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International

Affaire Ghosn: Rachida Dati mise en examen

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L'ancienne ministre française de la Justice Rachida Dati a été mise en examen le 22 juillet pour "corruption passive" et "recel d'abus de pouvoir" (Archives © KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON)

L'ancienne ministre française de la Justice Rachida Dati a été mise en examen le 22 juillet pour "corruption passive" et "recel d'abus de pouvoir" dans l'enquête sur ses prestations de conseil auprès de l'ex-PDG de l'alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn.

Le parquet national financier a confirmé cette mise en examen, dévoilée par le Canard enchaîné. L'actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris avait initialement échappé à ces poursuites en novembre, à l'issue d'un premier interrogatoire de 16 heures devant les juges d'instruction. Ceux-ci l'avaient alors placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Neuf mois plus tard, Mme Dati a finalement été reconvoquée pour une journée d'interrogatoire et mise en examen pour "corruption passive par personne investie d'un mandat électif public au sein d'une organisation internationale", en l'occurrence le Parlement européen où elle était élue, et "recel d'abus de pouvoir". Joints par l'AFP, ses avocats Olivier Baratelli, Olivier Pardo et Francis Teitgen n'ont pas souhaité réagir.

Trois juges d'instruction sont chargés depuis l'été 2019 de cette enquête sur des contrats conclus par la filiale néerlandaise de l'alliance Renault-Nissan, RNBV, avec Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer, lorsque Carlos Ghosn était encore PDG du groupe.

900'000 euros d'honoraires

Selon une source proche du dossier, Mme Dati, qui nie toute irrégularité, aurait touché 900'000 euros d'honoraires en tant qu'avocate entre 2010 et 2012. Elle était à l'époque aussi députée européenne.

Une enquête préliminaire avait été auparavant ouverte par le PNF, après une plainte déposée le 17 avril 2019 par une actionnaire de Renault. Cette plainte visait Rachida Dati, Alain Bauer, mais aussi Carlos Ghosn et son épouse.

La justice cherche notamment à savoir si les revenus de Mme Dati correspondent à des activités déterminées ou s'il s'agissait d'un emploi de complaisance ayant pu masquer des activités de lobbying, interdites pour les députés européens.

L'équipe de défense de Mme Dati répond qu'aucun élément de sa rémunération n'a été dissimulé et que par conséquent la prescription de trois ans pour ces délits est acquise depuis 2017. Or, le parquet national financier (PNF) n'a ouvert l'information judiciaire qu'en 2019, après avoir reçu une plainte d'une actionnaire de Renault.

Les avocats observent par ailleurs que ni le Parlement européen, ni la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, ni le ministère public n'ont décidé de la poursuivre alors même que des accusations de conflits d'intérêt la visant ont été relayées par la presse entre 2009 et 2015.

En mars, les avocats de Mme Dati avaient formellement demandé aux juges de constater la prescription des faits. Mais les magistrates n'ayant pas suivi leur argumentation, il revient désormais à la cour d'appel de trancher cette question.

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Économie

USA: la confiance des consommateurs rebondit en décembre

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Outre-Atlantique, cette progression de la confiance est surtout observée parmi les familles à revenu élevé (archives). (© KEYSTONE/AP/Julia Nikhinson)

La confiance des consommateurs américains s'est redressée en décembre, quand les analystes l'attendaient en baisse, mais est restée à un niveau historiquement bas, selon l'estimation préliminaire de l'Université du Michigan publiée vendredi.

L'indice s'est établi à 59,1 points, contre 56,8 points en novembre. Ce rebond a surpris les analystes, qui voyaient l'indice reculer de nouveau et tomber à 56,5 points, d'après le consensus de MarketWatch.

Cette progression de la confiance est observée au sein de diverses catégories de la population, avec toutefois "des augmentations particulièrement importantes pour les familles à revenu élevé et celles qui détiennent plus d'actions, soutenues par les récentes hausses des marchés financiers", détaille Joanne Hsu, directrice de l'enquête, citée dans un communiqué.

Par ailleurs, les consommateurs sont plus confiants quant à l'évolution de l'inflation dans les prochains mois. "Les anticipations d'inflation pour l'année à venir se sont considérablement améliorées, mais sont restées relativement élevées", précise-t-elle.

Ainsi, le niveau d'inflation anticipé par les ménages est le plus bas depuis 15 mois, mais il est "toujours bien au-dessus" du niveau qu'ils anticipaient il y a 2 ans.

