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Accord entre Washington et Berlin pour le gazoduc controversé

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Angela Merkel et Vladimir Poutine se sont dits de concert "satisfaits de voir que la construction de Nord Stream 2" était "sur le point d'être achevée" (Archives © KEYSTONE/DPA-Zentralbild/STEFAN SAUER)

Les gouvernements américain et allemand ont annoncé mercredi un accord pour clore leur dispute au sujet du gazoduc controversé Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne. Les opposants à Joe Biden dénoncent un "cadeau" au président russe Vladimir Poutine.

Dans une déclaration commune, les Etats-Unis et l'Allemagne font planer la menace de nouvelles sanctions en cas de dérapage de Moscou dans l'utilisation de ce projet, et s'engagent à tenter de compenser les pertes pour l'Ukraine, qui sera privée d'une partie du transit de gaz russe par le futur gazoduc.

"Si la Russie devait tenter d'utiliser l'énergie comme une arme ou commettre d'autres actes agressifs à l'égard de l'Ukraine, l'Allemagne prendra des mesures au niveau national, et fera pression pour des mesures efficaces au niveau européen, y compris des sanctions, pour limiter les capacités d'exportation russes vers l'Europe dans le secteur énergétique", affirment les deux pays alliés.

Un émissaire spécial

Ils plaident aussi pour que le gaz continue de "transiter par l'Ukraine après 2024", échéance actuellement prévue dans un accord avec la Russie. "L'Allemagne s'engage à utiliser tous ses moyens de pression pour faciliter une extension pouvant aller jusqu'à dix ans supplémentaires" de cet accord sur le transit, et va nommer "un émissaire spécial pour soutenir ces négociations" d'ici le 1er septembre, selon la déclaration commune.

Dans une conversation téléphonique, la chancelière allemande Angela Merkel et le président Poutine ont d'ailleurs "envisagé" dès mercredi "la possibilité" d'une telle prolongation "au-delà de 2024", a rapporté le Kremlin.

Enfin, Berlin a promis de "créer" un "fonds vert" pour "soutenir la transition énergétique de l'Ukraine", initialement abondé par l'Allemagne à hauteur d'au moins 150 millions d'euros, afin de "promouvoir et soutenir des investissements pour au moins un milliard de dollars" venant notamment du secteur privé.

Soulagement et satisfaction

Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a fait part de son "soulagement" face à cette "solution constructive". Et, selon Moscou, Angela Merkel et Vladimir Poutine se sont dits de concert "satisfaits de voir que la construction de Nord Stream 2" était "sur le point d'être achevée".

De fait, l'accord américano-allemand semble lever les derniers obstacles à son achèvement. Le gouvernement américain a fait valoir que la fin des travaux était désormais inéluctable et a donc tout fait pour présenter ce compromis comme un moindre mal.

Opposition américaine

Les Etats-Unis s'opposent vivement, et depuis des années, à ce gazoduc. Ils déplorent qu'il passe par la mer Baltique, mais pas par l'Ukraine, menaçant de priver ce pays d'une partie des revenus perçus sur le transit, mais aussi d'un moyen de pression sur Moscou.

Joe Biden a toutefois fini au printemps par renoncer à imposer des sanctions pour bloquer le projet, estimant qu'il était trop tard et qu'il valait mieux miser sur la coopération avec l'Allemagne -- favorable, elle, à Nord Stream 2.

Cette marche arrière a valu au président américain les critiques des républicains, mais aussi de nombreux ténors de son camp démocrate.

Lors de sa visite à Washington la semaine dernière, Angela Merkel avait réaffirmé que l'Ukraine devait rester "un pays de transit" pour le gaz russe, tandis que Joe Biden avait dit partager avec elle "la conviction qu'il ne faut pas laisser la Russie utiliser l'énergie comme une arme". Des déclarations qui avaient posé les jalons de l'accord annoncé mercredi.

Accusations des républicains

Sans attendre les détails, les républicains avaient dénoncé dès mardi ce compromis. "On a toujours su que Biden partageait le lit de Poutine, voilà que maintenant ils se font des câlins", a raillé, provocateur, le sénateur trumpiste Ted Cruz, évoquant un "cadeau" permettant aux "dictateurs russes" de "faire du chantage énergétique" à l'Europe.

