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Culture

Le Centre Dürrenmatt dédie une exposition à sa Chapelle Sixtine

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Le Centre Dürrenmatt Neuchâtel a été construit par l'architecte Mario Botta autour de l'ancienne demeure de l'artiste, décédé en 1990. (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Le Centre Dürrenmatt Neuchâtel (CDN) vernit samedi une exposition sur la Chapelle Sixtine de Friedrich Dürrenmatt. A savoir, les fresques murales que l'artiste a réalisées dans les toilettes de sa première maison neuchâteloise.

"On a aussi notre Chapelle Sixtine à Neuchâtel!", a déclaré Madeleine Betschart, directrice du CDN, vendredi devant les médias. Derrière elle, une fresque de 14 mètres carrés invite les visiteurs à "plonger dans le processus créatif de l'artiste".

Si cette oeuvre colorée et surprenante est visible depuis l'ouverture de l'institution en 2000, c'est la première fois qu'une exposition y est consacrée. "La mise en valeur de cette fresque s'inscrit dans notre dynamique de valorisation des lieux de vie de l'artiste et de ses productions picturales, peu connues du public", a relevé la directrice.

Dürrenmatt, le peintre

Car si l'écrivain Dürrenmatt était mondialement connu, le peintre Dürrenmatt est resté, quant à lui, plutôt discret de son vivant.

L'auteur disait lui même que ses dessins étaient "un champ de bataille, fait de traits et de couleurs, où se jouent mes combats, mes aventures, mes expériences et mes défaites d'écrivain".

Ainsi, la Chapelle Sixtine, comme d'autres fresques qu'il s'est plu à réaliser sur les murs des maisons qu'il a habitées, illustre "l'important dialogue entre le corpus littéraire et pictural de l'artiste", souligne Duc-Hanh Luong, commissaire de l'exposition.

Hommage à Michel-Ange

Après avoir jeté un coup d'oeil dans la fameuse chapelle, les visiteurs sont invités à se diriger vers l'exposition temporaire et à se pencher, en premier lieu, sur le contexte de création de l'oeuvre.

Si l'artiste ne s'est pas exprimé à ce sujet, différents indices, dont "des éléments picturaux et un voyage au Vatican en 1965", convergent vers une réalisation durant la seconde moitié des années 1960.

"Nous pouvons également affirmer de façon presque certaine qu'il s'agit là d'un clin d'oeil humoristique à Michel-Ange", relate la commissaire, en précisant que Dürrenmatt était "fasciné par la façon dont l'artiste florentin captait l'instant dramaturgique".

Des motifs bien connus

La salle principale de l'exposition est dédiée à quelques-uns des 70 motifs de la chapelle. Une cinquantaine de tableaux, croquis, gouaches ou encre de Chine et de nombreux textes ont été choisis par le CDN afin de faire dialoguer les deux facettes de Dürrenmatt, peintre et écrivain.

Ici, Romulus, Titus ou Hercule, également personnages principaux de ses pièces de théâtre. Là, un minuscule pape, un mammouth aux défenses hypertrophiées et des diablotins régulièrement peints par l'artiste.

A ces références picturales et littéraires se mêlent des motifs énigmatiques, comme une femme nue peinte derrière le réservoir de la chasse d'eau et des éléments de la vie personnelle de l'artiste avec Sheriff, le chien chéri de la famille que Dürrenmatt avait offert à son épouse Lotti Geissler.

Visiter en famille

Deux stations de réalité virtuelle viennent parachever la visite de façon immersive et ludique. L'exposition, qui court jusqu'au 16 juillet, sera ponctuée par diverses manifestations, dont "Le CDN en famille".

Ce nouveau type d'événement, organisé gratuitement tous les derniers dimanches du mois, offrira un atelier créatif aux enfants tandis que leurs parents profiteront d'une visite guidée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse volés en Italie

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Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse ont été volés courant mars dans un musée près de Parme (photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA ANSA/GIUSEPPE LAMI)

Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse ont été volés courant mars dans un musée près de Parme, dans le nord de l'Italie, ont indiqué dimanche les carabiniers.

Quatre personnes masquées se sont introduites dans la villa de la fondation Magnani Rocca, dans la commune de Traversetolo, et ont emporté ces tableaux dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, a indiqué un porte-parole des carabiniers à l'AFP, confirmant des informations de la télévision publique Rai.

Les voleurs ont forcé la porte principale et ont volé trois tableaux, selon les carabiniers. Ils ont ensuite pris la fuite à travers le parc du musée.

Selon la presse presse italienne, les voleurs ont dérobé "Les Poissons", un tableau tardif (1917) d'Auguste Renoir, la "Nature morte aux cerises" (1885-1887) de Paul Cézanne et "L'odalisque sur la terrasse" (1922) d'Henri Matisse.

