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Culture

Ultimes préparatifs avant le top départ du 75e Festival de Cannes

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Ex-patron de Canal+, le journaliste Pierre Lescure mène depuis plusieurs années aux destinées du Festival de Cannes (Archives). (© KEYSTONE/AP/LIONEL CIRONNEAU)

Derniers préparatifs avant le déluge de films, de stars et de paillettes: à la veille de l'ouverture du 75e Festival de Cannes, la Croisette s'apprête à recevoir la planète cinéma et retrouve ses airs de fête.

Lundi matin, le Palais des festivals a ouvert ses portes, accueillant les journalistes au compte-gouttes. Des aficionados, équipés d'escabeaux, ont déjà pris place pour ne rien rater du défilé de stars.

Sur les fameuses marches, pas encore recouvertes du tapis rouge, des policiers répétaient en uniforme la sécurisation de la soirée d'ouverture de mardi. Indifférents à l'agitation des manutentionnaires transportant des cartons dans le Village international, les touristes profitaient déjà du soleil et de la mer sur la plage.

"On arrive au bout, pour nous, après trois semaines de montage", se félicite José Will, chef de service exposition au palais des festivals, auprès de l'AFPTV.

Pour cette édition anniversaire, plus de 35'000 cinéphiles et professionnels s'apprêtent à rallier la cité balnéaire de la Côte d'Azur. Dans une ambiance balançant entre stars, crème du cinéma d'auteur et échos de la guerre en Ukraine à travers plusieurs films sélectionnés.

Tom Hanks dans les traits d'Elvis

Peu de professionnels russes sont attendus, le Festival ayant annoncé dès l'invasion de l'Ukraine qu'il n'accueillerait pas de "délégations" officielles ou de structures liées au gouvernement.

Et certains pays comme la Chine pourraient être moins présents que d'habitude, en raison de la situation sanitaire sur place. Mais à Cannes, la page de l'épidémie de Covid, qui a contraint à l'annulation en 2020 et à une édition en juillet l'an dernier, semble tournée: le Festival a retrouvé ses dates habituelles et il n'y aura ni masques obligatoires, ni passe sanitaire cette année.

Dès mardi soir, la fête et le 7e art retrouveront leurs droits, après l'arrivée du jury, présidé par l'acteur français Vincent Lindon, qui succède à Spike Lee.

L'une des premières stars internationales à monter les marches sera l'acteur Forest Whitaker ("Ghost dog", "Le dernier roi d'Ecosse"). Une Palme d'Or d'honneur lui sera remise lors de la cérémonie d'ouverture mardi soir, présentée par l'actrice Virginie Efira.

Beaucoup d'autres stars suivront: Kristen Stewart, qui montera les marches aux côtés de Léa Seydoux et Viggo Mortensen pour le dernier film de David Cronenberg, le prometteur Austin Butler et le vétéran Tom Hanks, qui interprètent Elvis et son manager dans un biopic événement, et bien sûr Tom Cruise, pour "Top Gun: Maverick".

Côté compétition, 21 films - et 5 réalisatrices - sont en lice pour succéder à "Titane", Palme d'Or gore et sans concessions de la Française Julia Ducournau, 2e réalisatrice couronnée dans l'histoire du Festival.

Film posthume

Parmi les cinéastes attendus, David Cronenberg ("Crash") promet une nouvelle fois de secouer le public avec "Les crimes du futur", Park Chan-wook ("Old boy") revient avec une enquête sulfureuse ("Decision to leave"), et James Gray présente "Armageddon Time", avec Anthony Hopkins et Anne Hathaway.

Plusieurs cinéastes déjà couronnés sont en lice, dont les frères Dardenne ("Rosetta") avec "Tori et Lokita", Ruben Östlund, le plus grinçant des cinéastes suédois ("The Square"), avec "Sans filtre", ou le Japonais Kore-eda ("Une Affaire de famille"), qui a cette fois tourné "Broker" avec la star sud-coréenne de "Parasite", Song Kang-ho. Ainsi que de jeunes talents prometteurs, comme Lukas Dhont ou Leonor Serraille, tous deux en compétition pour leur deuxième film.

Le Festival a aussi promis de ne pas oublier l'Ukraine et a ajouté la semaine dernière en sélection le film posthume du réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius, tué début avril à Marioupol. Sa fiancée qui l'accompagnait a pu rapporter les images tournées là-bas et les assembler.

La compétition ouvrira mercredi avec le dernier film de Kirill Serebrennikov, devenu symbole des artistes russes en rupture avec le régime depuis qu'il a pu rejoindre légalement l'Europe après le déclenchement de la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le Centre culturel suisse à Paris a rouvert après 4 ans de travaux

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Après quatre ans de travaux, le Centre culturel suisse à Paris a rouvert en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

"Il était temps! Mais quelle réouverture! ": la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a visité mardi le Centre culturel suisse (CCS) à Paris. Après quatre ans de travaux, il rouvre ses portes au public jeudi, avec une fête dans le quartier du Marais.

