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International

L'UE lance une action contre TikTok

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Le réseau social TikTok est accusé de recourir à des publicités déguisées ciblant les enfants (Archives © KEYSTONE/EPA/ROMAN PILIPEY)

La Commission européenne a lancé vendredi une action à l'encontre du réseau social TikTok. Accusé de recourir à des publicités déguisées ciblant les enfants, il est appelé à se conformer aux règles de protection des consommateurs de l'UE, selon un communiqué.

La Commission a, conjointement avec le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs (CPC) réunissant les autorités compétentes des Etats membres, "entamé un dialogue formel avec TikTok pour une révision de sa politique et ses pratiques commerciales", selon le communiqué.

L'exécutif européen donne un mois à cette application de partage de vidéos, propriété du géant chinois de l'internet ByteDance et très populaire auprès des enfants et adolescents du monde entier, pour répondre. Des engagements sont attendus de la plateforme, faute de quoi la procédure peut in fine conduire les autorités nationales à décider d'amendes à son encontre.

Interdit de cibler les enfants

"Dans l'Union européenne, il est interdit de cibler les enfants et les mineurs avec des publicités déguisées telles que des bannières dans les vidéos. Le dialogue que nous lançons aujourd'hui devrait aider TikTok à se conformer aux règles européennes de protection des consommateurs", a déclaré le commissaire européen Didier Reynders.

Cette démarche fait suite à une plainte déposée en février auprès de la Commission par le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui rassemble les associations de défense des consommateurs de 32 pays en Europe. TikTok se voit aussi notamment reprocher "certains termes contractuels (...) pouvant être considérés comme trompeurs et confus".

L'organisation française UFC-Que Choisir avait en février dénoncé "le système trompeur" des "cadeaux virtuels" visant à récompenser les vidéos préférées des internautes. Elle avait estimé que TikTok mettait "tout en oeuvre pour que l'utilisateur oublie qu'il s'agit d'argent réel".

Prêt au dialogue

TikTok a indiqué être prêt au dialogue. "Nous avons pris un certain nombre de mesures pour protéger nos plus jeunes utilisateurs, comme rendre tous les comptes des moins de 16 ans privés par défaut, et désactiver leur accès aux messages directs", a précisé Caroline Greer, de TikTok Europe, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"De plus les moins de 18 ans ne peuvent pas acheter, envoyer ou recevoir de cadeaux virtuels et nous avons des mesures strictes interdisant les publicités s'adressant à ceux qui n'ont pas l'âge du consentement numérique" (qui est de 15 ans en France par exemple, et varie selon les Etats), a-t-elle ajouté.

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International

Le Qatar affrète un vol pour évacuer des athlètes afghanes

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Les avions qatariens ont commencé le 31 août leurs vols et partent d'Afghanistan environ deux fois par semaine, transportant des centaines de passagers à chaque fois (archives). (© KEYSTONE/AP/BORIS GRDANOSKI)

Des dizaines d'athlètes afghans, dont plusieurs femmes, ont quitté mercredi leur pays à bord d'un avion effectuant la liaison Kaboul-Doha. Ce départ intervient dans le cadre d'une série d'évacuations organisées par le gouvernement qatarien en coopération avec la FIFA.

"Le vol comportait 369 passagers, dont plus de 55 personnes évacuées en coordination avec la FIFA", a déclaré un haut responsable qatari dans un communiqué. Ces vols semi-réguliers affrétés par le Qatar sont devenus l'une des seules portes de sortie fiables pour les Afghans munis d'un visa ou considérés comme particulièrement menacés après la prise du pouvoir par les talibans.

Après des étudiants en musique et leurs professeurs le 5 octobre, c'était mercredi le tour des stars du sport féminin, dont la basketteuse Tahera Yousofi, d'Hérat - une ville de l'ouest -, attendue au Canada.

"Nous devons quitter ce pays"

"C'est un très beau jour pour nous toutes, parce qu'après de nombreuses semaines d'attente, notre périple peut enfin commencer et nous sommes très heureuses", a dit cette athlète de 28 ans à l'aéroport.