Les carabiniers mènent l'enquête et exploitent des images de vidéosurveillance du musée ainsi que d'habitations et commerces voisins, a précisé le porte-parole.

La fondation Magnani Rocca héberge la collection de l'historien de l'art Luigi Magnani (1906-1984), qui comprend aussi des oeuvres de Dürer, Rubens, Van Dyck, Goya, Monet et de l'artiste italien Giorgio Morandi. Le musée n'a pas pu être joint dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le quai Perdonnet à l'honneur au Musée historique de Vevey

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Le quai Perdonnet est un lieu emblématique de la ville (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée historique de Vevey consacre une exposition au quai Perdonnet, un lieu emblématique de la ville. L'exposition retrace les étapes de la construction du quai. Elle raconte aussi ses effondrements et les reconstructions qui ont suivi. A découvrir dès mercredi.

L'exposition "Un quai nommé Perdonnet" marque les 150 ans de la fin de la première construction de l'ouvrage. Edifié entre 1861 et 1876, le quai est nommé en hommage à Vincent Perdonnet, bourgeois de Vevey, qui avait fait une importante donation à la ville.

Plans, peintures, gravures, photographies, objets et documents d'archives permettent de retracer les grandes étapes de la réalisation de l'ouvrage, mais aussi ses aléas. L'exposition met aussi en perspective les enjeux qui ont accompagné le développement du quai et elle montre comment cet espace est devenu un lieu de vie pour les Veveysans et un attrait pour les touristes.

L'exploration historique se poursuit sous la surface du lac. Des éléments d'un scaphandre illustrent les travaux menés lors de la reconstruction dans les années 1930. Enfin, les images surprenantes du plongeur-photographe Gatien Cosendey révèlent ce qui se cache aujourd'hui sous le quai, détaille un communiqué de presse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fribourg: une satire iranienne décroche le Grand Prix 2026 du FIFF

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Le film Divine Comedy de l'Iranien Ali Asgari est décrit par le jury comme "pertinent dans un contexte géopolitique où s’accentuent la répression et l’érosion des libertés publiques". (© FIFF)

Le Festival international du film de Fribourg (FIFF) attribue son Grand Prix 2026 à la satire iranienne Divine Comedy. Cinq des douze longs métrages et trois des quinze courts de la compétition internationale ont été primés. La 40e édition signe un record d’affluence.

Le Grand Prix 2026 vient donc récompenser le réalisateur Ali Asgari. Son film, interdit par le ministre iranien de la culture, dépeint "l’absurdité de la bureaucratie et de la censure dans son pays d’origine", ont indiqué samedi les organisateurs à l'occasion de la cérémonie de clôture du festival.

Celle-ci a été ponctuée par la remise du premier Fribourg Cinema Award, prix à la carrière décerné à la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania. Le Special Jury Award honore pour sa part My Father’s Shadow du Nigérian Akinola Davies Jr. Au-delà, la fréquentation du FIFF atteindra un nouveau record en termes d’entrées officielles.

La marque précédente, celle de l'an dernier, se situait à 51’193 entrées en salles et visionnages en ligne. La 41e édition du FIFF se déroulera du 21 au 27 mars 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plongée nostalgique dans les cafés genevois des années 1970-1980

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La Bibliothèque de Genève présente une exposition consacrée à la vie dans les cafés genevois dans les années 1970-1980 ave notamment des textes de Georges Haldas (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Bibliothèque de Genève présente jusqu'au 17 octobre une exposition consacrée à la vie dans les cafés genevois dans les années 1970-1980. Des textes de Georges Haldas (1917-2010) et des photographies de Dany Gignoux (1944-2025) offrent un regard croisé inédit sur ces lieux de vie.

Ces deux personnalités ont saisi la vie des cafés genevois à l'orée des années 1980. La prose de l'écrivain Georges Haldas et les reportages de Dany Gignoux composent une chronique du quotidien sur le vif. L'accrochage fait dialoguer des citations issues de "La Légende des cafés" (1976) et une sélection de photographies réalisées à la même époque dans tout le canton.

Ensemble, ces chroniques et ces images interrogent la transformation des sociabilités et la disparition d'une certaine "âme des cafés". Le public pourra ainsi découvrir ou se replonger dans l'ambiance du Café Monney, de Chez Bedoni, du Lion d'Or ou du Rendez-vous des Amis à Carouge.

La Bibliothèque de Genève conserve les archives de Georges Haldas et de Dany Gignoux. Il y a ainsi les archives d’un poète et chroniqueur qui a marqué son temps, et celles d’une photographe rendue célèbre pour ses images du monde musical international dont on ignore trop souvent qu’elle a aussi regardé Genève.

www.bge-geneve.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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