"Pour les ménages, la baisse des prix de l'essence et un marché du travail toujours vigoureux sont positifs. Mais des prix élevés couplés à des hausses de taux agressives en cours seront une difficulté pour les consommateurs et la confiance à l'avenir", commente Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE, dans une note.

L'inflation a ralenti en octobre, à 7,7% sur un an contre 8,2% en septembre, selon l'indice CPI, qui fait référence. Les données de novembre seront publiées mardi.

Pour faire ralentir l'inflation, la banque centrale américaine (Fed) relève ses taux directeurs, ce qui augmente les taux d'intérêts des prêts pour les ménages et les entreprises, faisant baisser la consommation et l'investissement.

Mais ce resserrement risque de faire plonger l'économie américaine dans la récession en 2023, redoutent beaucoup d'analystes et économistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

L'Iran frappé par de nouvelles sanctions

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Le leader iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, dirige son pays d'une main de fer. (© KEYSTONE/AP)

L'Iran s'est vu imposer de nouvelles sanctions vendredi après avoir procédé, la veille, à une première exécution liée au mouvement de contestation violemment réprimé depuis près de trois mois, entraînant de nouveaux appels à manifester.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé pour sa part que la République islamique faisait preuve "de la plus grande retenue face aux émeutes", en réponse à l'indignation de pays occidentaux face à la pendaison de ce jeune homme.

L'Iran est confronté à des manifestations déclenchées par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des moeurs pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique.

Condamnations multiples

Exécuté jeudi, Mohsen Shekari, 23 ans, avait été condamné à mort pour avoir bloqué une rue et blessé un paramilitaire au début des manifestations, à l'issue d'une procédure judiciaire dénoncée comme un procès-spectacle par des organisations de défense des droits humains.

L'annonce de son exécution a provoqué de multiples condamnations à l'étranger ainsi que de l'ONU.

Au Royaume-Uni, le chargé d'affaires iranien a été convoqué au ministère des Affaires étrangères jeudi, après cette exécution, "une action totalement disproportionnée, qui vise à intimider les Iraniens ordinaires et à étouffer les voix dissidentes", selon un communiqué du Foreign office.

Sanctions

Londres a également indiqué vendredi avoir sanctionné 30 entités ou personnalités originaires de 11 pays parmi lesquels l'Iran, incluant des responsables iraniens accusés d'infliger des "peines choquantes" à des manifestants anti-régime.

Le Canada a lui sanctionné 22 hauts responsables de la magistrature, de l'administration pénitentiaire et de la police iraniens, ainsi que des collaborateurs de haut rang du guide suprême, l'ayatollah Khamenei.

L'Union européenne s'apprête, elle, à ajouter sur sa liste noire 20 personnes et une entité iraniennes pour sanctionner les violations des droits humains commises en Iran lors de la répression des manifestations, ont indiqué vendredi des sources diplomatiques à Bruxelles.

Amnesty International s'est dite "horrifiée" par la pendaison de Mohsen Shekari, qui "met en évidence l'inhumanité" du système judiciaire de l'Iran où "de nombreuses autres personnes risquent de subir le même sort".

Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée à Oslo, a de son côté appelé à une forte réaction internationale pour dissuader la République islamique de procéder à d'autres exécutions.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé dans un communiqué jeudi soir que l'Iran avait fait preuve "de la plus grande retenue face aux émeutes".

"Mort au dictateur"

Mohsen Shekari a été enterré 24 heures après son exécution en présence de quelques membres de sa famille et des forces de sécurité dans le cimetière Behesht-e Zahra de Téhéran, a rapporté le site 1500tasvir.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des manifestants sont descendus dans la rue où il avait été arrêté, en criant "Ils ont emmené notre Mohsen et ont ramené son corps", selon une vidéo publiée par ce média en ligne.

Au cours d'un autre rassemblement dans le quartier de Chitgar à Téhéran, des manifestants ont notamment scandé "Mort au dictateur", en référence au guide suprême.

Hamed Esmaeilion, un militant irano-canadien qui a organisé des manifestations de masse à Berlin, à Paris et dans d'autres villes, a annoncé d'autres rassemblements ce weekend: "Quelles que soient les croyances et les idéologies, rejoignons ces rassemblements pour protester contre l'exécution terrifiante de #MohsenShekari", a-t-il tweeté.