"Je souhaite au CCS de rester un lieu de rencontres et de découverte", a affirmé la cheffe du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) lors d'une conférence de presse. "Il participe à la présence culturelle internationale de notre pays", a rappelé la conseillère fédérale.

"Il s'inscrit dans un environnement parisien extrêmement riche en centres culturels étrangers et ce métissage est formidable", a-t-elle ajouté. La modernisation du CCS, qui permet notamment un meilleur accès, a coûté 7,3 millions de francs, a précisé le patron de Pro Helvetia Michael Kinzer. Les travaux ont permis de repenser la circulation entre les espaces et de rendre les salles modulables.

Pour Mme Baume-Schneider, "le CCS offre un lieu de visibilité unique et contribue à faire rayonner une scène scène artistique suisse reconnue non seulement pour sa diversité mais aussi pour son indépendance", a-t-elle ajouté.

"Le CCS fonctionne comme une véritable plateforme de production, de diffusion et de dialogue", a souligné la cheffe du DFI. "Il ambitionne de rester à l'avenir de rester un acteur majeur au sein de la scène artistique à Paris.

Spectacle vivant

Installé depuis 1985 dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé rue des Francs-Bourgeois, le Centre culturel suisse s'est imposé comme une vitrine de l'art contemporain helvétique à Paris. Il est la première antenne ouverte à l'étranger par Pro Helvetia et il n'avait jamais été rénové.

Pendant les travaux, l'institution a poursuivi ses activités hors les murs dans plusieurs villes françaises, de Dunkerque à la Guadeloupe. La direction souhaite poursuivre ce "CSS on tour".

Le CCS, sur un marché ultra-concurrentiel avec mille propositions artistiques chaque jour à Paris, constitue un atout stratégique pour tout le spectacle vivant helvétique, qu'il provienne de Suisse romande, alémanique ou tessinoise.

Pour sa réouverture, le Centre culturel suisse (CCS) organise une grande fête, du 26 au 29 mars, mêlant concerts, performances, projections et expositions. Un signal que le CCS se veut un lieu d'art comme de vie au coeur de Paris, fréquenté de jour comme de nuit pour voir une exposition, écouter un concert ou simplement se retrouver dans la cour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Décès du chanteur et compositeur italien Gino Paoli à 91 ans

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Gino Paoli (ici lors du festival de San Remo 2014) a été une voix importante d'une génération de musiciens italiens inspirés par Jacques Brel et Georges Brassens (archives). (© KEYSTONE/EPA/ETTORE FERRARI)

L'auteur-compositeur-interprète italien Gino Paoli est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 91 ans , a annoncé sa famille. Il avait écrit les célèbres succès "Il cielo in una stanza" et "Sapore di sale".

Gino Paoli est devenu célèbre au début des années 1960 et fut une voix importante d'une génération de musiciens italiens inspirés par Jacques Brel et Georges Brassens.

"Il cielo in una stanza" (Le ciel dans une chambre) est sorti en 1960. Initialement interprétée par la jeune Mina - qui allait devenir l'artiste musicale la plus célèbre d'Italie - la chanson a ensuite été intégrée à la bande originale du film de gangsters "Les Affranchis" (1990) de Martin Scorsese.

Gino Paoli a déclaré plus tard que l'inspiration de cette chanson lui était venue dans une maison close au plafond violet à Gênes, la ville portuaire historique où il a grandi et où il est mort.

L'ensemble de la classe politique a rendu hommage au chanteur, dont la vie personnelle a été tourmentée.

Alors qu'il était marié à sa première épouse, il a eu une liaison avec l'actrice Stefania Sandrelli, qui était adolescente à l'époque. Ils ont eu une fille, Amanda, née en 1964, lorsque Sandrelli avait 18 ans. L'actrice a déclaré avoir inspiré l'autre grand succès de Paoli, "Sapore di sale" (Goût de sel), qu'il a écrit en Sicile.

Il a également entretenu une relation intense avec la chanteuse Ornella Vanoni, décédée en novembre. Les deux artistes sont restés amis, collaborant tout au long de leur carrière.

Gino Paoli a lutté contre l'alcoolisme et la toxicomanie à partir de la fin des années 1960 avant de faire son retour dans les années 1980. En 1987, il a été élu au Parlement pour le Parti communiste italien. Il l'a quitté en 1992 pour poursuivre sa carrière musicale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'expo sur les liens coloniaux de la Suisse présentée à Prangins

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Après Zurich, l'exposition temporaire "Colonialisme. Une Suisse impliquée" est présentée au Château de Prangins (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Après Zurich, l'exposition temporaire "Colonialisme. Une Suisse impliquée" est présentée au Château de Prangins (VD). Elle offre une vue d'ensemble de l'histoire des liens coloniaux de la Suisse. Elle est à découvrir du 29 mars au 11 octobre au Musée national suisse.