"Le gouvernement taliban ne nous laisse pas jouer et ne nous laisse pas trouver un emploi et, malheureusement, nous devons quitter ce pays", a ajouté celle qui jouait jusqu'à cet été aussi bien en Afghanistan que dans des compétitions internationales.

Lorsque les talibans avaient gouverné l'Afghanistan de 1996 jusqu'à être chassés du pouvoir par une intervention militaire américaine en 2001, le sport était interdit. Depuis leur retour, il est partiellement toléré pour les hommes, mais strictement interdit aux femmes.

Familles en visite rapatriées

Aux côtés des athlètes se trouvaient aussi plusieurs familles, dont des Afghans résidant à l'étranger, en visite dans leur pays quand le retour au pouvoir des talibans en août les a pris de cours. Sef et Zohra Amiri, 22 et 26 ans, qui vivent au Royaume-Uni, avaient ainsi prévu une visite de deux semaines. Elles se sont retrouvées piégées pendant deux mois en Afghanistan.

"Nous avons finalement reçu un appel téléphonique de l'ambassade britannique pour nous aider à sortir d'ici. Maintenant, nous pouvons enfin respirer et nous pouvons aller où nous voulons et faire ce que nous voulons", résume Zohra.

Les avions qatariens ont commencé le 31 août leurs vols et partent d'Afghanistan environ deux fois par semaine, transportant des centaines de passagers à chaque fois.

Avec le départ massif d'Afghans éduqués de la classe moyenne et de fonctionnaires de l'ancien gouvernement, les talibans redoutent une "fuite des cerveaux", qui pourrait ralentir la reconstruction de leur pays après 20 ans de guerre. Mais les autorités talibanes ont dit qu'elles ne s'opposeraient pas à ces départs organisés par plusieurs pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Spectacle jugé transphobe: Netflix face à la grogne de ses employés

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Comique afro-américain, Dave Chappelle a déjà été accusé par le passé de se moquer des personnes transgenres mais reste extrêmement populaire aux Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Charles Sykes)

La direction de Netflix se préparait mercredi à faire face à un rassemblement devant son siège de Los Angeles, à l'appel de militants LGBTQ. Ceux-ci reprochent à la plateforme son soutien à l'humoriste Dave Chappelle et ses propos jugés transphobes par certains.

Dans son spectacle "The Closer" diffusé par Netflix, la star du stand-up répond aux critiques l'ayant déjà accusé par le passé de s'être moqué des personnes transgenres, en affirmant que "le genre est un fait" et que ses détracteurs sont "trop sensibles".

"Nous respectons la décision de tout employé qui choisira de débrayer et reconnaissons que nous avons encore du travail à accomplir tant au sein de Netflix que pour notre contenu", a écrit le géant du streaming mercredi dans un communiqué à l'AFP. La plateforme "comprend la profonde blessure qui a été causée".

"Une liste de demandes fermes" sera présentée à Ted Sarandos, co-directeur exécutif de Netflix en charge des contenus, lors du rassemblement. L'une des organisatrices, Ashlee Marie Preston, a affirmé que le lieu de la manifestation avait dû être déplacé pour accommoder une mobilisation "écrasante". Les organisateurs n'ont pas précisé le contenu de leurs demandes mais Mme Preston a mentionné "la sécurité et la dignité de toutes les communautés marginalisées".

Terra Field, une employée transgenre de Netflix, a quant à elle appelé l'entreprise à faire précéder "The Closer" d'un avertissement sur son contenu et à promouvoir davantage de "comédiens et de talents queer et transgenres". "Un lieu de travail ne peut pas être un bon endroit si on doit trahir sa communauté", écrit-elle dans un billet de blog.

Le spectacle de Dave Chappelle a été condamné par certains groupes LGBTQ comme GLAAD, déplorant, études à l'appui, l'impact négatif que la diffusion de stéréotypes sur les minorités pouvait avoir.