L'exécution de Shekari s'est produite avec une telle précipitation que sa famille attend toujours de connaître le résultat de son appel, a relevé 1500tasvir, qui a diffusé des images présentées comme le moment où sa famille a appris la nouvelle de l'exécution devant sa maison à Téhéran. Elles montrent une femme criant maintes fois "Mohsen!"

Selon l'IHR, les forces de sécurité iraniennes ont tué au moins 458 manifestants depuis le début du mouvement de contestation. Une dizaine de personnes au moins risquent également la pendaison après avoir été condamnées à mort pour leur implication dans les manifestations, ont averti des ONG de défense des droits humains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Marc Bischofberger sur le podium

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Marc Bischofberger (ici à Arosa en décembre 2021) a terminé 3e à Val Thorens vendredi (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Marc Bischofberger est monté sur le podium de la deuxième course de Coupe du monde de la saison vendredi à Val Thorens. L'Appenzellois a terminé 3e lors de la victoire de l'Autrichien Mathias Graf.

Le skicross helvétique a donc décroché un troisième podium en deux jours dans la station française, qui accueille la première étape de la saison. Mais il attend toujours un premier succès: jeudi, Jonas Lenherr et Tanina Gantenbein s'était également classés au 3e rang.

Chez les femmes, la Suédoise Sandra Näslund a réitéré sa victoire de la veille. La championne olympique de Pékin a triomphé pour la 30e fois au plus haut niveau et peut désormais se targuer d'être la seule à détenir le record de victoires en Coupe du monde. La meilleure Suissesse, Talina Gantenbein, s'est classée cinquième. La Vaudoise Fanny Smith est elle sortie dès les quarts de finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Il faudra "au final trouver un accord" (Poutine)

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"Il faudra trouver un accord sur l'Ukraine", a dit Vladimir Poutine à Bichkek, au Kirghizistan. (© KEYSTONE/EPA/IGOR KOVALENKO)

Un accord sera nécessaire "au final" pour mettre un terme au conflit en Ukraine, a affirmé vendredi Vladimir Poutine. Il a exprimé cependant des doutes sur la "confiance" que Moscou peut selon lui accorder à ses interlocuteurs.

"Comment trouver un accord ? Et peut-on s'entendre avec quelqu'un ? Et avec quelles garanties ? C'est évidemment toute la question (...) Mais au final il faudra trouver un accord. J'ai déjà dit à plusieurs reprises que nous sommes prêts à ces arrangements, nous sommes ouverts, mais cela nous oblige à réfléchir pour savoir à qui nous avons affaire", a déclaré le président russe, en marge d'un sommet régional au Kirghizstan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Getir, actif dans la livraison rapide, acquiert l'allemand Gorillas

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Gorillas revendique 14'000 employés dans une soixantaine de villes, parmi lesquelles Amsterdam, Paris ou New York (archives). (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/WOLFGANG KUMM)

Le turc Getir, spécialiste de la livraison ultra-rapide d'épicerie, a annoncé vendredi le rachat de son concurrent allemand Gorillas, accélérant la consolidation de ce marché en pleine expansion depuis la pandémie de Covid-19.

"Getir a racheté l'intégralité de la société berlinoise de livraison rapide Gorillas", a indiqué le "dark store" turc dans un communiqué.

Le montant de cette transaction n'a pas été précisé, mais ce rachat valorise la société Gorillas à 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard de francs), a indiqué un porte-parole de Getir à l'AFP, en refusant d'être nommé.

Selon le quotidien économique britannique Financial Times, ce rachat valorise Getir à hauteur de 10 milliards de dollars.

Fondé à l'été 2015 à Istanbul, Getir est présent dans neuf pays sur trois continents et revendique le statut de "pionnier" de la livraison de courses ultra-rapide, via des livreurs en scooters jaune et violet qui s'approvisionnent dans des "dark stores", dont les rayons n'accueillent pas de public.

Getir emploie plus de 32'000 personnes.

Fondé en Allemagne en juin 2020, Gorillas revendique de son côté 14'000 employés dans une soixantaine de villes, parmi lesquelles Amsterdam, Paris ou New York.

Cette opération accélère la consolidation en marche dans ce secteur en plein essor depuis la pandémie de coronavirus et les divers confinements, qui ont élargi le besoin de livraisons alimentaires.

En mai, l'allemand Flink avait annoncé le rachat de son concurrent français Cajoo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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