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Culture

Médias proches du pouvoir russe visés par les géants de la tech

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Facebook a décidé lundi de bloquer dans les pays de l'Union européenne les contenus publiés par la chaîne RT (ex-Russia Today) et le site Sputnik, tous deux considérés comme des émanations du pouvoir russe (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/FABIAN SOMMER)

Facebook les bloque, Twitter les rend moins visibles, Microsoft les retire de sa boutique d'application. Des géants de la tech ont franchi un nouveau palier lundi pour limiter l'influence de médias proches du pouvoir russe, accusés de désinformation.

Depuis le début du conflit en Ukraine, jeudi, ils avaient pris des initiatives mesurées pour limiter la diffusion d'informations émanant d'organes de presse affiliés au gouvernement russe.

Facebook avait notamment refusé de céder aux autorités russes qui lui demandaient de ne plus soumettre la production de ces médias au "fact-checking", ce qui lui avait valu de voir son accès limité en Russie.

Lundi, la filiale de Meta a décidé de bloquer, dans les pays de l'Union européenne, les contenus publiés par la chaîne RT (ex-Russia Today) et le site Sputnik, tous deux considérés comme des émanations du pouvoir russe.

"Nous avons reçu des demandes de plusieurs gouvernements et de l'Union européenne de prendre des mesures supplémentaires concernant des médias contrôlés par l'Etat russe", a écrit Nick Clegg, vice-président de Meta, sur son compte Twitter. Il a justifié la suspension par "la nature exceptionnelle de la situation".

Algorithme modifié

L'annonce fait suite à celle de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de l'interdiction des deux médias, coupables, selon elle, de colporter des "mensonges pour justifier la guerre de (Vladimir) Poutine".

Le réseau social vidéo TikTok a également masqué les comptes de RT et Sputnik dans les pays de l'UE, a indiqué à l'AFP une porte-parole. Aux Etats-Unis, les comptes étaient toujours accessibles lundi en fin de journée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Quant à Microsoft, il a indiqué qu'il retirait RT de sa boutique d'applications et allait modifier l'algorithme de son moteur de recherche Bing pour faire reculer les contenus RT et Sputnik dans l'ordre des résultats.

Le groupe de Redmond (Etat du Washington) a aussi empêché l'achat d'espaces publicitaires sur les plateformes des deux médias russes. Sollicités par l'AFP au sujet de leur propre boutique d'applications, Apple et Google n'ont pas donné suite immédiatement.

"Liberté d'expression"

"Ces suspensions sans précédent sont une attaque claire contre la liberté d'expression", a réagi Sputnik sur son site, "mais vous pouvez toujours suivre Sputnik sur (le réseau social) Telegram pour ne pas manquer les informations importantes!"

Twitter a lui choisi d'assortir d'un label spécifique les informations de plusieurs médias affiliés au gouvernement russe, dont il n'a pas donné la liste, et d'en réduire la visibilité. Chaque tweet contenant un lien vers un média proche du pouvoir russe se verra ajouter la mention "ce tweet renvoie vers le site d'un média affilié au gouvernement russe".

"Beaucoup cherchent de l'information crédible du fait du conflit en Ukraine", a écrit, dans un tweet, Yoel Roth, responsable de l'intégrité de la plateforme chez Twitter. "Nous ajoutons un label aux tweets liés aux médias d'Etat et réduisons la visibilité de ce contenu."

Si les comptes officiels de ces médias, ainsi que ceux d'organes d'information proches du pouvoir dans d'autres pays, étaient déjà soumis au système du label, "les tweets partageant leur contenu manquaient de contextualisation visible", a expliqué Yoel Roth.

Selon le dirigeant, plus de 45'000 tweets par jour reprennent un lien vers un média russe affilié au pouvoir depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.

Netflix ne se conformera pas à la loi

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont régulièrement taxés de se laisser instrumentaliser par des mouvements, partis ou gouvernements, qui utilisent leurs plateformes pour manipuler l'opinion.

Après avoir pris des mesures pour s'attaquer au problème, la plus emblématique restant la suspension du compte de l'ancien président américain Donald Trump l'an passé, ils ont aussi été critiqués pour avoir limité arbitrairement la liberté d'expression.

Lundi toujours, Netflix a indiqué au site Vulture qu'il n'entendait pas se conformer à la loi russe qui impose aux plateformes de streaming de proposer plusieurs chaînes gratuites russes, dont certaines sont considérées comme des vecteurs de propagande gouvernementale.

Le service de vidéo en ligne par abonnement devait, en théorie, diffuser ces chaînes à partir de début mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'émergence artistique du 2 au 4 décembre aux Urbaines de Lausanne

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L'Espace Arlaud à Lausanne sera le point de départ du festival de l'émergence artistique Les Urbaines avec une exposition (archives). (© Keystone/DOMINIC FAVRE)

La 26e édition du festival de l'émergence artistique Les Urbaines se tient le week-end prochain, les 2, 3 et 4 décembre. La manifestation, entièrement gratuite, investira différents espaces à Lausanne, Renens et Chavannes.

