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Culture

Le chanteur Christophe est décédé

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Le chanteur Christophe, ici lors du festival de Cannes en 2006, s'est éteint à l'âge de 74 ans (archives). (©KEYSTONE/AP/KIRSTY WIGGLESWORTH)
Il criait "Aline" pour "qu'elle revienne", aimait la vie la nuit, le jeu et les voitures rapides: Christophe, dandy décalé de la chanson française, est décédé jeudi à 74 ans des suites d'une maladie pulmonaire, selon sa famille.

"Christophe est parti (hier, jeudi, ndlr). Malgré le dévouement sans faille des équipes soignantes, ses forces l'ont abandonné. Aujourd'hui, les mots se lézardent ... et tous les longs discours sont bel et bien futiles", ont écrit dans un communiqué transmis à l'AFP Véronique Bevilacqua, épouse du chanteur, et sa fille Lucie.

Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, avait été hospitalisé et admis en réanimation le 26 mars dans un hôpital parisien en raison d'une "insuffisance respiratoire", selon son producteur de spectacle, Laurent Castanié. Le 10 avril, Véronique Bevilacqua indiquait à l'AFP qu'il était "hospitalisé en réanimation à Brest (...) intubé sous sédation profonde".

Mme Bevilacqua n'a jamais fait mention de la maladie Covid-19 dans ses communiqués, et, interrogée au téléphone par l'AFP dans la nuit de jeudi à vendredi, elle a souligné qu'il était décédé "des suites d'un emphysème", une maladie pulmonaire.

"Plus que jamais les mots bleus"

Christophe avait connu le succès dès "Aline", tube instantané en 1965. Il n'avait cessé ensuite de promener sa silhouette de dandy décalé dans la chanson française. En décembre 2019, l'artiste résumait ainsi sa carrière: "Je connais mes hauts et mes bas, j'ai eu des beaux bas".

L'annonce de sa mort a bouleversé le monde du spectacle. Jean-Michel Jarre, qui avait écrit les textes de deux des ses albums majeurs - et leurs morceaux phares - "Les Paradis Perdus", 1973 et "Les Mots bleus", 1974, a déclaré à l'AFP qu'il avait "perdu un membre" de sa "tribu".

"C'était plus qu'un chanteur, c'était un couturier de la chanson", développe Jean-Michel Jarre, pour qui les circonstances de ce deuil sont très douloureuses: "On ne peut pas lui dire au revoir à cause de ce putain de virus".

"Avec la disparition de Christophe, la chanson française perd une part de son âme, mais le bleu doux-amer de ses chansons est indélébile", a twitté le ministre de la Culture, Franck Riester.

"Le dernier des Bevilacqua est parti rejoindre les paradis perdus. Merci pour ce bout de chemin inoubliable", a écrit sur Facebook Pascal Nègre, ex-PDG d'Universal Music France, en référence à deux chansons de Christophe.

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Culture

Pour Rishi Sunak, "l'âge d'or" avec la Chine est terminé

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Le premier ministre britannique Rishi Sunak a perdu confiance en la Chine. (© KEYSTONE/AP/Leon Neal)

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a estimé lundi que "l'âge d'or" entre le Royaume-Uni et la Chine était terminé. Il a prôné une approche plus pragmatique face au "défi systémique" posé par Pékin après l'arrestation à Shanghai d'un journaliste de la BBC.

"Soyons clair, le fameux +âge d'or+ est terminé, tout comme l'idée naïve que le commerce mènera automatiquement à des réformes politiques et sociales", a asséné Rishi Sunak en référence au réchauffement des relations sino-britanniques à partir de 2015 sous David Cameron.

Pour son premier grand discours de politique étrangère prononcé à Guildhall, le palais de la City de Londres, le Premier ministre a estimé que la Chine représentait désormais "un défi systémique pour nos valeurs et nos intérêts, un défi de plus en plus criant tandis que le pays évolue vers un autoritarisme encore plus grand".

Ses propos interviennent après l'arrestation et les violences policières à l'encontre d'un journaliste de la BBC qui couvrait des manifestations à Shanghai.

La BBC a affirmé dimanche soir que son journaliste Ed Lawrence avait été "arrêté et menotté pendant qu'il couvrait les manifestations à Shanghai". Selon le géant audiovisuel britannique, "il a été battu et frappé par la police" avant d'être relâché.

Déclenchée par la mobilisation contre les confinements et les restrictions imposées par les autorités pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, la colère qui gronde en Chine semble inédite depuis les manifestations pro-démocratie réprimées dans le sang en 1989.