"J'ai foiré"

Dans un mémo adressé aux salariés, Ted Sarandos avait estimé que ce qui était diffusé "à l'écran ne se traduisait pas directement en conséquences néfastes dans le monde réel" et que le principe de la liberté d'expression primait. Mais il a fini par admettre mardi soir s'être trompé dans des interviews à plusieurs publications spécialisées d'Hollywood: "J'ai foiré".

"J'aurais dû avant tout reconnaître qu'une partie de nos salariés souffraient, et qu'ils se sentaient vraiment blessés par une décision commerciale que nous avions prise", a déclaré M. Sarandos au site The Hollywood Reporter. Le patron de Netflix a toutefois réaffirmé qu'à son avis, le spectacle de Dave Chappelle ne devait pas être retiré de la plateforme.

Trois employés, dont Terra Field, ont été mis à pied pour avoir fait irruption dans une réunion virtuelle de cadres, avant d'être réintégrés. Un autre salarié a été licencié pour avoir divulgué des informations confidentielles sur le coût de "The Closer".

Soutien de célébrités

L'appel au débrayage et au rassemblement ont reçu le soutien de célébrités du petit écran comme Jameela Jamil ("The Good Place") et Jonathan Van Ness ("Queer Eye"), qui ont enregistré une vidéo d'encouragement. Hannah Gadsby, dont le spectacle "Nanette" diffusé par Netflix racontait son expérience de l'homophobie en tant que femme lesbienne, a fustigé de son côté le "culte d'un algorithme amoral" par la plateforme.

Comique afro-américain, Dave Chappelle a déjà été accusé par le passé de se moquer des personnes transgenres mais reste extrêmement populaire aux Etats-Unis.

Dans cette polémique, l'humoriste met en avant son expérience en tant qu'homme noir. Il estime ainsi que les hommes gays blancs "font partie d'une minorité jusqu'au moment où ils ont de nouveau besoin d'être blancs". Et il affirme que les communautés LGBTQ ont fait plus de progrès en quelques années que les Noirs en plusieurs décennies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Accablé par des sénateurs, Bolsonaro se dit "coupable de rien"

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Le discours anticonfinement de Jair Bolsonaro et son déni face à la gravité du Covid-19 font partie des points sur lesquels la CPI a enquêté. (© KEYSTONE/EPA/JOEDSON ALVES)

Accusé d'avoir "délibérément exposé" les Brésiliens à une "contamination de masse" par le Covid-19 par une commission d'enquête du Sénat (CPI), le président Jair Bolsonaro s'est dit "coupable d'absolument rien". La CPI a demandé mercredi son inculpation.

"Nous savons que nous avons fait ce qu'il fallait dès le début", a-t-il insisté, au cours d'une cérémonie officielle dans l'Etat du Ceara (nord-est). Le rapport final de la CPI, présenté mercredi, désigne pourtant le président d'extrême droite comme ayant été "le principal responsable des erreurs du gouvernement pendant la pandémie" qui a fait plus de 600'000 morts au Brésil.

Outre le "crime contre l'humanité", qui pourra être jugé à la Cour Pénale Internationale de La Haye, le rapporteur Renan Calheiros a retenu neuf chefs d'accusation allant du "charlatanisme" à l'"incitation au crime" en passant par les "infraction aux mesures sanitaires" et la "prévarication". "Le président a commis de nombreux crimes et il va payer", a déclaré le président de la CPI, Omar Aziz, à l'ouverture de la session de mercredi.

Ces accusations gravissimes devraient néanmoins avoir une portée surtout symbolique pour l'heure, Jair Bolsonaro bénéficiant de soutiens au Parlement à même de lui éviter l'ouverture d'une procédure de destitution. De même, le procureur général Augusto Aras, un de ses alliés, peut faire barrage à toute inculpation.

