Culture
Les "Crevettes pailletées" en Ukraine contre l'homophobie en Russie
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Comédie grand public contre l'homophobie et les préjugés, les "Crevettes pailletées" reviennent en salles, avec un programme percuté par l'actualité: le nouvel opus, qui dénonce l'homophobie en Russie, a été tourné en Ukraine, avant l'invasion.
"La Revanche des Crevettes pailletées", qui sort le 13 avril en Belgique, reprend l'improbable formule qui avait fait le succès du premier volet en 2019: une comédie qui se revendique film "LGBT" mais s'adresse à tous, inspirée de la véritable histoire d'une équipe gay de water-polo basée à Paris.
Jeudi dernier, à l'occasion de l'avant-première belge du film, au cinéma Galeries à Bruxelles, une partie de l'équipe du film a posé sur la Grand-Place en compagnie de l'équipe bruxelloise gay de water-polo, les "Manneken Fish".
Après avoir levé le tabou de l'homosexualité dans le sport, les réalisateurs, Maxime Govare et Cédric Le Gallo, joueur de water-polo à l'origine de l'aventure, se sont voulus encore plus politiques, avec un film abordant des questions aussi brûlantes que l'homophobie d'Etat ou les crimes homophobes.
En Ukraine
Ils n'imaginaient pas être rattrapés par l'actualité: le film a été tourné en Ukraine, avec une équipe "à 80% locale".
"Tourner en Russie, c'était impossible à cause de la loi qui interdit la propagande LGBT", explique Maxime Govare. "Filmer deux hommes qui s'embrassent dans la rue, cela nous aurait tous conduit en prison".
A l'époque, l'Ukraine est prisée pour son cadre rappelant la Russie, les facilités de tournage pour des équipes occidentales en plus. Personne n'osait imaginer une invasion russe.
Aujourd'hui, une actrice du film se terre avec ses enfants dans le métro de Kharkiv, des techniciens ont pris les armes, certains ont fui en France, où l'équipe appelle à la solidarité du métier pour leur trouver du travail...
Thérapies de conversion
Pour les réalisateurs, au-delà de l'homophobie, les "Crevettes pailletées" sont un hymne à la liberté en général, et le lien est à leurs yeux évident avec la situation actuelle de l'Ukraine.
"Le film raconte comment Poutine oppresse la communauté LGBT" (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres), relève Cédric Le Gallo, qui raconte s'être habitué à faire entonner "Slava Ukraïni" (gloire à l'Ukraine), à l'issue des séances d'avant-première en France. "Aujourd'hui, Poutine oppresse le monde entier, donc ça résonne particulièrement".
De fait, cette comédie dresse un portrait sans appel du pays de Vladimir Poutine, où les violences visant les homosexuels sont fréquentes. La Russie a introduit en 2013 sa loi contre la "propagande" homosexuelle auprès des mineurs, ce qui a servi de prétexte pour interdire des marches des Fiertés et l'affichage de drapeaux arc-en-ciel.
C'est dans cet univers que débarque la bande de joyeux drilles des "Crevettes pailletées", rejoints par un nouveau personnage, Sélim (Bilal El Atreby), un jeune hétéro pétri de préjugés. L'équipe de water-polo arc-en-ciel, qui se rendait aux Gay Games à Tokyo manque sa correspondance et se retrouve coincée en terre hostile.
Tandis que certains se terrent à l'hôtel, d'autres se risquent à l'extérieur. Mais en Russie, la recherche d'une boîte gay pour faire la fête ou d'un plan d'un soir sur une application de rencontre peut tourner au cauchemar.
Les "Crevettes" vont devoir fuir de redoutables "chasseurs de gays", qui tabassent des homosexuels au coin des rues, et découvrir l'enfer des "thérapies de conversion", un programme mis en place dans un centre de détention pour les "soigner" de leur orientation sexuelle.
Projection en Ukraine: le plus tôt sera le mieux
"On s'est amusés à mettre des homosexuels dans le pays des homophobes", relève Cédric Le Gallo, mais le film, entre comédie d'aventure et comédie musicale, entend frapper plus large: les "thérapies de conversion" ne sont interdites pénalement que depuis janvier 2022 en France, rappelle-t-il.
"Vouloir laver le cerveau de gens qui veulent vivre leur vie et ne font absolument de mal à personne (...) c'est un sujet universel", embraye Maxime Govare, qui espère que le film provoque un "choc entre légèreté et gravité".
Les deux réalisateurs ont un rêve: voir le conflit cesser et projeter leur film en Ukraine, ce qui était prévu avant la guerre. "Le plus tôt sera le mieux", espèrent-ils.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga
Culture
Danser en Iran: un acte de résistance à Photo Elysée
A Photo Elysée, l'artiste Hannah Darabi explore la danse populaire iranienne comme acte de résistance identitaire. Son projet "Why don't you dance?" s'articule autour de trois figures emblématiques, et fait dialoguer photographies, vidéos et archives. A découvrir jusqu'au 1er novembre à Lausanne.