Un total de 42 propositions "téméraires" issues des scènes locales, nationales et internationales seront à découvrir lors de cette édition 2022, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Parmi elles, cinq premières, deux premières européennes et douze premières suisses, précisent-ils.

"Laboratoire plein de possibilités esthétiques, la programmation ne se rallie que par l'attention portée aux propositions qui sortent du lot, chacune à sa manière, et se distinguent précisément parce qu'elles amorcent, peut-être, de nouveaux apparentements, de nouveaux courants", écrivent-ils. Porteuse d'esthétiques singulières et de langages disruptifs, l'émergence invite autant à la surprise et à l'émerveillement qu'à l'inconfort ou la provocation, selon eux.

Huit lieux institutionnels, associatifs ou alternatifs seront investis par des performances, des concerts, des ateliers, des DJ sets et des ½uvres plastiques. Invitant au déplacement d'est en ouest, le parcours proposé débutera avec une exposition à l'Espace Arlaud, continuera au Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), puis passera par l'Arsenic et le Théâtre Sévelin 36, à Lausanne.

Le parcours se poursuivra ensuite à L'Eveil - Halles Nord Beaulieu et l'Espace Amaretto, puis en direction de Chavannes et Renens avec la Chapelle de Chavannes et l'Atelier tl Perrelet. Le festival propose aussi des actions de médiation, telles que des ateliers, des visites guidées et des ateliers scolaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une nouvelle salle Egypte au Château d'Yverdon

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La momie est arrivée au 19e siècle au Musée d'Yverdon (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Musée d'Yverdon et région a entièrement repensé la muséographie de ses collections égyptologiques. Une nouvelle installation baptisée "Le voyage de la momie" est centrée sur la dépouille du prêtre Nes-Shou et sur son trousseau funéraire.

Après 18 mois d'absence, la momie de Nes-Shou est de retour dans l'exposition permanente. La nouvelle installation fait le point sur les connaissances actuelles sur cet "ensemble d'exception". "Elle questionne notamment la provenance des collections égyptologiques arrivées à Yverdon au 19e siècle", indique le musée.

Le dispositif muséographique souligne l'origine sacrée d'un ensemble provenant d'une nécropole située à des dizaines de milliers de kilomètres du Nord-vaudois. Il revient sur l'identité du défunt, les rites funéraires, les techniques d'embaumement et l'arrivée rocambolesque de la momie à Yverdon-les-Bains. Il invite aussi le visiteur à s'interroger sur l'attrait suscité par le corps momifié.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'art et la nature investissent le pont de la Machine

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"Les Allumé-es" s'installent à Quartier Libre SIG, au pont de la Machine, jusqu'au 30 avril 2023 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Cinq artistes engagés pour la planète, français et suisses, exposent des oeuvres lumineuses et interactives à Quartier Libre SIG, à Genève, dès jeudi et jusqu'au 30 avril prochain. "Les Allumé-es" présentent des installations qui donnent à réfléchir sur l'impact de l'homme sur l'environnement et sur les modes de consommation de la société contemporaine.

Djeff, Geneviève Fabre Petroff, Ludo, Marko 93 et Philippe Echaroux ont créé des oeuvres sur le thème "de la formidable énergie de la nature". Le soleil, le vent, les animaux, les plantes et les arbres sont leurs sources d'inspiration, précisent dimanche le Musée en Herbe et Little Beaux-Arts, qui sont à l'origine de l'exposition.

A travers une scénographie immersive, le visiteur est invité à découvrir 8 oeuvres dans des espaces dédiés à chaque artiste. Au-delà des murs du pont de la Machine, en extérieur, une installation de Phlippe Echaroux, constituée de deux projections d'images, sera aussi présentée à la tombée de la nuit.

L'exposition "Les Allumé-es" se veut ludique et pédagogique. Elle vise un large public et est accessible aux enfants dès 3 ans, relèvent les Services industriels de Genève (SIG) dans un communiqué. Les installations exposées consomment peu d'énergie et sont fabriquées à partir de dispositifs LED.

Le public pourra littéralement plonger dans les oeuvres, s'y immerger, être un acteur. Il pourra ainsi se faire capturer dans une toile d'araignée géante, déclencher du vent, observer la chlorophylle monter dans une feuille, se voir pousser des fleurs sur la tête ou s'émerveiller devant des lucioles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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2500 personnes posent nues sur la plage contre le cancer de la peau

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2500 personnes ont posé nu samedi sur la célèbre Bondi Beach de Sydney pour sensibiliser au cancer de la peau. (© KEYSTONE/EPA/DEAN LEWINS)

Environ 2500 personnes se sont rassemblées nues samedi sur une célèbre plage de Sydney, en Australie, dans le cadre d'une installation artistique destinée à sensibiliser le public sur le cancer de la peau.

Bondi Beach est devenue, à l'aube, une plage nudiste quand les 2500 volontaires de tous âges et dans le plus simple appareil ont posé pour le photographe américain Spencer Tunick, qui leur lançait ses instructions par haut-parleur depuis une plateforme surélevée.