La numéro trois de la diplomatie américaine Victoria Nuland lui a répliqué mercredi, lors d'une audition au Sénat, que le gouvernement Biden avait hérité d'un Nord Stream 2 "terminé à plus de 90%", et donc impossible à stopper, alors qu'en 2016, lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche, les Etats-Unis étaient selon elle "en passe de bloquer le gazoduc".

Elle a aussi dû démentir les informations selon lesquelles Washington avait fait pression sur les autorités ukrainiennes pour qu'elles taisent leurs critiques, évoquant des "consultations étroites" avec Kiev.

Zelensky invité fin août

La Maison Blanche a fait savoir dans la foulée que le président Biden recevrait son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky le 30 août.

Mais l'Ukraine et la Pologne ont néanmoins réaffirmé, dans la foulée de l'accord américano-allemand, que Nord Stream 2 était une menace pour toute l'Europe centrale.

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International

Le titre européen pour la Zurichoise Julie Derron

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Julie Derron a remporté le titre européen à Valence (archives). (© KEYSTONE/dpa/MARKUS SCHOLZ)

La Zurichoise Julie Derron (25 ans) a été sacrée championne d'Europe à Valence. Elle a remporté l'or sur la distance olympique avec 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied.

Elle a précédé de 26'' l'Allemande Annika Koch et la Britannique Sian Rainsley.

Deux semaines après sa deuxième victoire en Coupe du monde à Karlovy Vary, Derron est montée sur le toit de l'Europe. A sa propre surprise, elle est parvenue à rester au contact de la tête dans la partie de natation. Elle a ainsi rapidement joint le groupe de tête en vélo. "Dès lors, j'ai su que ça se présentait bien", relevait la championne d'Europe M23 de 2018, qui en l'absence de la sextuple championne d'Europe, Nicola Spirig, a réalisé une très grande course.

Après le deuxième changement, Derron a pris la tête de la course à pied et s'est dirigée vers une incontestable victoire en solo. Les autres Suissesses ont manqué le top 20. Alissa König a terminé 24e tandis qu'Estelle Perriard a abandonné après la natation.

Après son titre européen 2019 sur la distance sprint, Derron remporte sa deuxième médaille en élite.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le titre à l'Italienne Balsamo. Elise Chabbey 13e

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LÎtalienne Elisa Balsamo terrasse la Néerlandaise Marianne Vos sur la ligne d'arrivée. (© KEYSTONE/AP/Olivier Matthys)

L'équipe d'Italie, qui a porté Elisa Balsamo vers le titre, a infligé un nouvel échec à son homologue néerlandaise dans la course dames des Mondiaux, samedi après-midi, à Louvain (Belgique).

Battues aux JO de Tokyo où l'Autrichienne Anna Kiensehofer avait mené à bon port une longue échappée, les Néerlandaises se sont de nouveau inclinées, cette fois au sprint. Marianne Vos (34 ans), la plus titrée des +Oranje+, a pris la deuxième place, à une roue d'écart de la jeune Italienne (23 ans).

Balsamo, qui a participé aux JO de Tokyo sur la piste, a mis fin à une série de quatre victoires mondiales des Pays-Bas. Elle a redonné le titre à l'Italie qui l'attendait depuis les deux sprints vainqueurs de Giorgia Bronzini en 2010 et 2011.

"Cela aurait été impossible sans mon équipe qui a fait un travail extraordinaire", a remercié logiquement la jeune Piémontaise originaire de Cuneo (nord-ouest).

"Il fallait l'emmener le plus près possible de la ligne dans le sprint", a confirmé son aînée, Elisa Longo Borghini, qui a lancé le sprint à sa compatriote sur le faux-plat montant vers la ligne. Aux dépens de Vos, qui s'est retrouvée esseulée dans le sprint.

Deux Suissesses figuraient dans le groupe de tête qui s'est disputé la victoire: Elise Chabbey 13e et Sina Frei (15e).

La Genevoise et la spécialiste de VTT ont fourni une belle performance en parvenant à se maintenir dans le groupe de tête. "Mentalement, ce fut très dur. On n'avait pas une grande équipe en nombre, mais rien n'est sorti. Il m'a manqué un petit quelque chose à l'arrivée pour jouer une médaille. J'ai perdu un rayon après 50 km et j'ai cassé une chaussure, mais cela n'a pas changé le résultat", relevait Elise Chabbey.