L'artiste iranienne montre comment la danse a évolué et a changé de valeur selon le contexte social et politique de son pays. Elle s'inspire du mouvement de protestation "Femme, Vie, Liberté" et révèle la complexité politique de l'Iran contemporain.
Trois figures sont sous les projecteurs: Mahvash, une des premières chanteuses et danseuses de cabaret des années 1950. Son autobiographie fictionnelle permet à Hannah Darabi d'examiner comment la danse a fonctionné comme outil de protestation au moment de la Révolution de 1979 et comment le corps des femmes a été soumis à des contraintes croissantes, explique le dossier de presse.
Jamileh, réputée pour sa maîtrise de la danse du ventre et de la "danse Jaheli" - une forme populaire ancrée dans les milieux urbains iraniens - incarne la tension entre tradition et modernité. Enfin, Mohammad Khodadian, danseur et chorégraphe de la scène pop iranienne à Los Angeles, permet de montrer les pratiques développées en exil.
La photographe Hannah Darabi, 45 ans, a étudié en Iran puis en France. Aujourd'hui établie à Paris, elle consacre l'essentiel de son travail artistique à son pays d'origine. Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Elysée 2025 pour son projet sur la danse. Décerné tous les deux ans, ce Prix est doté de 80'000 francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Fondation Gianadda: Auguste Rodin et Rainer-Maria Rilke à l'honneur
La Fondation Pierre Gianadda de Martigny a verni sa nouvelle exposition, vendredi soir. Intitulée "Rodin selon Rilke, elle fait la part belle au sculpteur français Auguste Rodin et au poète Rainer Maria Rilke, décédé, il y a 100 ans, après avoir vécu à Sierre.
Jusqu'au 22 novembre, les visiteurs pourront découvrir les oeuvres du sculpteur (1840-1917) - mis en lumière pour la quatrième fois à Martigny -, via les descriptions de l’un des plus grands poètes de langue allemande du XXe siècle. L’exposition, rythmée de plusieurs chapitres et réalisée par le musée Rodin de Paris, propose un itinéraire poétique des oeuvres de l’artiste sous la plume de Rilke disparu en 1926, précise la Fondation Gianadda, dans un communiqué de presse.
Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875. Après le baccalauréat, il étudie la littérature et publie ses premiers poèmes, en 1896. Six ans plus tard, il reçoit d’un éditeur allemand la commande d’une monographie dédiée à Auguste Rodin.
"Un texte fondateur"
Pour écrire la monographie de Rodin, Rilke passe du temps à Meudon, lieu de résidence du sculpteur. En mars 1903, l’ouvrage est publié et se révèle un véritable hymne au génie de Rodin.
"Cette monographie s’impose comme un texte fondateur et compte parmi les ouvrages consacrés au sculpteur parmi les plus traduits dans le monde", souligne la Fondation Gianadda. Rodin en reçoit un exemplaire, qu’il se fait traduire. A sa lecture il découvre le talent du poète et lui témoigne sa reconnaissance.
Rilke revient à Paris en 1905 et Rodin l’héberge chez lui à Meudon. Rodin lui confie un peu de secrétariat pour l’aider financièrement. Durant toute sa vie, le poète nourrira une véritable admiration pour celui qui est considéré comme le père de la sculpture moderne.
A la découverte du "Penseur"
A partir de "morceaux choisis" parmi les écrits de Rilke et plusieurs chefs-d’½uvre de Rodin, l’exposition à voir dans le Bas-Valais propose un itinéraire poétique des sculptures de l’artiste à travers les mots du poète austro-hongrois.
En outre, les visiteurs pourront découvrir au milieu du temple gallo-romain de la Fondation, "Le Penseur, monumental", sculpture la plus emblématique et la plus connue de l'oeuvre du Français.
Sierrois durant cinq ans
De nombreux documents d'archives, une importante correspondance entre les deux hommes et la fameuse édition de la monographie que le poète publie sur le sculpteur, en 1903, sont à découvrir à Martigny. La plupart des citations utilisées dans le parcours de l’exposition en sont extraites.
Pour clore ce dialogue inédit entre le sculpteur et le poète ,un espace dédié aux années valaisannes de Rainer Maria Rilke. Le poète vivra de 1921 à 1926 au château Muzot, à Sierre. Il est enterré à Rarogne (VS).
Plus de 40'000 visiteurs
Pendant cette période de cinq ans, il écrit "les Quatrains valaisans" et "Vergers". L'exposition permet également de découvrir une lettre manuscrite de Rilke à Eduard Korrodi, enseignant zurichois puis rédacteur en chef du supplément culturel de la NZZ, acquise par Léonard Gianadda et offerte à la Fondation Rilke, en 2021.
L'exposition "de Manet à Kelly, l'art de l'empreinte" s'est, elle, conclue le 14 juin. Elle aura attiré 40'317 visiteurs, soit une moyenne de 218 visiteurs par jour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Fête fédérale de yodel a commencé à Bâle en pleine canicule
La 32e Fête fédérale de yodel s'est ouverte vendredi à Bâle. Jusqu'à dimanche, 200'000 visiteurs sont attendus dans la cité rhénane en pleine canicule pour écouter 12'000 yodleurs. La Suisse romande y donnera aussi de la voix, avec diverses formations.