C'est la première fois que l'histoire coloniale de la Suisse figure au coeur d'une exposition. Après son passage zurichois de septembre à janvier dernier, elle est montrée sous une forme adaptée en Suisse romande. Basée sur de nouvelles recherches, elle évoque le rôle du pays dans le colonialisme et l'esclavage, puis s'interroge sur son héritage aujourd'hui, résume le Musée national.

Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entretiennent des liens étroits avec le système colonial, est-il expliqué dans le dossier de presse. "Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux".

Missionnaires et mercenaires

L'exposition fait également le récit de gens qui ont parcouru toute la planète comme missionnaires ou ont quitté la Suisse pour fonder des colonies de peuplement et exploiter des territoires considérés comme étant inhabités. D'autres, mus par la pauvreté ou la soif d'aventure, s'engagent comme mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones.

Le monde scientifique n'échappe pas à ce regard critique. Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial, note le musée.

Se basant sur les derniers résultats de la recherche avec, à l'appui, de nombreux objets, oeuvres d'art, photographies et documents d'archives, l'exposition évoque un pays sans colonies qui a profité de l'exploitation des peuples d'Afrique, d'Asie et des Amériques. En prise directe avec l'actualité, elle s'interroge par ailleurs sur la signification de l'héritage colonial en Suisse aujourd'hui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Neuchâtel: la pièce de théâtre où le public devient un député

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Le spectacle se joue dans la salle du Grand Conseil neuchâtelois, puis dans celle du Parlement jurassien en mai (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La pièce de théâtre immersive "Grand Conseil" se joue jusqu'au 28 mars à Neuchâtel dans la salle de l'hémicycle cantonal. Le public vote sur l'introduction d'une taxe sur la viande. Ce spectacle inédit va être donné en mai à Delémont, puis ailleurs en Suisse romande.

"On va modifier un petit peu la pièce en dehors de Neuchâtel, mais cela reste un parlement générique qui montre un fonctionnement standard. On ne va pas s'adapter à toutes les spécificités cantonales", a déclaré samedi soir à Keystone-ATS Laurence Maître, l'auteure et metteuse en scène.

"Le spectacle reste une fiction, c'est pourquoi aussi pour des besoins de clarté dramaturgique, nous n'avons pas inclus le POP ou le Centre", a-t-elle ajouté. Les procédures ont été aussi légèrement simplifiées. Laurence Maître reconnaît toutefois qu'elle s'est beaucoup inspirée pour écrire sa pièce des débats neuchâtelois à propos d'une taxe sur le sucre pour financer les soins dentaires.

Comprendre le processus parlementaire

A l'entrée de la salle du Grand public, le public choisit une chaise et devient alors de facto soit un député du PLR, du PS, de l'UDC, des Vert-e-s ou des vert'libéraux. Pour que les "parlementaires" puissent comprendre le processus ayant mené à un contre-projet d'une initiative proposant de taxer la viande pour alléger les primes d'assurance maladie, un flashback de six semaines est opéré.

Le public est alors baladé de discussions internes à chaque parti à des séances obligatoires de commission pour remanier la version initiale du contre-projet. Les cinq comédiens jouent les différents rôles, en changeant d'apparence.

Selon les représentations, des amendements sur le niveau de la taxe et le remplacement du terme "durable" par "équilibré" peuvent être ou non acceptés. Le contre-projet-final à voter n'est pas le même.

Laurence Maître a croqué avec justesse certains "vrais" députés, reconnaissables à leur coiffure, leur tic de langage ou leur comportement. Les partis sont aussi caricaturés.

Public éclectique

Ces discussions, au sein des partis et en commissions, se jouent à deux semaines d'élections cantonales fictives à venir. Les partis sont tendus et essaient de séduire leur électorat par différents moyens (clips, campagne de communication, etc.).

Cette pièce de théâtre séduit bien sûr des députés, ex-parlementaires ou ex-membres du gouvernement mais "le public est assez éclectique", a confié Laurence Maître. "Cela attire aussi des amoureux du théâtre qui veulent voir une pièce "Hors des murs" et des personnes curieuses de découvrir la salle et de vivre cette expérience-là".

La pièce de la Compagnie provisoire, qui est une coproduction des théâtres du Passage, du Pommier, du TPR et de l'ABC, sera jouée à Neuchâtel à dix reprises devant 120 spectateurs-députés et six fois pour des élèves âgés de 15 à 18 ans. Puis elle sera proposée au Parlement jurassien à Delémont du 11 au 13 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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