Cet événement baptisé "Strip Off for Skin Cancer" ("Déshabillez-vous pour le cancer de la peau") était organisé en collaboration avec une association encourageant les Australiens à se faire régulièrement examiner par un dermatologue.

Le nombre de participants équivaut grosso modo à celui des Australiens qui meurent chaque année d'un cancer de la peau.

"J'ai passé la moitié de ma vie au soleil et on m'a retiré deux mélanomes malins du dos", a raconté à l'AFP un des volontaires, Bruce Fasher, 77 ans. "J'ai pensé que c'était une bonne cause, et j'aime enlever mes vêtements à Bondi Beach", a-t-il ajouté.

Spencer Tunick est connu pour ses strip-tease massifs organisés dans des lieux très connus à travers le monde. Il a notamment déshabillé plus de 5000 personnes devant l'Opéra de Sydney en 2010, et 18'000 personnes - son record - sur le Zocalo à Mexico en 2007.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'acteur Sofiane Bennacer soupçonné de viols

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La réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi défend ardemment la révélation de son dernier film "Les Amandiers", l'acteur Sofiane Bennacer, soupçonné de viol (archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/ETTORE FERRARI)

Le cinéma français est secoué par de nouvelles accusations de violences sexuelles, avec la révélation de la mise en examen pour viols de l'acteur Sofiane Bennacer. Celui-ci est ardemment défendu par la réalisatrice des "Amandiers", Valeria Bruni-Tedeschi.

Révélation de son dernier film, Sofiane Bennacer, 25 ans, clame son innocence depuis que le Parisien puis Libération ont révélé les accusations de viols dont il fait l'objet.

Elles lui ont valu trois mises en examen: deux pour des faits de viols sur deux ex-compagnes, la troisième "pour violences sur conjoint". Dans le cadre d'une quatrième plainte déposée par une autre ex-compagne qui dénonçait des faits de viol, Sofiane Bennacer a été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté.

Difficulté supplémentaire pour Valeria Bruni-Tedeschi, par ailleurs compagne de M. Bennacer selon Le Parisien et Libération: l'existence d'une plainte pour viols d'une ancienne compagne de Sofiane Bennacer était connue lors du tournage.

Humiliation

Malgré cela, la production a pu s'achever et le film, qui retrace l'aventure du Théâtre des Amandiers et de son fondateur Patrice Chéreau, être présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, sortir en salles le 16 novembre, et attirer déjà plus 100'000 spectateurs.

Sofiane Bennacer a aussi été retenu dans la liste de la trentaine de "révélations" pour les prochains César, avant que l'Académie ne rétropédale en urgence cette semaine, lorsque les tourments judiciaires du jeune homme ont été rendus publics.

De son côté, l'acteur, qui tenait avec "Les Amandiers" le premier rôle d'importance de sa carrière, a contesté, comme lors de sa mise en examen, les accusations portées à son encontre, expliquant n'avoir "rien fait", et s'être "fait humilier au plus profond de (son) âme".

"Présomption d'innocence"

Vendredi, Valeria Bruni-Tedeschi, actrice demandée et réalisatrice de sept longs-métrages, est passée à la contre-attaque, dénonçant un "lynchage médiatique", après la parution de l'enquête de Libération sur son acteur, les accusations dont il fait l'objet, et "l'omerta" qui aurait régné sur le sujet lors du tournage.

"À ce jour tout le monde sait qu'il n'a pas été jugé", écrit-elle. "J'ai été impressionnée artistiquement par Sofiane Bennacer dès la première seconde du casting de mon film et j'ai voulu qu'il en soit l'acteur principal malgré des rumeurs dont j'avais connaissance" assume-t-elle, revendiquant la pleine "responsabilité de (son) choix".

Elle affirme que la production "n'a eu connaissance d'une plainte" en justice qu'une fois le tournage commencé, et qu'il était ensuite "juridiquement inenvisageable" pour les producteurs de changer d'acteur. A propos des victimes présumées, l'actrice assure avoir "un immense respect pour la libération de la parole des femmes" mais insiste sur la "présomption d'innocence".

Elle confie avoir été elle-même "abusée dans (son) enfance": "je connais la douleur de ne pas avoir été prise au sérieux". "Honte à toi Libération", a de son côté tonné sa soeur, Carla Bruni, sur Instagram.

"Aucune base juridique"

Vendredi matin, Patrick Sobelman, l'un des deux producteurs du film "Les Amandiers", avait assuré sur France Inter que la production ne savait rien de ces faits avant de l'engager. Et la production estime qu'elle n'avait ensuite "aucune base juridique" pour le licencier.

La production assure avoir suivi toutes les recommandations officielles, comme la mise en place de "référents" pour les questions de harcèlement, édictées ces dernières années dans le sillage d'affaires de violences sexuelles qui ont ébranlé le cinéma américain, puis français.

Pour les professionnels du 7e art, les accusations contre Sofiane Bennacer viennent rappeler le souvenir de l'affaire Polanski, régulièrement rattrapé par des accusations anciennes d'abus sexuels, ou encore les mises en examen d'acteurs comme Gérard Depardieu ou Ary Abittan pour des faits de viols, qu'ils contestent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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