Approche pragmatique

"Au lieu d'écouter les protestations de son peuple, le gouvernement chinois a choisi de sévir davantage, notamment en agressant un journaliste de la BBC", a dénoncé le Premier ministre.

"Les médias - et nos parlementaires - doivent pouvoir mettre en lumière ces questions sans être sanctionnés", a-t-il insisté.

La BBC a expliqué qu'elle n'avait eu "aucune explication ou excuse officielle des autorités chinoises, au-delà d'une affirmation des fonctionnaires, qui l'ont ensuite libéré, qu'ils l'avaient arrêté pour son propre bien au cas où il aurait attrapé le Covid (au milieu) de la foule". "Nous ne considérons pas cela comme une explication crédible."

Pékin a assuré lundi que M. Lawrence ne s'était pas identifié en tant que journaliste "et n'a volontairement pas présenté son accréditation de presse", selon Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L'incident ne fait qu'envenimer des relations déjà tendues entre Pékin et Londres, sur fond de vives critiques du Royaume-Uni notamment sur la reprise en main de Hong Kong par la Chine et d'incidents récents sur le sol britannique.

Mais si le Premier ministre a affirmé vouloir faire "évoluer" l'approche du Royaume-Uni vis-à-vis du pays asiatique, il ne faut pas "ignorer" selon lui "la place de la Chine dans les affaires mondiales".

Plus tôt lundi, le porte-parole du chef du gouvernement avait qualifié de "choquante et inacceptable" l'arrestation du journaliste. "Mais ça ne signifie pas que nous ne chercherons pas à avoir des relations constructives avec la Chine sur les autres questions" comme la lutte contre le réchauffement climatique ou l'économie.

"Menace numéro 1"

Un discours qui semble s'être atténué alors que M. Sunak avait qualifié la Chine de "menace numéro 1" pour le Royaume-Uni lors de la campagne qui l'a mené à Downing Street.

Le Royaume-Uni a été récemment marqué par les violences subies par un militant pro-démocratie de Hong Kong au consulat de Chine à Manchester (Nord) et par les informations d'une ONG espagnole selon lesquelles Pékin aurait ouvert des postes de police clandestins dans plusieurs pays occidentaux, notamment sur le sol britannique.

Réagissant à l'arrestation de M. Lawrence, le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité, Tom Tugendhat, a estimé que l'affaire faisait écho à la "répression" que le parti communiste chinois tente de mettre en oeuvre "ailleurs".

"Les tentatives de répression d'Etat ici au Royaume-Uni nous rappellent le besoin urgent de défendre nos propres libertés", a-t-il tweeté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'émergence artistique du 2 au 4 décembre aux Urbaines de Lausanne

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L'Espace Arlaud à Lausanne sera le point de départ du festival de l'émergence artistique Les Urbaines avec une exposition (archives). (© Keystone/DOMINIC FAVRE)

La 26e édition du festival de l'émergence artistique Les Urbaines se tient le week-end prochain, les 2, 3 et 4 décembre. La manifestation, entièrement gratuite, investira différents espaces à Lausanne, Renens et Chavannes.

Un total de 42 propositions "téméraires" issues des scènes locales, nationales et internationales seront à découvrir lors de cette édition 2022, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Parmi elles, cinq premières, deux premières européennes et douze premières suisses, précisent-ils.

"Laboratoire plein de possibilités esthétiques, la programmation ne se rallie que par l'attention portée aux propositions qui sortent du lot, chacune à sa manière, et se distinguent précisément parce qu'elles amorcent, peut-être, de nouveaux apparentements, de nouveaux courants", écrivent-ils. Porteuse d'esthétiques singulières et de langages disruptifs, l'émergence invite autant à la surprise et à l'émerveillement qu'à l'inconfort ou la provocation, selon eux.

Huit lieux institutionnels, associatifs ou alternatifs seront investis par des performances, des concerts, des ateliers, des DJ sets et des ½uvres plastiques. Invitant au déplacement d'est en ouest, le parcours proposé débutera avec une exposition à l'Espace Arlaud, continuera au Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), puis passera par l'Arsenic et le Théâtre Sévelin 36, à Lausanne.

Le parcours se poursuivra ensuite à L'Eveil - Halles Nord Beaulieu et l'Espace Amaretto, puis en direction de Chavannes et Renens avec la Chapelle de Chavannes et l'Atelier tl Perrelet. Le festival propose aussi des actions de médiation, telles que des ateliers, des visites guidées et des ateliers scolaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une nouvelle salle Egypte au Château d'Yverdon

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La momie est arrivée au 19e siècle au Musée d'Yverdon (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Musée d'Yverdon et région a entièrement repensé la muséographie de ses collections égyptologiques. Une nouvelle installation baptisée "Le voyage de la momie" est centrée sur la dépouille du prêtre Nes-Shou et sur son trousseau funéraire.