De son côté, Marlen Reusser, qui avait conquis la médaille d'argent dans le contre-la-montre lundi, a été décramponnée par le groupe de tête à 15 km de l'arrivée. Auparavant, la Bernoise avait tenté sa chance seule, mais sans succès.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Premier faux-pas pour l'Atlético, battu chez la lanterne rouge

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Victor Laguardia inscrit le but de la victoire pour Alavès contre l'Atletico Madrid. (© KEYSTONE/AP/Alvaro Barrientos)

Premier faux-pas de la saison pour l'Atlético Madrid ! Les Colchoneros, champions d'Espagne en titre, se sont inclinés 1-0 chez la lanterne rouge, Alavés, samedi pour la 7e journée de Liga.

Ils restent deuxièmes à deux points du Real Madrid (16 pts), qui reçoit Villarreal en soirée.

Les "Rojiblancos" ont plié dès la 4e minute sur une tête piquée du capitaine Victor Laguardia à la réception d'un corner tiré par Rubern Duarte. Et contrairement à leurs derniers matches en Liga, ils n'ont, cette fois-ci, jamais réussi à revenir au score.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

City dompte Chelsea avant le PSG, United se rate

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Même si Kevin De Bruyne n'a pas encore atteint son plein rendement, Manchester City a pris le meilleur sur Chelsea. (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Avant de retrouver le PSG en Ligue des Champions, mardi, Manchester City, a pris le meilleur sur sa bête noire, Chelsea (0-1), samedi, pour la 6e journée de Premier League.

De son côté, United a raté une chance de prendre la tête.

Après trois revers de rang contre les Blues, dont un très douloureux en finale de la C1 l'an dernier, Pep Guardiola a repris l'ascendant (1-0) sur Thomas Tuchel.

Avec ces trois points, City compte 13 unités et rattrape sa victime du jour, mais aussi les Red Devils, battus par Aston Villa chez eux (1-0) et Liverpool, mais les Reds jouent en fin de d'après-midi à Brentford.

Avec Jorginho, N'Golo Kanté et Mateo Kovacic tous trois titulaires, en l'absence de Mason Mount, insuffisamment remis, l'Allemand espérait dominer dans l'entre-jeu.

Offensivement, il comptait sur la complémentarité entre la vitesse de Timo Werner et Romelu Lukaku.

Pep Guardiola, avec Jack Grealish, Kevin de Bruyne, Bernardo Silva, Phil Foden et Gabriel Jesus alignés au coup d'envoi, avait tout misé sur un pressing étouffant.

Et si la première période a été une "masterclass" de sorties de balle sous la pression folle mise par les Citizens, eux-même incapables de créer des décalages, ni l'Allemand ni le Catalan ne semblaient satisfaits à la pause.

La seconde période semblait partie sur les mêmes bases quand l'ouverture du score est venue animer la rencontre avec un peu plus de passion.

Sur une frappe écrasée de Joao Cancelo, Gabriel Jesus a récupéré le ballon dos au but, feinté sur sa droite avant de pivoter sur sa gauche et de placer un ballon légèrement dévié entre Jorginho et Antonio Rüdiger, hors de portée d'Edouard Mendy (0-1, 53e).

City aurait pu doubler rapidement la mise sans un arrêt superbe de Mendy pour dévier au ras du poteau une frappe rasante de Jack Grealish (57e) et un sauvetage de Jorginho sur la ligne devant Gabriel Jesus (61e).

Pour les Blues, il s'agit du premier revers de la saison alors que se profile un déplacement délicat sur le terrain de la Juventus en C1, mercredi.

Mais ce match sans un seul tir cadré est aussi un rappel que Lukaku ne pourra pas régler tout seul les problèmes offensifs chroniques des Londoniens.

Ronaldo muet, Manchester United se rate

Dans l'autre match du milieu de journée, Manchester United, avec un Cristiano Ronaldo pour une fois muet, a raté l'occasion de prendre les commandes du classement avec un but encaissé en toute fin de match et un penalty raté ensuite par Bruno Fernandes.

Les visiteurs avaient pris l'avantage à deux minutes de la fin du temps réglementaire sur une tête de Kortney Hause (1-0, 88e) sur corner, après un match débridé mais où United n'a jamais donné l'impression de maîtriser les débats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Merkel et Scholz tentent de mobiliser les indécis

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A 24h00 de législatives totalement indécises en Allemagne, Angela Merkel a livré samedi un vibrant plaidoyer, lors de son dernier meeting en tant que chancelière, pour le candidat conservateur Armn Laschet, donné perdant face au social-démocrate Olaf Scholz. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

A la veille de législatives incertaines en Allemagne, Angela Merkel et le social-démocrate Olaf Scholz ont jeté toutes leurs forces dans la bataille samedi lors de derniers meetings pour mobiliser les électeurs indécis.