"Nous pouvons enfin rattraper ce que nous avions préparé en 2020 et que nous avions dû annuler en 2021 à cause de la pandémie", s'est réjoui Carlo Conti, président du comité d'organisation, en déclarant la manifestation ouverte lors d'une cérémonie officielle. "Le week-end caniculaire ne doit pas nous empêcher de célébrer cette fête", a-t-il ajouté sur la Petersplatz, un square situé au centre-ville.
Suite à la pandémie, Bâle avait laissé passer son tour afin que Zoug puisse organiser son édition en 2023, comme prévu. La troisième ville de Suisse a récupéré sa place d'hôte cinq ans après la date prévue à l'origine.
Rassembler ville et campagne
Le passage du témoin, sous la forme d'un drapeau, a eu lieu en début d'après-midi à la Petersplatz. Cette bannière de l'Association fédérale de yodel restera à Bâle ces trois prochaines années, jusqu'à la prochaine édition, en 2029 à Berthoud (BE). La toute première édition de la Fête fédérale avait déjà eu lieu à Bâle en 1924.
La devise de la présente édition s'intitule "Ville et campagne, ensemble". Elle marque le souhait de réunir et de faire échanger des gens provenant des différentes réalités de vie qui font la Suisse.
Des concours sur douze sites
Les concours ont lieu sur douze sites dans les catégories solo, duo, trio, quatuor à octuor et groupe. Il existe aussi trois disciplines pour les jeunes yodleurs.
Un village du yodel, composé de chalets, est installé à la Petersplatz. La fête se déroule aussi dans des stands et des bistrots entourant le square, ainsi que dans les ruelles escarpées de la vieille ville. Trois caves de cliques de carnaval ouvrent aussi leurs portes aux yodleurs et trois scènes en plein air sont installées en ville.
En raison de la canicule, les organisateurs recommandent de ne pas s'exposer directement au soleil et de boire régulièrement des boissons sans alcool. Il pourrait faire entre 35 et 38 degrés durant les festivités.
Dimanche matin, une cérémonie officielle a lieu sur la Marktplatz en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Un cortège à travers le centre-ville doit clore la manifestation l'après-midi.
Une tradition romande, aussi
Diverses formations membres de l'Association romande des yodleurs (ARY) sont représentées à Bâle. L'ARY réunit les cantons de Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et le Valais.
Paradoxalement, c'est Genève qui s'est imposée comme le fief historique du yodel en Suisse romande. La cité de Calvin a accueilli le tout premier club de yodel alpin romand dès 1907, suivi de trois autres jusqu'en 1926, peut-on lire sur le site de l'ARY.
La tradition s'est ensuite étendue aux autres cantons romands. En mars 1937, les représentants des clubs romands ont fondé l'ARY, admise finalement un an plus tard au sein de la faîtière nationale, d'abord réticente.
www.jodlerfestbasel.ch/fr/home.html
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Ouverture de la 43e édition du Belluard Bollwerk à Fribourg
La 43e édition du Belluard Bollwerk, à Fribourg, a ouvert ses portes jeudi soir, avec pour thème cette année "underground complicities". Jusqu’au 4 juillet, le festival propose dix jours de performances, d’arts visuels, de danse, de musique, de cinéma et de débats.
Au programme figuraient une désalpe fantaisie "défolklorisée" depuis le quartier de Schoenberg jusque devant la forteresse de Belluard, trois vernissages d’expositions, la première représentation de l’exploration autobiographique de Jamila Baioia, entre Fribourg et le Maroc, ainsi qu’un DJ set de Z-aphyr, a indiqué l'organisation.
Après "the grounds we share" l'an dernier, avec une édition dédiée alors au sol, à la terre, au territoire et au sous-sol, le Belluard poursuit cette année ses recherches sur le sol et le territoire, en s’intéressant au sous-sol, aux complicités souterraines. La directrice artistique Elisa Liepsch a prononcé un discours.
Réécrire les lieux
Cité dans un communiqué, cette dernière a affirmé une des missions du festival: "Autrefois, les murs de la ville de Fribourg définissaient qui appartenait à la ville et qui non. Aujourd’hui, nous remplissons les murs et la forteresse d’art et d’idées qui accueillent tous les habitants et les visiteurs".
"Il nous appartient de réécrire ces lieux, de redéfinir ce qui se trouve à l’intérieur et à l’extérieur, avec nos histoires et notre imagination", a dit Elisa Liepsch. Le festival consacré aux arts vivants entend bien offrir une nouvelle fois un "cadre propice aux discussions, aux rencontres artistiques et à la musique".
Au total, 29 projets de performance, d’arts plastiques, de danse, de cinéma, de musique, d’installation et de lecture raconteront les sous-sols toxiques, les sujets refoulés et cachés ou les extractions de matières premières, ainsi que leurs complices politiques et économiques.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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