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Culture

Le Prix du polar romand pour Marlène Charine

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Marlène Charine signe un thriller "redoutable et attachant", souligne le jury du Prix du polar romand. (©Bruno levy)
Marlène Charine est la lauréate du Prix du polar romand 2020. Elle signe une intrigue policière teintée d'une dose de surnaturel. Son premier thriller, "Tombent les anges", est publié en France, chez Calmann-Lévy.

L'histoire mêle habilement enquête policière et paranormal. Cécile Rivère, jeune gardienne de la paix, entend une femme appeler au secours dans un appartement pourtant vide. Le lendemain, on découvre la locataire assassinée à des centaines de kilomètres de là.

Noirceur et tendresse

L'intrigue tient le lecteur en haleine de bout en bout. A Paris, Cécile Rivère enquête en tandem avec le capitaine Kermanec, le seul à ne pas la prendre pour une folle et à lui donner sa chance. Le jury a salué les qualités "d'écriture et de construction" d'un "thriller redoutable et attachant", un livre "haletant et sensuel".

"C'est un livre entre ombre et lumière. Il y a beaucoup de noirceur, une certaine dose de violence, mais aussi de la tendresse entre les personnages", explique l'écrivaine à Keystone-ATS. "Sans oublier de l'humour grinçant. Je suis assez fan d'humour noir et de cynisme".

Paris et la Suisse

Comment l'auteure, née à Lausanne en 1976 mais qui a beaucoup bougé en Suisse pour ses études, a-t-elle fait pour ancrer son récit dans la réalité française ? "Je me suis fait aider par l'amie d'une amie qui vit à Paris et par Google Maps", confie-t-elle. "Et lors d'un déplacement pour voir mon éditeur, j'en ai profité pour aller dans les quartiers évoqués par le livre".

Elle reconnaît qu'elle a songé, un temps, à situer l'intrigue en Suisse romande. "Mais je vis depuis 20 ans en Suisse alémanique. Si j'avais situé l'histoire à Lausanne ou ailleurs, on m'aurait dit: ce n'est plus comme ça", glisse-t-elle.

Droit alimentaire et écriture

Cette ingénieure en chimie, formée à Sion et mère de deux jeunes garçons, vit actuellement près de Bâle, où elle travaille - à temps partiel - dans le domaine du droit alimentaire. Elle a publié une douzaine de nouvelles fantastiques dans des anthologies ou des revues avant de se lancer dans le roman fantastique avec "Le projet Alice", en 2017. "Tombent les anges" est son premier thriller.

Son manuscrit, envoyé chez Calmann-Lévy, a été rapidement remarqué. "C'est ma bonne étoile", sourit-elle. "J'ai eu beaucoup de chance. L'assistante de mon éditrice l'a lu et a été enthousiasmée. Elle le lui a collé dans les mains en lui disant: il faut le lire", raconte-t-elle.

Autres épisodes

Son polar, paru début mars, a reçu plusieurs critiques élogieuses dans la presse française. Son tandem d'enquêteurs aura-t-il une suite ? Probablement. "J'ai plein de projets dans la tête", dit-elle. "Je travaille actuellement sur un thriller sans note de fantastique qui se déroule à la fin des années 90. Mais j'ai envie de revenir avec ce duo d'enquêteurs pour d'autres épisodes".

Dix titres étaient en lice en finale du Prix du polar romand, organisé par le service des Bibliothèques et archives de la ville de Lausanne et par le festival Lausan'noir. Ce prix a récompensé l'an dernier "Glory Hole" de Frédéric Jaccaud. Il est doté de 3000 francs.

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Culture

Un nouveau directeur pour la Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE)

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L'actuel directeur de la Fondation Martin Bodmer, Jacques Berchtold (à l'image) va partir à la retraite. Il sera remplacé par Marc Adam Kolakowski à partir du 1er octobre prochain (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE) aura un nouveau directeur dès le 1er octobre prochain. Marc Adam Kolakowski prendra la succession de Jacques Berchtold, qui part à la retraite après douze ans à la tête de l'institution consacrée à l'écrit.

Marc Adam Kolakowski est un spécialiste internationalement reconnu du patrimoine écrit, en particulier des manuscrits anciens et modernes, indique jeudi la Fondation dans un communiqué. Ce Genevois a contribué à de nombreux projets sur des fonds de la collection.

Il a également été commissaire d’exposition à la Fondation Jan Michalski et expert mandaté auprès de la Bibliothèque nationale du Luxembourg pour enquêter sur les spoliations de biens culturels au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa nomination garantit une continuité de projet et le lancement d'initiatives majeures, selon la Fondation.

Le nouveau directeur prendra ses fonctions juste après la réouverture le 18 septembre prochain de la Fondation. L'institution a été fermée pendant trois ans pour des travaux de rénovation d'envergure.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations

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Pour évoquer le tableau d'Eugène Burnand, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.

Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.

"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.

Taureau, poisson et fraises

Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.

Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.

Interprétations originales

Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.

L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Plus que jamais, Montreux se veut une ville de musique

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En plus de sa statue, Freddie Mercury devrait avoir une exposition permanente à Montreux (archives). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Montreux veut renforcer son positionnement comme ville de musique. Le Conseil communal a adopté un crédit-cadre de 880'000 francs, qui doit permettre le lancement de plusieurs actions comme la création d'une exposition permanente dédiée à Freddie Mercury ou un "Walk of Music" au centre-ville.

Hôte notamment du Montreux Jazz Festival (MJF), la ville de la Riviera dispose déjà "d'une culture musicale forte, reconnue à l'échelle nationale et internationale". Cette identité a notamment été reconnue par l'entrée, en 2023, au sein du Réseau des villes créatives de l'UNESCO, dans la catégorie "musique", rappelle jeudi le Municipalité dans un communiqué.

Le programme "Montreux Music Experience" regroupe désormais un ensemble de mesures complémentaires, dont la réalisation est prévue sur une période de trois à cinq ans. Parmi la dizaine d'actions prévues, une exposition permanente d'objets personnels de Freddie Mercury devrait voir le jour au Casino Barrière. Le chanteur de Queen, qui a longtemps fréquenté la région, attire déjà les touristes avec sa célèbre statue sur les quais.

Parcours à ciel ouvert

Au centre-ville, un "Walk of Music" - littéralement un parcours d'expérience musicale à ciel ouvert - doit voir le jour. Des fresques artistiques seront créées sur différentes façades, auxquelles s'ajouteront une nouvelle signalétique piétonne et un réaménagement thématisé des liaisons piétonnes entre l'avenue des Alpes et la Grand-Rue.

Au centre des congrès du 2M2C, une expérience immersive intitulée "Standing Wave" devrait être réalisée en deux phases, dont la première en 2027. Entre 2028 et 2029, il est aussi prévu que le Musée de Montreux soit transformé avec une scénographie "repensée autour de l'histoire de la musique et de son impact sur le développement touristique", poursuit le communiqué.

La Ville souhaite aussi lancer une identité visuelle dédiée, avec notamment la création d'un logo "Ville de musique", et une plateforme digitale recensant tous les projets musicaux développés sur le territoire communal. Enfin, le Pavillon qui abritait l'Office du tourisme sur les quais sera rénové et transformé en "point d'inspiration", promet encore la Municipalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray

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L'exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray à la Fondation Opale à Lens (VS) est visible jusqu'au 8 novembre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.

Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.

Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.

Un lien profond et intime

Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.

Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.

Trois mille oeuvres en huit ans

L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.

En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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