Longtemps à l'écart des joutes électorales, la chancelière, qui a échoué à préparer sa succession, ne ménage plus ses efforts pour tenter de permettre à l'union conservatrice CDU-CSU d'arracher une victoire inattendue.

Une défaite de son camp ternirait en effet le bilan de celle qui va égaler, avec 16 ans à la chancellerie, le record de longévité d'Helmut Kohl.

"Ce n'est que tous les quatre ans que vous avez l'occasion de décider au niveau fédéral qui doit façonner cet avenir pour vous à Berlin", a lancé Mme Merkel à Aix-la-Chapelle, aux côtés du candidat chrétien-démocrate, l'impopulaire et maladroit Armin Laschet.

L'ancien journaliste de 60 ans "a appris la politique en partant de zéro et il dirige cet État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme un État fédéral prospère", a vanté la cheffe du gouvernement allemand, qui risque de devoir expédier les affaires courantes dans les mois à venir, durant les négociations pour former une nouvelle coalition au pouvoir.

"Il faut prendre les bonnes décisions (...) car il s'agit de votre pays et vous décidez de votre futur gouvernement" qui devra assurer "la prospérité, la sécurité et la paix", a souligné la dirigeante, 67 ans dont plus de trente en politique.

Depuis le retournement des sondages, au coeur de l'été, le candidat conservateur tout en rondeur, est lui-même passé à l'attaque, agitant le spectre d'un virage à gauche avec Olaf Scholz, le pourtant très modéré chef de file du SPD, ministre des Finances d'Angela Merkel depuis 2018.

Joker inattendu

Alors que le centre-droit a toujours récolté plus de 30% des suffrages aux scrutins nationaux et fourni au pays cinq des huit chanceliers de l'après-guerre, les conservateurs sont menacés de leur pire score électoral.

Dans les récents sondages, les sociaux-démocrates sont en tête avec quelque 25% des intentions de vote, contre 21 à 23% des suffrages pour la CDU/CSU.

Mais l'écart s'est resserré dans la dernière ligne droite.

La glissade dans les sondages d'Armin Laschet a propulsé le vice-chancelier Olaf Scholz, âgé de 63 ans, en joker inattendu. Lui aussi a tenté samedi, lors d'un ultime meeting dans sa circonscription de Potsdam, de mobiliser les hésitants en promettant le "changement".

Avec son flegme habituel, qui confine à l'ennui selon ses détracteurs, il a promis une hausse du salaire minimum et a adressé un clin d'oeil appuyé aux nombreux jeunes qui ont manifesté la veille pour le climat et qui ont selon lui le mérite de "mettre le doigt sur la plaie".

Son expérience de grand argentier rassurent aussi les électeurs allemands, qui semblent en quête du meilleur héritier d'une chancelière qui bénéficie toujours d'une popularité au zénith.

Cette préoccupation pousse chacun des candidats à revendiquer sa proximité avec Angela Merkel et laisse augurer de la poursuite d'un cap centriste et pro-européen après le départ de la chancelière.

L'offensive menée ces derniers jours par les conservateurs contre l'épouvantail d'une coalition "rouge" englobant sociaux-démocrates, écologistes et gauche radicale pourrait cependant avoir porté ses fruits auprès d'une partie de l'électorat.

Traumatisme

Malgré l'importance des questions climatiques dans la campagne, et le traumatisme du pays touché par des crues meurtrières en juillet, la cause écologiste n'a pas progressé autant que l'espéraient les "Grünen", un temps donnés en lice pour décrocher la chancellerie.

La candidate des Verts Annalena Baerbock obtiendrait 15% des suffrages, s'adjugeant la troisième place, devant le parti libéral FDP autour de 11%.

Les Verts devraient néanmoins jouer un rôle pivot dans la future coalition, dont la formation s'annonce encore plus complexe que par le passé: elle devrait nécessiter trois partis pour succéder à l'actuelle "GroKo" (grande coalition) composée de l'Union CDU/CSU et du SPD.

Dans l'éventail des coalitions possibles, une majorité dominée par la gauche et les Verts, ou associant les libéraux et le centre droit, influerait sur les choix de politique budgétaire, fiscale, climatique du pays, et ses orientations diplomatiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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