 300'000 personnes dans toute l’Europe. Puis un jury professionnel a départagé les 10 finalistes. "C’est donc à la fois une consécration de la profession mais aussi du public d’ici et d’ailleurs", se réjouit Paléo.
Aventure collective
"Ce titre récompense avant tout une aventure collective et l’engagement exceptionnel de toute la communauté Paléo, en particulier de ses bénévoles", souligne Daniel Rossellat, président du Paléo, cité dans le communiqué.
Paléo est éligible depuis 2022 dans la catégorie "Best Major Festival" suite à sa nouvelle capacité de 250'000 personnes, précise le festival. Il s'est présenté en 2024, où il a terminé finaliste. En 2017, il avait décroché le titre de "Meilleur festival de taille moyenne", une récompense remportée par Montreux Jazz l'an dernier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Melody Gardot, Richard Galliano et Fatoumata Diawara au Cully Jazz
Le Cully Jazz Festival a dévoilé jeudi le programme des 34 concerts payants de sa 43e édition. Parmi les têtes d'affiche à écouter du 10 au 18 avril: Melody Gardot, Richard Galliano, Fatoumata Diawara, Tony Ann, Anouar Brahem, Theo Croker ou encore Emily Loizeau. La programmation "off" gratuite sera dévoilée le 24 février.
"Ce sera un bon mélange de tradition et de modernité, dans une panoplie très large du jazz, rassemblant plusieurs communautés de style musical. C'est une programmation à la fois acoustique, instrumentale, vocale, groove et dansante", a résumé Jean-Yves Cavin, codirecteur du festival, devant la presse à Lausanne.
Cette édition 2026 sera inaugurée le premier vendredi soir par l'ensemble pour cuivres et percussions Traktorkestar, brass band post-balkanique venu de Berne, qui réunira autour de lui trois personnalités helvétiques, Stephan Eicher, Erika Stucky et Elina Duni. M. Cavin promet un concert "avec d'autres surprises".
Le lendemain, toujours sur la grande scène du Chapiteau, le trio américain The Bad Plus sera rejoint par leurs compatriotes Chris Potter (saxophoniste et clarinettiste) et Craig Taborn (pianiste et compositeur) pour revisiter le répertoire de Keith Jarrett et son American Quartet. Ils laisseront ensuite leur place au trio britannique Mammal Hands, un des coups de coeur du codirecteur.
Ambiance feutrée
Ambiance feutrée et intemporelle pour le dimanche 12 avril, avec la star de l'affiche de cette 43e édition du Cully Jazz. L'auteure-compositrice-interprète et musicienne américaine Melody Gardot donnera deux concerts le même jour, à 16h00 et à 20h00.
Parmi les autres artistes se produisant sur la grande scène, l'accordéoniste français Richard Galliano et son New Viaggio Trio proposeront "une plongée nostalgique" dans l'atmosphère du disque iconique "Viaggio", réédité en 2025. Le maître du oud tunisien Anouar Brahem réunira, lui, trois instrumentistes autour de sa suite de pièces de chambre "After the Last Sky".
L'auteure-compositrice et guitariste française Gabi Hartmann fera, elle, voyager le public en chansons avec "La femme aux yeux de sel", un projet aux échos d'Amérique latine sur fond de folk, jazz et pop.
Le piano à l'honneur
Honneur aussi au piano sur le grand chapiteau avec deux jeunes pianistes "à l'approche innovante du néoclassique et de la pop", jeudi soir. Jamie Duffy dressera des "ambiances intimistes et cinématographiques" avec des compositions inspirées des paysages folkloriques de son Irlande natale. En deuxième partie, le Canadien Tony Ann plongera son auditoire dans "d'intenses mélodies et de vertigineuses harmonies".
Toujours au piano, à mentionner encore deux artistes helvétiques: le Vaudois Colin Vallon et la Fribourgeoise Manon Mueller et son quintet jazz. Enfin, toujours sur la grande scène, les étudiants de l'HEMU Jazz Orchestra distilleront des Brazilian Moods dans une création particulièrement colorée.
Musicalités africaines
Le second week-end célébrera notamment la richesse des traditions musicales africaines. Bassiste éclectique, Richard Bona conviera le public dans son univers ancré dans ses origines camerounaises. Deux figures féminines de la musique d'Afrique de l'Ouest clôtureront l'édition. La vocaliste et joueuse de kora Sona Jobarteh (Gambie/UK) jonglera avec les sonorités mandingues, avant de laisser la scène à la guitariste et chanteuse malienne Fatoumata Diawara, très attendue.
La scène du Next Step accueillera le mélange de gospel et de soul magnétique du combo américano-néérlandais Michelle David & The True-tones ainsi que que l'artiste hip-hop américaine Bahamadia, icone des années 90.
Pour le Next Step, les organisateurs ont aussi choisi de porter un coup de projecteur sur la "dynamique" scène anglo-saxonne. Pêle-mêle: le trompettiste, compositeur et producteur Theo Croker, la chanteuse anaiis, le quartet Ruby Rushton, le vocaliste soul et funk Reuben James ou encore le multi-instrumentaliste corto.alto.
Enfin, dans l'intimité du Temple, l'improvisateur britannique Bill Laurance présentera une oeuvre introspective et personnelle intitulée "Lumen" et la chanteuse française Emily Loizeau accompagnera sa voix au piano pour une interprétation épurée de ses titres les plus emblématiques. Le dernier samedi, Roberto Fonseca & Vincent Segal donneront un double concert alliant élégance et influences classiques.
Retour à l'équilibre financier
Les responsables ont aussi évoqué la situation financière du festival, après les années post-Covid difficiles. "Grâce à une édition 2025 qui a été une totale réussite, nous abordons cette édition 2026 avec sérénité", a confié Guillaume Potterat, codirecteur. La billetterie a été exceptionnelle et la manifestation peut progressivement compter sur un retour à l'équilibre financier, selon lui.
"Nous devons encore rembourser le prêt Covid, qui se montait à 200'000 francs, soit environ 70'000 francs sur deux ans". Le budget du festival, légèrement en hausse, se monte à 2,6 millions de francs.
La manifestation offre également des concerts gratuits dans une quinzaine de caveaux et de scènes éphémères. Le programme "off" sera dévoilé le 24 février prochain.
KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine
-
LausanneIl y a 3 jours
Une motion s'oppose à la hausse de la taxe des véhicules polluants
-
VaudIl y a 3 jours
Chavornay ne veut pas du projet de décharge sur sa commune
-
LausanneIl y a 2 jours
L'alliance de gauche veut soigner le vivre ensemble
-
InternationalIl y a 3 jours
Trump filmé faisant un doigt d'honneur pendant une visite d'usine
-
ÉconomieIl y a 3 jours
Donald Trump se rendra bien au WEF à Davos la semaine prochaine
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Jessica Moretti mise au bénéfice de mesures de substitution
-
InternationalIl y a 2 jours
Corruption de mineurs: Jean-Marc Morandini définitivement condamné
-
SuisseIl y a 3 jours
L'Italie veut se porter partie civile après l'incendie de Montana