L'impact politique pourrait toutefois s'avérer désastreux pour cet ancien capitaine de l'armée, dont la popularité est déjà au plus bas. Il est à cet égard loin d'être assuré d'être réélu dans un an, tant il est largement distancé dans les sondages par l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Pour les sénateurs, les crimes cités dans le rapport sont "intentionnels", le gouvernement Bolsonaro ayant délibérément décidé de ne pas prendre les mesures nécessaires pour contenir la circulation du virus, espérant que la population atteigne "l'immunité collective", une stratégie "à haut risque", selon la CPI.

"Instrument de vengeance"

"À l'issue de six mois de travaux intenses, cette Commission parlementaire a recueilli des preuves qui montrent que le gouvernement fédéral (...) a agi avec lenteur dans le combat contre la pandémie causée par le coronavirus, exposant délibérément la population à un risque réel d'infection de masse", résume ce rapport accablant de près de 1'2000 pages lu dans une version abrégée par Renan Calheiros.

La CPI a notamment dénoncé le "retard délibéré" dans l'acquisition de vaccins, le gouvernement Bolsonaro ayant préféré promouvoir des "traitements précoces" inefficaces comme l'hydroxychloroquine contre le virus, avec des "conséquences tragiques" pour la population.

Le rapporteur avait dans un premier temps prévu d'inclure deux autres chefs d'accusation, pour "homicide" et "génocide de populations indigènes", mais les a retirés au dernier moment, pour s'assurer que son rapport sera approuvé par vote la semaine prochaine. La commission a également demandé l'inculpation de quatre ministres et de deux ex-ministres. Trois fils du président ont aussi été ciblés par la CPI pour "incitation au crime" par le biais de la diffusion de fausses informations.

"Ce rapport est un instrument de vengeance contre Bolsonaro et sa famille, c'est évident, que ni mes frères, ni moi, et encore moins le président, n'avons commis le moindre crime", a déclaré le sénateur Flavio Bolsonaro, l'aîné de la fratrie, peu avant la présentation du texte.

"Grippette"

Le rapport va être transmis au Parquet, seul compétent pour inculper les personnes incriminées par la CPI. Dans le cas de Jair Bolsonaro, les spécialistes jugent cette inculpation peu probable, puisqu'elle est du ressort du procureur général.

La CPI a enquêté sur les responsabilités du gouvernement dans la grave pénurie d'oxygène qui a causé la mort de dizaines de patients par asphyxie à Manaus (nord). La Commission s'est également penchée sur des soupçons de corruption dans l'achat de vaccins, ainsi que sur les relations entre Brasilia et des mutuelles de santé privées accusées de promouvoir le "traitement précoce".

L'une d'elles, Prevent Senior, est soupçonnée d'avoir mené à l'insu de ses patients des expériences avec ce type de traitements et d'avoir fait pression sur ses médecins pour les prescrire à des "cobayes humains".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Navalny honoré pour sa défense de la liberté en Russie

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Principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny est incarcéré pour fraude dans une affaire largement considérée comme relevant de la répression politique (Archives). (© KEYSTONE/AP Moscow City Court)

Le prix Sakharov 2021 de défense de la liberté de pensée a été décerné mercredi à l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny par le Parlement européen. Ce dernier a salué son combat "sans répit" pour la démocratie et contre la corruption dans son pays.

"Il a combattu sans répit la corruption du régime de Vladimir Poutine. Cela lui a coûté sa liberté et presque sa vie", a indiqué sur Twitter le président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli.

"Au nom du Parlement européen, je demande sa libération immédiate et inconditionnelle", a officiellement réclamé dans l'hémicycle strasbourgeois l'eurodéputée écologiste finlandaise Heidi Hautala, vice-présidente de l'institution. "Les autorités russes doivent cesser tout harcèlement, toute intimidation et toute attaque contre l'opposition, la société civile et les médias", a-t-elle ajouté.

Les autorités russes n'ont pas réagi dans l'immédiat mercredi après-midi.

Pour le Fonds de lutte contre la corruption, l'organisation fondée par Alexeï Navalny, interdite en Russie depuis l'été, ce prix récompense tous les Russes luttant pour "la vérité". "Ce prix Sakharov c'est bien sûr un prix pour vous, les gens pas indifférents qui même dans les périodes les plus sombres, ne craignent pas de dire la vérité", a réagi sur Twitter l'organisation.