Après 18 mois d'absence, la momie de Nes-Shou est de retour dans l'exposition permanente. La nouvelle installation fait le point sur les connaissances actuelles sur cet "ensemble d'exception". "Elle questionne notamment la provenance des collections égyptologiques arrivées à Yverdon au 19e siècle", indique le musée.

Le dispositif muséographique souligne l'origine sacrée d'un ensemble provenant d'une nécropole située à des dizaines de milliers de kilomètres du Nord-vaudois. Il revient sur l'identité du défunt, les rites funéraires, les techniques d'embaumement et l'arrivée rocambolesque de la momie à Yverdon-les-Bains. Il invite aussi le visiteur à s'interroger sur l'attrait suscité par le corps momifié.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'art et la nature investissent le pont de la Machine

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"Les Allumé-es" s'installent à Quartier Libre SIG, au pont de la Machine, jusqu'au 30 avril 2023 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Cinq artistes engagés pour la planète, français et suisses, exposent des oeuvres lumineuses et interactives à Quartier Libre SIG, à Genève, dès jeudi et jusqu'au 30 avril prochain. "Les Allumé-es" présentent des installations qui donnent à réfléchir sur l'impact de l'homme sur l'environnement et sur les modes de consommation de la société contemporaine.

Djeff, Geneviève Fabre Petroff, Ludo, Marko 93 et Philippe Echaroux ont créé des oeuvres sur le thème "de la formidable énergie de la nature". Le soleil, le vent, les animaux, les plantes et les arbres sont leurs sources d'inspiration, précisent dimanche le Musée en Herbe et Little Beaux-Arts, qui sont à l'origine de l'exposition.

A travers une scénographie immersive, le visiteur est invité à découvrir 8 oeuvres dans des espaces dédiés à chaque artiste. Au-delà des murs du pont de la Machine, en extérieur, une installation de Phlippe Echaroux, constituée de deux projections d'images, sera aussi présentée à la tombée de la nuit.

L'exposition "Les Allumé-es" se veut ludique et pédagogique. Elle vise un large public et est accessible aux enfants dès 3 ans, relèvent les Services industriels de Genève (SIG) dans un communiqué. Les installations exposées consomment peu d'énergie et sont fabriquées à partir de dispositifs LED.

Le public pourra littéralement plonger dans les oeuvres, s'y immerger, être un acteur. Il pourra ainsi se faire capturer dans une toile d'araignée géante, déclencher du vent, observer la chlorophylle monter dans une feuille, se voir pousser des fleurs sur la tête ou s'émerveiller devant des lucioles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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2500 personnes posent nues sur la plage contre le cancer de la peau

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2500 personnes ont posé nu samedi sur la célèbre Bondi Beach de Sydney pour sensibiliser au cancer de la peau. (© KEYSTONE/EPA/DEAN LEWINS)

Environ 2500 personnes se sont rassemblées nues samedi sur une célèbre plage de Sydney, en Australie, dans le cadre d'une installation artistique destinée à sensibiliser le public sur le cancer de la peau.

Bondi Beach est devenue, à l'aube, une plage nudiste quand les 2500 volontaires de tous âges et dans le plus simple appareil ont posé pour le photographe américain Spencer Tunick, qui leur lançait ses instructions par haut-parleur depuis une plateforme surélevée.

Cet événement baptisé "Strip Off for Skin Cancer" ("Déshabillez-vous pour le cancer de la peau") était organisé en collaboration avec une association encourageant les Australiens à se faire régulièrement examiner par un dermatologue.

Le nombre de participants équivaut grosso modo à celui des Australiens qui meurent chaque année d'un cancer de la peau.

"J'ai passé la moitié de ma vie au soleil et on m'a retiré deux mélanomes malins du dos", a raconté à l'AFP un des volontaires, Bruce Fasher, 77 ans. "J'ai pensé que c'était une bonne cause, et j'aime enlever mes vêtements à Bondi Beach", a-t-il ajouté.

Spencer Tunick est connu pour ses strip-tease massifs organisés dans des lieux très connus à travers le monde. Il a notamment déshabillé plus de 5000 personnes devant l'Opéra de Sydney en 2010, et 18'000 personnes - son record - sur le Zocalo à Mexico en 2007.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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