"Voix forte de la Russie"

Sur fond de tensions entre la Russie et les Occidentaux, le choix d'Alexeï Navalny a immédiatement été salué par le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Ce prix est "la reconnaissance du rôle important qu'il a joué depuis de nombreuses années pour défendre les valeurs de la démocratie et être une voix forte en Russie", a dit le chef de l'Alliance atlantique devant la presse à Bruxelles.

La candidature de M. Navalny était soutenue par le PPE (droite), principal groupe politique du Parlement européen, et le groupe centriste Renew, troisième force politique. De leur côté, les groupes S&D (gauche) et écologistes avaient proposé d'honorer les femmes afghanes se battant pour l'égalité et leur liberté face au régime des talibans, à qui le Parlement européen a également "rendu hommage".

Le Parlement européen témoigne ainsi de son engagement auprès des Russes et des Afghans aspirant à "une vie sans peur", a souligné Heidi Hautala. L'ex-présidente par intérim de Bolivie, Jeanine Añez, actuellement emprisonnée, avait également été présélectionnée pour recevoir ce prix.

Antichambre du Nobel

Principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny est incarcéré pour fraude dans une affaire largement considérée comme relevant de la répression politique. Il avait failli mourir empoisonné en août 2020, ce que les Occidentaux ont attribué aux services russes. Moscou a nié toute implication. Navalny avait été soigné en Allemagne, ce qui avait tendu les relations entre Berlin et Moscou, puis il avait été emprisonné dès son retour en Russie.

Après l'intellectuel ouïghour Ilham Tohti, condamné à la prison à vie en Chine pour "séparatisme", lauréat en 2019, le prix portant le nom du grand dissident de l'URSS Andreï Sakharov avait été attribué en 2020 à "l'opposition démocratique" au président Alexandre Loukachenko au Bélarus et reçu par sa cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa.

Lancé en 1988, le prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit" récompense chaque année des personnes ou organisations défendant les droits humains et les libertés fondamentales. Il est doté d'une somme de 50'000 euros, soit près de 55'000 francs. A plusieurs reprises le prix a fait office d'antichambre du Nobel de la paix, comme pour le gynécologue congolais Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad, la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai ou encore Nelson Mandela, premier lauréat du prix Sakharov.

Co-lauréat du Nobel de la Paix cette année, le journaliste russe Dmitri Mouratov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, l'un des derniers médias ouvertement critiques du pouvoir en Russie, a affirmé qu'il aurait pour sa part remis le Nobel de la Paix à Alexeï Navalny, bête noire du président russe. Le prix Sakharov sera remis officiellement lors d'une cérémonie dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg le 15 décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Steve Bruce n'est plus l'entraîneur de Newcastle

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Steve Bruce quitte le poste d'entraîneur de Newcastle. (© KEYSTONE/EPA/PETER POWELL)

Steve Bruce a quitté son poste d'entraîneur du Newcastle de Fabian Schär par "consentement mutuel", a annoncé le club anglais mercredi, 13 jours après son rachat par un fonds saoudien.

"Newcastle United confirme que Steve Bruce a quitté son poste d'entraîneur principal par consentement mutuel", a déclaré le club dans un communiqué. "Il quitte les Magpies après plus de deux ans, ayant mené le club aux 13e et 12e places de Premier League."

Bruce, 60 ans, s'est dit reconnaissant d'avoir eu l'opportunité de diriger ce club "unique".

Le club du nord-est de l'Angleterre a été racheté par un fonds saoudien il y a deux semaines au terme de longues négociations, malgré l'opposition d'associations de défense des droits humains.

Son adjoint Graeme Jones dirigera l'équipe pour le déplacement de Newcastle à Crystal Palace samedi. Les Magpies n'ont toujours pas remporté la moindre victoire cette saison et occupent l'avant-dernière place du championnat anglais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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